Méditations pour tous les jours de l'année

doue_ha_mem_bro
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Re: Méditations pour tous les jours de l'année

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Jeudi - 18e semaine après la Pentecôte - Gravité du blasphème - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

Le blasphème outrage directement la majesté de Dieu et ses perfections. Il dépasse en malice tous les autres pêchés.


Ier POINT

A.
Le blasphème est une faute des plus grandes, lorsqu’il est proféré avec la volonté formelle d’injurier Dieu et de lui jeter à la face la haine qu’on a dans le cœur. Il outrage directement la majesté et les perfections divines. C’est, en effet, devant Dieu qui voit tout et entend tout, que le blasphème est prononcé. Il est donc un mépris de la présence divine.

B. Il outrage aussi sa toute-puissance. Le blasphémateur sait que Dieu, s’il le voulait, pourrait
le foudroyer, et, par une inconcevable témérité, il le met au défi de le faire; c’est mépriser sa
toute-puissance. Ce qui rend ce crime plus odieux encore, c’est que c’est avec les organes que le
blasphémateur tient de la bonté de Dieu qu’il prononce son injure. Les blasphémateurs devraient
trembler ; leur crime attire les punitions les plus terribles, et souvent ces punitions individuelles sont infligées dès ce monde comme les punitions sociales.


IIe POINT

A.
C’est avec toute justice que Dieu se montre sévère pour les blasphémateurs; leur faute dépasse, en effet, en malice, tous les autres péchés. Le parjure, par exemple, ne fait de Dieu qu’un faux témoin; le blasphème va plus loin, il donne à Dieu les qualificatifs les plus outrageants. Le vol, l’adultère, le parricide, sont des crimes qui ne s’attaquent qu’à la créature. Le blasphème attaque directement Dieu, pour le dépouiller, l’outrager, le détruire si c’était possible.

B. Les Juifs déicides furent moins coupables que ne le sont les blasphémateurs, car ils ne croyaient pas que Jésus-Christ fût Dieu, tandis que les seconds insultent Dieu précisément parce qu’il est Dieu. En enfer, c’est la force des tourments qui arrachent aux damnés leurs blasphèmes ; sur la terre, les blasphémateurs insultent Dieu sans motif.




Résolution. — Quand on entend un blasphème, dire pieusement : «Que votre nom soit sanctifié.»

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doue_ha_mem_bro
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Vendredi— 18e semaine après la Pentecôte - Inutilité du blasphème; son châtiment - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels


Le blasphème est sans excuse aux yeux de la raison, car il n'offre aucun avantage à celui qui le profère ; il lui attire, en revanche, les châtiments de Bien.


Ier POINT

A.
On s’explique que l’homme commette certains actes qui lui sont interdits par la loi de Dieu, parce qu’il y est sollicité par l’attrait qu’il y trouve. Une injustice le fait profiter d’un avantage qu’il n’aurait pas eu, si la justice avait été observée. Lorsqu’il se venge d’un affront, sa colère s’abat, son irritation diminue, il est satisfait. Les fautes de la chair jettent dans la volupté qui enivre les sens. Le voleur s’approprie quelque chose qu’il n’avait pas. Si l’on n’excuse pas l’homme qui se laisse aller à tous ces excès, on s’explique sa folie.

B. On n’en peut faire autant pour le blasphé­mateur. Quelle est, en effet, la satisfaction qu’il se procure? On la cherche sans la trouver. Il n’atteint même pas son but, puisqu’il ne porte réellement aucune atteinte à la nature divine. Il est donc en opposition avec la raison même.


IIe POINT

A.
Lorsque la Sainte Vierge se montra sur la montagne de la Salette, elle pleurait en parlant de l’ingratitude et de la folie des hommes, et dé­clarait avoir peine à retenir le bras de Dieu prêt à frapper. Parmi les crimes qu’elle signala, comme attirant particulièrement le courroux céleste, elle nomma le blasphème. Les prédictions qu’elle fit, relativement aux châtiments mérités par les blasphémateurs. se sont réalisées.

B. Réparons donc le blasphème autant que nous le pouvons, en adorant le Saint Nom de Dieu, en répétant souvent : Dieu soit béni ! Béni soit son saint nom! Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit !




Résolution. — Prendre l'habitude des oraisons jaculatoires.


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Samedi - 18e semaine après la Pentecôte - Objet des miracles du Christ - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

En voyant le paralytique se lever et emporter son grabat, les Juifs furent saisis de crainte et louèrent Dieu. C’était le résultat voulu du Sauveur, qui ne faisait rien de merveilleux que pour que Dieu en soit glorifié.

Ier POINT

A.
Les miracles du Christ avaient pour objet :
1° de manifester sa divinité;
2° de glorifier Dieu;
3° d’opérer le salut des hommes.
En guérissant le paralytique, ces trois buts furent atteints. Les docteurs témoins du prodige disaient avec raison que le pouvoir de remettre les péchés n’appartient qu’à Dieu; le Christ prouvait donc sa divinité en les remettant. La guérison corporelle du malade, accompagnant la guérison de son âme, obligeait le peuple à louer l’Auteur de ce double bienfait, et la constatation de semblables merveilles déterminait les hommes à écouter leur Auteur, à l’aimer, à le suivre, à embrasser sa doctrine. C’était le salut.

B. La crainte dont il est ici question n’était pas, à proprement parler, le don de l’Esprit-Saint, mais une sorte de stupéfaction causée par la vue de cette guérison subite. Et comme cette guérison avait tous les caractères d’un fait surnaturel, les âmes droites y reconnaissaient le doigt de Dieu et louaient sa toute-puissance et sa bonté.


IIe POINT

A.
Nous n’avons pas assez d’esprit surnaturel, et nous ne savons pas voir l’action de Dieu là où elle se trouve. Il en résulte que nous perdons l’occasion de glorifier sa puissance, d’admirer sa bonté. Il n’est cependant pas un instant du jour où nous ne puissions le faire. Tout raconte autour de nous la
toute-puissance divine; le jour qui nous éclaire, la terre qui nous nourrit, la vie qui nous est conservée, devraient nous plonger dans l’admiration et provoquer nos actions de grâce.

B. Nous vivons comme si tout cela était l’effet du hasard. Quand un miracle se produit, l’orgueil humain le nie ou le discute. Quels cris d’admiration pousserait un aveugle de naissance s’il voyait subitement les merveilles de la nature, qui nous laissent si froids !....…


Résolution. — Faire souvent des actes de remerciement


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19e Dimanche après la Pentecôte - Parabole des noces - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

Les Juifs n’ayant pas voulu écouter la parole du Christ, se rendre à son invitation et marcher à sa suite, Jésus a envoyé ses disciples aux Gentils, qui sont entrés dans l’Église. Quand on considère le monde, on remarque que si tous les hommes sont appelés, peu sont élus, c’est-à-dire persévèrent dans le service de Dieu.

Texte du saint Évangile. — En ce temps-là, Jésus parla encore en paraboles aux princes des prêtres et aux pharisiens, et leur dit: Le royaume des cieux est semblable à un roi, lequel faisant la noce de son fils, envoya ses serviteurs pour faire venir ceux qui étaient invités; mais ceux-ci ne voulurent point y aller. Il envoya de nouveau d’autres serviteurs, et il leur dit ; Dites à ceux qui sont invités : Voici que j’ai préparé mon festin; mes bœufs et les animaux que j'ai engraissés sont tués ; tout est prêt, venez à la noce. Mais ceux-ci n’en tinrent compte, et ils s’en allèrent, l’un à sa métairie, l’autre à son trafic. Les autres se saisirent de ses serviteurs, et, après leur avoir fait des outrages, ils les tuèrent. Le roi en fut irrité quand il l’apprit; et, envoyant ses troupes, il fit mourir ces meurtriers et brûla leur ville. Alors, il dit à ses serviteurs : On a tout préparé pour la noce, mais ceux qui ont été invités n’en étaient pas dignes; allez-vous-en donc aux carrefours, et tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce. Les serviteurs s’en allèrent dans les rues et rassemblèrent tout ce qui se trouva, bon et mauvais, et les places du festin furent remplies. Le roi étant entré pour voir ceux qui étaient placés, aperçut un homme qui n’avait pas sa robe de noce; et il lui dit: Mon ami, comment êtes-vous entré ici sans avoir votre robe de noce ? Et l’homme demeura muet. Alors le roi dit à ses officiers : Jetez-le dehors dans les ténèbres, pieds et mains liés; c’est là que l’on pleurera et que l’on grincera des dents, car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. (Matth, xx II , 1-14.)


Ier POINT

A.
Le Sauveur, voyant la dureté de cœur des Juifs, et constatant leur refus de le suivre et d’entrer dans son Église, leur raconta, sous forme de parabole, ce qui devait arriver. À savoir, qu’après avoir appelé la nation juive à la connaissance de l’Évangile, et avoir épuisé prés d’elle toutes les ressources de son amour, irrité de son orgueil, de son aveuglement volontaire, il enverrait ses disciples aux Gentils, qui remplaceraient les Juifs aux noces de l’Agneau.

B. Les Juifs ne comprirent pas ou ne voulurent pas comprendre, et persistèrent dans leur entê­tement. Ils furent les premiers persécuteurs du nom chrétien en haine de Jésus.



IIe POINT

A.
Les Gentils ont accepté l’invitation, mais au jour du jugement, malheur à ceux qui se présenteront avec une conscience souillée par le péché; ils seront envoyés au feu éternel. Ils savaient qu’ils allaient aux noces de l’Agneau, et ils s’y sont présentés sans la robe nuptiale ; ils en seront chassés.

B. C’est alors que Jésus prononce ces redoutables paroles : Beaucoup d’appelés, peu d'élus ! Combien sont-ils, en effet, ceux qui répondent sincèrement et fidèlement à la voix du Sauveur. Il y a des millions de chrétiens, mais combien y en a-t-il d’imitateurs de Jésus-Christ ? Sujet de méditation bien fertile en réflexions salutaires.


Résolution. — Penser souvent que, pour être sauvé, il ne suffit pas d’avoir été appelé, c’est-à-dire d’avoir la foi, mais qu’il faut encore les œuvres, qui la vivifient.

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Lundi- 19e après la Pentecôte - De la grâce en général - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

Dans la parabole des noces, l’invitation est l'image de la grâce que Dieu donne à tous les hommes, pour atteindre leur fin surnaturelle. La grâce ne détruit pas la nature, elle l’élève et l'embellit ; c'est une force qui nous est donnée en vue des mérites de Jésus-Christ. Il faut y correspondre si on veut se sauver.


Ier POINT

A.
Au dimanche de la Septuagésime, nous avons lu dans le saint Évangile que Notre-Seigneur avait proposé aux Juifs la parabole des ouvriers appelés à travailler à la vigne, et qu’il avait terminé son discours par ces mots : « Beaucoup sont appelés, peu sont élus. » Or, voici que l’Évangile du XIXe dimanche après la Pentecôte revient sur cet appel de Dieu et sur le petit nombre des élus. Aujourd’hui, c’est aux noces d’un fils de famille que sont conviés les invités, et tous repoussent l’invitation. Cette invitation, c’est la grâce de Dieu, et c’est sur cette grâce en général que nous allons méditer.

B. L’homme livré à lui-même serait incapable d’observer toute la loi de Dieu. Pour l’y aider, Dieu est venu à son secours et lui a donné la grâce. Qu’est ce donc que cette grâce ? La grâce est un état supérieur à tous les autres; c’est un don, une force surnaturelle qui dépasse, la puissance de l’homme tombé, d’Adam innocent et même des anges. Don, force, donnés par Dieu en vue des mérites de Jésus-Christ, à l’homme, pour qu’il puisse atteindre une fin surnaturelle. La grâce diffère de la nature, qui est une force intime, spontanée, personnelle non seulement à l’homme, mais à tout être existant. C’est un principe d’opé­ration. Pour l’homme composé d’un corps et d’une âme, c’est la faculté de penser, de vouloir et d’agir avec le corps. Pour la pierre, la nature est la solidité, l’adhérence; pour la plante, c’est la croissance; pour l’animal, la sensation et la déambulation; pour l’homme, la raison, servie par le corps; pour l’ange, c’est la pensée seule. Saint Augustin a dit en deux mots : « La nature est inséparable de l’homme; la grâce peut en être séparée. »


IIe POINT

A.
Lorsque nous lisons le récit de la création de l’homme, nous y voyons que Dieu le fit à son image, c’est-à-dire qu’il lui donna la faculté de penser et d’agir; ce fut sa nature. A cette image, et pour achever son œuvre, il ajouta sa ressemblance, c’est-à-dire qu’il l’éleva à l'état surnaturel en se faisant le principe immédiat de ses aspirations; c’était sa grâce.

B. Bien des erreurs ont eu cours sur la grâce. Les uns ont dit qu’elle était tout, et la nature rien. D’autres sont tombés dans l’erreur contraire. La vérité est que la grâce ne détruit pas la nature, mais qu’elle l’élève et l’embellit; que l’homme, sans la grâce, ne pourrait pas se sauver. C’est pour ce motif que Dieu la donne à tous.



Résolution, — S’efforcer de correspondre toujours à la grâce.


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Mardi — 19e semaine après la Pentecôte - Source de la grâce - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

Dieu est l’auteur de la grâce, mais comme entre Dieu et les hommes il y a un médiateur, qui est
Jésus-Christ, la grâce nous vient de Dieu par le Christ, qui en est la source. Sous l’ancienne loi, on disait : la grâce va venir. Avec la loi nouvelle, elle nous a été apportée par Jésus-Christ.



Ier POINT

A.
L’auteur de la grâce est Dieu, et, comme l’a dit saint Paul, étant donné qu’il n’y a qu’un seul Dieu et un seul Médiateur entre ce Dieu et les hommes, le Christ qui nous fait participants de la nature divine, la grâce nous vient de Dieu par le Christ. Telle est la source infinie et inépuisable de la grâce.

B. Dieu nous la donne telle qu’il l’a en lui-même; il s’ensuit que lorsque nous l’avons reçue, selon l’expression du même saint Paul, ce n’est plus nous qui vivons, c’est Jésus-Christ qui vit en nous. De même que la sève qui vivifie les branches est la même que celle que contenait la semence jetée en terre qui a fait naître l’arbre, de même que la chaleur ne se sépare pas du feu, de même lorsque nous avons la grâce, nous vivons de la vie du Christ.


IIe POINT

A.
La grâce se manifeste par ses effets. Les disciples de Jean les constatèrent lorsqu’ils virent Jésus opérant ses miracles et convertissant les Juifs. La Samaritaine en sentit en elle-même l’effet, lorsque, après son entretien avec Jésus, au puits de Jacob, elle le proclama le Messie attendu. Marie-Madeleine, la pécheresse, fut terrassée par elle lorsqu’elle se convertit. Mais c’est lorsque Notre-Seigneur eut versé son Sang sur la Croix que la grâce inonda le monde, et que le Sauveur, comme il l’avait prédit, attira tout à lui.

B. Notre-Seigneur nous a donc apporté la grâce attendue sous l’ancienne alliance. Il nous la distribue par le moyen de ses sacrements, qui en sont le signe sensible. C ’est un impérieux devoir que de s’en approcher le plus souvent possible et dans les dispositions les meilleures, pour que la grâce qu’ils donnent ne rencontre en nous aucun obstacle. Une grâce en appelle une autre, quand on la garde fidèlement. Il importe donc de correspondre aux grâces reçues, et surtout de ne pas en abuser.



Résolution. — Ne s’approcher des sacrements qu’avec une préparation sérieuse.


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NOTRE-DAME DU SAINT ROSAIRE - Ier dimanche d’octobre - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels

Marie nous a donné son Rosaire comme l’arme dont nous devons nous servir contre l’enfer. De l’efficacité et de la simplicité de cette prière.


Ier POINT

A.
L’Église, pendant tout le mois d’octobre, nous convie à prier d’une façon plus particulière l’immaculée Mère de Dieu, en récitant avec piété et régularité la prière qui lui rappelle son glorieux titre de Mère de Jésus-Christ : l’Ave Maria. Ces Ave Maria sont déposés à ses pieds comme des roses. Le rosaire fut donné par la Très Sainte Vierge aux hommes comme l’arme souveraine pour triompher de Satan. Les enfants de saint Dominique répandirent cette dévotion, et c’est le Rosaire qui nous valut la victoire de Lépante contre les infidèles, le 4 octobre 1571. Puisque les prières que, dans le rosaire, nous adressons à Marie, sont capables d’arrêter les fléaux matériels, comme l’était, au XVIe siècle, l’invasion des infidèles, à plus forte raison sont-elles souveraines contre les fléaux spirituels constitués par la lutte continuelle de l’enfer contre l’Église et les fidèles.

B. Le Souverain Pontife Léon XIII, à la fin du XIXe siècle, s’inspirant des souvenirs du passé, a voulu que nous combattions le démon par le Rosaire. Aussi en a-t-il ordonné la récitation dans toutes les églises pendant le mois d’octobre, spécialement consacré à cette dévotion. Pendant plusieurs années, il a invité lui-même le peuple chrétien, par de belles Encycliques, à s’adresser avec confiance à Marie. Allons donc à elle avec cette pensée, qu’après lui avoir si souvent répété pendant notre vie de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort », elle ne nous laissera pas seuls à ce moment suprême.


IIe POINT

A.
La récitation des « Pater », « Ave » et « Gloria Patri » doit être, ne l’oublions pas, accompagnée de la méditation des mystères joyeux, douloureux et glorieux de la vie de Notre-Seigneur et de la Sainte Vierge. Comme nous l’a dit Léon XIII,
les mystères joyeux nous rappellent la vie de Nazareth et nous invitent à sanctifier la vie de famille.
Les mystères douloureux nous rappellent la nécessité de la souffrance et de l’expiation; enfin,
les mystères glorieux nous encouragent par la pensée du Ciel et de la béatitude éternelle.

B- Prière d’une grande simplicité, le Rosaire constitue la prière efficace mise à la portée de tous, des plus simples comme des plus érudits. C’est avec le Rosaire que nous vaincrons l’enfer, que nous pourrons conjurer les dangers sociaux et remettre la famille sur la base solide du christianisme, que le paganisme tend à remplacer. Récitons donc le rosaire avec piété et avec confiance, Marie ne nous abandonnera pas.


Résolution. — Réciter le chapelet tous les jours.

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