Non (comme déjà écrit : http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewto ... umcat#8633), il n’existe pas en tant que tel de “baptême des hérétiques” mais un seul Baptême : celui de Notre Seigneur Jésus-Christ qui seul sauve.
Non, les hérésies et les hérétiques ne sont pas en soi des moyens de salut mais des instruments de damnation entre les mains du diable qui les a toutes suscitées en vue de la perte des âmes.
Oui, l’administration des Sacrements par les hérétiques est de soi gravement illicite et par là grandement peccamineuse, non salvatrice mais damnatrice. Oui les exceptions demeurent telles et ne sont point la règle.
Oui l’Eglise Catholique a toujours enseigné cela et le professera toujours car sa sainte doctrine ne change jamais.
Oui il y a des hérésies proférées par le conciliabule de V 2, comme l’affirme notamment Mgr L. très explicitement dans le texte cité plus haut : http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewto ... umcat#8760
Oui EA continuera malgré tout à trouver des échappatoires pour ne point adhérer explicitement aux explications si claires données par le Pape Léon XIII sur Vatican I,
car elles contrecarrent trop précisément maintes de ses arguties et une interprétation erronée de Pastor Aternus très répandue dans les milieux “tradis”.
Fausse traduction et contre-sens sur Pastor Aeternus
Re: Fausse traduction et contre-sens sur Pastor Aeternus
C’est en effet en ce seul petit membre de phrase que se situe la traduction erronée qui comporte déjà en cela un faux sens.PGM a écrit :vous avez écrit :
j'avoue avoir du mal à saisir la porté cosmique des différences de formulations. En pratique, je vois bien mal ce que ça change.[non pas ] .. quand il définit.. qu'une doctrine doit être tenue, mais :
"quand il définit.. la doctrine qui doit être tenue".
En d’autres circonstances ou matières, un simple faux sens peut n’avoir guère d’autre conséquence qu’une légère imprécision sans grande portée. Toutefois, comme il s’agit ici d’une définition dogmatique, toute imprécision dans sa traduction peut entraîner des déviations dans sa compréhension qui, en raison de l’importance d’un dogme - surtout celui-ci sur l’étendue de l’infaillibilité du Pape - , peut impliquer de graves conséquences. Ce qui a été le cas ici.
Il est normal, Sire PGM, qu’avant d’avoir étudié de près cette question, surtout si vous êtes de ceux qui ne saisissent pas la grande importance de la précision en matières philosophiques et plus encore théologiques, vous voyez bien mal a priori ce que change cette différence de formulation ou plus exactement de traduction.
Sachez donc que ce faux sens dans la traduction a entraîné rien moins qu’un contre-sens chez les “tradis” dans la compréhension de cette définition dogmatique.
Ce contre-sens a d’abord été fait par Michel Martin (Georges Salet) en son élaboration de sa théorie des “4 conditions requises” à l’infaillibilité pontificale ; théorie qui a été adoptée par la suite par quasi tous les “tradis” dont la plupart n’en connaissent même plus l’origine.
Notons d’abord, à son honneur, que Michel Martin a été le premier (à ma connaissance) à souligner et dénoncer publiquement l’opposition quasi mot à mot entre Quanta Cura de Pie IX et “Dignitatis humanae” de V 2.
Pour le contre-sens ici mentionné, il y a été induit : 1̊ Par la volonté de démontrer que D.H. n’était pas infaillible, en tant qu’il n’était pas possible que le document infaillible de Pie IX contre la licence religieuse puisse être contredit par un autre document qui serait aussi infaillible. 2̊ Par la traduction erronée de la définition dogmatique de l’infaillibilité qu’il possédait, à savoir celle de Dumeige.
Cette volonté de démontrer D.H. non infaillible et ce faux sens de traduction l’ont entraîné dans le contre-sens suivant. Puisque DH ne pouvait contredire infailliblement Quanta Cura, c’est qu’il manquait quelque chose à DH pour être infaillible.
Ayant alors disséqué, selon la méthode de sa formation scientifique, la définition dogmatique de l’infaillibilité, il a cru y découvrir “4 conditions requises” à l’infaillibilité pontificale. Dont la fameuse “condition”, qui a fait fortune chez les “tradis” pour prétendre ainsi justifier l’injustifiable (à savoir une hérésie en un Concile Oecuménique “légitime” !), il “fallait” 4̊ que le Pape veuille “obliger les fidèles” à croire et que cette obligation soit expressément signifiée !
Là est le contre-sens : avoir fait passer l’obligation de croire de sa nature de conséquence logique et nécessaire du fait que telle doctrine est révélée par Dieu et enseignée comme telle par l’Eglise (acte de Foi), à celui de “condition sine qua non” de l’infaillibilité !
Pour le dire de façon plus simple : on n’est pas obligé de croire parce que le Pape l’exigerait, mais l’obligation de croire découle du fait que le Pape définit que telle vérité est révélée !
C’est exactement ce qu’explique très clairement le Pape Léon XIII en son enseignement que PGM a accepté au moins en soi (sans en saisir toute la portée) et auquel EA refuse toujours d’adhérer explicitement :
Afin de ne pas être plus long cette fois, renvoyons à plus tard la démonstration de la manière précise dont le contre-sens découle de la traduction erronée, et la juste compréhension exposée par le Pape Léon XIII correspond logiquement à la bonne traduction et à un autre passage de Vatican I auquel elle renvoie précisément par son exacte formulation même.
Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai
Re: Fausse traduction et contre-sens sur Pastor Aeternus
Michel Martin avait donc d’abord à sa disposition seulement la traduction de la définition dogmatique de l’infaillibilité pontificale établie par Dumeige.
C’est lors d’une discussion chez lui avec M. l’abbé Lucien qu’il a eu l’intelligence et l’honnêteté d’admettre que cette traduction était défaillante sur un membre de phrase, et qu’il s’en est écarté depuis lors juste sur ce point dans ses écrits subséquents, comme cela est mentionné à la suite :
“Donc”, partout où cette “volonté d’obliger” n’est pas explicitement manifestée cela ne relèverait pas du domaine de l’infaillibilité pontificale.
Ce qui est une nouvelle doctrine faite sur mesure afin de permettre aux “tradis” de sembler raisonnablement justifier l’injustifiable, à savoir “la possibilité” de la profession publique et même de la promulgation officielle d’une hérésie, de surcroît comme appartenant à la Révélation, en un Concile Oecuménique “légitime” !
Tandis que la juste traduction : "quand il définit.. la doctrine qui doit être tenue",
appelle aussitôt la question : Mais quelle est donc cette “doctrine qui doit être tenue" ?
La réponse très précise à cette interrogation se trouve en un canon définit antérieurement durant le Concile du Vatican, devenu depuis le canon 1323 du Code de Droit Canonique, auquel l’expression ici analysée de cette définition dogmatique fait allusion et renvoie comme un point déjà défini et statué auparavant.
Quel est cet autre canon déjà promulgué antérieurement ? Celui-là même que le Pape Léon XIII cite pour exposer avec précision la pensée des Pères.
Citons-le donc à nouveau :
« Les Pères du Concile du Vatican n'ont donc rien édicté de nouveau, mais ils n'ont fait que se conformer à l'institution divine, à l'antique et constante doctrine de l'Eglise et à la nature même de la foi, quand ils ont formulé ce décret :
« De foi divine et catholique doivent être crues toutes les vérités contenues dans la Parole de Dieu soit écrite, soit transmise par la Tradition, et qui sont proposées par l'Eglise, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel, à croire en tant que divinement révélées.» (cf.a. canon 1323 du Code)....
Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ;
car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s'ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l'auteur de l'erreur des hommes : « Seigneur, si nous sommes dans l'erreur, c'est Vous-même qui nous avez trompés » (Richard de S. Victor, De Trinit. 1. 1,2).
Tout motif de doute étant ainsi écarté, peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu'une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l'hérésie, sans se séparer de l'Eglise et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? » (Léon XIII, Enc. Satis cognitum, 29/6/1896)
C’est lors d’une discussion chez lui avec M. l’abbé Lucien qu’il a eu l’intelligence et l’honnêteté d’admettre que cette traduction était défaillante sur un membre de phrase, et qu’il s’en est écarté depuis lors juste sur ce point dans ses écrits subséquents, comme cela est mentionné à la suite :
D’où le fait que Michel Martin, s'étant appuyé jusque là sur cette traduction erronée de Dumeige, en ait déduit à tort que “4̊ il fallait que le Pape déclare “qu'une doctrine doit être tenue”, “donc” qu’il “veuille obliger” et le manifeste explicitement, pour que son infaillibilité soit engagée.« (1) Cette traduction est celle de Dumeige (La foi catholique, p. 292) sauf sur un point où j'ai adopté celle du Cal Journet (L'Eglise du Verbe Incarné, t 1 p. 568) qui est également celle de L. Godefroy dans le Dictionnaire de Théologie (article "ex cathedra" - t 5 p. 1733) [à savoir : “définit la doctrine qui doit être tenue”. ]
Dumeige traduit, en effet : (b, d et e) « Il définit en vertu... qu'une doctrine...doit être tenue...
Autrement dit, Dumeige construit "définit tenendam doctrinam", alors que Journet et Godefroy construisent : "définit doctrinam tenendam.".
La traduction de Dumeige équivaut à : "il dit qu'une doctrine doit être tenue"..» (Michel Martin, de Rome et d’ailleurs, n̊ spécial -1/1986, p. 65, note 1)
“Donc”, partout où cette “volonté d’obliger” n’est pas explicitement manifestée cela ne relèverait pas du domaine de l’infaillibilité pontificale.
Ce qui est une nouvelle doctrine faite sur mesure afin de permettre aux “tradis” de sembler raisonnablement justifier l’injustifiable, à savoir “la possibilité” de la profession publique et même de la promulgation officielle d’une hérésie, de surcroît comme appartenant à la Révélation, en un Concile Oecuménique “légitime” !
Tandis que la juste traduction : "quand il définit.. la doctrine qui doit être tenue",
appelle aussitôt la question : Mais quelle est donc cette “doctrine qui doit être tenue" ?
La réponse très précise à cette interrogation se trouve en un canon définit antérieurement durant le Concile du Vatican, devenu depuis le canon 1323 du Code de Droit Canonique, auquel l’expression ici analysée de cette définition dogmatique fait allusion et renvoie comme un point déjà défini et statué auparavant.
Quel est cet autre canon déjà promulgué antérieurement ? Celui-là même que le Pape Léon XIII cite pour exposer avec précision la pensée des Pères.
Citons-le donc à nouveau :
« Les Pères du Concile du Vatican n'ont donc rien édicté de nouveau, mais ils n'ont fait que se conformer à l'institution divine, à l'antique et constante doctrine de l'Eglise et à la nature même de la foi, quand ils ont formulé ce décret :
« De foi divine et catholique doivent être crues toutes les vérités contenues dans la Parole de Dieu soit écrite, soit transmise par la Tradition, et qui sont proposées par l'Eglise, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel, à croire en tant que divinement révélées.» (cf.a. canon 1323 du Code)....
Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ;
car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s'ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l'auteur de l'erreur des hommes : « Seigneur, si nous sommes dans l'erreur, c'est Vous-même qui nous avez trompés » (Richard de S. Victor, De Trinit. 1. 1,2).
Tout motif de doute étant ainsi écarté, peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu'une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l'hérésie, sans se séparer de l'Eglise et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? » (Léon XIII, Enc. Satis cognitum, 29/6/1896)
Re: Fausse traduction et contre-sens sur Pastor Aeternus
PGM a écrit :
Donc, adhérez-vous ou pas à cet enseignement de l'Eglise, non pas que tout ce qu'un pape dit en matière de foi et de morale est infaillible, mais ceci : Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine révélée !
« « De foi divine et catholique doivent être crues toutes les vérités contenues dans la Parole de Dieu soit écrite, soit transmise par la Tradition, et qui sont proposées par l'Eglise, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel, à croire en tant que divinement révélées.» (cf.a. canon 1323 du Code)....
Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ..
» (Léon XIII, Enc. Satis cognitum, 29/6/1896)
Selon un classique procédé sophistique vous en ajoutez à ce qui est expliqué pour mieux paraître, en repoussant votre ajout, pouvoir "raisonnablement" repousser tout le reste.êtes-vous en train de revenir à vos vieilles outrances comme quoi tout ce qu'un pape dit en matière de foi et de morale est infaillible ?
Donc, adhérez-vous ou pas à cet enseignement de l'Eglise, non pas que tout ce qu'un pape dit en matière de foi et de morale est infaillible, mais ceci : Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine révélée !
« « De foi divine et catholique doivent être crues toutes les vérités contenues dans la Parole de Dieu soit écrite, soit transmise par la Tradition, et qui sont proposées par l'Eglise, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel, à croire en tant que divinement révélées.» (cf.a. canon 1323 du Code)....
Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ..
» (Léon XIII, Enc. Satis cognitum, 29/6/1896)
Re: Fausse traduction et contre-sens sur Pastor Aeternus
Effectivement, PGM, ce n’était là que la première moitié de la démonstration, voici la seconde :PGM a écrit :voici un extrait d'un autre fil où tout est dit :
Ce qui suit
va montrer la grande importance de la juste et précise traduction de la définition dogmatique de l’infaillibilité pontificale et de l'explication très claire donnée par le Pape Léon XIII, rappelée
ici : http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewto ... umcat#8786
et là : http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewto ... umcat#8672
Venons-en à présent à la "Déclaration sur la liberté religieuse" intitulée "Dignitatis humanae" :
Quote:
« 1....Toujours plus nombreux sont ceux qui revendiquent pour l'homme la possibilité d'agir en vertu de ses propres options et en toute responsabilité... guidé par la conscience de son devoir... que soit juridiquement délimité l'exercice de l'autorité des pouvoirs publics... Cette exigence de liberté dans la société humaine regarde principalement... et au premier chef ce qui concerne le libre exercice de la religion dans la société. Considérant avec diligence ces aspirations [aspirations des hommes de notre temps au libre exercice de la religion dans la société] dans le but de déclarer à quel point elles sont conformes à la vérité et à la justice, ce concile du Vatican scrute la tradition sacrée et la sainte doctrine de l'Église d'où il tire du neuf en constant accord avec le vieux....
2. ... Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité même de la personne humaine telle que l'ont fait connaître la parole de Dieu et la raison elle-même...
Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l'ordre juridique de la société doit être reconnu de telle sorte qu'il constitue un droit civil...
4. ... La liberté ou immunité de toute contrainte en matière religieuse qui revient aux individus, doit aussi leur être reconnue lorsqu'ils agissent ensemble...
Dès lors, donc, que les justes exigences de l'ordre public ne sont pas violées, ces groupes sont en droit de jouir de cette immunité afin de pouvoir se régir selon leurs propres normes, honorer d'un culte public la Divinité suprême...
6. ... Aux groupes religieux appartient le droit de ne pas être empêchés d'enseigner et de manifester leur foi publiquement de vive voix ou par écrit. Mais dans la propagation de la foi et l'introduction des pratiques religieuses, on doit toujours s'abstenir de toute forme d'agissement ayant un relent de coercition. Une telle manière d'agir doit être regardée comme un abus de son propre droit et une entorse aux droits des autres.
9. ... Qui plus est, cette doctrine de la liberté a ses racines dans la Révélation divine, ce qui, pour les chrétiens, est un titre de plus à lui être saintement fidèles. Et tout d'abord, la liberté religieuse dans la société...
12. ... L'Église, donc, fidèle à la vérité de l'Évangile, suit la voie qu'ont suivie le Christ et les apôtres lorsqu'elle reconnaît le principe de la liberté religieuse comme conforme à la dignité de l'homme et à la révélation divine, et qu'elle encourage une telle liberté. Cette doctrine, reçue du Christ et des apôtres, elle l'a, au cours des temps, gardée et transmise...
Tous et chacun des points qui ont été édictés dans cette déclaration ont plu aux Pères du Sacro-Saint Concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, un avec (una c*m) les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit et Nous ordonnons de promulguer pour la gloire de Dieu ce qui a été ainsi statué synodalement.
A Rome, près Saint Pierre, 7/12/1965. Moi, Paul, Evêque de l'Eglise Catholique.» (Dignitatis Humanae)
Rappelons à présent la définition solennelle du domaine de l'infaillibilité magistérielle d'un Pape légitime :
Quote:
« C'est pourquoi, nous attachant fidèlement à la tradition qui remonte au commencement de la foi chrétienne, pour la gloire du Dieu notre Sauveur, l'exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, nous enseignons. et définissons, avec l'approbation du Saint Concile, que c'est un dogme divinement révélé : que le Pontife Romain, lorsqu'il parle ex cathedra, c.à.d. quand, exerçant la charge de pasteur et docteur de tous les Chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit la doctrine sur la foi ou les moeurs qui doit être tenue par l'Eglise universelle, jouit pleinement, grâce à l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Eglise fût pourvue quand elle définit une doctrine touchant la foi ou les moeurs ; et, par conséquent, que de telles définitions du Pontife Romain sont, par elles-mêmes, et non en vertu du consentement de l'Eglise, irréformables. Que si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la témérité de contredire notre définition, qu'il soit anathème.» (Pie IX, Concile Vat. I, Const. Pastor aeternus, ch. 4, DB 1838-1840)
Puis analysons la déclaration de V 2 à la lumière de cette définition.
A s'en tenir aux textes mêmes et aux apparences, il semblerait a priori que les marques d'une définition infaillible se trouvent dans la déclaration Dignitatis Humanae de V 2 :
1̊) Un Pontife Romain :
Quote:
« Moi, Paul, Evêque de l'Eglise Catholique..».
2̊) Exerçant la charge de pasteur et docteur de tous les Chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique :
Quote:
« en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit et Nous ordonnons de promulguer.. ce qui a été ainsi statué synodalement.».
3̊) Il définit la doctrine sur la foi ou les moeurs qui doit être tenue par l'Eglise universelle, c.à.d. toutes les vérités contenues dans la Parole de Dieu soit écrite, soit transmise par la Tradition, et qui sont proposées par l'Eglise, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel, à croire en tant que divinement révélées, comme le Pape Léon XIII nous l'a rappelé, toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine révélée :
Quote:
« cette doctrine de la liberté a ses racines dans la Révélation divine, ce qui, pour les chrétiens, est un titre de plus à lui être saintement fidèles. Et tout d'abord, la liberté religieuse dans la société... (DH 9) L'Église, donc, fidèle à la vérité de l'Évangile, suit la voie qu'ont suivie le Christ et les apôtres lorsqu'elle reconnaît le principe de la liberté religieuse comme conforme... à la révélation divine, et qu'elle encourage une telle liberté. Cette doctrine, reçue du Christ et des apôtres, elle l'a, au cours des temps, gardée et transmise... (DH 12)
jouit pleinement, grâce à l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Eglise fût pourvue quand elle définit une doctrine touchant la foi ou les moeurs.
A suivre.
..
C'est la prose même de l'abbé Zins.
Je vois encore mal la portée cosmique de la différence de traduction, entendu que la vérité est unique et que si une doctrine est définie infailliblement pas l'Église, cette doctrine devra donc être par conséquent unique.
Or le Pape Pie IX a solennellement et infailliblement condamné comme contraires à la doctrine de l'Ecriture, de l'Eglise et des Saints Pères, les propositions exposées dans Dignitatis Humanae, comme suit :
Comme il n'est point possible que Dieu permette qu'un Pape légitime enseigne comme révélé ce qui ne l'est point, la foi en l'infaillibilité, tant de l'Eglise en matière de foi et de moeurs que du Pontife Romain parlant ex Cathedra, nous oblige impérativement à conclure que, en dépit des apparences contraires, J.B. Montini n'était pas un Pontife Romain légitime au moment de cette promulgation d'une hérésie déjà solennellement condamnée comme telle et, par voie de conséquence, que V 2 n'a point été un Concile Oecuménique légitimement convoqué et approuvé. D'où les anomalies, irrégularités, ambiguïtés, erreurs, hérésies et effets apocalyptiques qui en ont découlé.« 5. .. De plus, contrairement à la doctrine de l'Ecriture, de l'Eglise et des Saints Pères, ils ne craignent pas d'affirmer que " le meilleur gouvernement est celui où l'on ne reconnaît pas au pouvoir l'obligation de réprimer, par la sanction des peines, les violateurs de la Religion Catholique, si ce n'est lorsque la tranquillité publique le demande ".
En conséquence de cette idée absolument fausse du gouvernement social, ils n'hésitent pas à favoriser cette opinion erronée, on ne peut plus fatale à l'Eglise catholique et au salut des âmes, et que notre prédécesseur d'heureuse mémoire, Grégoire XVI, appelait un délire, savoir que " la liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme qu'il doit être proclamé et assuré dans tout Etat bien constitué ; et que les citoyens ont droit à la pleine liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions, quelles qu'elles soient, par la parole, par l'impression ou autrement, sans que l'autorité ecclésiastique ou civile puisse le limiter ".
Or, en soutenant ces affirmations téméraires, ils ne pensent pas, ils ne considèrent pas qu'ils prêchent une liberté de perdition, et que, "s'il est toujours permis aux opinions humaines d'entrer en conflit, il ne manquera jamais d'hommes qui oseront résister à la vérité et mettre leur confiance dans le verbiage de la sagesse humaine, vanité extrêmement nuisible que la foi et la sagesse chrétiennes doivent soigneusement éviter, conformément à l'enseignement de Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même."..
14. Au milieu donc d'une telle perversité d'opinions corrompues, Nous souvenant de Notre Charge Apostolique, dans Notre plus vive sollicitude pour notre très Sainte Religion, pour la saine doctrine, et pour le salut des âmes à Nous confiées par Dieu, ainsi que pour le bien de la société humaine elle-même, Nous avons jugé bon d'élever à nouveau Notre Voix Apostolique.
En conséquence, toutes et chacune des opinions déréglées et des doctrines rappelées en détail dans ces Lettres, Nous les réprouvons, proscrivons et condamnons de Notre Autorité Apostolique ; et Nous voulons et ordonnons que tous les fils de l'Eglise Catholique les tiennent pour absolument réprouvées, proscrites et condamnées..» (Pie IX, Enc. Quanta Cura, 8/12/1864)
Re: Fausse traduction et contre-sens sur Pastor Aeternus
EA confirme en cela sa dénégation de l’enseignement du Pape Léon XIII ! Comme il ne veut point le dénier absolument, il le dénie “seulement” du “magistère pontifical”. Ce faisant, le voilà pris à son propre piège. Car il est amené déjà ici à le reconnaître au moins du Magistère de l'Eglise. Or la suite même de la définition dogmatique de l’infaillibilité pontificale applique au Pape seul, et même principalement car c’est lui qui guide et confirme l’Eglise dans la Foi et non l’inverse, ce qui a été défini plus haut de l’ensemble de l’Eglise unie au Pontife Romain :Ea a écrit :Il s'agit du Magistère de l'Eglise indéfectible qu'ont ne doit pas identifier au magistère pontifical. Or on a l'impression que c'est cet amalgame que veut nous faire avaler l'abbé.
« .. jouit pleinement, grâce à l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Eglise fût pourvue quand elle définit une doctrine touchant la foi ou les moeurs ; et, par conséquent, que de telles définitions du Pontife Romain sont, par elles-mêmes, et non en vertu du consentement de l'Eglise, irréformables. Que si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la témérité de contredire notre définition, qu'il soit anathème.» (Pie IX, Concile Vat. I, Const. Pastor aeternus, ch. 4, DB 1838-1840)
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