Re: Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?
Publié : sam. 20 juil. 2019 22:24
Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 15 - 18 (Avril - Octobre 1989)
3. Actualité doctrinale
Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?
RÉPONSES AUX OBJECTIONS : (*)
7/
182. Pour cela, définissons d'abord le mot sanctification.
Selon le sens sacré de ce mot, notre sanctification signifie notre mise à part pour Dieu, autrement dit notre détachement de tout ce qui n'est pas Dieu, ou pour Dieu, pour nous donner pleinement à Dieu et Le servir en tout et en tous, ce à quoi revient « l'état élevé de la perfection que nous appelons ici l'union de l'âme avec Dieu » (S. Jean de la Croix, "Montée du Carmel", Sommaire).
Notre sanctification consiste donc : 1̊) quant à son terme définitif, en notre union définitive avec Dieu ; 2̊) quant à la tension vers ce terme et à son accomplissement, en la Volonté de Dieu, en la grâce qu'Il nous accorde pour que nous nous unissions à sa Volonté en la pratiquant. Ce que nous allons démontrer peu à peu.
183. Pour cela, analysons d'abord la première acception, celle de la Volonté de Dieu voulant notre sanctification.
Ce premier sens montre bien que ce qui est premier et le plus élevé, c'est la Charité de Dieu envers nous, autrement dit sa Volonté de s'unir à nous et donc que nous soyons unis à Lui :
« En cela est apparue la charité de Dieu envers nous, que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par Lui. En cela est la charité : non comme si nous avions aimé Dieu, mais en ce que Lui nous a aimés le premier, et a envoyé son Fils pour la propitiation de nos péchés » (I Jn. 4,9-10) ;
« Dieu a fait éclater sa charité envers nous, car c'est lorsque nous étions encore pécheurs que le Christ est mort pour nous » (Rom. 5,8-9).
Tandis que notre sanctification, notre volonté de Lui être uni en retour, notre charité envers Lui, notre entrée dans l'union définitive avec Lui ou notre salut, notre union définitive à Lui ou notre béatitude, ne sont que seconds, dépendent de la Volonté première de Dieu et ne font qu'en découler comme une conséquence découle de sa cause :
« Nous, donc, aimons Dieu, parce que Dieu nous a aimés le premier » (I Jn. 5,19).
(*) Pour relire l'objection avant la réponse, il suffit de cliquer sur le lien mis au n° 1/ ou suivant qui y renvoie ; puis, pour revenir lire la réponse, il faut cliquer sur la flèche en haut tout à gauche afin de revenir en arrière.