Visibilité de l’Eglise dans la situation actuelle :
Bienvenue, cher Gilbert. Puisque vous avez placé votre première intervention dans un dossier achevé : http://www.phpbbserver.com/micael/viewt ... icael#5571gilbert le scolastique a écrit :Bonjour Monsieur l’abbé.
Je me permet d’intervenir pour la raison qui suit. Profondément affligé par le nouveau rite de la Messe et plus encore par les pontificats de K.Wojtyla et de Ratzinger (Limbes, « Éros » …), je suis perplexe quant à la réponse à y apporter. Dois-je professer la vacance du Siège Apostolique ?
Je dois avouer que jusqu’ici je m’en suis abstenu, tant la théorie sédévacantiste me parait nier la visibilité de l’Église, et ainsi aboutir au blasphème …
Avec votre permission, j’aimerais débattre avec vous de vos arguments, pour autant que la discussion demeure sereine et courtoise nonobstant nos différences respectives qui, peut être, s’estomperont. Pour ma part, je ne prétends pas être dépositaire de la vérité : je la cherche ; je ne cherche pas à défendre une thèse, qu'elle fut pro- ou anti- ; je cherche seulement à déterminer s'il est légitime de conclure de l'hérésie des pontifes à la vacance du siège. A tort ou à raison ce point vous semble aller de soi. Qu'en est-il ? Voilà ce dont j'aimerais débattre, non pour le vain plaisir du débat, non pour provoquer ou pour polémiquer, mais pour tenter de discerner qu'elle réponse apporter à cette situation terrible en laquelle nous vivons. J'ajoute que je ne suis affilié à aucune chapelle particulière, ni sédévacantiste ni fsspx ni ecclesia dei.
Cordialement.
Gilbert.
pour une objection importante qui vaut la peine d’ouvrir un nouveau dossier, la voici donc reportée en un dossier spécifique.
Votre ton est fort aimable, ce qui est très appréciable. On y sent toutefois quelque appréhension compréhensible pour un nouvel arrivant en un forum où il vient exposer une objection de taille.
Ce qui nous guide ici est avant tout l’amour de Dieu plus que tout, en Lui-même et pour Lui-même (voyez la session sur la vraie nature de la Charité), et par là l’amour de la Vérité en Elle-même, dont le Pape Pie XII a publiquement rappelé qu’elle est la première des charités. En un sens plus profond, elle est la Charité même, puisque Dieu est la Charité et la Vérité par essence.
Il ne s’agit pas de professer une théorie particulière, mais bien de professer la Foi Catholique, la doctrine de la Sainte Eglise, la Vérité.
Partons donc de la déclaration de base en votre intervention : la théorie sédévacantiste me parait nier la visibilité de l’Église, et ainsi aboutir au blasphème,
et de la réflexion-question qui en est la suite, et qui marque que votre réflexion est déjà bien avancée dans le bon sens : je cherche à déterminer s'il est légitime de conclure de l'hérésie des pontifes à la vacance du siège ?
Pour arriver à percevoir la réalité dans toute sa véracité, il importe de remonter aux principes les plus élevés, qui sont intangibles et indépendants des vicissitudes humaines et historiques.
Ces principes les plus élevés sont au-dessus des passions désordonnées, des intérêts (réels ou apparents) passagers, des petits calculs à court terme.
Pour s’y élever et les atteindre, il importe de les considérer en soi, en leur valeur intrinsèque, générale, immuable, donc indépendamment d’un contexte particulier et passager.
En l’horrible crise ecclésiastique actuelle, tout est a priori embrouillé dans les esprits, complexes dans les faits déconcertants qui se succèdent à grande vitesse et entraînent une grande déstabilisation généralisée en tous domaines, religieux, politiques, moraux, familiaux.
Remontons aux principes les plus élevés pour se clarifier l’esprit, considérons-les en eux-mêmes, en leur valeur absolue, et, en vue de mieux démêler l’écheveau tout embrouillé, procédons par élimination.
Une seule question devrait grandement aider votre réflexion déjà fort bien avancée.
Avant de la poser, souvenez-vous de ce qui précède. Il vous est demandé de répondre en soi, en conformité aux principes les plus élevés, et indépendamment de la considération des faits présents.
La voici : 1. La Sainte Eglise Catholique peut-Elle reconnue visible en a) de publiques hérésies et b) de publics hérétiques ?
En attendant votre réponse précise, et en priant les autres intervenants de bien vouloir ne pas répondre, au moins pour le moment, à votre place.
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Cher Gilbert,
Faut-il appliquer à votre silence l'adage :
Qui ne dit mot consent ?
Car assurément, au regard de la doctrine catholique, la réponse est aisée, à la question posée :
1. La Sainte Eglise Catholique peut-Elle être reconnue visible en a) de publiques hérésies et b) de publics hérétiques ?
Toutefois, puisque vous avez déclaré que votre but est de :
il conviendrait hautement que vous reconnaissiez publiquement que cela n'est point possible.débattre, non pour le vain plaisir du débat, non pour provoquer ou pour polémiquer, mais pour tenter de discerner
Cela préparerait une suite plus utile et fructueuse.
Sinon, cela donnerait la fâcheuse impression que votre intelligence a déjà mieux saisi et compris,
mais que ce serait votre volonté qui rechignerait à admettre.
Dans l'attente, donc, de votre réponse. A bientôt vous relire.
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Voici une semaine entière de passée depuis ma question : 1. La Sainte Eglise Catholique peut-Elle être reconnue visible en a) de publiques hérésies et b) de publics hérétiques ?
Comme d’une part, objectivement parlant, la réponse à cette question en conformité à la doctrine catholique n’est point difficile, comme d’autre part cette simple question semble vous avoir éclairé sur la véritable optique à considérer tout d’abord, par rapport aux questions que vous avez posées, il convient donc d’appliquer à votre silence l'adage : Qui ne dit mot consent.
Si toutefois votre silence n’était point une approbation tacite du fait évident au regard de la doctrine catholique que la Sainte Eglise Catholique ne saurait être reconnue visible en de publiques hérésies et de publics hérétiques, il vous incombera de le faire savoir.
Tenant donc a priori ce premier point admis par vous et acquis en ce débat que vous avez lancé, passons à un autre point qui lui est corrélatif :
Cette question appelle une interrogation du même ordre que la précédente de ma part, et tout aussi fondamentale :gilbert le scolastique a écrit :Bonjour Monsieur l’abbé.
Je me permet d’intervenir pour la raison qui suit. Profondément affligé par le nouveau rite de la Messe et plus encore par les pontificats de K.Wojtyla et de Ratzinger (Limbes, « Éros » …), je suis perplexe quant à la réponse à y apporter.
(....)
je cherche seulement à déterminer s'il est légitime de conclure de l'hérésie des pontifes à la vacance du siège. A tort ou à raison ce point vous semble aller de soi. Qu'en est-il ?
Un hérétique public appartient-il à l’Eglise ? En est-il membre ?
En espérant cette fois une réponse ouverte et explicite de votre part, car il serait singulier de lancer publiquement un débat et de s’abstenir après d’y donner suite.