Cher Chartreux,chartreux a écrit : lun. 02 juin 2025 15:00Ma question n'insinue ou ne sous-entend même rien. C'est plutôt vous au contraireAbbé Eric Jacqmin a écrit : lun. 02 juin 2025 14:22 Votre question, bien que posée avec charité, repose sur une insinuation ad hominem
qui laissez entendre (et sans raison) que j'agirais injustement, "ad hominem" avec vous.
C'est pourtant par un procès d'intention (fait à Mgr Linéart) que vous justifiez votre ré-ordination.Abbé Eric Jacqmin a écrit : lun. 02 juin 2025 14:22 Spéculer sur mes intentions ou celles de l’évêque thuciste détourne le débat de la question essentielle : la validité et la licéité des sacres et ordinations en période de crise.
Votre message du 2 juin 2025 à 14:00 (post_id=19421) conteste mon accusation d’argument ad hominem et soutient que je fais un procès d’intention à Mgr Liénart pour justifier ma réordination sous condition. Je vais clarifier ces points pour montrer que ma position est fondée sur des faits et des principes théologiques, et non sur des spéculations ou des contradictions.
1. Témoignages concernant Mgr Liénart : un constat, pas une spéculation
Vous affirmez que j’ai spéculé sur les intentions de Mgr Liénart, mais je n’ai fait que rapporter des témoignages précis et crédibles, qui constituent un constat objectif et non une spéculation.
- Nature des témoignages : J’ai invoqué deux témoignages concernant Mgr Liénart : celui du Marquis de la Franquerie (L’Infaillibilité Pontificale, 1976), qui affirme que Mgr Liénart était un franc-maçon de haut rang impliqué dans des activités lucifériennes, et celui du chanoine Descornets, rapporté par Max Barret (Le Courrier de Tychique, 25/10/2009), selon lequel Mgr Liénart a confessé avant sa mort son appartenance maçonnique et son intention de rendre les sacrements invalides. Ces témoignages, bien que non magistériels, sont des faits rapportés par des sources dignes de foi dans le contexte traditionaliste. Saint Thomas d’Aquin enseigne : « Testimonium duorum vel trium… sufficit ad probandum factum » (« Le témoignage de deux ou trois personnes… suffit pour prouver un fait », Summa Theologiae, II-II, q. 70, a. 1, éd. léonine, vol. 9, p. 92). Ces témoignages établissent un doute raisonnable sur l’intention de Mgr Liénart lors de l’ordination de Mgr Lefebvre, donc sur ma propre ordination initiale par la FSSPX.
- Absence de spéculation : Je n’ai pas spéculé sur les intentions de Mgr Liénart, mais constaté ce que ces témoignages rapportent. Ce constat m’a conduit à un doute grave, justifiant une ordination sous condition. Saint Alphonse de Liguori soutient : « In dubio gravi de validitate ordinis, licet sub conditione reiterare » (Theologia Moralis, Lib. VI, tract. 2, cap. 1, n. 27, éd. 1757). Mon action n’est donc pas un procès d’intention, mais une réponse prudente à des faits rapportés.
Réfutation : Je n’ai pas spéculé sur Mgr Liénart, mais rapporté des témoignages crédibles, qui justifient un doute grave et mon ordination sous condition.
2. Justification de l’accusation d’argument ad hominem
Vous niez que votre question constitue un argument ad hominem, mais je maintiens que votre approche s’écarte des principes théologiques pour spéculer sur mes intentions et celles de l’évêque thuciste.
- Nature de l’argument ad hominem : Votre question (« Considérez-vous donc votre ré-ordination comme une chose mauvaise ? Et cet évêque concerné la considère-t-il comme une chose mauvaise et honteuse aussi, peut-être est-ce à sa demande que vous restez discret concernant cela ? ») insinue que ma discrétion pourrait cacher une action honteuse, ce qui détourne le débat des arguments théologiques (validité et licéité des sacres) pour s’attacher à des spéculations sur mes intentions ou celles de l’évêque. Saint Thomas d’Aquin enseigne : « In disputatione, non debet attendi ad personam, sed ad rationem » (« Dans une discussion, on ne doit pas s’attacher à la personne, mais à la raison », Summa Theologiae, I, q. 1, a. 8, éd. léonine, vol. 4, p. 23). Votre question, bien qu’exprimée avec charité, s’écarte de la raison pour spéculer sur des motifs personnels.
- Focus sur les principes : Le débat doit porter sur les faits théologiques : les sacres thucistes sont valides (présomption de validité, Canon 2200, § 2 : « Posita externa legis violatione, dolus in foro externo praesumitur, donec contrarium probetur ») et licites (juridiction de suppléance, Cardinal Billot, De Ecclesia Christi, 1927, p. 623). Mes intentions ou celles de l’évêque thuciste sont secondaires face à ces principes.
Réfutation : Votre question constitue un argument ad hominem, car elle s’attache à spéculer sur mes intentions plutôt que de répondre aux principes théologiques.
3. Réaffirmation de la prudence de l’ordination sous condition
Vous semblez considérer ma réordination comme une action potentiellement mauvaise. Je réaffirme qu’elle est un acte de prudence, motivé par le bien des âmes et non par des intentions honteuses.
- Prudence et charité : Mon ordination sous condition répond à un doute grave sur mon ordination initiale par la FSSPX, doute fondé sur les témoignages concernant Mgr Liénart. Le principe tutioriste exige de choisir la voie la plus sûre en matière sacramentelle (P. Davis, Moral and Pastoral Theology, vol. III, p. 27, 1938). Saint Paul exhorte : « Omnia spectate, quod bonum est tenete » (« Examinez tout, retenez ce qui est bon », 1 Thess 5, 21, Vulgate, 1592, p. 1101). Mon choix vise à garantir la validité de mon sacerdoce pour le salut des âmes, un acte de charité et non une faute.
- Absence de honte : Ni moi ni l’évêque thuciste ne considérons cet acte comme honteux. Ma discrétion n’est pas une dissimulation, mais une protection contre des jugements hâtifs. Saint Augustin note : « Caritas… non quaerit sua, sed utilitatem proximi » (Sermo 350, Patrologia Latina 39, col. 1535).
Réfutation : Mon ordination sous condition est un acte prudent et charitable, non une action mauvaise ou honteuse.
Mes arguments reposent sur des témoignages concrets et des principes théologiques, non sur des spéculations. Votre question, bien que charitable, s’écarte du débat en spéculant sur mes intentions, ce qui constitue un argument ad hominem. Mon ordination sous condition est un acte de prudence, visant le bien des âmes. Que la vérité nous guide !