Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI
Publié : ven. 30 mai 2025 22:41
Abbé Jacqmin a écrit :Probation ex absurdo
Réponse à ce texte et en bas de ce texte :FauxAbbé Zins a écrit : ven. 30 mai 2025 11:12
(N.B. : Cette réponse a été composée avant le dernier message de l'abbé Jacmin qui vient d'être rajouté, et sur lequel on va revenir.)
Tout d’abord, puisque l’abbé Jacmin a réclamé que ses réponses soient publiées sur le site Mi ca El !? , il importerait qu’il cite les miennes en entier sur son site, et non de façon entrecoupée.
Le fait-il ou pas ?
Ensuite, il est clair que toute son argumentation et ses dénégations par des affirmations catégoriques infondées, concernant la réalisation des 2 premiers signes, visent uniquement à prétendre démontrer la licéité des Messes qu’il célèbre.
Il insiste toujours sur la seule validité, et ne parle de la licéité que lorsque des questions ou remarques lui sont faites à ce sujet.
L’essentiel de son propos est là :
Abbé Jacmin a écrit :
“Je vais réfuter vos erreurs, notamment sur la prétendue cessation des Messes licites et les spéculations sur les lignées Lefebvristes/Thucistes.” ; “que les lignées Lefebvristes et Thucistes, ordonnées validement mais soi disant illicitement, ne suffiraient pas à maintenir la Messe légitime. Réfutation : La validité de la Messe ne dépend pas de la licéité des ordinations, mais de la validité des ordres sacrés et de l’intention correcte du prêtre.” ; “V confond validité et licéité. Même si certains prêtres ou évêques sont schismatiques ou ordonnés illicitement, la Messe reste valide tant que les conditions canoniques sont remplies. La persistance de Messes valides (et licites) dans diverses communautés (prêtres traditionalistes) dément l’idée d’une cessation universelle.” ; “ Sur les lignées Lefebvristes et Thucistes : La validité de la Messe ne dépend pas de la licéité, et des Messes valides persistent, contredisant une cessation.” ; “des communautés catholiques traditionalistes (ex. Fraternité Saint-Pie X, Église souterraine chinoise) continuent d’offrir la Messe tridentine, conformément à la Tradition”.
L’abbé Jacmin passe donc sans cesse de l’objection d’illicéité à la réponse à côté : ça n’empêche pas la validité, ce qui n’est pas l’objet de l’objection.
Une seule fois, il s’en tire par cette affirmation gratuite : “La persistance de Messes valides (et licites) dans diverses communautés (prêtres traditionalistes) dément l’idée d’une cessation universelle.”, appuyée sur cette autre : “les lignées Lefebvristes et Thucistes, ordonnées validement mais soi disant illicitement”.
Et comme il sait qu’il marche en ceci sur des oeufs, il se braque et focalise sur, réduit tout à et martèle l’impossibilité de la cessation de messes avant “l’instant T”.
Son argutie peut se résumer par ce syllogisme : “La cessation de messes avant “l’instant T” est impossible” ; or seulement “en diverses communautés de prêtres traditionalistes il y a une persistance de Messes valides” ; donc ces messes sont forcément aussi licites, ne serait-ce que par suppléance. Ce qui constitue un grossier sophisme.
En ce cas, il ne lui reste plus qu’a prétendre que tant les messes des schismatiques orientaux auto-proclamés “orthodoxes” que celles des sectes de Palmar, de Spokane et d’ailleurs, voire de valides messes noires, seraient forcément aussi licites.
Par ailleurs, puisque l’abbé Jacmin tient que la “lignée épiscopale lefebvriste a été ordonnée licitement”, peut-il confirmer ou dénier cette affirmation grave ? :
Vrai ou faux ?Remigius a écrit : mer. 09 avr. 2025 14:24 viewtopic.php?p=19151&sid=b1ed9574c8407 ... 0b2#p19151
“L'abbé Jacqmin n’évoque pas la légitimité ni la licéité de Papes ou d’évêques, car il a été ordonné par Mgr Williamson, et une seconde fois par un "évêque" de la lignée thuciste.”
Cet argument est valable et pas un sophisme"En ce cas, il ne lui reste plus qu’a prétendre que tant les messes des schismatiques orientaux auto-proclamés “orthodoxes” que celles des sectes de Palmar, de Spokane et d’ailleurs, voire de valides messes noires, seraient forcément aussi licites."
Il s’appelle : "proba ex absurdo »
Si nier la licéité mène [edit 31/05 00h57 : "même" était une faute de frappe et devient "mène"] à la non existence de la Messe et un gros défaut de l’Eglise, ce qui est impossible , il faut nécessairement admettre l’existence de messe licites (et ordinations et sacres également)
NB
En philosophie, une probatio ex absurdo (ou preuve par l'absurde, également appelée reductio ad absurdum en latin) est une méthode de raisonnement logique visant à démontrer la vérité d'une proposition
en montrant que son contraire conduit à une contradiction ou à une absurdité. Cette approche est largement utilisée dans la philosophie, notamment dans la logique, la métaphysique et l'éthique, ainsi que dans les mathématiques.
Principe
1. On suppose que la proposition à prouver (P) est fausse, c'est-à-dire qu'on accepte temporairement la négation de P (~P).
2. À partir de cette supposition, on développe un raisonnement logique qui mène à une contradiction (par exemple, une proposition qui est à la fois vraie et fausse) ou à une conclusion absurde (quelque
chose d'inacceptable ou d'impossible).
3. Puisque la supposition de ~P conduit à une contradiction, on conclut que ~P doit être fausse, et donc que P est vraie.
Exemple classique
Dans la philosophie antique, un exemple célèbre se trouve dans les dialogues de Socrate (rapportés par Platon). Supposons que quelqu’un affirme que "la justice n’existe pas". Socrate pourrait montrer
que cette affirmation mène à des conséquences absurdes, comme l’impossibilité de distinguer le bien du mal dans les actions humaines, ce qui contredit l’expérience morale commune. Par conséquent, l’idée que "la justice n’existe pas" doit être rejetée.
Un exemple plus formel vient de la logique d’Aristote ou des preuves mathématiques d’Euclide. Par exemple, pour prouver que la racine carrée de 2 est irrationnelle :
- Supposons que √2 est rationnel, c’est-à-dire qu’il peut s’écrire sous la forme a/b, où a et b sont des entiers premiers entre eux.
- En développant cette hypothèse, on aboutit à une contradiction (a et b auraient un facteur commun, ce qui est impossible).
- Donc, √2 ne peut pas être rationnel.
Usage en philosophie
- Philosophie antique : Les stoïciens et les épicuriens utilisaient la reductio ad absurdum pour réfuter des thèses adverses.
- Philosophie médiévale : Thomas d’Aquin et d’autres scolastiques l’employaient pour défendre des thèses théologiques, comme l’existence de Dieu, en montrant que nier Dieu mène à des incohérences.
- Philosophie contemporaine : Dans la philosophie analytique, la reductio ad absurdum reste un outil central pour tester la validité des arguments.
Limites
La preuve par l’absurde suppose que le système logique sous-jacent est cohérent et que la contradiction trouvée est réellement inacceptable.
En résumé, la probatio ex absurdo est une technique puissante en philosophie pour établir la vérité d’une proposition en montrant que son contraire est logiquement intenable. Elle repose sur la rigueur
du raisonnement et l’intolérance à la contradiction dans un cadre logique classique.