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Mercredi - 13e Dimanche ap la Pentecôte - Pourquoi Notre-Seigneur envoya les lépreux aux prêtres

Publié : mer. 26 août 2026 16:04
par doue_ha_mem_bro
Les impuretés matérielles de l’ancienne loi figuraient des impuretés morales. La lèpre, en particulier, avait un sens très déterminé. De même que les prêtres de l’ancienne loi jugeaient de l’état du lépreux, le déclaraient guéri et libre de vivre comme tout le monde, de même le prêtre de Jésus-Christ juge de l'état des pécheurs et les réconcilie par l’absolution.

Ier POINT

A. Saint Thomas rappelle comment saint Grégoire expliqua le sens des impuretés de l’ancienne loi. La lèpre des maisons, dit-il, représente l’impureté des réunions tenues par les hérétiques. La lèpre de l’habit de lin, l’ulcération du cœur par l’aigreur de l’esprit. La lèpre de l’habit de laine, la perfidie et la méchanceté des adulateurs. La lèpre de la trame des vêtements, les péchés de la chair, etc. La lèpre du corps humain figurait, on le sait, l’hérésie.

B. Les rites cérémoniels des Juifs ne purifiaient pas le lépreux corporellement en fermant ses ulcères, mais ils le montraient purifié. Le Lévitique disait, en effet: « Quand le prêtre reconnaîtra que la lèpre est bien guérie, il ordonnera à celui qui doit être purifié d’observer les choses prescrites pour sa réhabilitation. » On disait que le prêtre purifiait le lépreux, parce que son jugement sur son état de santé lui rendait la liberté de vivre parmi les hommes et de prendre part au culte public. Jésus opéra le miracle de la gué­rison des dix lépreux, mais il voulut qu’ils observassent la loi, et il les envoya aux prêtres pour qu’ils pussent être juges de cette guérison. Jésus ne les guérit pas pendant qu’ils étaient encore près de lui, il leur demanda un acte de foi ; les lépreux crurent en sa parole, le quittèrent encore malades, allèrent vers les prêtres et furent guéris pendant qu’ils s’y rendaient.


2e POINT

A . Si nous ne sommes pas tombés dans l’hérésie, nous avons peut-être contracté une de ces lèpres dont il est question plus haut. Notre-Seigneur nous envoie l’inspiration d’aller montrer notre état aux prêtres; en route, le repentir de nos fautes nous purifie, et le ministre de Dieu, jugeant en dernier ressort, nous donne, par l’absolution, le certificat de pureté, la liberté d’aller comme les bons chrétiens à la Table sainte, pour vivre comme eux de la vie de la grâce.

B. Quelle que soit la gravité de notre lèpre, ayons ferme confiance qu’elle peut être guérie; il
suffit que nous le voulions pour qu’elle le soit.





Résolution. — Quand on a eu le malheur de pécher gravement, ne jamais remettre à plus tard la réception du sacrement de Pénitence.


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Mercredi - 13e Dimanche ap la Pentecôte - Pourquoi Notre-Seigneur envoya les lépreux aux prêtres - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

Jeudi - 13e Dimanche ap la Pentecôte - Actes corporels impliqués par l’Adoration

Publié : jeu. 27 août 2026 16:54
par doue_ha_mem_bro
Un seul des dix lépreux guéris vint se jeter aux pieds de Jésus, le visage contre terre. Les autres pouvaient être reconnaissants, mais ne le témoignaient pas, ce en quoi ils étaient répréhensibles.


Ier POINT

A. L’homme est composé d’un corps et d'une âme. Jésus, en guérissant les dix lépreux, avait
à la fois rendu la santé à tout leur être : à leur âme, et aussi à leur corps. Il était donc légitime
que les lépreux ne s’en tinssent pas à une reconnaissance purement mentale, mais y fissent participer leur corps. Il n’y en eut qu’un qui rendit grâce à Jésus comme il était convenable de le
faire.


B. Saint Thomas fait observer avec raison que l’homme, fait d’un corps et d’une âme, doit à
Dieu une double adoration : l’une spirituelle, l’autre corporelle. Il y a une grande différence
entre honorer et adorer. On peut honorer exté­rieurement un homme par une marque de respect, tout en pensant qu’il n’est digne que de mépris. L’adoration, au contraire, n’existe qu’autant que l’intelligence et le cœur sont pénétrés du sentiment qui détermine le corps à manifester, par des signes extérieurs, cette adoration. D’ailleurs, les signes d’humilité donnés par le corps doivent porter l’esprit à se soumettre à Dieu.


IIe POINT


A- L’adoration ne peut donc avoir lieu sans le consentement de l'esprit, car elle donne à l’objet de son culte la foi, l’espérance, l’amour et la vénération du cœur. Dans son Exposition de la doctrine de l’Église catholique, Bossuet dit: « L’adoration due à Dieu consiste principalement à croire qu’il est le Créateur et le Seigneur de toutes choses, et à nous attacher à lui de toutes les puissances de notre âme par la foi, l’espérance et la charité, comme à celui qui seul peut faire notre félicité, par la communication du bien infini qui est lui-même. »


B. Bossuet ajoute : « Cette adoration intérieure que nous rendons à Dieu, en esprit et en vérité, a ses marques extérieures, dont la principale est le sacrifice, qui ne peut être offert qu’à Dieu seul parce que le sacrifice est établi pour faire un aveu public et une protestation solennelle de la Souveraineté de Dieu et de notre dépendance absolue. » Est-ce ainsi que nous adorons ? Nos dévotions ne sont-elles pas par trop extérieures, sans que l’âme y ait sa part ? Tombons-nous dans le défaut opposé ? N’oublions pas que tout culte religieux doit se terminer à Dieu comme à sa fin nécessaire.



Résolution. — Prier avec plus d’attention et en posture humble.



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Jeudi - 13e Dimanche ap la Pentecôte - Actes corporels impliqués par l’adoration - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

Vendredi - 13e Dimanche ap la Pentecôte - L'Ingratitude - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles

Publié : ven. 28 août 2026 15:33
par doue_ha_mem_bro
Notre-Seigneur se plaint que, sur les dix lépreux guéris, un seul soit venu lui rendre grâce. L'ingratitude est toujours une faute, mais elle est d'autant plus grave que le bienfait reçu a été plus grand.


Ier POINT

A.
Le saint Évangile nous montre les lépreux guéris, et un seul d’entre eux venant se jeter aux genoux de Jésus pour l’adorer et le remercier. La reconnaissance de ce malheureux était dans son cœur, mais, en outre, se manifestait par des actes extérieurs. Les neuf autres étaient peut-être intérieurement reconnaissants (l’Évangile ne le laisse pas supposer), mais ne manifestaient pas ce qu’ils éprouvaient. Jésus les regarde comme des ingrats et s'étonne de ne pas les voir après leur guérison.


B. L’ingratitude est un vilain défaut; saint Thomas l’appelle un vice monstrueux. Elle consiste d’abord à ne pas rendre le bienfait dont on a été l’objet ; ensuite, ce qui est plus grave, à ne pas le louer, à le dissimuler même, comme si on ne l’avait pas reçu ; enfin, ce qui est le comble de l’ingratitude, à l’oublier ou à le nier. Les neuf lépreux tombèrent dans ce genre d’ingratitude, qui consiste à ne pas parler du bienfait reçu et à le dissimuler.


IIe POINT

A.
Il est une vérité trop facilement oubliée ou trop peu comprise, à savoir que tous les péchés renferment une ingratitude matérielle à l’égard de Dieu. Le pécheur non seulement oublie les bienfaits de Dieu, ne loue pas les grâces dont il a été comblé, cache soigneusement au fond de son âme les sollicitations de la grâce auxquelles il n’a pas voulu répondre, il fait pire encore, il agit en péchant, comme le ferait un homme qui affecte un souverain mépris pour le maître qui le nourrit et lui donne des ordres.


B. Dieu nous a donné l’être, nous le conserve, veut notre bonheur éternel, nous aide à le mériter, et nous ne l’en remercions jamais. N’est-ce pas de l’ingratitude ?....... Corrigeons-nous.





Résolution. — Dire tous les jours l’acte de remerciement.


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Samedi - 13e Dimanche ap la Pentecôte - Foi des lépreux guéris - Méditations pour tous les jours de l'année

Publié : sam. 29 août 2026 16:00
par doue_ha_mem_bro
Les lépreux croyaient à la toute-puissance de Jésus, et leur foi était agissante. Elle les poussa à prier d'abord, à obéir ensuite aux ordres du Sauveur, ce qui leur valut le salut.


Ier POINT


A . Beaucoup d’hommes ont la foi et cependant ils se perdent. C’est un spectacle attristant que celui d’une foule de chrétiens qui croient aux vérités de la religion, qui admirent la morale du Christ, et cependant vivent comme s’ils ne savaient rien de l’Évangile. Ils ont la foi, mais leur foi est une foi morte, parce qu’elle n’agit pas.


B. Cette foi devrait déterminer leur volonté à être plus ferme en face du mal et de la tentation ; elle ne le fait pas. Elle devrait les pousser à fuir l’occasion de pécher quand elle se présente ; or, ils y tombent! Elle devrait les porter à observer les commandements de Dieu et de l’Église, et ils les violent ! Que leur vaudra cette foi, quand ils paraîtront devant leur Juge, sinon une condamnation bien méritée. Vous croyiez, leur sera-t-il dit, et vous n’avez pas agi en conformité avec votre foi ! Vous êtes doublement coupables.


IIe POINT

A .
Que penserions-nous des lépreux qui avaient entendu raconter les merveilles opérées par le Sauveur, avaient sans doute été témoins de la pitié qu’il témoignait à quiconque souffrait, avaient la certitude qu’il les guérirait, si nous les voyions retourner au désert au lieu d’aller se présenter aux prêtres comme il le leur avait ordonné ? Nous les jugerions dignes de blâme, nous les prendrions pour des insensés, et nous aurions raison.


B. Nous ne faisons peut-être pas autrement........Nous avons la foi et nous n’observons pas les commandements.......Nous recevons de Dieu des inspirations, et nous ne les suivons pas........Il faut modifier cette façon de faire........ Comme les lépreux, croyons, agissons, et nous serons guéris de nos infirmités.





Résolution. — Ne pas s’en tenir aux bonnes intentions, mais les mettre à exécution.



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Samedi - 13e Dimanche ap la Pentecôte - Foi des lépreux guéris - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

14e Dimanche ap la Pentecôte - Impossibilité de servir deux maîtres - Méditations pour tous les jours de l'année

Publié : dim. 30 août 2026 11:37
par doue_ha_mem_bro
Si tous les hommes voulaient mettre sérieusement en pratique cet Évangile, ils verraient la réalisation de la promesse de Votre Seigneur. Les Ordres religieux en font tous les jours l’expérience.


Texte du saint Évangile. — En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples: Nul ne peut servir deux maîtres, car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent. Aussi je vous dis : Ne vous inquiétez ni de la nourriture nécessaire à la vie ni des vêtements qui doivent couvrir votre corps. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Considérez les oiseaux du ciel; ils ne sèment point, ils ne moissonnent point et n’amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N'êtes-vous pas beaucoup plus excellents qu’eux ? Et qui d’entre vous peut, avec sa science, ajouter à sa taille la hauteur d’une coudée ? Pourquoi aussi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez comment croissent les lys des champs ; ils ne travaillent point, ils ne filent point; cependant, je vous déclare que Salomon dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu a soin de vêtir de cette sorte une herbe des champs, qui est aujourd’hui et qui demain sera jetée dans le four, combien aura-t-il plus de soin de vous vêtir, o hommes de peu de foi ! Ne vous mettez point en peine et ne dites point : Où trouverons-nous de quoi manger, de quoi boire, de quoi nous vêtir ? Ces inquiétudes occupent les païens ; mais pour vous, votre Père connaît tous vos besoins. Cherchez donc premièrement le Royaume de Dieu et sa justice et tout le reste vous sera donné par surcroît. (Matth. Vi, 34-33.)


Ier POINT

A.
On ne peut servir deux maîtres! Cette vérité peut être envisagée à plusieurs points de vue. D’abord à un point de vue général. Il est évident qu’on ne peut pas servir à la fois Dieu et le démon.

B. Beaucoup voudraient cependant avoir un pied dans la Cité de Dieu et un pied dans la cité du diable, et, de fait, ils s’efforcent de résoudre cette grosse difficulté; ils n’y arrivent pas, car vient une heure où c’est la grâce qui l’emporte et les entraîne vers Dieu, ou c’est l’iniquité qui est la plus forte, et le Salut Éternel est compromis. Il faut choisir.


IIe POINT

A. Saint Augustin, commentant cet évangile, considère à un point de vue particulier la règle qu’il énonce, et, comme le fit Notre-Seigneur, montre que le maître qu’on ne peut pas servir en même temps que Dieu, c’est l’argent, l’intérêt. L’amour de Dieu conduit au Salut. L’amour de l’argent mène à l’abîme.

B. Notre-Seigneur, en s’exprimant comme il l’a fait, a voulu ordonner à ses disciples de ne pas se préoccuper des intérêts matériels de la vie. Dieu, en effet, ne laisse jamais manquer du nécessaire ceux qui le servent avec fidélité. Quand nous nous trouvons dans le monde, en face d’une misère qui paraît insurmontable, cherchons bien derrière elle, nous trouverons certainement un vice. Les Ordres religieux font tous les jours l’expérience de la réalisation de la promesse de Jésus. Ils ne se préoccupent pas, et ne manquent de rien.



Résolution. — Compter avant tout sur la Providence.


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Lundi - 14e sem ap la Pentecôte - La haine de Dieu

Publié : lun. 31 août 2026 11:37
par doue_ha_mem_bro
Est-il possible qu’on puisse haïr Dieu ? Hélas oui !
Mais ce sont plutôt les effets dont il est la cause qui sont haïs.


Ier POINT

A . Il semble qu’il soit impossible de haïr Dieu ; cela paraît tellement monstrueux, que nous répugnons à l’admettre, et cependant la chose est possible. Pour le comprendre, il faut se rappeler ce que dit saint Thomas à ce sujet : « Nul ne peut haïr Dieu dans son essence, mais il en est cependant qui peuvent réellement le haïr, relativement aux effets de sa justice. »

B. L ’homme peut percevoir Dieu de deux manières : en lui-même d’abord, quand il le contemple dans son essence; par ses effets ensuite, c’est-à-dire lorsque les choses invisibles de Dieu nous sont manifestées par celles qu’il a faites. Or, par son essence, Dieu est la bonté même que personne ne peut haïr, parce qu’il est de la nature du bien d’être aimé, et voilà pourquoi il est impossible qu’en voyant Dieu dans son essence on puisse le haïr.


IIe POINT

A. Mais si on considère Dieu dans les effets de sa justice, par exemple, ou de sa providence, on peut arriver à le haïr. C’est, hélas! ce qui arrive aux pauvres égarés qui le considèrent comme réprimant les péchés et infligeant des peines.

B. Il y a en Dieu des effets qui ne peuvent être l’objet de la haine, comme l’être, la vie, l’intelligence; mais il en est d’autres qui répugnent à une volonté déréglée, comme d’infliger un châ­timent, de porter une loi à laquelle il faut obéir. Les hommes qui en arrivent à avoir la haine de Dieu sont ceux qui, dominés par leurs passions, imbus de naturalisme, se refusent à accepter l'action surnaturelle de Dieu dans l’âme, se ré­voltent contre les préceptes qui les obligeraient à dompter leurs passions et finissent par considérer Dieu comme un tyran. Épouvantable état d’âme !






Résolution. — Réparer l’outrage fait à Dieu par cette haine en multipliant les actes d’amour.



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Lundi - 14e sem ap la Pentecôte - La haine de Dieu - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

Mardi-14e sem ap la Pentecôte-La haine de Dieu est le plus grand des Crimes - Méditations pour tous les jours de l'année

Publié : mar. 01 sept. 2026 10:38
par doue_ha_mem_bro
Par la haine de Bien, l’homme se détournant absolument de lui. il s’ensuit que cette haine est le plus grand des crimes.


Ier POINT

A.
Le désordre du péché consiste en ce qu’il éloigne de Dieu. Or, cet éloignement n’aurait pas un caractère de culpabilité s’il n’était volontaire. La culpabilité consiste donc dans l’éloignement volontaire de Dieu. La haine de Dieu implique par elle-même cet éloignement volontaire, car comme la volonté s'attache nécessairement à ce qu'elle aime, ainsi s’éloigne-t-elle de ce qu’elle
hait. D’où il suit que, quand on hait Dieu, la volonté s’éloigne de lui par elle-même.


B. Dans les péchés autres que cette haine, l’éloignement volontaire n’a lieu que par voie de conséquence ; dans les fautes de luxure, par exemple, la volonté ne s’éloigne pas de Dieu par elle-même, mais parce qu’elle désire un plaisir déréglé qui sépare de Dieu, la pureté infinie. Or, ce qui existe par soi-même l’emporte toujours sur ce qui existe par un autre ; par conséquent, la haine de Dieu est le plus grand des crimes.


IIe POINT

A.
Ce crime, haïr Dieu, est tellement monstrueux, que nous n’avons sans doute jamais songé à arrêter notre pensée sur un pareil sujet. Cependant, il est plus commun qu’on ne le suppose.
N’ont-ils pas la haine de Dieu les hommes qui se déclarent les irréconciliables ennemis, non
seulement du catholicisme, non seulement du christianisme, mais de toute religion quelle qu’elle
soit, c’est-à-dire de tout culte rendu à l’Être nécessaire et suprême sous quelque nom qu’on le
prie ? Le but de ceux qui veulent l’école athée n’est-il pas de satisfaire la haine qu’ils ont de
Dieu, et des lois qu’il a données à l’homme ? Cela est hors de doute, et leur crime est le plus grand.


B. De la méditation de cette triste vérité, il résulte pour nous une obligation très stricte, celle de réparer, de rendre à Dieu par un plus grand amour ce que la haine lui a ravi, Y pensons-nous ? Notre-Seigneur, certainement, a fait cette compensation, à expié ce crime, mais il veut nous
voir associés à sa réparation.





Résolution. — S’unir au Sacré Cœur de Jésus dans les expiations qu’il a offertes à son Père.


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Mercredi - 14e sem ap la Pentecôte - Si Dieu sait tous nos besoins, pourquoi le prier ? -Méditations pour tous les jours

Publié : mer. 02 sept. 2026 22:49
par doue_ha_mem_bro
pour télécharger/imprimer (pdf) : https://gloria.tv/post/hFDcALSGWUbu2BbM1qsGisdCT





Mercredi - 14e sem ap la Pentecôte - Si Dieu sait tous nos besoins, pourquoi le prier ? - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

Deux hommes prient...

Publié : jeu. 03 sept. 2026 11:57
par doue_ha_mem_bro
Deux hommes prient, dit Bourdaloue dans son sermon sur la prière ; l’un dit : Faites, Seigneur, que je sois chaste, charitable, miséricordieux, patient, et donnez-moi des biens de la terre ce qu’il me faut pour vivre et faire mon salut. L’autre dit : Seigneur, faites-moi riche, grand, puissant, et ne me refusez pas les grâces nécessaires pour bien vivre dans le monde. Le premier est un vrai chrétien, le second est un mondain. Le premier sera exaucé, l’autre pas.

tiré de : Jeudi - 14e sem ap la Pentecôte - Biens temporels qu’il est permis de demander - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

Jeudi - 14e sem ap la Pentecôte - Biens temporels qu’il est permis de demander - Méditations pour tous les jours

Publié : jeu. 03 sept. 2026 12:08
par doue_ha_mem_bro
On a va plus haut que la Providence ne refuse pas le nécessaire à celui qui cherche avant tout le royaume de Dieu. Ajoutons que Dieu ne défend pas de lui demander les biens temporels qui aident à parvenir au bonheur éternel.


Ier POINT

A.
Saint Augustin le fait remarquer : « Il est permis de demander à Dieu ce qu’il est permis de désirer. » Or, il est permis de désirer les biens temporels non comme terme principal de nos vœux, mais comme moyens qui aident à parvenir au Salut Éternel, parce qu’ils entretiennent la vie du corps et servent aux actes de vertu.

B. La règle générale est la suivante: « Celui-là veut licitement les biens temporels, dit saint
Augustin, qui les veut dans la mesure de ses besoins et pas au delà. » Les vouloir ainsi, ce n’est
pas les vouloir pour eux-mêmes, mais pour pouvoir soutenir son corps et garder les convenances
imposées par les relations sociales. Est-ce ainsi que nous demandons à Dieu les choses temporelles ?


IIe POINT

A.
En nous laissant la prière par excellence, l’oraison dominicale, Notre-Seigneur nous a montré comment il faut prier pour être exaucé. Il commence par nous faire demander ce qui a trait à la Gloire de Dieu: Que son Nom soit sanctifié, que son règne arrive, que sa volonté soit faite. C’est après toutes ces demandes qu’il nous fait ajouter celle qui est relative au pain de chaque jour. De cette sorte, c’est le Royaume de Dieu qui a le pas sur tout le reste.

B. Deux hommes prient, dit Bourdaloue dans son sermon sur la prière ; l’un dit : Faites, Seigneur, que je sois chaste, charitable, miséricordieux, patient, et donnez-moi des biens de la terre ce qu’il me faut pour vivre et faire mon salut. L’autre dit : Seigneur, faites-moi riche, grand, puissant, et ne me refusez pas les grâces nécessaires pour bien vivre dans le monde. Le premier est un vrai chrétien, le second est un mondain. Le premier sera exaucé, l’autre pas.

Résolution. — Imiter le premier de ces hommes.


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tiré de : Jeudi - 14e sem ap la Pentecôte - Biens temporels qu’il est permis de demander - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels