Re: Réfutations de boulettes que la FSSPX traîne comme un bo
Publié : mar. 02 févr. 2016 12:18
Quant au sait, par ailleurs, que ce qu’affirme ici l’abbé Boulet en revient à la “4e opinion” de Cajatan, le deponendus est, “l’hérétique public doit être déposé”, expressément réfutée par Saint Robert Bellarmin et opposée à la sentence unanime des Pères du depositus est, “l’hérétique public est déposé par le fait même” (ipso facto), qui est aussi la sentence des Papes, on voit l’audace de cet auteur dans une présentation gravement mensongère du Droit Canon.
Saint Robert Bellarmin a écrit : « C'est la sentence de tous les anciens Pères, qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent aussitôt toute juridiction (Haec est sententia omnium veterum Patrum, qui docent, haereticos manifestos mox amittere omnem juridictionem)...
Finalement, les saints Pères enseignent unanimement non seulement que les hérétiques sont en dehors de l'Eglise, mais encore qu'ils sont par le fait même privés de toute juridiction et dignité ecclésiastique (Denique Sancti Patres concorditer docent, non solum haereticos esse extra Ecclesiam ; sed etiam ipso facto carere omni juridictione et dignitate Ecclesiastica).
Saint Cyprien (l 2 Ep.6) dit : « Nous affirmons qu'aucun hérétique n'a ni pouvoir ni droit »... Saint Optat (l 1 contra Parm.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent avoir les clés du Royaume des Cieux, ni lier, ni délier.
Saint Ambroise (De poenit. l 1 ch.2), et S. Augustin (Enchir. ch.65), S. Jérôme (l. contr. Lucifer)..., le Pape S. Célestin I (Ep. ad J. Antioch., et EP ad Cler. Constan.)..., le Pape Nicolas I (Ep. ad Mich.), enseignent la même chose.
Saint Thomas (2.2.39,3), enfin, expose que les schismatiques perdent aussitôt toute juridiction, et que ce qu'ils tentent de faire, en se basant sur quelque juridiction que ce soit, est nul.»
(Saint Robert Bellarmin, De Romanon Pontifice 2,30)
Saint Thomas a écrit : « Le pouvoir de juridiction est confié à un homme par simple injonction et n'adhère point à lui de manière inamovible. C'est pourquoi il ne demeure point dans les schismatiques et les hérétiques. Aussi ils ne peuvent ni absoudre, ni excommunier, ni concéder des indulgences, ou autre chose semblable : que s'ils le font, rien n'est opéré. (Potesta juridictionis... in schismaticis et hareticis non manet, unde non possunt nec absolvere... : quod si fecerint, nihil actum est).» (Saint Thomas, 2.2. 39,3)
Pape Paul IV a écrit : « 6.. Tous et chacun de leurs dits, faits et gestes, leur administration et tout ce qui en découle, tout est sans valeur et ne confère aucune autorité, aucun pouvoir à personne. Ces hommes ainsi promus et élevés seront par le fait même, et sans qu'il faille quelque déclaration ultérieure, privés de toute dignité, place, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir....»
(Paul IV, Bulle Cum ex Apostolatus officio du 15/2/1559)
Saint Antonin a écrit : « Dans le cas où le Pape deviendrait hérétique, il se trouverait, par ce seul fait et sans aucune sentence, séparé de l'Eglise. En effet, une tête séparée d'un corps ne peut, aussi longtemps qu'elle en reste séparée, être la tête de ce même corps dont elle s'est retranchée.
Donc un Pape qui aurait été séparé de l'Eglise par l'hérésie, cesserait par cela même d'être la Tête de l'Eglise ; il ne pourrait être hérétique et rester Pape, parce que, étant hors de l'Eglise, il ne peut posséder les clés de l'Eglise.»
(Saint Antonin, Archev. de Florence)
Saint Robert Bellarmin a écrit : « Le fondement de cette sentence est que l'hérétique manifeste n'est en aucune manière membre de l'Eglise, c.à.d. n'appartient ni à son âme ni à son corps, ou ni par union interne ni par union externe. Car les Catholiques, même mauvais, sont unis et sont membres, de son âme par la Foi, de son corps par la confession de la Foi et la participation aux Sacrements visibles. Les hérétiques occultes sont unis et sont membres, seulement par union externe, de même qu'à l'opposé les Catéchumènes appartiennent à l'Eglise seulement par union interne, et non par union externe. Tandis que les hérétiques manifestes, comme cela a été déjà prouvé, n'y appartiennent d'aucune manière.»
(Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice 2,30)
Pape Léon XIII a écrit : « Car il serait absurde de prétendre qu'un homme exclu de l'Eglise ait quelque autorité dans l'Eglise.» (Léon XIII, Encyclique Satis Cognitum, du 29/6/1896)