Saint Pierre Damien
Publié : mer. 23 févr. 2022 11:09
Saint Pierre Damien, Evêque et Docteur de l’Église.
(Tiré du livre « La vie d’union à Dieu » du Chanoine Auguste Saudreau.)
Saint pierre Damien vivait au XI è siècle (1007-1072).
Il exerça une grande influence par sa science, et plus encore par ses héroïques vertus. Aussi a-t-il
mérité le titre de Docteur de l’Église.
Il a traité la question de la vie contemplative et parfaite dans un opuscule intitulé : « De la
perfection des moines. »
le saint Docteur commence par déplorer la décadence de l’esprit religieux. Un trop grand nombre ne
visent pas à la perfection : il ne suffit pas, en effet, à des religieux de se convertir et de renoncer au
mal, ils doivent encore faire pénitence. Aussi, le Saint recommande-t-il de ne pas user de tout ce qui
est accordé par pitié pour la faiblesse humaine ; il faut être plus généreux et aller au-delà de ce qui
est strictement commandé, si l’on veut passer le Jourdain et posséder une terre où coule le lait et le
miel.
Qu’est-ce donc que cette terre promise ? C’est la contemplation et l’union divine. Ecoutons ce que
va nous en dire le saint docteur :
« Ch. VIII : Toutes nos œuvres, notre renoncement au siècle, à quoi tendent-ils, sinon à nous
procurer le repos. Pour acquérir ce repos, il faut passer par beaucoup de luttes et de travaux. Puis,
quand tous ces tracas, tous ces combats troublants cessent, alors l’esprit reçoit la grâce de la
contemplation et se met à l’ETUDE DE LA VERITE. Mais, puisque ce n’est pas par les labeurs et
les combats que l’on parvient à ce repos, comment y parviendra-t-il, celui qui, lorsqu’il y a des
combats à soutenir, se dérobe ; comment s’introduire dans le palais du roi, si l’on ne veut pas
franchir l’arène qui est devant les portes ?
Celui qui n’a pas appris l’art de la culture, qui n’a pas taillé les sarments, qui n’a pas préparé le
terrain, qui n’a pas avec le soc de la charrue, déchiré le sol, comment pourra-t-il battre le blé et
serrer le froment dans son grenier, ou remplir les amphores d’un vin abondant ?
Ch. X : « Hélas ! Nous en voyons beaucoup dans la maison de Laban (ici notre saint Docteur établit
la comparaison entre les filles de Laban que Jacob a épousé, celles-ci figurant la vie active et
contemplative, avec la vie paresseuse des religieux ici décrite), qui vivent dans une si grande
torpeur et paresse spirituelle qu’ils ne désirent pas Rachel (vie contemplative), pourtant si pleine de
charmes, et qu’ils ne s’adonnent nullement à la vie laborieuse de Lia (vie active).
Ce sont ceux qui, bien qu’habitant des monastères, ne cherchent pas, par une vie plus retirée et par
de constantes et pressantes prières, à obtenir la grâce de la contemplation et qui ne châtient pas leur
corps par les travaux et les jeûnes.
Ils n’ont pas d’épouses, ou bien ils se contentent des servantes (ici, prendre le sens spirituel
s’inscrivant dans le temporel), ceux-là qui ne songent qu’à vivre une vie molle et désoeuvrée, ou
qui, s’ils font quelque chose, n’ont point en vue les fruits de la vie active ou contemplative, mais ne
cherchent qu’à satisfaire leurs caprices et à suivre leur propre volonté. »
(Tiré du livre « La vie d’union à Dieu » du Chanoine Auguste Saudreau.)
Saint pierre Damien vivait au XI è siècle (1007-1072).
Il exerça une grande influence par sa science, et plus encore par ses héroïques vertus. Aussi a-t-il
mérité le titre de Docteur de l’Église.
Il a traité la question de la vie contemplative et parfaite dans un opuscule intitulé : « De la
perfection des moines. »
le saint Docteur commence par déplorer la décadence de l’esprit religieux. Un trop grand nombre ne
visent pas à la perfection : il ne suffit pas, en effet, à des religieux de se convertir et de renoncer au
mal, ils doivent encore faire pénitence. Aussi, le Saint recommande-t-il de ne pas user de tout ce qui
est accordé par pitié pour la faiblesse humaine ; il faut être plus généreux et aller au-delà de ce qui
est strictement commandé, si l’on veut passer le Jourdain et posséder une terre où coule le lait et le
miel.
Qu’est-ce donc que cette terre promise ? C’est la contemplation et l’union divine. Ecoutons ce que
va nous en dire le saint docteur :
« Ch. VIII : Toutes nos œuvres, notre renoncement au siècle, à quoi tendent-ils, sinon à nous
procurer le repos. Pour acquérir ce repos, il faut passer par beaucoup de luttes et de travaux. Puis,
quand tous ces tracas, tous ces combats troublants cessent, alors l’esprit reçoit la grâce de la
contemplation et se met à l’ETUDE DE LA VERITE. Mais, puisque ce n’est pas par les labeurs et
les combats que l’on parvient à ce repos, comment y parviendra-t-il, celui qui, lorsqu’il y a des
combats à soutenir, se dérobe ; comment s’introduire dans le palais du roi, si l’on ne veut pas
franchir l’arène qui est devant les portes ?
Celui qui n’a pas appris l’art de la culture, qui n’a pas taillé les sarments, qui n’a pas préparé le
terrain, qui n’a pas avec le soc de la charrue, déchiré le sol, comment pourra-t-il battre le blé et
serrer le froment dans son grenier, ou remplir les amphores d’un vin abondant ?
Ch. X : « Hélas ! Nous en voyons beaucoup dans la maison de Laban (ici notre saint Docteur établit
la comparaison entre les filles de Laban que Jacob a épousé, celles-ci figurant la vie active et
contemplative, avec la vie paresseuse des religieux ici décrite), qui vivent dans une si grande
torpeur et paresse spirituelle qu’ils ne désirent pas Rachel (vie contemplative), pourtant si pleine de
charmes, et qu’ils ne s’adonnent nullement à la vie laborieuse de Lia (vie active).
Ce sont ceux qui, bien qu’habitant des monastères, ne cherchent pas, par une vie plus retirée et par
de constantes et pressantes prières, à obtenir la grâce de la contemplation et qui ne châtient pas leur
corps par les travaux et les jeûnes.
Ils n’ont pas d’épouses, ou bien ils se contentent des servantes (ici, prendre le sens spirituel
s’inscrivant dans le temporel), ceux-là qui ne songent qu’à vivre une vie molle et désoeuvrée, ou
qui, s’ils font quelque chose, n’ont point en vue les fruits de la vie active ou contemplative, mais ne
cherchent qu’à satisfaire leurs caprices et à suivre leur propre volonté. »