Faute de logique, matière d’hérésie, ou les deux ? par abbé Zins (2005-11-11 22:02:50)
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Dans la précédente session, Réginald ayant voulu réduire tout le débat en un simple syllogisme, mon but a été de lui montrer les limites d’une telle manière de procéder. D’autant plus qu’il a donné à entendre plusieurs fois qu’il attachait plus d’importance au raisonnement intellectuel qu’aux données de la Révélation et aux arguments d’autorité venant des Saints Pontifes, Pères et Docteurs de l’Eglise.
D’où mon élaboration, à son imitation, d’un raisonnement sous forme de bref syllogisme. La conclusion en était volontairement manifestement fausse : Donc le Christ n’est pas mort. Toutefois, il n’était point aisé de montrer quel était l’élément faux en ce syllogisme.
La vraie solution, comme je l’ai montré dans une intervention ultérieure, était de faire une distinction dans la mineure. Mais celle-ci n’était point possible avec un simple recours à la seule raison. Il fallait, pour la résoudre, faire appel au donné révélé.
Réginald a cru pouvoir la solutionner en distinguant la majeure du syllogisme. Ce faisant, il s’est laissé entraîner à la fois dans une erreur de raisonnement et, implicitement, dans la matière d’une hérésie. Tout en le niant extérieurement par la suite, lui et ses défenseurs trop hâtifs, l’ont implicitement reconnu de fait en gardant le silence à ma question subséquente : oseriez-vous nier ? (Voir ce dossier à la 3e session.) .
Quelle est cette erreur (déjà signalée) dans la logique ?
Avoir pris le moyen terme du raisonnement, à savoir le mot éternel, dans un sens plus étendu que celui qui lui était donné dans le syllogisme. (Notons tout de suite, pour éviter une nouvelle échappatoire en la matière, que les divers sens du mot éternel exposés en mon ultime réponse en citant le dictionnaire Littré se trouvent semblablement expliqués dans le DTC à l’article : éternité.)
En ce syllogisme, le mot éternel était évidemment pris dans le sens participé de
n’aura pas de fin. Réginald l’a pris, lui, en son sens principal, qui est :
sans commencement ni fin. Et il a nié que cela soit attribuable au Christ en tant qu’homme.
Or :
1̊ Si la première partie de cette notion principale n’est effectivement pas attribuable au Christ en tant qu’homme, qui n’est pas en cette nature
sans commencement, la seconde n’est pas niable du Christ même en tant qu’homme, qui, même en cette nature unie pour toujours hyspostatiquement au Verbe de Dieu, à la Seconde Personne de la Très Sainte Trinité,
ne saurait avoir de fin. Et le raisonnement subséquent de Réginald en venait à nier implicitement ce point de Foi. D’où matière à hérésie, dont j’ai dit en ma réponse suivante qu’il serait le premier à reconnaître cette erreur dès qu’elle lui serait signalée. Cela n’a été le cas qu’indirectement, par le silence gardé à la question : oseriez-vous nier ?
2̊ Ce n’est assurément pas en tant qu’Il n’a
pas de commencement (en sa nature divine), mais bien en tant qu’Il
n’aura pas de fin (ni en sa nature divine, ni en sa nature humaine) que, étant donné cet attribut de l’éternité qui Lui est propre, le Christ n’aurait pas dû, en soi, mourir. D’où l’explication à trouver en sa divine Volonté, révélée d’avance par les Prophéties de l’Ancien Testament.
Il reste à dire une nouvelle fois que ce qui vaut pour la Tête, vaut aussi pour le Corps Mystique de l’Eglise qui Lui est unie pour l’éternité.
Que le Père Tout-Puissant daigne faire triompher la Vérité en nos intelligences, et la Charité en nos cœurs :
Veritas liberabit vos.