Page 1 sur 1
28 avril 2016, tricentenaire de St Louis-Marie Grignion de M
Publié : jeu. 28 avr. 2016 9:47
par Laetitia
Nous fêtons aujourd'hui le tricentenaire de la naissance de saint Louis-Marie Grignion de Montfort.
Que cet amant de la Divine Sagesse et de la Croix, hérault de Notre Dame et
apôtre des derniers temps, daigne intercèder pour nous !
Nécessité de la Vraie Dévotion Marie
(
Le secret de Marie sur l'esclavage de la Ste Vierge).
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a écrit :Âme, image vivante de Dieu et rachetée du sang précieux de Jésus-Christ, la volonté de Dieu sur vous est que vous deveniez sainte comme lui dans cette vie, et glorieuse comme lui dans l’autre. L’acquisition de la sainteté de Dieu est votre vocation assurée, et c’est là que toutes vos pensées, paroles et actions, vos souffrances et tous les mouvements de votre vie doivent tendre, ou vous résistez à Dieu, en ne faisant pas ce pourquoi il vous a créée et vous conserve maintenant.
O quel ouvrage admirable! la poussière changée en lumière, l’ordure en pureté, le péché en sainteté, la créature en le créateur, et l’homme en Dieu! O ouvrage admirable! Je le répète, mais ouvrage difficile en lui-même et impossible à la seule nature ; il n’y a que Dieu qui, par une grâce, et une grâce abondante et extraordinaire, puisse en venir à bout, et la création de tout l’univers n’est pas un si grand chef-d’œuvre que celui-ci.
Âme, comment feras-tu? quels moyens choisiras-tu pour monter où Dieu t’appelle ? Les moyens de salut et de sainteté sont connus de tous, sont marqués dans l’Évangile, sont expliqués par les maîtres de la vie spirituelle, sont pratiqués par les Saints, et nécessaires à tous ceux qui veulent se sauver et arriver à la perfection ; tels sont l’humilité de cœur, l’oraison continuelle, la mortification universelle, l’abandon à la divine Providence, la conformité à la volonté de Dieu.
Pour pratiquer tous ces moyens de salut et de sainteté, la grâce de Dieu est absolument nécessaire, et cette grâce est donnée à tous plus ou moins grande ; car Dieu, quoiqu’infiniment bon, ne donne pas sa grâce également forte à tous, quoiqu’il la donne suffisante à tous. L’âme fidèle, avec une grande grâce, fait une grande action, et avec une faible grâce, fait une petite action; le prix et l’excellence de la grâce donnée de Dieu et suivie de l’âme, fait le prix et l’excellence de nos actions.
Ces principes sont incontestables ; tout se réduit donc à trouver un moyen facile d’obtenir de Dieu la grâce nécessaire pour devenir saint, et c’est celui que je veux vous apprendre; et je dis que pour trouver la grâce de Dieu, il faut trouver Marie...
à suivre
Re: 28 avril 2016, tricentenaire de St Louis-Marie Grignion
Publié : jeu. 28 avr. 2016 22:33
par Laetitia
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a écrit :...je dis que pour trouver la grâce de Dieu, il faut trouver Marie, parce que
1° C’est Marie seule qui a trouvé grâce devant Dieu, et pour elle, et pour chaque homme en particulier. Les Patriarches et les Prophètes, tous les Saints de l’ancienne loi, n’ont pu trouver cette grâce.
2° C’est elle qui a donné l’être et la vie à l’auteur de toute grâce, et à cause de cela, elle est appelée la Mère de la grâce, Mater gratiae.
3° Dieu le Père, de qui tout don parfait et toute grâce descend comme de sa source essentielle, l’a choisie pour la trésorière, l’économe et la dispensatrice de toutes ses grâces ; en sorte que toutes ses grâces et tous ses dons passent par ses mains ; et, selon le pouvoir qu’elle en a reçu, suivant saint Bernardin , elle donne à qui elle veut, comme elle veut, quand elle veut et autant qu’elle veut, les grâces du Père éternel, les vertus de Jésus-Christ et les dons du Saint-Esprit.
4° Comme dans l’ordre naturel il faut qu’un enfant ait un père et une mère, de même dans l’ordre de la grâce il faut qu’un vrai enfant de l’Église ait Dieu pour Père, et Marie pour Mère; et, s’il se glorifie d’avoir Dieu pour père, n’ayant point la tendresse d’un vrai enfant pour Marie, c’est un trompeur qui n’a que le démon pour père.
à suivre
Re: 28 avril 2016, tricentenaire de St Louis-Marie Grignion
Publié : ven. 29 avr. 2016 8:53
par Laetitia
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a écrit :5° Puisque Marie a formé le chef des prédestinés, qui est Jésus-Christ, c’est à elle aussi de former les membres de ce chef, qui sont les vrais chrétiens, car une mère ne forme pas le chef sans les membres, ni les membres sans le chef. Quiconque donc veut être membre de Jésus-Christ, plein de grâces et de vérité, doit être formé en Marie par le moyen de la grâce de Jésus-Christ, qui réside en elle en plénitude, pour être communiquée en plénitude aux vrais membres de Jésus-Christ et à ses vrais enfants.
6° Le Saint-Esprit ayant épousé Marie et ayant produit en elle, et par elle, et d’elle Jésus-Christ, le Verbe incarné, comme il ne l’a jamais répudiée, continue à produire tous les jours en elle et par elle d’une manière mystérieuse, mais véritable, les prédestinés.
7° Marie a reçu de Dieu une domination particuière sur les âmes pour les nourrir et faire croître en Dieu. Saint Augustin dit même que les chrétiens sont conçus dans le sein de Marie, et qu’ils ne viennent au jour que lorsque cette bonne mère les enfante à la vie éternelle. Par conséquent, comme l’enfant tire toute sa nourriture de sa mère qui la rend proportionnée à sa faiblesse, de même les prédestinés tirent leur nourriture spirituelle et toute leur force de Marie.
8° C’est à Marie que Dieu le Père a dit : In Jacob inhabita, ma fille, demeurez en Jacob; c’est-à-dire dans mes prédestinés figurés par Jacob. C’est à Marie que Dieu le Fils a dit : In Israël haereditare, ma chère Mère, ayez votre héritage en Israël ; enfin, c’est à Marie que le Saint-Esprit a dit : In electis meis mitte radices, jetez, ma fidèle épouse, des racines en mes élus. Quiconque donc est élu et prédestiné, a la sainte Vierge demeurant chez soi, c’est-à-dire dans son âme, il la laisse y jeter les racines d’une profonde humilité, d’une ardente charité et de toutes les vertus.
9° Marie est appelée par saint Augustin, et est en effet, le moule vivant de Dieu, forma Dei, c’est-à-dire que c’est en elle seule que le Dieu-homme a été formé au naturel, sans qu’il lui manque aucun trait de la divinité, et c’est aussi en elle seule que l’homme peut être formé en Dieu au naturel, autant que la nature humaine en est capable par la grâce de Jésus-Christ. Un sculpteur peut faire une figure ou un portrait au naturel eu deux manières :
1° se servant de son industrie, de sa force, de sa science et de la bonté de ses instruments pour faire cette figure en une matière dure et informe ;
2° il peut la jeter en moule. La première est longue et difficile, et sujette à beaucoup d’accidents ; il ne faut souvent qu’un coup de ciseau ou de marteau donné mal à propos pour gâter tout l’ouvrage. La seconde est prompte, facile et douce, presque sans peine et sans coûtage, pourvu que le moule soit parfait et qu’il représente au naturel, et pourvu que la matière dont il se sert soit bien maniable, ne résistant aucunement à sa main.
à suivre
Re: 28 avril 2016, tricentenaire de St Louis-Marie Grignion
Publié : ven. 29 avr. 2016 21:13
par Laetitia
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a écrit :Marie est le grand moule de Dieu, fait par le Saint-Esprit , pour former au naturel un Dieu-homme par l’union hypostatique, et pour former un homme-Dieu par la grâce; il ne manque à ce moule aucun trait de la divinité ; quiconque y est jeté et se laisse manier librement, y reçoit tous les traits de Jésus-Christ vrai Dieu, d’une manière douce et proportionnée à la faiblesse humaine, sans beaucoup d’agonies et de travaux ; d’une manière sûre, sans crainte d’illusion, car le démon n’a point eu et n’aura jamais d’accès en Marie; et enfin d’une manière sainte et immaculée, sans ombre de la moindre tache de péché.
Ô chère âme, qu’il y a de différence entre une de ces âmes, qui, comme le sculpteur, se fient en leur savoir-faire, et s’appuient sur leur industrie, et une âme bien maniable, bien déliée, bien fondue, et qui, sans aucun appui sur elle-même, se jette en Marie et s’y laisse manier à l’opération du Saint-Esprit ! Qu’il y a de taches, qu’il y a de défauts, qu’il y a de ténèbres, qu’il y a d’illusions, qu’il y a de naturel, qu’il y a d’humain dans la première âme, et que la seconde est pure, divine et semblable à Jésus-Christ !
Il n’y a point, et il n’y aura jamais créature où Dieu soit plus grand hors de lui-même que dans la divine Marie, sans exception ni des bienheureux, ni des plus hauts séraphins dans le paradis même. Marie est le paradis de Dieu et son monde ineffable, où le Fils de Dieu est entré pour y opérer des merveilles, pour le garder et s’y complaire. Il a fait un monde pour l’homme voyageur, c’est celui-ci ; il a fait un monde pour l’homme bienheureux, et c’est le Paradis ; mais il en a fait un autre pour lui, auquel il a donné le nom de Marie, monde inconnu presque à tous les mortels ici bas, et incompréhensible à tous les Anges et à tous les bienheureux, là-haut dans le ciel, qui, dans l’admiration de voir Dieu si relevé et si reculé d’eux tous, si séparé et si caché dans son monde, la divine Marie, s’écrient jour et nuit : Saint ! Saint ! Saint !
Heureuse et mille fois heureuse est l'âme ici bas, à qui le Saint-Esprit révèle le secret de Marie pour la connaître , et à qui il ouvre ce jardin clos, pour y entrer, cette fontaine scellée , pour y puiser et boire à longs traits les eaux vives de la grâce !
Cette âme ne trouvera que Dieu seul, sans créature, dans cette aimable créature ; mais Dieu, en même temps infiniment saint et relevé, infiniment condescendant et proportionné à sa faiblesse. Puisque Dieu est partout, on peut le trouver partout, jusque dans les enfers ; mais il n’y a point de lieu où la créature puisse le trouver plus proche d’elle et plus proportionné à sa faiblesse qu’en Marie, puisque c’est pour cet effet qu’il y est descendu. Partout ailleurs il est le pain des forts et des Anges ; mais en Marie il est le pain des enfants.
à suivre
Re: 28 avril 2016, tricentenaire de St Louis-Marie Grignion
Publié : sam. 30 avr. 2016 19:29
par Laetitia
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a écrit :Qu’on ne s’imagine donc pas, avec quelques faux illuminés, que Marie étant créature, elle soit un empêchement à l’union au Créateur ; ce n’est Marie qui vit, c’est Jésus-Christ seul, c’est Dieu seul qui vit en elle ; sa transformation en Dieu surpasse plus celle de saint Paul et des autres saints, que le ciel ne surpasse la terre en élévation.
Marie n’est faite que pour Dieu, et tant s’en faut qu’elle arrête une âme à elle-même, qu’au contraire elle la jette en Dieu et l’unit à lui avec d’autant plus de perfection, que l'âme s’unit davantage à elle.
Marie est l’écho admirable de Dieu, qui ne répond que Dieu, lorsqu’on lui crie Marie, qui ne glorifie que Dieu, lorsqu’avec sainte Elisabeth on l’appelle bienheureuse.
Si les faux illuminés qui ont été misérablement abusés par le démon jusque dans l’Oraison avaient su trouver Marie, et par Marie, Jésus, ils n’auraient pas fait de si terribles chutes. Quand on a une fois trouvé Marie, et par Marie, Jésus, et par Jésus, Dieu le Père, on a trouvé tout bien, disent les saintes âmes : qui dit tout n’excepte rien: toute grâce et toute amitié auprès de Dieu, toute sûreté contre les ennemis de Dieu, toute vérité contre le mensonge, toute facilité et toute victoire contre les difficultés du salut, toute douceur et toute joie dans les amertumes de la vie.
Ce n’est pas que celui qui a trouvé Marie par une vraie dévotion soit exempt de Croix et de souffrances, tant s’en faut; il en est plus assailli qu’aucun autre, parce que Marie, étant la Mère des vivants, donne à tous ses enfants des morceaux de l’arbre de vie, qui est la Croix de Jésus ; mais c’est qu’en leur taillant de bonnes Croix, elle leur donne la grâce de les porter patiemment, et même joyeusement, ou, s’ils sentent pour un temps l’amertume du calice qu’il faut boire nécessairement pour être ami de Dieu, la consolation et la joie que cette bonne Mère donne, et fait succéder à la tristesse, les anime infiniment à porter des Croix encore plus lourdes et plus amères.
à suivre
Re: 28 avril 2016, tricentenaire de St Louis-Marie Grignion
Publié : dim. 01 mai 2016 21:20
par Laetitia
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a écrit :Toute la difficulté est donc de savoir trouver véritablement la divine Marie, pour trouver par elle toute grâce abondante. Dieu étant maître absolu, peut communiquer par lui-même ce qu’il ne communique ordinairement que par Marie ; on ne peut nier sans témérité qu’il ne le fasse même quelquefois.
Cependant, selon l’ordre que la divine sagesse a établi, il ne se communique ordinairement aux hommes que par Marie dans l’ordre de la grâce, comme dit saint Thomas ; il faut, pour monter et s’unir à lui, se servir du même moyen dont il s’est servi pour descendre à nous, pour se faire homme et pour nous communiquer ses grâces : et ce moyen est une dévotion à la sainte Vierge.
J’entends une des vraies dévotions, car je ne parle pas ici des fausses. La première consiste à s’acquitter des devoirs du chrétien, évitant le péché mortel, agissant plus par amour que par crainte, et priant de temps en temps la sainte Vierge et l’honorant comme la Mère de Dieu, sans aucune dévotion spéciale envers elle.
La seconde consiste à avoir pour la sainte Vierge des sentiments plus parfaits d’estime, d’amour, de confiance et de vénération : elle porte à honorer ses images et ses autels, à publier ses louanges et à s’enrôler dans ses Congrégations ; et cette dévotion, si elle exclut le péché, est bonne, sainte et louable.
La troisième dévotion à la sainte Vierge, connue et pratiquée de très-peu de personnes, consiste à se donner tout entier en qualité d’esclave à Jésus par Marie.
à suivre
Re: 28 avril 2016, tricentenaire de St Louis-Marie Grignion
Publié : lun. 02 mai 2016 10:32
par Laetitia
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a écrit :Se consacrer ainsi à Jésus par Marie, c’est mettre entre les mains de Marie nos bonnes actions, qui, quoiqu’elles paraissent bonnes, sont très-souvent souillées et indignes des regards et de l’acceptation de Dieu, devant qui les étoiles ne sont pas pures.
Ah ! prions cette bonne Mère et Maîtresse qu’ayant reçu notre pauvre présent, elle le purifie, elle le sanctifie, elle l’élève et l’embellisse de telle sorte qu’elle le rende digne de Dieu.
Tous les revenus de notre âme sont moindres devant le divin Père de famille, pour gagner son amitié et sa grâce, que ne serait devant le roi la pomme véreuse d’un pauvre paysan fermier de Sa Majesté, pour payer sa ferme. Que ferait ce pauvre homme, s’il avait de l’esprit, et s’il était bien venu auprès de la reine ? Ne lui donnerait-il pas sa pomme, et la reine, amie pauvre du paysan, et respectueuse envers le roi, n’ôterait-elle pas de cette pomme ce qu’il y aurait de véreux et de gâté, ne la mettrait-elle pas dans un bassin d’or, entouré de fleurs ; et le roi pourrait-il s’empêcher de la recevoir, même avec joie, des mains de la reine, qui aime ce paysan ?
Modicum quid offerte desideras, manibus Mariae tradere cura, si non vis sustinere repulsam. Si vous voulez offrir quelque peu de chose à Dieu, dit saint Bernard, mettez-le dans les mains de Marie, à moins que vous ne vouliez être rebuté.
Bon Dieu, que tout ce que nous faisons est peu de chose ! Mais mettons-le dans les mains de Marie par cette dévotion ; comme nous nous serons donnés tout-à-fait à elle, autant qu’on se peut donner, en nous dépouillant de tout en son honneur, elle sera encore infiniment plus libérale que nous. Elle se communiquera toute à nous avec ses mérites et ses vertus; elle mettra nos présents dans le plat d’or de sa charité ; elle nous revêtira , comme Rébecca fit Jacob , des beaux habits de son fils aîné et unique, Jésus-Christ, c’est-à-dire, de ses mérites qu’elle a en sa disposition ; et ainsi, comme ses domestiques, après nous être dépouillés de tout pour l’honorer, nous aurons doubles vêtements, omnes domestici ejus vestiti sunt duplicibus, vêtements, ornements, parfums, mérites et vertus de Jésus et de Marie.
à suivre
Re: 28 avril 2016, tricentenaire de St Louis-Marie Grignion
Publié : mar. 03 mai 2016 10:31
par Laetitia
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a écrit :Par cette dévotion, on met de plus ses grâces, ses mérites et vertus en sûreté, en en faisant Marie la dépositaire,et lui disant :
« Tenez, ma chère Maîtresse, voilà ce que, par la grâce de votre cher Fils, j’ai fait de bien, je ne suis pas capable de le garder, à cause de ma faiblesse et de mon inconstance, à cause du grand nombre et de la malice de mes ennemis qui m’attaquent jour et nuit.
Hélas ! si l’on voit tous les jours les cèdres du Liban tomber dans la boue, et des aigles s’élevant jusqu’au soleil, devenir des oiseaux de nuit, mille justes de même tombent à ma gauche, et dix mille à ma droite ;
c’est pourquoi, ma puissante et très-puissante Princesse, gardez tout mon bien, de peur qu’on ne me le vole ;
tenez-moi, de peur que je ne tombe : je vous confie en dépôt tout ce que j’ai, depositum custodi... Scio cui credidi, je sais bien qui vous êtes, c’est pourquoi je me confie tout à vous : vous êtes fidèle à Dieu et aux hommes, et vous ne permettez pas que rien périsse de ce qu’on vous confie ;
vous êtes puissante , et rien ne peut vous nuire, ni ravir ce que vous avez entre les mains… »