Se passer des sacrements : le pas le plus difficile à passer de peur de se tromper...
Publié : sam. 15 avr. 2023 0:00
Bonjour à monsieur l'abbé ainsi qu'à tous ceux du forum,
Je voulais écrire un message privé, mais finalement je pose cette lettre ici. Pardonnez-moi s'il est un peu long.
Je suis "tombé " sur votre site samedi denier, samedi saint, et j'en suis bouleversé.
Pour être honnête, je vous avais croisé il y a quelques mois et, devant le tableau d'Alexandre d'une vidéo de votre chaîne, j'avais pris peur en me disant (ce qui arrangeait ma conscience) que vous êtiez des extrêmistes. On voit déjà tant de choses, de tensions et de disputes dans le milieu tradi...
J'imagine que, depuis 40 ans, vous avez tout entendu. Ceci dit, permettez-moi, de parler pour les plusieurs n'osant pas s'exprimer envers vous sans jugements hâtifs. Certes, avec les ravages de Vatican II, question catéchisme, ou le désir de sécurité chez les traditionnalistes obscurcissant leur désir de Vérité, peu vous suivent ou suivront dans vos raisonnements et démonstrations, vos livres et connaissances.
Je viens d'un milieu athée, baptisé par convention, et lorsque je fus converti à Lourdes en 1997, je crus avoir trouvé la maison de Dieu pour atteindre le ciel, pensant alors que la secte conciliaire était l'Eglise. Puis il y eut progressivement les désillusions inévitables pour qui cherche la vérité et, en 2014, après quelques essais infructeux avec la FSSPX et certains sédévacantistes (beaucoup ne sont ni pédagogues ni vraiment ouverts au dialogue) je décidais de faire mon Eglise domestique en restant chez moi et finis par me déssécher au risque de perdre la foi... Manque des sacrements, manque de prières, ou les deux ? (...). En fait, manque de prières avant tout ; ceci dit, l'argument principal de vos constradicteurs repose sur cette question : Le fidèle ordinaire sera-t-il assez uni au Seigneur, assez mystique pour se passer des sacrements ? Arrivera-t-il à se passer d'un groupe, bien qu'il doive en exister pour prier, etc.. ?
Le déclic du non una cum se fit pour moi, d'abord en 2020 par la Messe tridentine una cum (je ne connaissais pas encore bien ces notions) et enfin, grâce à des conférences de Michèle Reboule, vers les non una cum (même si elle, ne précise pas où elle va). Notre Seigneur se sert de tout pour nous amener vers Lui. J'étudiais alors avec joie la catéchèse de saint Pie X et du Concile de Trente via les sites des abbés Lafitte, Grossin, Rioult, Belmont, et Seuillot (06) où je me rends actuellement pour la sainte Messe.
On croit enfin arriver au bercail dans cette époque trouble, et on aperçoit encore de nouvelles divisions, opinions, chapelles..., et lignées plus ou moins douteuses. Un vrai parcours du combattant propre à faire fuir les moins accrocheurs... Je me suis alors rassuré en mettant de côté ce qui n'était pas de foi pour le salut (Thèse Cassiciacum, survivantisme, etc...) et en m'accrochant à la validité des sacrements, notamment avec un prêtre ordonné par Mgr Lefebvre, et pensant, comme le disent certain, que Dieu supplée à la juridiction et la licéité, éléments moins faciles à résumer et comprendre que la validité sacrementelle.
En gros, vous démontrez, comme les abbés Belmont ou Seuillot, que les sacres de 88 ne sont pas licites à cause de l'ambiguité des positions de Mgr Lefebvre ; vos explications ont achevé de me faire comprendre pourquoi : cela veut donc dire que les abbbé Rioult, Grossin, etc... ne sont pas prêtres, c'est cela ?
Ensuite, j'ai cru naïvement que ceux validement ordonnés par Mgr Lefebvre (Lafitte, Belmont, Seuillot, Guépin, Marchiset, etc...), quoique sans juridiction, restaient licites. Pourquoi ? D'abord parce que je ne comprenais pas ces subtilités, ensuite parce que ces personnes, formées comme il se doit à Ecône, étaient censés les connaître et que nous, fidèles moins formés, devions les croire.
Pourquoi prendraient-ils le rique de se tromper et nous entraîner dans leurs erreurs ? Pour ne pas se retrouver sur le carreau, comme vous dîtes ? Eux ne peuvent invoquer l'ignorance invincible dont nous, laïcs, pourrions nous réclamer. J'en profite pour vous dire, mais je ne vous apprends sans doutes rien, que le fait de se fermer à vos arguments permet aux fidèles de ne pas prendre la responsabilité qu'entraîne la Vérité et de rester dans leur confort spirituel tout en critiquant les autres. Je fais allusion à Cyril Dubois dont vous parlez à ce sujet sur votre forum.
La Vérité a un coût : " Non pas ma volonté, Père, mais ta volonté ". J'ai écouté vos vidéos essentielles, lu et relu (pas tout, il y en a beaucoup) vos articles sur votre forum Micaël, en espérant que vous vous trompiez de bonne foi. Je n'ai pas trouvé et dois donc, si vous voyez juste, ne plus aller aux Messes de l'abbé Seuillot, prêtre valide mais illicite, c'est bien cela ? Me couper encore d'un groupe où j'avais tissé quelques liens d'amitié et qui, eux, se sont sécurisé, comme tant d'autres, dans une chapelle... Je dois donc, concrètement, retourner chez moi, sanctifier le dimanche avec mon missel et le rosaire, et me contenter des catéchèses et sermons de vous et de ces prêtres qui, quoique non licites ou non ordonnés (de l'abbé Lafitte jusqu'aux Rioult et Grossin, etc..) ont une bonne catéchèse ; c'est bien cela ? Merci de me confirmer, SVP.
Certains pensent qu'un sermon ne peut être dit que sous juridiction. Le mieux serait-il de distinguer entre causerie public et sermon ?
Votre réponse m'est importante, monsieur l'abbé. Pour finir, je reviens à ce que j'ai dit plus haut : cette exigence de se passer des sacrements et recevoir les grâces correspondantes ne peut se vivre que par les apôtres des derniers temps, prédite par saint Louis Marie Grignon de Montfort et la sainte Vierge elle-même à la Salette ; prions que les chrétiens " ordinaires " s'ouvrent aux grâces offertes pour monter à cet échelon, me semble-t-il.
Que Dieu vous garde et vous bénisse !
Je voulais écrire un message privé, mais finalement je pose cette lettre ici. Pardonnez-moi s'il est un peu long.
Je suis "tombé " sur votre site samedi denier, samedi saint, et j'en suis bouleversé.
Pour être honnête, je vous avais croisé il y a quelques mois et, devant le tableau d'Alexandre d'une vidéo de votre chaîne, j'avais pris peur en me disant (ce qui arrangeait ma conscience) que vous êtiez des extrêmistes. On voit déjà tant de choses, de tensions et de disputes dans le milieu tradi...
J'imagine que, depuis 40 ans, vous avez tout entendu. Ceci dit, permettez-moi, de parler pour les plusieurs n'osant pas s'exprimer envers vous sans jugements hâtifs. Certes, avec les ravages de Vatican II, question catéchisme, ou le désir de sécurité chez les traditionnalistes obscurcissant leur désir de Vérité, peu vous suivent ou suivront dans vos raisonnements et démonstrations, vos livres et connaissances.
Je viens d'un milieu athée, baptisé par convention, et lorsque je fus converti à Lourdes en 1997, je crus avoir trouvé la maison de Dieu pour atteindre le ciel, pensant alors que la secte conciliaire était l'Eglise. Puis il y eut progressivement les désillusions inévitables pour qui cherche la vérité et, en 2014, après quelques essais infructeux avec la FSSPX et certains sédévacantistes (beaucoup ne sont ni pédagogues ni vraiment ouverts au dialogue) je décidais de faire mon Eglise domestique en restant chez moi et finis par me déssécher au risque de perdre la foi... Manque des sacrements, manque de prières, ou les deux ? (...). En fait, manque de prières avant tout ; ceci dit, l'argument principal de vos constradicteurs repose sur cette question : Le fidèle ordinaire sera-t-il assez uni au Seigneur, assez mystique pour se passer des sacrements ? Arrivera-t-il à se passer d'un groupe, bien qu'il doive en exister pour prier, etc.. ?
Le déclic du non una cum se fit pour moi, d'abord en 2020 par la Messe tridentine una cum (je ne connaissais pas encore bien ces notions) et enfin, grâce à des conférences de Michèle Reboule, vers les non una cum (même si elle, ne précise pas où elle va). Notre Seigneur se sert de tout pour nous amener vers Lui. J'étudiais alors avec joie la catéchèse de saint Pie X et du Concile de Trente via les sites des abbés Lafitte, Grossin, Rioult, Belmont, et Seuillot (06) où je me rends actuellement pour la sainte Messe.
On croit enfin arriver au bercail dans cette époque trouble, et on aperçoit encore de nouvelles divisions, opinions, chapelles..., et lignées plus ou moins douteuses. Un vrai parcours du combattant propre à faire fuir les moins accrocheurs... Je me suis alors rassuré en mettant de côté ce qui n'était pas de foi pour le salut (Thèse Cassiciacum, survivantisme, etc...) et en m'accrochant à la validité des sacrements, notamment avec un prêtre ordonné par Mgr Lefebvre, et pensant, comme le disent certain, que Dieu supplée à la juridiction et la licéité, éléments moins faciles à résumer et comprendre que la validité sacrementelle.
En gros, vous démontrez, comme les abbés Belmont ou Seuillot, que les sacres de 88 ne sont pas licites à cause de l'ambiguité des positions de Mgr Lefebvre ; vos explications ont achevé de me faire comprendre pourquoi : cela veut donc dire que les abbbé Rioult, Grossin, etc... ne sont pas prêtres, c'est cela ?
Ensuite, j'ai cru naïvement que ceux validement ordonnés par Mgr Lefebvre (Lafitte, Belmont, Seuillot, Guépin, Marchiset, etc...), quoique sans juridiction, restaient licites. Pourquoi ? D'abord parce que je ne comprenais pas ces subtilités, ensuite parce que ces personnes, formées comme il se doit à Ecône, étaient censés les connaître et que nous, fidèles moins formés, devions les croire.
Pourquoi prendraient-ils le rique de se tromper et nous entraîner dans leurs erreurs ? Pour ne pas se retrouver sur le carreau, comme vous dîtes ? Eux ne peuvent invoquer l'ignorance invincible dont nous, laïcs, pourrions nous réclamer. J'en profite pour vous dire, mais je ne vous apprends sans doutes rien, que le fait de se fermer à vos arguments permet aux fidèles de ne pas prendre la responsabilité qu'entraîne la Vérité et de rester dans leur confort spirituel tout en critiquant les autres. Je fais allusion à Cyril Dubois dont vous parlez à ce sujet sur votre forum.
La Vérité a un coût : " Non pas ma volonté, Père, mais ta volonté ". J'ai écouté vos vidéos essentielles, lu et relu (pas tout, il y en a beaucoup) vos articles sur votre forum Micaël, en espérant que vous vous trompiez de bonne foi. Je n'ai pas trouvé et dois donc, si vous voyez juste, ne plus aller aux Messes de l'abbé Seuillot, prêtre valide mais illicite, c'est bien cela ? Me couper encore d'un groupe où j'avais tissé quelques liens d'amitié et qui, eux, se sont sécurisé, comme tant d'autres, dans une chapelle... Je dois donc, concrètement, retourner chez moi, sanctifier le dimanche avec mon missel et le rosaire, et me contenter des catéchèses et sermons de vous et de ces prêtres qui, quoique non licites ou non ordonnés (de l'abbé Lafitte jusqu'aux Rioult et Grossin, etc..) ont une bonne catéchèse ; c'est bien cela ? Merci de me confirmer, SVP.
Certains pensent qu'un sermon ne peut être dit que sous juridiction. Le mieux serait-il de distinguer entre causerie public et sermon ?
Votre réponse m'est importante, monsieur l'abbé. Pour finir, je reviens à ce que j'ai dit plus haut : cette exigence de se passer des sacrements et recevoir les grâces correspondantes ne peut se vivre que par les apôtres des derniers temps, prédite par saint Louis Marie Grignon de Montfort et la sainte Vierge elle-même à la Salette ; prions que les chrétiens " ordinaires " s'ouvrent aux grâces offertes pour monter à cet échelon, me semble-t-il.
Que Dieu vous garde et vous bénisse !