Re: Débat Rama P. Coomaraswamy - Mère Teresa (1977)
Publié : lun. 30 sept. 2019 11:25
Rama Coomaraswamy traduit par le chartreux a écrit :
5 La question de la validité a déja été traitée plus haut. À plusieurs reprises, ton correspondant cite Denzinger 931 comme soi-disant donnant le droit à l'Église de changer la messe. Examinons ce passage. Denzinger 931 est le chapitre 2 de la XXIème session du concile de Trente, et traite de la question de la dispensation des sacrements. Voici le passage concerné (les caractères gras sont de moi) :
Comme ton représentant prétend que ce passage donne le droit légal à l'Église de changer tout ce qu'elle veut dans la messe, pour dissiper tout malentendu je reproduis carrément le chapitre entier dans un appendice joint à cette lettre. À la lecture de ce chapitre et des canons avec anathèmes attachés, il apparaît clairement que le seul point discuté était la nécéssité ou non de communier sous les deux espèces pour être sauvé. Contre Jean Hus et d'autres, ce chapitre dit clairement que ce n'est pas nécéssaire, et dit clairement aussi que le Christ est "reçu totalement et entièrement" sous les espèces du pain. Je n'ai jamais contesté cela ni contesté le droit de l'Église de légiférer sur ce point. D'ailleurs, quand je vais à une messe ukrainienne uniate, je communie sous les deux espèces (c'est une particularité de ce rite établi par S. Jean Chrysostome).Concile de Trente, XXIème session, chapitre 2 a écrit : Le concile déclare, en outre, que dans l'administration des sacrements il y eut toujours dans l'Eglise le pouvoir de décider ou de modifier, la substance de ces sacrements étant sauve, ce qu'elle jugerait mieux convenir à l'utilité de ceux qui les reçoivent et au respect des sacrements eux-mêmes, selon la diversité des choses, des temps et des lieux. Ce que l'Apôtre a semblé indiquer assez nettement en disant : " Que l'on nous considère comme des ministres du Christ et les dispensateurs des mystères de Dieu" (1 Co. 4:1). Et il est assez évident qu'il a lui-même usé de ce pouvoir aussi bien pour de nombreuses autres choses que pour ce sacrement lui-même, lorsqu'il dit, après avoir pris quelques ordonnances sur son usage : " Je réglerai le reste quand je viendrai " (1 Co. 11:34)