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Le latin au XVIe siècle.
Publié : dim. 13 mai 2018 18:15
par Louis Mc Duff
M. l’abbé E. Daras publia en 1855, sous la maison d’édition Louis Vivès, l’
explication des Psaumes par le cardinal Bellarmin, précédée d’un essai historique sur saint Robert, dans lequel il est dit, entre autres :
Il fit son voyage avec un homme célèbre, Guillaume Alain, qui s'en allait à Rheims prendre possession d'un canonicat qu'il avait obtenu. Guillaume Alain, qui fut depuis cardinal, devint à Rheims le protecteur de tous les catholiques anglais, ses compatriotes, qui fuyaient la persécution. Ce fut une heureuse rencontre pour Bellarmin. Les jésuites de Louvain le reçurent avec joie, et le chargèrent, dès son arrivée, de prêcher en latin dans la principale église de la ville. La foule accourut à ses sermons. En peu de temps il eut la réputation du plus éloquent orateur de la Flandre.
Ma question est la suivante :
Est-ce à dire qu’au XVIe siècle, les gens avaient une telle connaissance de la langue latine qu’ils pouvaient entendre un sermon prêché dans cette langue dans l'église principale d’une ville, en l’occurrence ici, Louvain ?
Bien à vous.
Re: Le latin au XVIe siècle.
Publié : lun. 14 mai 2018 14:10
par Abbé Zins
Louis Mc Duff a écrit : dim. 13 mai 2018 18:15
M. l’abbé E. Daras publia en 1855, sous la maison d’édition Louis Vivès, l’
explication des Psaumes par le cardinal Bellarmin, précédée d’un essai historique sur saint Robert, dans lequel il est dit, entre autres :
Il fit son voyage avec un homme célèbre, Guillaume Alain, qui s'en allait à Rheims prendre possession d'un canonicat qu'il avait obtenu. Guillaume Alain, qui fut depuis cardinal, devint à Rheims le protecteur de tous les catholiques anglais, ses compatriotes, qui fuyaient la persécution. Ce fut une heureuse rencontre pour Bellarmin. Les jésuites de Louvain le reçurent avec joie, et le chargèrent, dès son arrivée, de prêcher en latin dans la principale église de la ville. La foule accourut à ses sermons. En peu de temps il eut la réputation du plus éloquent orateur de la Flandre.
Ma question est la suivante :
Est-ce à dire qu’au XVIe siècle, les gens avaient une telle connaissance de la langue latine qu’ils pouvaient entendre un sermon prêché dans cette langue dans l'église principale d’une ville, en l’occurrence ici, Louvain ?
Bien à vous.
Ave Louis,
Le latin était encore alors la langue officielle de l'Europe, sa langue internationale, celle de l'enseignement dans les Universités comme Paris et Louvain, comme dans les Collèges Romains.
En France même, tous les actes publics officiels étaient établis en latin jusqu'à l'ordonnance de Villers-Cotterêts du 10 août 1539, en laquelle François Ier fit du français la langue officielle de la France.
Ainsi donc, à cette époque, tous les lettrés et gens instruits comprenaient couramment le latin. Il n'est donc pas étonnant qu'en une ville universitaire comme Louvain, ayant des professeurs et élèves de divers pays d'origine aux langues ou dialectes différents, les sermons soient faits, comme les cours d'université, en la langue latine, au moins en la principale des églises.
De plus érudits en ces matières pourront sans doute être bien plus précis que ces modestes considérations.
Re: Le latin au XVIe siècle.
Publié : lun. 14 mai 2018 14:46
par Louis Mc Duff
.
Merci M. l'abbé de votre réponse.
Re: Le latin au XVIe siècle.
Publié : sam. 07 mars 2020 15:03
par Abenader
Cher Louis, je suis tombé sur ceci et j'ai pensé à vous. Je suis prêt à parier que vous comprendrez tout !
https://www.youtube.com/watch?v=Tjh0LtUP0r4
Re: Le latin au XVIe siècle.
Publié : lun. 09 mars 2020 0:47
par Louis Mc Duff
Cher Abenader, j'ai tout compris !
Re: Le latin au XVIe siècle.
Publié : lun. 09 mars 2020 22:12
par Abbé Zins
Louis Mc Duff a écrit : lun. 09 mars 2020 0:47
Cher Abenader, j'ai tout compris !
Les deux premiers tiers sont excellents, mais sont malheureusement fortement gâtés par le troisième tiers qui sombre peu à peu dans l'incorrection, l'indécence, et le grotesque frisant le sacrilège.
Re: Le latin au XVIe siècle.
Publié : mar. 10 mars 2020 10:53
par Abenader
En effet, il y a un passage un peu limite. Mais n'est-ce pas un sujet qui a été traité par les moralistes et/ou les liturgistes ?