La clémentine
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Fulgurator
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Re: La clémentine
Attention lorsque je cite l'auteur sur la Vulgate, je n'entends nullement faire mien le fait qu'il considère Jean XXIII comme Pape. J'espère que tout le monde l'aura compris...
Re: La clémentine
Vous avez soulevé un gros lièvre qui ne m'était point connu !Paulus a écrit : Peut-on ouvrir un sujet sur la "nouvelle vulgate", qui, à mon sens, est un mensonge éhonté de la secte ?
En résumé :
1) ce n'est nullement un texte jéronimien, donc pas une "vulgate"
2) c'est en fait la simple traduction latine de la version grecque de Nestlé (NA26), laquelle est la version des protestants !
C'est ahurissant, mais c'est la même chose que pour le missel : on change complètement la chose, et pour tromper le peuple on lui laisse le même nom. C'est un horrible mensonge....
(....)
5) après LE concile, il fut question de publier une nouvelle édition de la vulgate. Apparament, c'est ce qui fut fait, sous le titre "neo-vulgata" (promulguée par JPII). Or, ce texte n'est pas autre chose qu'une traduction latine de la NA26 !!! Cela n'a RIEN à voir avec la Vulgate. Ce n'est pas une vulgate améliorée. C'est un AUTRE texte. Et comme par hasard, c'est le texte protestant et intellectuel...
6) C'est donc une tromperie que de nommer ce texte "nouvelle vulgate". Cette tromperie se retrouve dans le missel : la "nouvelle messe" (protestante elle aussi) fut nommée "missale romanum" ! comme l'ancien ! Les naïfs n'y ont vu que du feu.
Conclusion : il faut dénoncer cette révolution biblique, qui est une partie de la grande révolution conciliaire.
Paulus
Question assurément fort importante !
Ici, par contre, vous avez sorti des énormités ! Comme les deux textes remarquables cités par Fulgurator suffisent à le montrer, n'insistons pas, sauf sur deux points.Paulus a écrit : 1) la Vulgate est le texte latin de la sainte Bible, établi par saint Jérôme sur les manuscrits les plus anciens, les plus fiables. Remarquons que, ce faisant, saint Jérôme a détruit la tradition biblique latine, pour la remplacer par son texte "savant"... Jérôme fut le premier des révolutionnaires bibliques ! Son travail est excellent, et ce fut une bonne chose qu'une version unique fut admise dans toute la latinité. Mais en bien des endroits, son texte est moins bon que le vieux texte latin. De plus, son obsession de la "veritas hebraica" lui a fait abandonner bien des leçons issues de la Septante; or la Septante était non seulement la bible des Pères, mais celle des Apôtres et probablement de Notre-Seigneur...
2) Cette vulgate fut améliorée sur des points de détails, au fil du temps. Jusqu'à la publication par les papes Sixte et Clément, d'où le nom de "vulgate sixto-clémentine" (.....)
Paulus.
Notons d'abord que le reste du texte de Dom de Monléon, non cité ici, développe avec compétence et profondeur la réfutation des néo-pseudos-"savants" destructeurs modernistes.
Quant à celui de M. Barrois, le manque d'aération de sa publication en rend la lecture pénible. Ce qui est dommage !
Notre administrateur, Micael, ne pourrait-il pas améliorer cette présentation, comme il l'a déjà fait fort discrètement et efficacement en d'autres fils ?
Pour les deux points à préciser, voici.
Il est toujours fort délicat de penser en savoir plus qu'un Saint Docteur de la Sainte Eglise ! Cela peut toutefois être parfois le cas exceptionnellement, par exemple sur tel point depuis mis en lumière et défini dogmatiquement. Il devient en outre très dangereux de prendre de haut extérieurement un Saint Docteur, et de le "rabaisser" publiquement. Ce faisant, c'est soi-même que l'on rabaisse réellement en prenant le meilleur moyen pour déraper gravement.
Saint Jérôme n'a rien ni révolutionné, ni abandonné, ni détruit. Il a par contre, sur le mandat pontifical qu'il avait expressément reçu du Pape Saint Damase, corrigé pour le Nouveau Testament les coquilles de l'antique version latine Italique, en a amélioré quelques tournures, précisé quelques ambiguïtés ; et, pour l'Ancien Testament, complété, précisé ou corrigé la version grecque des Septante à partir des Hexaples d'Origène et d'antiques manuscrits hébreux à présent disparus, revu et corrigé des versions latines éparses, partielles, incomplètes, traduit des passages entiers, comme pour l'Exode, à partir tant des Septante (version grecque DU SEUL Ancien Testament !) que de manuscrits hébreux.
Pour ce dernier point de sa juste mise en avant et défense de la "veritas hebraïca" ou justesse et précision plus grande obtenue à partir de la version originale hébraïque de l'Ancien Testament, laissons-le l'exposer lui-même en un passage où il démontre très succinctement mais non moins très puissamment l'exactitude et l'importance de sa démarche autorisée et inspirée :
Alors, s'il est toujours imprudent de prétendre en savoir plus qu'un Saint Docteur, ne l'est-il pas davantage encore quand on pense pouvoir le reprendre de surcroît en ce qui est en outre son point fort, sa spécialité éminente !?Saint Jérôme a écrit : « « Afin que fût accompli ce qu'a dit le Seigneur par le Prophète : J'ai rappelé mon Fils d'Egypte.» Qu'ils vous disent, ceux qui nient la véracité des manuscrits hébraïques, dans quel passage de la version des Septante on lit cela ?
Comme ils ne le trouveront point, nous leur disons : Cela est écrit dans le Prophète Osée (11,1), ainsi que peuvent le prouver les exemplaires que nous avons récemment publié.» (Saint Jérôme, in Mt. 2,15)
Et, ô combien plus, quand il s'agit d'un Saint Docteur que, en et pour cette matière-là précisément, l'Eglise même appelle :
« in exponendis sacris Scripturis.. Doctorem maximum » (oraison de sa fête le 30/9) :
« le Docteur le plus grand pour l'exposé des Saintes Ecritures » !
NON ! L'Eglise N'A PAS abandonné et ne saurait abandonner sa tradition biblique ! Cela est métaphysiquement impossible ! Que d'anciens hommes d'église puissent le faire, c'est autre chose ! Ici, ce ne sont que des intrus qui occupent les structures ecclésiastiques et le Saint-Siège, des infiltrés pour détuire de l'intérieur, des marannes, des antipapes et faux pontifes, et non pas ni l'Eglise, ni la Papauté !Paulus a écrit : encore une précision :
1) l'Eglise a abandonné sa tradition biblique. C'est cela qu'il faut dénoncer.
2) la bible NA, c'est un super bizness. Ca rapporte un fric fou à une poignée de pauvres types. C'est constamment réédité, avec quelques améliorations minimes à chaque fois. C'est un bizness qui roule tout seul, et cette sale bande de mercantis n'a que cela en vue. Ceci dit pour poser une question : COMBIEN le Saint-Siège a-t-il versé à Nestlé-Aland pour pouvoir reproduire leur texte et le traduire ? La révolution biblique a dû couter cher. Avis à ceux qui donnent au denier de Saint-Pierre...
Ceci dit, grand merci à vous Paulus de nous avoir averti d'une nouvelle si grave imposture à ajouter malheureusement à tant d'autres !
Re: La clémentine
Monsieur l'Abbé,
1) sur saint Jérôme : je n'entends pas "descendre en flammes" le grand Jérôme. Nous sommes tous, sur ce forum, des jéronimiens convaincus; donc, une légère critique n'équivaut pas à déboulonner la statue du grand écrivain sacré. Sans compter que, devant lui, nous sommes de ridicules petits mickeys. Ce que je regrette, c'est la perte de l'ancienne version latine, perte qui nous rend difficilement compréhensible bien des passages des pères ... et parfois des éléments liturgiques. Je regrette de plus que saint Jérôme ait, quasi systématiquement, rendu ginomai par esse. Cela applatit le sens du texte. Un seul exemple : la réponse de la Très sainte Vierge Marie à l'ange :
-vulgate jéronimienne : Fiat mihi secundum verbum tuum
-vieille latine : contingat mihi secundum verbum tuum.
Comme ce "contingat" est merveilleux ! Le "fiat" est d'une platitute absolue.
"Qu'il m'en advienne selon tes dires", et non pas "qu'il me soit fait ...".
Le texte grec (de mémoire) : genoito moi kata ta rèma sou.
Généralement, les egenoto sont rendus par fuit (fuit homo missus a Deo : egenoto anthropos apestalmenos para theou). C'est bien dommage. Toute la dynamique de ginomai est cassée par ce foutu esse latin !
2) "L'Eglise a abandonné sa tradition biblique". Je sais que les intrus ne sont pas l'Eglise. J'entends par Eglise non les fauteurs de la révolution, mais le pauvre peuple chrétien qui se laisse mener par le bout du goupillon, qui n'y pige rien, qui d'ailleurs s'en fout !, et qui, malgré qu'il suive les mandarins de la secte, n'en demeure pas moins catholique tant qu'il n'abandonne pas sciemment la vraie foi. C'est ce pauvre peuple chrétien que les sectateurs ont privé de sa tradition biblique.
----
Quoi qu'il en soit de ces points de détail, ce qu'il importe de montrer, c'est la globalité de la révolution conciliaire : il n'y a pas eu que le missel de 69 ("année hérétique") ; nos "anciens" ont un peu eu tort de ne voir que cela, de se focaliser sur la question de la messe. Pendant ce temps, tout le reste était cassé, mais on ne voyait pas ! A force de ne fixer que la ligne bleue des Vosges, on oublie de fortifier la frontière belge ...
S'il les historiens du XXIIe siècle veulent synthétiser la révolution conciliaire, ce sera simple : cette seule phrase suffirait : ILS ONT TOUT DÉTRUIT.
Paulus humilis scriba
1) sur saint Jérôme : je n'entends pas "descendre en flammes" le grand Jérôme. Nous sommes tous, sur ce forum, des jéronimiens convaincus; donc, une légère critique n'équivaut pas à déboulonner la statue du grand écrivain sacré. Sans compter que, devant lui, nous sommes de ridicules petits mickeys. Ce que je regrette, c'est la perte de l'ancienne version latine, perte qui nous rend difficilement compréhensible bien des passages des pères ... et parfois des éléments liturgiques. Je regrette de plus que saint Jérôme ait, quasi systématiquement, rendu ginomai par esse. Cela applatit le sens du texte. Un seul exemple : la réponse de la Très sainte Vierge Marie à l'ange :
-vulgate jéronimienne : Fiat mihi secundum verbum tuum
-vieille latine : contingat mihi secundum verbum tuum.
Comme ce "contingat" est merveilleux ! Le "fiat" est d'une platitute absolue.
"Qu'il m'en advienne selon tes dires", et non pas "qu'il me soit fait ...".
Le texte grec (de mémoire) : genoito moi kata ta rèma sou.
Généralement, les egenoto sont rendus par fuit (fuit homo missus a Deo : egenoto anthropos apestalmenos para theou). C'est bien dommage. Toute la dynamique de ginomai est cassée par ce foutu esse latin !
2) "L'Eglise a abandonné sa tradition biblique". Je sais que les intrus ne sont pas l'Eglise. J'entends par Eglise non les fauteurs de la révolution, mais le pauvre peuple chrétien qui se laisse mener par le bout du goupillon, qui n'y pige rien, qui d'ailleurs s'en fout !, et qui, malgré qu'il suive les mandarins de la secte, n'en demeure pas moins catholique tant qu'il n'abandonne pas sciemment la vraie foi. C'est ce pauvre peuple chrétien que les sectateurs ont privé de sa tradition biblique.
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Quoi qu'il en soit de ces points de détail, ce qu'il importe de montrer, c'est la globalité de la révolution conciliaire : il n'y a pas eu que le missel de 69 ("année hérétique") ; nos "anciens" ont un peu eu tort de ne voir que cela, de se focaliser sur la question de la messe. Pendant ce temps, tout le reste était cassé, mais on ne voyait pas ! A force de ne fixer que la ligne bleue des Vosges, on oublie de fortifier la frontière belge ...
S'il les historiens du XXIIe siècle veulent synthétiser la révolution conciliaire, ce sera simple : cette seule phrase suffirait : ILS ONT TOUT DÉTRUIT.
Paulus humilis scriba
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