Sur les traductions de la Sainte Ecriture
Re: Sur les traductions de la Sainte Ecriture
Nouvelle traduction latine des Psaumes :
Malaquias (traduit de l’espagnol par nos soins) : Le thème des traductions de la Bible est de souveraine importance.
Au point que de nombreux Pontifes ont recommandé l’étude profonde des langues orientales pour établir le sens véritable du texte sacré.
L’ultime exemple en est l’ Encyclique "Divino afflante spiritu" de Sa Sainteté Pie XII.
Il est intéressant de savoir que nombre de juifs convertis - surtout ceux du XIXe - comme par exemple le Chevalier Drach (qui intervint dans la conversion des frères Lémann et celle du R.P. Liebermann, si je ne me trompe) et Mgr. Lémann entre autres, ont critiqué diverses traductions en langue vernaculaire comme non ajustées au texte (hébreux) qu’eux, formés comme juifs avant de se convertir, connaissent bien (tragédie du peuple élu qui tout en ayant soin de maintenir le texte intact, sont comme un aveugle qui porte une torche qui éclaire les autres tout en demeurant lui-même dans les ténèbres).
Ma question est : quelle valeur doit-on concéder à la traduction des psaumes faite par le Card. Bea, qui fut un notable hébraïste et, à ce qu’on dit, confesseur de Sa Sainteté Pie XII, mais dont nous savons aujourd’hui qu’il fut une des figures importantes de la révolution de Vatican II ?
Je ne sais s’il existe une traduction en français de Mons. Straubinger (je la possède en son édition originale avec toutes les notes. Les éditions modernes sont allégées de plus de 40% de ses notes).
Qu’en penser ?
Re: Sur les traductions de la Sainte Ecriture
La traducción de Mons. Straubinger con todas las notas m'est entièrement inconnue.
Il importe donc de demander à des spécialistes en la matière, du genre de Si vis pacem.
Même réponse à cette demande :
Il importe donc de demander à des spécialistes en la matière, du genre de Si vis pacem.
Même réponse à cette demande :
Roger a écrit : J'ai ici un manuel du chrétien, revue et annoté par M. l'Abbé Gaume, 1911. Il y dit dans la préface, qu'il a pris et revu la traduction de M. de Genoude ; qu'en pensez-vous M. l'Abbé ?
Re: Sur les traductions de la Sainte Ecriture
Quant à la traduction (latine) des Psaumes sous la direction du Card. Bea, elle se trouve publiée en regard de la version traditionnelle dans la 4e édition de la Vulgate latine par la B.A.C. en Espagne (1965).
Ne l'ayant jamais étudiée de près, il m'est difficile d'en donner avant une telle étude un autre avis que ceux extrinsèques.
Elle a d'abord été rejetée par les Moines, comme inchantable.
De fait, du seul point de vue technique, il eût fallu refaire ou réadapter toutes les mélodies grégoriennes comportant des Psaumes !
De même, quant aux commentaires des Pères latins, basés sur l'antique version traditionnelle, c'est a priori se vouer à de multiples incompréhensions ou à un redoublement de perpétuelles vérifications, comparaisons, réajustements. Il faudrait par ailleurs connaître quels ont été les principes et les sources qui en ont servi de fils conducteurs et de points d'appui.
Prenons, à titre de test, les deux exemples cités plus haut :
On entrevoit par tout ceci que cette nouvelle version semble plus propre à tout révolutionner liturgiquement et patristiquement, qu'à une hypothétique amélioration de la compréhension littérale.
Ne l'ayant jamais étudiée de près, il m'est difficile d'en donner avant une telle étude un autre avis que ceux extrinsèques.
Elle a d'abord été rejetée par les Moines, comme inchantable.
De fait, du seul point de vue technique, il eût fallu refaire ou réadapter toutes les mélodies grégoriennes comportant des Psaumes !
De même, quant aux commentaires des Pères latins, basés sur l'antique version traditionnelle, c'est a priori se vouer à de multiples incompréhensions ou à un redoublement de perpétuelles vérifications, comparaisons, réajustements. Il faudrait par ailleurs connaître quels ont été les principes et les sources qui en ont servi de fils conducteurs et de points d'appui.
Prenons, à titre de test, les deux exemples cités plus haut :
version traditionnelle, sont rendus en la version Béa ainsi :« fillii alieni » (Ps. 17,46), ou « filiorum alienorum » (Ps. 143,7)
favorisant donc la compréhension du sens historique littéral, mais rendant impossible l'interprétation spirituelle et mystique faite par les Pères, assurément plus importante et essentielle puisque ne se rapportant pas au David historique mais au messianique Christ-Jésus que celui-ci ne faisait que figurer !« alienigenae » (Ps. 17,46), et « alienigenarum » (Ps. 143,7),
On entrevoit par tout ceci que cette nouvelle version semble plus propre à tout révolutionner liturgiquement et patristiquement, qu'à une hypothétique amélioration de la compréhension littérale.
Re: Sur les traductions de la Sainte Ecriture
Chère Gabrielle,
Encore une raison de plus, pour se mettre au latin !
Croyez-en un gros flemmard : le latin de St Jérôme est un latin extrêmement facile, comme celui de St Augustin et comme celui de la liturgie !!!
Rien à voir avec la complexité d'un Cicéron par exemple ! et c'est un tel régal d'en goûter le sens, directement à l'audition !
Pensez, aussi, aux oeuvres musicales sacrées du Grand Siècle : les motets de Charpentier, les lamentations de Jérémie : direct live!!!!
Les Lassus et les Palestrina : idem !!!! et puis, après, tout parait simple : la botanique, dont tous les termes sont latins, et même la médecine !!! et combien de mots dits "savants", que l'on comprend facilement, par leurs racines latines : quel privilège et quelle délectation que cette petite culture latine !!! elle fait la différence tous les jours de la vie !
Au point de résonner dans mon coeur, en écho aux peines ou aux joies : ce sont les psaumes qui viennent, souvent en mémoire des grandes pièces de musique sacrée, de l'office divin, ou des propres des Messes !!
Un enterrement, et c'est l'antique mélodie grégorienne qui me vient : "Ô mors ero mors tua !". Une horreur de l'actualité, et ce sont les Lamentations : "Jérusalem, Jérusalem ! Convertere ad Deum tuum !" et ... caetera ! Semper Idem !
D'ailleurs, je suis certain qu'au ciel, on parlera latin, et que les anges... chantent éternellement : "hosanna Filio David!" !
Encore une raison de plus, pour se mettre au latin !
Croyez-en un gros flemmard : le latin de St Jérôme est un latin extrêmement facile, comme celui de St Augustin et comme celui de la liturgie !!!
Rien à voir avec la complexité d'un Cicéron par exemple ! et c'est un tel régal d'en goûter le sens, directement à l'audition !
Pensez, aussi, aux oeuvres musicales sacrées du Grand Siècle : les motets de Charpentier, les lamentations de Jérémie : direct live!!!!
Les Lassus et les Palestrina : idem !!!! et puis, après, tout parait simple : la botanique, dont tous les termes sont latins, et même la médecine !!! et combien de mots dits "savants", que l'on comprend facilement, par leurs racines latines : quel privilège et quelle délectation que cette petite culture latine !!! elle fait la différence tous les jours de la vie !
Au point de résonner dans mon coeur, en écho aux peines ou aux joies : ce sont les psaumes qui viennent, souvent en mémoire des grandes pièces de musique sacrée, de l'office divin, ou des propres des Messes !!
Un enterrement, et c'est l'antique mélodie grégorienne qui me vient : "Ô mors ero mors tua !". Une horreur de l'actualité, et ce sont les Lamentations : "Jérusalem, Jérusalem ! Convertere ad Deum tuum !" et ... caetera ! Semper Idem !
D'ailleurs, je suis certain qu'au ciel, on parlera latin, et que les anges... chantent éternellement : "hosanna Filio David!" !
Re: Sur les traductions de la Sainte Ecriture
A quand les cours via internet ?
Re: Sur les traductions de la Sainte Ecriture
Beaucoup plus que le peu scolaire, c'est la Liturgie qui m'a formé, et "espécialement" (c'est pour Adeodato) le grégorien, qui m'a "imprégné" de latin.
Et puis, ce furent la pratique du chant sacré, grégorien et polyphonique, tant en son "locus" naturel, id est la liturgie, qu'au concert spirituel !!! irremplaçable culture générale, qui englobe le Beau et le Bien !!! mais là.. on est chez les grecs !!!
Alors, écoutez le "rorate" chanté par de vieux chartreux, aux éditions sm, enregistré en 1947, et suivant sur votre missel : la prononciation est parfaite !
Mais.. vous ne pourrez pas lire longtemps : les larmes vous viendront !
Ecoutez le "cibavit eos", chanté par de tous jeunes garçons du choeur St Michel (sur le site internet de una voce) : la clarté du timbre, la perfection de la diction, de l'action tonique, des adoucissements de finales : une pure merveille !! et le latin vous viendra sans effort ! et par surcroît, vous finirez par connaître par coeur toute le propre de l'année ! et cela reste à vie : au fond des prisons et des goulags : votre coeur chante.. dans la langue de l'Eglise universelle et éternelle !
Ps et encore, au propre de la Messe de St Michel (29 septembre ?), à la communion, je crois : "et data ei incensa multa...." il lui fut donné beaucoup d'encens, et la fumée monta... jusqu'au trône de Dieu" tout y est figuratif : les mélismes du grégorien figurent et illustrent à la perfection l'ascension des volutes vers les voûtes divines !!!
Les abominables qui ont voulu supprimer cela sont des barbares et des monstres : ils savaient ce qu'ils faisaient !
Et puis, ce furent la pratique du chant sacré, grégorien et polyphonique, tant en son "locus" naturel, id est la liturgie, qu'au concert spirituel !!! irremplaçable culture générale, qui englobe le Beau et le Bien !!! mais là.. on est chez les grecs !!!
Alors, écoutez le "rorate" chanté par de vieux chartreux, aux éditions sm, enregistré en 1947, et suivant sur votre missel : la prononciation est parfaite !
Mais.. vous ne pourrez pas lire longtemps : les larmes vous viendront !
Ecoutez le "cibavit eos", chanté par de tous jeunes garçons du choeur St Michel (sur le site internet de una voce) : la clarté du timbre, la perfection de la diction, de l'action tonique, des adoucissements de finales : une pure merveille !! et le latin vous viendra sans effort ! et par surcroît, vous finirez par connaître par coeur toute le propre de l'année ! et cela reste à vie : au fond des prisons et des goulags : votre coeur chante.. dans la langue de l'Eglise universelle et éternelle !
Ps et encore, au propre de la Messe de St Michel (29 septembre ?), à la communion, je crois : "et data ei incensa multa...." il lui fut donné beaucoup d'encens, et la fumée monta... jusqu'au trône de Dieu" tout y est figuratif : les mélismes du grégorien figurent et illustrent à la perfection l'ascension des volutes vers les voûtes divines !!!
Les abominables qui ont voulu supprimer cela sont des barbares et des monstres : ils savaient ce qu'ils faisaient !
Re: Sur les traductions de la Sainte Ecriture
C'est très beau ce que vous dites et surtout très vrai.
Les chants de la Liturgie sont une source intarissable d'apprentissage.
De fait, De profondis clamavi ad te, Domine ; Domine, exaudi vocem meam...
La mafia de Rome peut nous enlever nos églises, nos sacrements, mais jamais elle ne pourra nous enlever nos voix qui chanteront à l'unisson Rorate, caeli, désuper, et nubes pluant justum...
Même éloignées, nos voix se mêleront, et cela rien ni personne ne pourra l'empêcher...
Les chants de la Liturgie sont une source intarissable d'apprentissage.
De fait, De profondis clamavi ad te, Domine ; Domine, exaudi vocem meam...
La mafia de Rome peut nous enlever nos églises, nos sacrements, mais jamais elle ne pourra nous enlever nos voix qui chanteront à l'unisson Rorate, caeli, désuper, et nubes pluant justum...
Même éloignées, nos voix se mêleront, et cela rien ni personne ne pourra l'empêcher...
Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto.....
-
Rosalmonte
- Messages : 1
- Inscription : ven. 18 sept. 2015 20:56
Re: Sur les traductions de la Sainte Ecriture
M. l'abbé, avez-vous connaissance de la Bible dans sa traduction par Chouraqui ? Mis à part le fait que sa traductuion des divers Evangiles est par endroits profondément sacrilège, je m'interroge encore sur la qualité de la traduction des textes vétéro-testamentaires. Et principalement la Genèse, en ses premiers chapitres. Je me permets-pour ceux qui ne la connaissent pas-de la mettre sous le lien suivant.
http://nachouraqui.tripod.com/id83.htm
Il est bien clair que cette traduction ne saurait en aucun cas convenir à un catholique. Mais peut-être contient-elle des choses intéressantes, propres à éclairer certains passages peu clairs du fait de la différence entre l'hébreu ancien et le français d'aujourd'hui, ainsi que par certains jeux de mots qui pour un juif ajoutent du sens. Qu'en pensez-vous ?
http://nachouraqui.tripod.com/id83.htm
Il est bien clair que cette traduction ne saurait en aucun cas convenir à un catholique. Mais peut-être contient-elle des choses intéressantes, propres à éclairer certains passages peu clairs du fait de la différence entre l'hébreu ancien et le français d'aujourd'hui, ainsi que par certains jeux de mots qui pour un juif ajoutent du sens. Qu'en pensez-vous ?
Re: Sur les traductions de la Sainte Ecriture
Permettez-moi de vous livrer un précieux secret, qui n’en est guère vraiment un : la docile confiance envers Notre Mère la Sainte Eglise fait gagner beaucoup de temps et éviter de multiples écueils.
L’Ancien Testament a d’abord été traduit en grec par soixante-dix savants juifs, sur la demande d’un des Ptolémée d’origine grecque régnant sur l’Egypte, d’où son nom de Septante.
Il a été ensuite traduit directement de l’hébreu par le plus savant linguiste que la terre ait porté, à savoir Saint Jérôme (IVe S.), sur la demande expresse du Pape Saint Damase, auquel il a servi de secrétaire pendant quelque temps.
Celui que l’Eglise, en l’oraison de sa fête, n’hésite point à nommer « Doctorem maximum » pour ce qui concerne la Sainte Ecriture (in exponendis sacris Scripturis), disposait, outre 1̊ d’une version hébraïque authentique (non retouchée et mutilée par les Talmudistes en certains passages traitant trop clairement du Messie, le Christ-Jésus, comme en témoigne un autre grand Docteur, Saint Justin (IIe S.), dans son célèbre Dialogue avec le juif Tryphon) ; également 2̊ de la version grecque des Septante (comme de l’antique version latine Italique pour ce qui est des corrections qu’il y a apportées sur le Nouveau Testament) ; 3̊ des fameux Hexaples d’Origène, à savoir un ouvrage comprenant sur six colonnes parallèles six versions antiques en regard, dont des hébraïques ou syriaques et grecques ; 4̊ d’un rabbin juif qui lui a servi de professeur d’hébreu, en se faisant payer assez cher précise le Saint Docteur, auquel il pouvait soumettre toutes ses difficultés, de même qu’il pouvait interroger les juifs sur leurs coutumes et traditions, puisqu’il était aller s’installer et vivre à Bethléem ; 5̊ d’une parfaite connaissance de la géographie de la Terre Sainte et de ses noms locaux, ce qui, comme il le déclare lui-même, aide fortement à une meilleure compréhension du sens littéral des Ecritures.
Il n’a jamais été fait mieux depuis, comme en a encore témoigné au début du XXe S. un des frères Lémann, deux juifs convertis et devenus Prêtres, en critiquant fortement la traduction française du Chanoine Crampon soi-disant composée à partir “des originaux hébreux” qui n’existent plus, précisément, en leur teneur originale. L’abbé Lémann redisant qu’aucune version n’égalait en précision comme en beauté la Vulgate de Saint Jérôme que, du reste, depuis le Concile de Trente en particulier, l’Eglise Catholique a déclaré sa version officielle des Saintes Ecritures.
De la version Chouraqui, il ne m’est possible de parler qu’à partir du bref survol fait sur son introduction et sur le texte de la Genèse au lien indiqué par vous. Ce survol me laisse une fort mauvaise impression, tant quant au fond que quant à la forme qui paraît du charabia, comme un texte qui aurait été “dynamité” et dont il ne resterait que des morceaux épars, traduit de surcroît par quelqu’un ne possédant pas bien la pratique de la langue française ou ayant délibérément voulu faire une traduction grossièrement littérale et morcelée, en choisissant de plus dans le dictionnaire tous les mots les plus pauvres et les moins expressifs.
Comme dit le début d’un dicton espagnol, qu’il serait intéressant que Malaquias ou Adeodato nous cite en entier dans sa teneur originale et avec une bonne traduction, « L’Eglise a des Docteurs..», ainsi que de savant auteurs qui n’ont point attendu le XXIe S., pas plus que le XXe S., pour analyser le texte sacré tant en son fond qu’en sa forme, tant principalement en sa version officielle qu’en ses versions antiques.
L’un de ces savants les plus compétents, parmi les plus récents, est assurément l’abbé Glaire, notamment professeur d’Hébreu et d’Ecriture Sainte au XIXe S., dont la traduction française, suivie de très près par celle postérieure du R.P. Fillion qui s’en est fortement servi et inspiré, basée sur la Vulgate avec recours à des versions hébraïques ou grecques en certains passages plus délicats, est de loin la meilleure que je connaisse personnellement.
Elle a été rééditée il y a quelques années par les Editions Diffusion de la Fin des Temps en une impression de bonne qualité et a un prix fort raisonnable.
Pour parler comme l’homme de la rue, celle de Chouraqui semble de “la bibine” à côté. Ou, pour reprendre une plaisanterie de par chez nous : “Y-vend d’la bibine-aux-sous-off ”.
L’Ancien Testament a d’abord été traduit en grec par soixante-dix savants juifs, sur la demande d’un des Ptolémée d’origine grecque régnant sur l’Egypte, d’où son nom de Septante.
Il a été ensuite traduit directement de l’hébreu par le plus savant linguiste que la terre ait porté, à savoir Saint Jérôme (IVe S.), sur la demande expresse du Pape Saint Damase, auquel il a servi de secrétaire pendant quelque temps.
Celui que l’Eglise, en l’oraison de sa fête, n’hésite point à nommer « Doctorem maximum » pour ce qui concerne la Sainte Ecriture (in exponendis sacris Scripturis), disposait, outre 1̊ d’une version hébraïque authentique (non retouchée et mutilée par les Talmudistes en certains passages traitant trop clairement du Messie, le Christ-Jésus, comme en témoigne un autre grand Docteur, Saint Justin (IIe S.), dans son célèbre Dialogue avec le juif Tryphon) ; également 2̊ de la version grecque des Septante (comme de l’antique version latine Italique pour ce qui est des corrections qu’il y a apportées sur le Nouveau Testament) ; 3̊ des fameux Hexaples d’Origène, à savoir un ouvrage comprenant sur six colonnes parallèles six versions antiques en regard, dont des hébraïques ou syriaques et grecques ; 4̊ d’un rabbin juif qui lui a servi de professeur d’hébreu, en se faisant payer assez cher précise le Saint Docteur, auquel il pouvait soumettre toutes ses difficultés, de même qu’il pouvait interroger les juifs sur leurs coutumes et traditions, puisqu’il était aller s’installer et vivre à Bethléem ; 5̊ d’une parfaite connaissance de la géographie de la Terre Sainte et de ses noms locaux, ce qui, comme il le déclare lui-même, aide fortement à une meilleure compréhension du sens littéral des Ecritures.
Il n’a jamais été fait mieux depuis, comme en a encore témoigné au début du XXe S. un des frères Lémann, deux juifs convertis et devenus Prêtres, en critiquant fortement la traduction française du Chanoine Crampon soi-disant composée à partir “des originaux hébreux” qui n’existent plus, précisément, en leur teneur originale. L’abbé Lémann redisant qu’aucune version n’égalait en précision comme en beauté la Vulgate de Saint Jérôme que, du reste, depuis le Concile de Trente en particulier, l’Eglise Catholique a déclaré sa version officielle des Saintes Ecritures.
De la version Chouraqui, il ne m’est possible de parler qu’à partir du bref survol fait sur son introduction et sur le texte de la Genèse au lien indiqué par vous. Ce survol me laisse une fort mauvaise impression, tant quant au fond que quant à la forme qui paraît du charabia, comme un texte qui aurait été “dynamité” et dont il ne resterait que des morceaux épars, traduit de surcroît par quelqu’un ne possédant pas bien la pratique de la langue française ou ayant délibérément voulu faire une traduction grossièrement littérale et morcelée, en choisissant de plus dans le dictionnaire tous les mots les plus pauvres et les moins expressifs.
Comme dit le début d’un dicton espagnol, qu’il serait intéressant que Malaquias ou Adeodato nous cite en entier dans sa teneur originale et avec une bonne traduction, « L’Eglise a des Docteurs..», ainsi que de savant auteurs qui n’ont point attendu le XXIe S., pas plus que le XXe S., pour analyser le texte sacré tant en son fond qu’en sa forme, tant principalement en sa version officielle qu’en ses versions antiques.
L’un de ces savants les plus compétents, parmi les plus récents, est assurément l’abbé Glaire, notamment professeur d’Hébreu et d’Ecriture Sainte au XIXe S., dont la traduction française, suivie de très près par celle postérieure du R.P. Fillion qui s’en est fortement servi et inspiré, basée sur la Vulgate avec recours à des versions hébraïques ou grecques en certains passages plus délicats, est de loin la meilleure que je connaisse personnellement.
Elle a été rééditée il y a quelques années par les Editions Diffusion de la Fin des Temps en une impression de bonne qualité et a un prix fort raisonnable.
Pour parler comme l’homme de la rue, celle de Chouraqui semble de “la bibine” à côté. Ou, pour reprendre une plaisanterie de par chez nous : “Y-vend d’la bibine-aux-sous-off ”.
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