Page 1 sur 1

18e Dimanche après la Pentecôte – Guérison du paralytique et rémission des péchés

Publié : dim. 27 sept. 2026 20:14
par doue_ha_mem_bro
18e Dimanche après la Pentecôte – Guérison du paralytique et rémission des péchés - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

Dieu ne veut pas la mort des pécheurs, mais leur conversion ; aussi les attire-t-il à lui par la bonté. Jésus, parlant an paralytique, et se disposant & lui remettre ses péchés, l'appelle son fils. Ce sont les expressions d’un père bien plus que celles d'un juge.


Texte du saint Évangile. — En ce temps-là, Jésus étant monté dans une barque, traversa le lac et entra dans la ville. On lui présenta un paralytique couché dans un lit. Jésus, voyant leur foi, dit à ce paralytique: Mon fils, aie confiance, tes péchés te sont remis. Aussitôt,quelques-uns des docteurs de la loi dirent en eux-mêmes : Cet homme blasphème. Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : Pourquoi vos cœurs pensent-ils le mal ? Lequel est le plus aisé, ou de dire : Tes péchés te sont remis, ou de dire: Lève-toi et marche ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés : Lève-toi, dit-il alors au paralytique, emporte ton lit, et retourne en ta maison. Aussitôt le paralytique se leva et s’en alla en sa maison. A cette vue, le peuple fut rempli de crainte, et rendit gloire à Dieu, qui avait donné un tel pouvoir aux hommes.
(Matth. Ix, 1-8.)


Ier POINT

A.
Au lendemain des solennités pascales, nous avons médité sur la rémission des péchés et le sacrement de pénitence ; nous n'y reviendrons donc pas, mais nous nous arrêterons sur la première parole prononcée par Notre-Seigneur, quand il se trouve en face du paralytique : « Mon fils, lui dit-il, aie confiance. » Il l’appelle son fils!

B. Remarquons tout d’abord que Notre-Seigneur, s’il se préoccupe de rendre la santé aux corps malades, pense avant tout à l’âme et lui rend la grâce qu’elle avait perdue par le péché. C’est le péché qui est cause de nos infirmités et douleurs physiques ; la cause écartée, ses effets s’interrompront. Jésus commence donc par guérir l’âme malade..…


IIe POINT

A.
Il semblerait qu’irrité par l’ingratitude de l’homme, Dieu va le traiter avec rigueur, en lui reprochant ses iniquités; il n’en est rien. Il appelle le pécheur son fils. S’il est un qualificatif qui doitêtre doux au cœur endolori, c’est bien celui-là.....…

B . Dieu est donc le père du pécheur; il a pitié de lui, il l’aime, il veut son salut et non sa perte. Il est le meilleur des pères.......Qui aura le cœur assez dur pour résister à tant de bonté ?


Résolution. — Considérer Dieu plutôt comme un père que comme un juge.