La Terre Sainte des pèlerins

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Abbé Zins
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9/ Capharnaüm :



Après l'entrée solennelle en sa Vie publique par la première Théophanie et le témoignage reçu aussi de Saint Jean-Baptiste, suivie de son jeûne de 40 jours et nuits au désert, après la manifestation du commencement de l'accomplissement des prophéties messianiques en sa Personne dans la synagogue de Nazareth, Notre divin Maître quitta définitivement sa petite patrie terrestre de Nazareth et vint s'installer à Capharnaüm (Lc 4,31) pour y habiter et en faire le pied-à-terre de son apostolat public (Mt. 4,13).

Cette bourgade, alors proche de la frontière entre deux provinces romaines, était un centre de commerce et d'échanges assez florissant.

C'est là que Saint Pierre et son frère André exerçaient, avec Saints Jacques, Jean et leur père Zébédé, leur métier de pêcheurs.

Disciples assidus de Saint Jean le Baptiste, ils furent amenés par son témoignage à reconnaître en Jésus de Nazareth le Messie tant attendu (Jn. 1,35s), et commencèrent à croire en Lui après le miracle de Cana auquel ils assistèrent (Jn. 2, 11s).

C'est en la Synagogue de Capharnaüm que, après en celle de Nazareth, Notre Seigneur commença sa prédication publique (Lc. 4,15,28,31s,38 ; Mc. 1,21s), puis auprès de la rive de Capharnaüm depuis la barque de Pierre (Lc. 5,1-3).

C'est ensuite que le Christ-Seigneur, passant sur la grève de galets de Capharnaüm, où ceux-ci réparaient leurs filets, les appela à Le suivre définitivement pour en faire des pêcheurs d'hommes, ce qu'ils firent aussitôt, après la première pêche miraculeuse, en laissant là famille, barque, filets et poissons pris en grand nombre (Mc. 1,16-20 ; Mt. 4,18-22 ; Lc. 5,4-11).

La première multiplication des pains eut lieu de l'autre côté du lac (Jn. 6,1s; Mc. 6,32s ; Mt. 14,13s), à Tel Hadar ou la Colline de Gloire, entre Bethsaida maritime (maison des fruits, des chasseurs) (Lc. 9,10s) et Kursi. L'emplacement en est signalé par une lourde pierre érigée.
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Abbé Zins
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10/ Tabgha :

La deuxième multiplication des pains eut lieu à Tabgha bas ou Heptapegon, le lieu des Sept Sources, où le choeur d'une antique église byzantine, devenue à présent une église tenue par des bénédictins allemands, en marque le lieu précis :
c'est en effet sur le rocher qui se trouve enchâssé devant l'autel que les pains et poissons furent déposés (Mt. 15, 29-39 ;Mc. 8,1s).


Il convient de signaler ici une disposition remarquable de Notre divin Sauveur pour permettre à ses fidèles, transformés en pèlerins, de retrouver plus facilement les traces de son passage ici-bas.

Dans tous les lieux les plus mémorables de sa Vie terrestre et de son ministère public, Notre divin Maître a choisi des grottes, de hautes montagnes et de gros rochers pour laisser une marque durable de son passage.

Ainsi en est-il tant pour Nazareth, que pour Bethléem, Jérusalem, la Galilée, et même pour ses précurseurs comme le Prophète Elie au Carmel, Saint Jean-Baptiste à Ein Karem, et le Patriarche Abraham à Hébron et à Jérusalem, non moins que pour les bergers de Bethsahür.

Pour ce qui est de la Galilée, outre le Mont Thabor et le Mont des Béatitudes, il en est particulièrement ainsi autour de la calotte du lac de Capharnaüm, comme le signale ces précisions dues à l'érudition bénédictine :
« Durant les quatre premiers siècles, les Chrétiens de Capharnaüm étaient tous d'origine juive et se transmettaient, de pères en fils, les souvenirs de la vie de Jésus, qu'ils rattachaient à trois rochers célèbres :

le premier, au bord de la Via Maris [ à Tabgha bas], rappelait la première multiplication des pains et poissons ;

de l'autre côté de la route, une grotte creusée dans le roc évoquait la proclamation des Béatitudes ;

un troisième rocher près de la mer [à Tabgha haut] évoquait l'apparition du Ressuscité (Jn. ch. 21) à Pierre et ses compagnons.


En 383, la pèlerine Egerie visita ces trois lieux saints.... Son récit est parvenu jusqu'à nous.

Elle rapporte que le rocher sur lequel Jésus posa les pains était devenu l'autel d'une église.
On peut voir les restes de cette église (construite vers 350) à droite de l'autel et dans le transept nord.
Vers 450, ce sanctuaire fit place à une église byzantine plus grande. Sous l'autel, au lieu d'un reliquaire... [se trouvait] le rocher sacré. Par la suite, on couvrit le sol de splendides mosaïques, les plus belles assurément de la Terre Sainte...

En 1932, les archéologues Mader et Schneider découvrirent les anciennes fondations et les mosaïques, en parties intactes....»
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Abbé Zins
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C'est à Tabgha haut qu'eut lieu

la seconde pêche miraculeuse et

l'institution de la Primauté de Saint Pierre.



En descendant du haut de la route vers le bord de la Mer de Galilée on aborde une charmante petite crique

prolongée à droite par une berge formée de petits cailloux ou gravillons où l'herbe pousse au printemps,

à gauche par une grève où l'on retrouve les grosses pierres volcaniques propres au bord de ce lac.

Notre divin Sauveur ressuscité se tenait en cette crique quand il héla les Apôtres dont la barque était à 200 m sur la droite toute proche de la berge qu'ils s'apprêtaient à aborder.
« Jésus leur dit donc :

Petits, avez-vous de quoi faire de la friture ?

Ils répondirent : Non.

Il leur dit : Jetez le filet à la droite de l'embarcation, et vous trouverez.

Ils le jetèrent donc : et aussitôt ils n'arrivèrent plus à le ramener en raison de la multitude de poissons.

Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C'est le Seigneur !

Quand il entendit que c'était le Seigneur Simon Pierre... se jeta à l'eau..»

(Jn. 21,6s)
Dès lors, quelle douce émotion et joyeuse exaltation

d'entendre plus d'une fois,

en se tenant sur cette même berge,

de grands frous-frous dans l'eau et, en se retournant, de voir

une multitude de poissons sortir la tête de l'eau,

précisément à 200m de là sur la droite !

Phénomène habituel, en ce lieu précis !


Au bord de la crique se trouve un très gros rocher,

sur lequel est bâtie l'église de la Primauté de Saint Pierre,


en laquelle figure une représentation en forme de médaillons juxtaposés de tous les Papes, avec une courte notice sur chacun.

Dans le choeur de cette église émerge le sommet de ce rocher, dont le dessus aplati et les côtés formant des excavations se prêtent tout à fait à s'en servir de table avec sièges incorporés.

Il s'agit de la Mensa Christi en laquelle

Notre divin Maître a Lui-même servi ses Apôtres,
après leur avoir fait cuire du pain et des poissons sur des braises

(Jn. 21,9,13).

C'est en se promenant avec Saint Pierre sur cette berge et cette grève à l'issue de ce repas,

que le Christ-Seigneur lui fit réparer son triple reniement par une triple confession de sa charité :
« Seigneur, Vous savez que je Vous aime »,

et que, après les deux
« pasce agnos meos »
le rétablissant pasteur des fidèles comme les autres Apôtres,

le Souverain Prêtre l'établit de surcroît par le
« pasce oves meas »

Pasteur des pasteurs (Jn. 21, 15-17)

et lui conféra ainsi à ce moment là

la Primauté sur l'Eglise universelle


(Pastor Aeternus, ch.3, DB 1824, 1827).


Notre Seigneur Jésus-Christ réalisa donc,

en ce lieu si agréable et attachant,

la promesse faite à celui dont Il avait déclaré à Banyas (cf. p.3) :
« Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam ».
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Abbé Zins
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11/ La vallée du Jourdain :



La première source dont est issu le Jourdain (leur descente, leur appréhension, voyant le jugement)

est le lac Phiala au pied de l'Anti-Liban.

Après un long parcours souterrain, ses eaux rejoignent celles de 2 autres sources formées des neiges éternelles du grand Hermon et fait resurgence à Banyas.

Le Jourdain s'écoule de là au milieu des hauts plateaux de la Galilée supérieure et, après avoir parcouru environ 24 km, alimente de ses eaux le lac Mérom ou Séméchon, large d'environ 5 km et long de 11 km.

Après encore 24 km, le Jourdain se jette dans la Mer de Galilée qu'il alimente en eaux et en poissons, avant d'en sortir 20 km plus loin au sud-est.

C'est alors, en la partie principale de son cours, qu'il se taille, par de nombreux méandres, une très large vallée qu'il fertilise grandement.

Enfin, à plus d'une centaine de kilomètres au sud, il se jette dans la Mer Morte, à l'abord de laquelle tous les poissons qui s'y hasardent meurent.


A sa sortie de la Mer de Galilée, la vallée du Jourdain est très fertile, remplie de céréales, de légumes, d'arbres fruitiers, avec déjà cependant, par intervalles, des zones de collines désertiques.

Les cigognes règnent en maîtresses de ces cieux d'un bleu intense, en lequel elles étendent leurs ailes comme de larges étendards dominant les drapeaux frontaliers des humains.

La frontière entre Israël et la Jordanie fait du Jourdain une zone militaire inaccessible actuellement. Même le lieu principal où Saint Jean-Baptiste a baptisé le Christ-Jésus ne peut être approché qu'une fois par an.


La traversée du Jourdain,

que les fils d'Israël ont passé à pieds secs par un éclatant miracle de Dieu pour leur faciliter

l'entrée dans la Terre Promise,

de ses eaux, dans lesquelles le Général Syrien a été guéri de la lèpre sur les indications du Prophète Elisée,

sanctifiées par le Baptême du divin Sauveur,

a la même signification symbolique que celle de la Mer Rouge :

le bain régénérateur dans le Précieux Sang du Rédempteur,

la mort à ce monde pour atteindre enfin le Ciel tant désiré.
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Abbé Zins
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12/ Jéricho et ses confins :



L'aspect partiellement désolé et désertique va en s'amplifiant à mesure que l'on s'approche du nord de la Mer Morte.


Aussi est-ce sous l'aspect d'une gigantesque palmeraie,

formant une agréable oasis en une région déjà tout à fait désertique,

qu'apparaît Jéricho (son odeur, lune),

qui s'étend comme un immense campement à l'abri des palmiers

et au milieu de ses célèbres roses,

à environ 10 km du nord de la Mer Morte,

à 35 km au nord-est de Jérusalem.


Dans les montagnes qui la dominent à l'est se trouve

le Mont de la Quarantaine ou de la Tentation


où Jésus, au sortir des eaux du Jourdain en lesquelles le divin Rédempteur s'était chargé de tout le flot des péchés de l'humanité,

fut chassé par le Saint-Esprit
(Mc. 1,12)

comme cela avait été figuré chaque année par le rite de l'expulsion au désert du bouc émissaire (cf.STP 26.19s).


Au sud-est de ces mêmes montagnes se situent les étonnantes gorges sur les flancs desquels s'accroche le monastère Saint Georges.

Ces impressionnants canyons ont été creusés par le torrent de Carith (division, connaissance),

auprès duquel un Ange commanda au Prophète Elie d'aller se cacher un temps pour fuir la colère du Roi Achab,

et où il fut nourri par un corbeau (III Rois 17,3s).


Outre ce lieu, le Mont de la Quarantaine, où Jésus demeura en une grotte difficile d'accès à mi-pente,

fut également sanctifié par la vie érémitique et cénobitique de la Laure de Duka,

comme le désert entre Jéricho et Jérusalem le fut par la célèbre Laure de Saint Sabas,

à environ 10 km à l'est de Jérusalem au bord du torrent du Cédron.
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13/ Engaddi, Beer Sheva, Hébron :



Au nord de la Mer Morte, après avoir laissé sur sa gauche à l'est l'embouchure du Jourdain, puis à sa droite à l'ouest les hauteurs de Qumran,

on parvient à mi-hauteur de la rive ouest de la Mer Morte à Engaddi (source du chevreau), où David, réfugié dans une grotte, y coupa un pan du manteau du Roi Saül (I Rois ou I Sam. ch. 24), et que son fils Salomon célèbre pour ses vignes dans le Cantique des cantiques (1,13).


Beer Sheva se situe à la limite du désert de l'Idumée, peuplé par les Iduméens ou descendants d'Esaü, à 1/3 de distance entre le sud de Gaza et le sud de la Mer Morte.

Il s'agit de l'antique Bersabée ou Puits de l'Alliance, où Abraham fit alliance avec le Roi Abimélech, éleva un lieu saint en l'honneur de Dieu et résida longtemps avec sa famille ( Gen. ch. 21).

C'est là que Jacob vola la bénédiction paternelle à Esaü, après l'avoir supplanté par l'achat de son droit d'aînesse (Gen. 26,23s ; ch. 27).


Hébron (participation à la tristesse ou à la force, augmentation sempiternelle) est à environ 50 km au nord de Beer Sheva, et à 32 km au sud de Jérusalem.

Son nom antique était Cariath Arbe, la Ville des Quatre,

à savoir le lieu où sont enterrés

le Protoplaste Adam (homme, terrestre, indigène, terre rouge) (Jos.14,15),

Abraham (père d'un grand peuple) et son épouse Sara (princesse),

Isaac (écoute de Dieu) et son épouse Rébecca (grande patience, grand don),

Jacob (supplantateur) et son épouse Lia (laborieuse),

dans une grotte près du chêne de Mambré (de la vision, transparente) où Abraham avait édifié un Autel au Seigneur (Gen. 13,18 ; 25,10s ; 35,27s).

La tombe des Patriarches y demeure très vénérée tant par les arabes, fils d'Abraham par Ismaël, que par les Juifs, fils d'Abraham par Isaac et Jacob.
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14/ Bethléem :



C'est à 23 km au nord d'Hébron et à 9 km au sud de Jérusalem

qu'est située la ville de David,

Bethléem (Maison du Pain) , où est né l'Enfant-Dieu.


Par l'ancienne route venant de Jérusalem,

l'entrée de Bethléem s'effectuait par les abords du

tombeau de Rachel (agnesse, voyant le prince, voyant Dieu),

seconde épouse de Jacob,

autour duquel eut lieu le massacre des Saints Innocents

de Bethléem et de ses confins.



Les chérouts arabes, taxis à 10 places que l'on prend en face de la porte de Damas à Jérusalem,

vous laissent actuellement à l'entrée de la ville (où les israéliens leur interdisent d'entrer),

devant l'hôpital français qui, comme celui de Nazareth,

est tenu par des Soeurs de Saint Vincent de Paul.

De là on peut reprendre un taxi palestinien local ou traverser la ville à pied sur 1 à 2 km,

pour atteindre vers la sortie est la Basilique de la Nativité.
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A. Basilique de la Nativité :



La Basilique de la Nativité se trouve sur une grande place et, quoique de proportion importante, ne paye pas de mine, car elle est en grande partie cachée par tous les couvents qui l'entourent.


On y entre par une porte basse, dont voici l'origine :

les Turcs ayant eu un temps coutume d'y entrer même à cheval pour marquer leur caractère de dominateurs du pays,

les Pères Franciscains, vigilants gardiens de la Sainte Grotte,

eurent recours à un habile stratagème pour remédier à une telle impiété.

Ils renforcèrent le mur de la façade et n'y laissèrent que cette entrée qui non seulement rend impossible le passage d'un cheval mais encore oblige quiconque y entre à baisser la tête.

Ce que les Turcs ne voulant faire, la sérénité fut rendue à la Basilique.


Après avoir baissé la tête pour entrer par cette porte, à moins qu'on ne passe par une autre donnant sur le cloître des Franciscains, on franchit une autre porte haute et large.


On pénètre alors dans l'immense église bâtie par les Croisés,

avec une impressionnante double rangée de hautes colonnes,

sur les restes d'une église byzantine.
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B. Grotte de la Nativité et Mangeoire ou Crèche :



Au bout de la longue nef centrale se trouve le choeur rehaussé, qu'occupent depuis près de 2 siècles les schismatiques grecs, qui l'ont volé par la violence (à coups de bâtons ! ) aux pacifiques Franciscains.

Sur les deux côtés de ce choeur, descendent deux séries de marches d'escaliers qui conduisent à la Grotte de la Nativité.


Quand il y a foule de pèlerins, l'escalier de droite sert pour descendre, souvent après avoir fait la queue pendant une heure ou plus, et celui de gauche pour remonter, après avoir vénéré quelques instants seulement l'endroit précis de la Grotte où le divin Sauveur est né.

Ceux qui ont le bonheur de pouvoir venir en dehors d'un groupe et des moments où les foules défilent, peuvent descendre tranquillement et, en dehors des temps où les "orthodoxes" officient, rester des heures à satisfaire leur dévotion.


Au bas des marches, à droite de celles de droite, à gauche de celles de gauche, sous le choeur, on vénère le lieu de la Nativité où l'Enfant-Dieu est sorti au travers des chairs de sa Vierge-Mère sans les déchirer, comme après au travers des linges et du rocher du Sépulcre sans briser le sceau mis par les Grands-Prêtres, puis au travers des portes fermées du Cénacle.

Une étoile argentée en marque l'endroit exact.

De là, en se tournant en arrière vers la droite, on descend par trois marches vers le lieu où se trouvait la mangeoire où le Saint Poupon Immaculé fut placé entre un âne et un boeuf,

et dont le Bois a été apporté, avec le corps de Saint Jérôme, en la Basilique de Sainte Marie Majeure à Rome.
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C. Grottes du Songe de Saint Joseph, de Saint Jérôme et ses disciples :



Dans la paroi, cachée par les tentures qui recouvrent cette partie la plus auguste de la Grotte, une porte donne de l'autre côté d'un mur de séparation bâti de main d'hommes, vers la prolongation d'autres cavernes de la même grande Grotte non séparées ainsi entre elles à l'origine.

La première caverne, de l'autre côté de la paroi,

d'où l'on entend les offices grecs faits auprès de la Crèche et où l'on a accès depuis la crypte de l'église contiguë construite par les Franciscains après leur dépouillement,

est la partie de la Grotte dite du songe de Saint Joseph, quand l'Ange lui annonça qu'il devait prendre l'Enfant et sa Mère et fuir en Egypte.

En ses flancs sont creusées deux cavités qui servaient de cellules à deux des disciples de Saint Jérôme.

Quand, de cette première caverne, on se tourne face à la paroi derrière laquelle est située la Crèche, on a à sa gauche ces deux cavités,

et à sa droite on entre dans une seconde caverne, dite de Sainte Paule et de sa fille Sainte Eustochie,

disciples de Saint Jérôme, qui l'ont poussé à leur écrire des Commentaires des Livres des Prophètes,

dans les parois de laquelle sont ensevelis leurs corps.

En elle, on voit aussi l'emplacement où le corps du Saint Docteur de l'Eglise avait été placé avant d'être rapporté à Rome.


Puis, sur la droite de cette seconde caverne, on entre dans une troisième, plus vaste et plus haute, d'où filtre par des ouvertures la lumière du jour.

Là était la cellule où le Saint corrigea la version latine antique de l'Ecriture, dite Italique, à partir des originaux hébreux, des Septante et des Hexaples d'Origène, pour en composer la version officielle de l'Eglise ou la Vulgate.

Ici, le Saint Docteur ne cessa de prier auprès de la Crèche que pour venir lire, écrire et répondre à de multiples correspondants l'interrogeant sur le sens exact des passages les plus difficiles des Saintes Ecritures,

soit en cette cellule même, soit en plein air dans les abords de la Sainte Grotte ;

ou encore, pour recevoir et guider les pèlerins venus de partout en ce saint lieu de la Navité de Notre divin Sauveur.
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