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Re: Embryon de controverse avec des auto-proclamés “orthodoxes”

Publié : sam. 25 mai 2024 12:15
par Abbé Zins

Cas des Goths hérétiques et schismatiques revenus en l’Eglise :


Une autre fausse apparence de cas qui semblerait s’opposer à première vue à cette pratique généralisée du célibat ecclésiastique dès les débuts de l’Eglise a été signalée comme suit dans le n° 83 de la revue Sub Tuum Praesidium, et qui démontre a posteriori fortement le contraire :

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 83 (Août 2005)


4. Liaison des lecteurs :

Une scapa maquillée en offensive ?


(....)

Autre cas plus déconcertant et a priori inexplicable :


Voici un cas plus déconcertant encore, et a priori inexplicable, en dehors de son singulier contexte.

Le 5e Canon du IIIe Concile de Tolède (en 589) énonce :

« Que les évêques, prêtres et diacres.. vivent à l’avenir dans la continence, et pour cela se séparent de chambre avec leurs femmes, et même de maison, s’il se peut.»

(cf. Dict. des Conciles, Migne, 1847, t. II, p. 951)


Re: Embryon de controverse avec des auto-proclamés “orthodoxes”

Publié : mar. 28 mai 2024 11:25
par Abbé Zins

Cas des Goths hérétiques et schismatiques revenus en l’Eglise :


Une autre fausse apparence de cas qui semblerait s’opposer à première vue à cette pratique généralisée du célibat ecclésiastique dès les débuts de l’Eglise a été signalée comme suit dans le n° 83 de la revue Sub Tuum Praesidium, et qui démontre a posteriori fortement le contraire :

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 83 (Août 2005)


4. Liaison des lecteurs :

Une scapa maquillée en offensive ?


(....)

Autre cas plus déconcertant et a priori inexplicable :


Le directeur de Sodalitium va-t-il dès lors, en s’appuyant sur un tel canon, militer désormais aux côtés des hétérodoxes, protestants, anglicans et conciliaires avancés pour le mariage des prêtres, et même des évêques, puisque “pratiqué” en Espagne jusqu’en 589 !? comme, du reste, par divers membres de la filière thuciste !

Lui qui cherche semblablement à “excuser”, voire à justifier indirectement les “ordinations”, “sacres” et “confirmations” gravement illicites que lui et les siens sont allés chercher chez des affiliés aux schismatiques “vieux catholiques”, par la citation de son fameux “décret” contraire au Droit Canon !?

[ En fait, par la citation tronquée, qu’il en avait fait alors, en supprimant la 2e partie condamnant un tel recours, et en insinuant un contresens sur la 1ère partie, comme cela a été démontré ensuite : STP. 152. ]


Car, après tout, ce 5e Canon du IIIe Concile de Tolède n’est-il pas aussi favorable aux militants du mariage des prêtres, et même des évêques, que son fameux “décret” à la communicatio in sacris très propre à favoriser un pseudo “oecuménisme” à tout crin !?

Oui, mais voilà !

La connaissance des circonstances historiques du IIIe Concile de Tolède, en 589, change tout.


Re: Embryon de controverse avec des auto-proclamés “orthodoxes”

Publié : mer. 29 mai 2024 13:04
par Abbé Zins

Cas des Goths hérétiques et schismatiques revenus en l’Eglise :


Une autre fausse apparence de cas qui semblerait s’opposer à première vue à cette pratique généralisée du célibat ecclésiastique dès les débuts de l’Eglise a été signalée comme suit dans le n° 83 de la revue Sub Tuum Praesidium, et qui démontre a posteriori fortement le contraire :

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 83 (Août 2005)


4. Liaison des lecteurs :

Une scapa maquillée en offensive ?


(....)

Autre cas plus déconcertant et a priori inexplicable :


Ecoutons Rohrbacher nous l’expliquer, en sa célèbre Histoire Universelle de l’Eglise (t. V, p. 180s) :

« Pour affermir la conversion des Goths le Roi Réccarède », [ frère du Prince Martyr Saint Herménégilde - mort Martyr pour avoir refusé la communion au jour de Pâques d’un évêque arien -, converti par l’exemple de son frère et la prédication des Saints Evêques Catholiques Isidore et Léandre, ] « assembla un Concile de tous les pays de son obéissance.. à Tolède .. le 6e jour de mai de l’an 589, 4e de son Règne. ..

Après ces acclamations, et par ordre du Concile, un des Evêques Catholiques, adressant la parole aux évêques, aux prêtres et aux plus considérables des Goths convertis, leur demanda ce qu’ils condamnaient dans l’hérésie qu’ils venaient de quitter .. afin qu’on vît, par leur confession, qu’ils anathématisaient sincèrement la perfidie arienne. ..

Là-dessus on prononça 23 articles avec anathème contre les principales erreurs des ariens et contre tous ceux qui en prenaient la défense. ..

Cela fait le Roi Reccarède proposa aux Evêques de faire des statuts pour le règlement de la discipline ecclésiastique et pour réparer les brèches que l’hérésie y avait faites...

On fit donc 23 canons, dont voici la teneur. ..

(5̊) Les évêques, les prêtres et les diacres qui s’étaient convertis de l’arianisme vivaient maritalement avec leurs femmes ; le Concile veut qu’à l’avenir ils vivent dans la continence et qu’à cet effet ils se séparent de chambre et de maison, s’il se peut.. Etc..»

Re: Embryon de controverse avec des auto-proclamés “orthodoxes”

Publié : ven. 31 mai 2024 12:35
par Abbé Zins

Ceci, donc, en conformité, avec la discipline de l’ensemble de l’Eglise en cette matière.

Comment le clergé grec en vint à codifier des abus et légiférer pour bouleverser la discipline ecclésiastique reçue et pratiquée jusqu’alors en Orient comme en Occident ?

C’est ce que montre la navrante histoire du conciliabule in Trullo en 692 à Constantinople, comme nous allons le voir à la suite avec Rohbacher.


Comme ils ne parvinrent pas à obtenir la nécessaire approbation du Pape ni le consentement des Evêques d’Occident,

ils tentèrent après coup de le faire passer pour le VIe Concile Général, qui lui eut lieu en 680-681,

soit douze ans plus tôt, sous un autre Pape, un autre Empereur, et avec d’autres Evêques,

et fut approuvé dans les normes.

Re: Embryon de controverse avec des auto-proclamés “orthodoxes”

Publié : sam. 01 juin 2024 11:15
par Abbé Zins

Le conciliabule in Trullo, déguisé par les Grecs en VIe Concile Général :


Rohbacher a écrit :

« Tandis que, sous la direction suprême du Pontife Romain, les peuples de l’Occident se convertissaient les uns les autres, et qu’ils prenaient peu à peu une constitution et une législation chrétiennes, un concile de Grecs se tenait à Constantinople, qui, par ses sophismes, par son irréflexion, par son peu d’intelligence et d’amour de l’unité catholique, préparait l’éternel asservissement des Eglises d’Orient et l’irrémédiable avilissement de leur clergé. Nous parlons du concile ou conciliabule assemblé, l’an 692, à Constantinople, par l’empereur Justinien II, et plus connu sous le nom de concile in Trullo, de la salle du palais où il se tint (Labbe, t. 6, p. 1131).

Cette assemblée se donne le titre de concile œcuménique ; mais le vénérable Bède le nomme, avec plus de justesse, concile erratique.

En effet il enseigne des erreurs déjà condamnées, avance des faussetés nouvelles, qui changent, dans un point capital, toute la discipline de l’Orient.


Re: Embryon de controverse avec des auto-proclamés “orthodoxes”

Publié : lun. 03 juin 2024 12:51
par Abbé Zins

Le conciliabule in Trullo, déguisé par les Grecs en VIe Concile Général :


Rohbacher a écrit :

« En effet il enseigne des erreurs déjà condamnées, avance des faussetés nouvelles, qui changent, dans un point capital, toute la discipline de l’Orient.

Aussi verrons-nous le Pape Sergius prêt à souffrir la mort plutôt que d’y souscrire.


Le motif que l’on mit en avant pour tenir cette assemblée d’évêques fut que, le cinquième et le sixième conciles généraux n’ayant pas fait de canons de discipline, il fallait suppléer à cette omission ; comme si ces deux conciles, uniquement convoqués pour décider des questions touchant la Foi, n’avaient pas mieux su que d’autres ce qu’il convenait de faire.

Quelquefois les Grecs donnent à cette assemblée de 691 ou 692 le nom de sixième concile œcuménique, comme si ces deux assemblées n’en faisaient qu’une, tandis que la seconde ne se tint que dix ans après la clôture de la première, et que, sur deux cent onze évêques dont elle se composait, il n’y en avait que quarante-trois qui eussent assisté à l’autre.

D’autres fois ils lui donnent le nom de pentexte ou de quinisexte, comme étant le complément des Ve et VIe conciles œcuméniques.


Re: Embryon de controverse avec des auto-proclamés “orthodoxes”

Publié : mar. 04 juin 2024 11:58
par Abbé Zins

Le conciliabule in Trullo, déguisé par les Grecs en VIe Concile Général :


Rohbacher a écrit :

« Dans cette persistance des Grecs à faire passer les canons du concile in Trullo pour ceux des deux conciles précédents il y a un dessein.

Comme plusieurs de ces canons renversent dans un point capital l’ancienne discipline, que les successeurs de Saint Pierre maintenaient sans relâche par tout le monde, mais particulièrement en Occident ; les Grecs cherchent par tous les moyens à donner à cette assemblée l’air d’un concile général, afin de justifier ainsi leurs innovations et de censurer les Pontifes Romains et tout l’Occident de leur inviolable fidélité aux anciennes règles.

C’est dans cette vue encore qu’ils disent et répètent que les légats du Pape souscrivirent à ce concile, tandis que le Pape n’y envoya point de légats ; seulement il y avait, dans certaines provinces de l’Orient, des vicaires apostoliques pour les affaires de leurs provinces, comme le métropolitain de Gortyne en Crète, ensuite des nonces apostoliques à Constantinople, avec le seul pouvoir d’y terminer les affaires courantes. Mais ni les uns ni les autres n’avaient la mission spéciale de souscrire, au nom du Pape, à aucun concile.

Aussi ne trouve-t-on dans les souscriptions du concile in Trullo que celle de Basile, métropolitain de Gortyne.



Re: Embryon de controverse avec des auto-proclamés “orthodoxes”

Publié : mer. 05 juin 2024 14:58
par Abbé Zins

Entérinements d’abus, et rejet de l’antique discipline :


Rohbacher a écrit :

« Le Pape saint Gélase et l’Église romaine avaient rangé parmi les écrits apocryphes ou sans autorité par eux-mêmes les canons dits des Apôtres, dont l’Occident ne connaissait que cinquante ; le concile ou conciliabule in Trullo les déclare authentiques et obligatoires, non seulement les cinquante premiers, mais encore les trente-cinq qui suivent dans la collection des Grecs, parmi lesquels il y en a deux, le quarante-cinquième et le quarante-sixième, qui enseignent ouvertement l’hérésie des rebaptisants, savoir, que le baptême donné par les hérétiques et les impies est nul.


Mais ce que le conciliabule a le plus à cœur, c’est le cinquième canon, qui dit que « l’évêque, le prêtre, le diacre ne rejette point sa femme sous prétexte de religion ; s’il la rejette, qu’il soit excommunié ; s’il persiste, qu’il soit déposé ».

C.à.d. l’évêque, le prêtre, le diacre ne doivent point abandonner les femmes qu’ils ont eues avant leur ordination, mais avoir soin de leur conduite et de leur subsistance.

Tel est le sens que donne à ces paroles le Pape saint Grégoire le Grand dans la lettre où il rappelle, non seulement aux évêques, mais à tous ceux qui étaient dans les ordres sacrés, qu’ils devaient garder la continence perpétuelle, et que, pour la garder plus facilement, ils feraient bien, à l’exemple de saint Augustin, de se séparer d’habitation de toute femme, en particulier de leurs épouses, s’ils en avaient.

Le conciliabule in Trullo y donne un sens bien différent ; car il fait dire aux apôtres que les évêques, les prêtres, les diacres ne doivent point refuser de vivre maritalement avec leurs femmes, que, s’ils s’y refusent, ils doivent être excommuniés, et, que s’ils persistent dans leur refus, ils doivent être déposés.

Doctrine étrange, où, pour consacrer l’incontinence de leur clergé, les Grecs oublient l’enseignement de leurs Pères.



Re: Embryon de controverse avec des auto-proclamés “orthodoxes”

Publié : jeu. 06 juin 2024 12:12
par Abbé Zins

Entérinements d’abus, et rejet de l’antique discipline :


Rohbacher a écrit :

« En effet, saint Épiphane, qui florissait trois siècles avant ce conciliabule, assure formellement que ceux qui sont honorés du sacerdoce doivent être vierges, ou du moins consacrés le reste de leurs jours à la vie monastique ou à la continence, et qu’il est nécessaire, s’ils ont été mariés, qu’ils ne l’aient été qu’une fois.

Enfin il témoigne que les lecteurs sont les seuls qui puissent user du commerce conjugal, mais que les sous-diacres, les diacres, les prêtres et les évêques ne le peuvent en aucune façon.

Ce Père comprend les sous-diacres mêmes dans l’ordre sacerdotal, et il proteste qu’on ne les élit que d’entre les vierges ou les continents.

Voilà donc la discipline de l’Église universelle au temps de saint Épiphane, et surtout la discipline de l’Église grecque, dans les lois de laquelle ce Père était beaucoup plus versé.


Re: Embryon de controverse avec des auto-proclamés “orthodoxes”

Publié : ven. 07 juin 2024 15:12
par Abbé Zins

Entérinements d’abus, et rejet de l’antique discipline :


Rohbacher a écrit :

« Il dit de plus que Jésus-Christ même est le premier instituteur de cette discipline et que les apôtres en ont fait des canons et des lois.

Il reconnaît, à la vérité, qu’il y avait des Églises où les prêtres, les diacres et les sous-diacres n’observaient pas le célibat ; mais il répond que c’était un abus qui s’était glissé contre les canons. (S. Grég., L. 9, epist. 60, ed. Bened. ; S. Épiph., Expositio Fïdei cath , c. 21 ; hæres. 48, n. 7 ; hœres. 50, n. 4. Thomassin, Discipline, t, 1, part. 1.)

Ainsi donc les évêques du conciliabule in Trullo érigent l’abus en règle et mettent ce renversement scandaleux sur le compte des apôtres.