Cornelius a Lapide a écrit :
« Ils étaient conduits », à savoir les Juifs par groupes d'un grand nombre, « avec une amère nécessité », par une violente coaction, « au jour de la naissance du roi » (Antiochus Epiphane) « aux sacrifices » qui étaient offerts aux idoles, de telle manière qu'ils y assistent et y participent activement et mangent de ce qui leur était offerts, comme s'ils consentaient aux idoles et à l'idolâtrie.
« Et quand étaient célébrées les fêtes du Libre » (Bacchus), « ils étaient forcés de se montrer à l'entour couronnés de lierre offert au Libre (au dieu de la Liberté).» Ce qui revient à dire qu'aux Bacchanales ou fêtes de Bacchus, qui se célébraient en buvant, sautant, jouant, pratiquant l'impudicité, etc..., en toute licence de la chair et liberté de concupiscences, (d'où le vocable de Libre donné à Bacchus, en tant qu'était accordé à chacun toute liberté de la chair lors de ses fêtes et cérémonies), les Juifs étaient forcés à s'entourer de lierre offert à Bacchus ou à la Liberté, et de circuler ainsi dans le Temple et dans la ville...
Les Grecs... tenaient que Bacchus était né de la cuisse de Jupiter... Bacchus était donc nommé le Libre, en tant que dieu de la Liberté, ou en tant que le vin dissout les soucis et en délivre l'esprit.»
(Cornelius a Lapide, in II Mach. 6,7s)
Saint Thomas a écrit :
« Le Libre est le nom propre au dieu même du roi, à savoir Bacchus, qui dans l'antiquité était tenu pour le dieu du vin... Ils appellaient donc le dieu du vin, le Libre, parce que le vin provoque à la luxure...»
(Saint Thomas, in II Mach. 6,7s)
Voilà donc une correspondance de plus avec la triste réalité contemporaine !
L'abomination dans le Lieu Saint se rapporte donc aussi à la licence des moeurs et au culte de la Liberté !
Liberté d'esprit s'émancipant de tout dogme, licence religieuse mettant toute forme de religiosité sur le même plan, perte de tout sens du péché, licence des moeurs au point d'en arriver aux pratiques de la sodomie contre-nature !
En cela aussi, nous y sommes malheureusement en plein, et cela va toujours en s'aggravant !
Cornelius a Lapide a écrit :
« « Le 25e jour du mois, ils sacrifièrent sur l'autel, érigé par eux à Jupiter Olympien, qui se dressait en face de l'autel » des holocaustes, dédié à Dieu dans le Temple de Jérusalem.
En cet autel donc, ce n'est pas seulement à Jupiter mais à Antiochus lui-même qu'ils sacrifiaient comme s'il était Dieu.
Celui-ci, en effet, comme l'avait prédit Daniel (11,36), voulut être honoré comme Dieu. Il fut donc une figure de l'Antéchrist.
Les idolâtres ne voulurent point sacrifier sur l'autel de Dieu, afin de ne point sembler sacrifier en l'honneur du Dieu des Hébreux, mais en sorte de le profaner et de le rendre abominable au peuple, ils installèrent dessus une statue de Jupiter Olympien, devant laquelle ils sacrifiaient depuis l'autel voisin érigé par eux à Jupiter.»
(Cornelius a Lapide, in I Mach. 1,62)
Cornelius a Lapide a écrit :
« « Le roi Antiochus rédigea un décret, par lequel il ordonnait que tout le peuple soit un », à savoir uniforme dans la foi et la religion, en sorte que tous ceux qui lui étaient soumis s'unissent en la même superstition et idolâtrie de la même façon qu'ils étaient unis en un même royaume, et donc « en sorte que chacun abandonne sa loi », ce qui revient à dire de telle façon que les Juifs abandonnent la loi et le culte de Dieu transmis par Moïse, et adoptent la loi et le culte d'Antiochus...
« Et nombreux furent ceux d'Israël qui consentirent à le servir.». Le terme grec est plus précis : "té latreia", à lui accorder la latrie, en d'autres termes la soumission sacrée, le culte et l'adoration, de telle manière qu'ils n'honorent nul autre Dieu d'un culte de latrie, ni ne servent d'autre Dieu que le dieu d'Antiochus leur roi, à savoir Jupiter Olympien et Antiochus lui-même. Car lui-même voulait être honoré comme Dieu avec Jupiter. (Ipse enim una cum Jove volebat coli ut Deus.)
« Et le roi envoya des livres... Et il envoya des décrets par lesquels il ordonna de souiller le lieu saint », c.à.d. de violer et profaner le Saint Temple et ses sacrifices sacrés, les rites, le sabbat, les fêtes, etc.. « et le peuple saint d'Israël », en sorte que rejetant la sainte foi et loi de Dieu ils se souillent avec des sacrifices sacrilèges et les superstitions païennes, ainsi que les idoles. Ce qui est explicité à la suite : « d'immoler des chairs porcines », des porcs et des truies, tenus pour immondes en la loi mosaïque et donc interdites d'offrir et de manger, « et des animaux communs », c.à.d. impurs...
« Et en sorte qu'ils changent toutes les observances de Dieu », qu'ils violent toutes les lois et prescriptions de Dieu.... « Et une multitude parmi le peuple se rassemblèrent autour de ceux qui avaient abandonné la loi du Seigneur », à savoir autour des apostats, en apostasiant avec eux la loi de Dieu, à savoir autour de Jason, Alcime, Menelas et des autres meneurs de l'Apostasie.
« Certains du peuple d'Israël s'enfuirent », ceux qui ne voulaient point apostasier, mais persévéraient avec constance dans la véritable loi et le culte de Dieu, et se voyaient obligés de fuir et de se cacher dans des grottes et des cavernes.
« Le 15e jour du mois de Casleu », qui correspond à notre mois de novembre, « fut dressée sur l'Autel de Dieu dans le Temple de Jérusalem l'abominable idole de désolation », une statue de Jupiter Olympien, qui devait être la cause de toute calamité et désolation, comme l'avait prédit Daniel (12,11).»
(Cornelius a Lapide, in I Mach. 1,43-57)
Ainsi donc, le roi Antiochus rédigea un décret, par lequel il ordonnait que tout le peuple soit un, à savoir uniforme dans la foi et la religion, ce par quoi il est également une parlante figure de l'Antéchrist personnel.
Uniformisation politique, sociale et "religieuse" antichristique que prépare l'actuel avance du mondialisme et la fusion "interreligieuse" que nous avons de plus en plus sous les yeux.