Sermon du mercredi des Cendres (St Curé d'Ars)
Publié : ven. 04 sept. 2015 17:44
Voici un sermon (1) du saint curé d'Ars sur la Pénitence :
(1) Ce sermon est inédit
Saint Jean-Baptiste-Marie Vianney a écrit : MERCREDI DES CENDRES
Sur la Pénitence.
Penitemini igitur et convertimini ut deleantur peccata vestra.
Convertissez-vous donc et faites pénitence afin que vos péchés soient effacés.
(Actes des apôtres, III, 19.)
Voilà, M.F., la seule ressource que saint Pierre annonce aux Juifs coupables de la mort de Jésus-Christ.
Oui, M.F., leur dit ce grand apôtre, votre crime est horrible, parce que vous avez abusé de la prédication de l'Évangile et des exemples de Jésus-Christ, que vous avez méprisé ses bienfaits et ses prodiges, et que non contents de tout cela, vous l'avez rejeté et condamné à la mort la plus cruelle et la plus infâme. Après un tel crime, quelle ressource peut-il vous rester, sinon celle de la conversion et celle de la pénitence ?
A ces paroles, tous ceux qui étaient présents fondirent en larmes et s'écrièrent : « Hélas ! que ferons-nous, grand apôtre, pour obtenir miséricorde ? »
Saint Pierre, pour les consoler, leur dit : « M.F. ; ne désespérez pas ; le même Jésus que vous avez crucifié est ressuscité, et bien plus, il est devenu le salut de tous ceux qui espèrent en lui ; il est mort pour la rémission de tous les péchés du monde. Faites pénitence et convertissez-vous, et vos péchés seront effacés. »
Voilà, M.F., le même langage que l'Église tient à tous les pécheurs qui sont touchés de la grandeur de leurs péchés et qui désirent revenir sincèrement à Dieu.
Hélas ! M.F., combien parmi nous sont bien plus coupables que les Juifs, parce que ceux-ci n'ont fait mourir Jésus-Christ que par ignorance !
Combien qui ont renié et condamné Jésus-Christ à la mort par le mépris que nous faisons de sa parole sainte, par la profanation que nous avons faite de ses mystères, par l'omission de nos devoirs, par l'abandon des sacrements et par un profond oubli de Dieu et du salut de notre pauvre âme !
Eh bien ! M.F., quel remède peut-il nous rester dans cet abîme de corruption et de péché, dans ce déluge qui souille la terre et qui provoque la vengeance du ciel ? Point d'autre, M.F., que celui de la pénitence et de la conversion.
Dites-moi, n'est-ce pas assez d'années passées dans le péché ? N'est-ce pas assez avoir vécu pour le monde et le démon ?
N'est-il pas temps, M.F., de vivre pour le bon Dieu et pour nous assurer une éternité bienheureuse ? Que chacun de nous, M.F., se remette sa vie devant les yeux, et nous verrons que nous avons tous besoin de faire pénitence.
Mais pour vous y engager, M.F., je vais vous montrer combien les larmes que nous répandons sur nos péchés, la douleur que nous en ressentons et les pénitences que nous en faisons, nous consolent et nous rassurent à l'heure de la mort ; en second lieu, nous verrons qu'après avoir péché, nous devons en faire pénitence en ce monde ou en l'autre ; en troisième lieu, nous examinerons de quelle manière on peut se mortifier pour faire pénitence.
(1) Ce sermon est inédit