SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :
II. Comme la très-sainte eucharistie est un sacrement permanent, il faut distinguer l'acte de consécration de l'acte d'administration.
Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
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SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :
II. 1. Seul un évêque ou prêtre a le pouvoir de consacrer :
Le quatrième concile du Latran (en son ch. 1) avait déjà défini que "seul un prêtre (sacerdos) correctement ordonné peut effectuer (conficere) le sacrement".Concile de Trente, sess. 22, ch. 1 a écrit : [Notre Seigneur] offrit à Dieu le Père son Corps et son Sang sous les espèces du pain et du vin ; sous le symbole de celles-ci, il les donna aux apôtres (qu'il constituait alors prêtres de la Nouvelle Alliance) pour qu'ils les prennent ; et à ceux-ci ainsi qu'à leurs successeurs dans le sacerdoce, il ordonna de les offrir en prononçant ces paroles : “Faites ceci en mémoire de moi” Lc 22, 19 ; 1 Co 11, 24, etc., comme l'a toujours compris et enseigné l'Église catholique.
(canon 2) Si quelqu'un dit que par ces mots : “Faites ceci en mémoire de moi” 1Co 11, 25 ; 1Co 11, 24 le Christ n'a pas institué les apôtres prêtres, ou qu'il n'a pas ordonné qu'eux et les autres prêtres offrent son Corps et son Sang qu'il soit anathème
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SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :Cf. aussi Tertullien, De Praescr., cap. xli ; De Corona Militis, cap. iii ; S. Cyprien, Epist., iv ; Origène, Hom. iv in Num., n. 3.S. Justin, [i]Apol.[/i], i, n. 65 a écrit : À celui qui préside à ses frères [τῷ προεστῶτι c'est-à-dire l'évêque ou le prêtre] on apporte le pain et une coupe de vin mélangée à de l'eau ; puis, les ayant pris, il loue et rend gloire au Père de toutes choses, par le Nom du Fils et du Saint-Esprit, et fait alors une longue eucharistie (Εὐχαριστίαν . . . ποιεῖται) pour ces choses que Dieu leur a si gracieusement donné (...)
Quand celui qui préside a fini son eucharistie et que l'assistance a exprimé son assentiment, ceux qui parmi nous sont appelés diacres distribuent à chacun une portion de pain eucharistié [consacré], de vin et d'eau, et emportent avec eux d'autres portions pour les absents
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SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :
S. Épiphane, [i]Haer.[/i], Ixxix. n. 4 a écrit : Pas même les diacres ne sont autorisés à confectionner un sacrement d'ordre ecclésiastique ; ils peuvent seulement être les ministres des sacrements déjà confectionnés.Cf. aussi S. Jean Chrysostome, De Sacerdotio, lib. iii, n. 4, etc.S. Jérôme, [i]Adv. Lucif.[/i], n. 21 a écrit : [Le diacre Hilaire devenu hérétique] ne pouvait plus confectionner (perficere) l'eucharistie, n'ayant pas d'évêques ou de prêtres
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SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :Concile de Nicée, can. 18 a écrit : Il est venu à la connaissance du saint et grand concile que dans certains endroits et dans certaines villes les diacres distribuent l'eucharistie aux prêtres, ce qui est contraire au canon et à la coutume, de faire donner en communion le corps du Christ à ceux qui l'offrent en sacrifice par ceux qui ne peuvent l'offrir (τοὺς ἐξουσίαν μὴ ἔχοντας προσφέρειν, τοὺτους τοῖς προσφέρουσι διδόνται τὸ σῶμα τοῦ Χριστοῦ)
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SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :
II. 2. L'administration de l'eucharistie aux fidèles appartient proprement aux prêtres, bien qu'un diacre puisse administrer dans certaines circonstances extraordinaires.
Concile de Trente, sess. 13, ch. 8 a écrit : L'usage a toujours été dans l'Église de Dieu que les laïcs reçoivent la communion des prêtres et que les prêtres qui célèbrent se communient eux-mêmes
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SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :
Les passages des Pères que nous venons de citer montrer clairement qui sont les dispensateurs ordinaires et extraordinaires du sacrement. On peut y ajouter l'autorité du quatrième concile de Carthage (398), qui dans son 38ième canon, autorise le diacre à administrer en cas de nécessité (si necessitas cogat). Nous n'avons jusqu'ici parlé que d'administration solennelle. Dans les premiers temps de l'Église, des clercs mineurs, voire des simples laïques, était autorisés dans des cas de nécessité à transporter le très-saint sacrement et à l'administrer. S. Tarcisius, un jeune acolyte, fut battu à mort par des païens alors qu'il transportait la très-sainte eucharistie ; et S. Denys d'Alexandrie raconte comment il a confié la très-sainte eucharistie à un garçon pour qu'il l'apporte et à Sérapion qui était mourant (cf. Eusèbe, Histoire Ecclésiastique, livre vi, ch. 44.
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SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :
III. Les dispositions requises pour la réception digne de l'eucharistie relèvent de la théologie morale ou ascétique. Contentons-nous de citer ici
Nous passons maintenant à la discussion de deux questions importantes : (1) la nécessité de recevoir le sacrement, et (2) la communion sous une seule espèce.Concile de Trente, sess. 13, ch. 7 a écrit : Plus un chrétien découvre la sainteté et le caractère divin de ce sacrement céleste, plus il doit diligemment veiller à ne s'en approcher pour le recevoir qu'avec grand respect et sainteté, d'autant plus que nous lisons dans l'Apôtre ces mots pleins de crainte : “Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ” 1Co 11,29. C'est pourquoi il faut rappeler à qui veut communier le commandement : “Que l'homme s'éprouve lui-même” 1Co 11,28.
La coutume de l'Église montre clairement que cette épreuve est nécessaire pour que personne en ayant conscience d'un péché mortel, quelque contrit qu'il s'estime, ne s'approche de la sainte eucharistie sans une confession sacramentelle préalable.
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SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :
III. 1. La très-sainte eucharistie n'est pas absolument nécessaire au salut (c'est une necessitate medii) ; autrement dit, une personne peut être sauvée sans jamais avoir reçu le sacrement.
Concile de Trente, sess. 21, ch. 4 a écrit : Aucune nécessité n'oblige les enfants, qui n'ont pas l'âge de raison, à la communion sacramentelle de l'eucharistie, puisque régénérés par le bain du baptême (Tt 3,5) et incorporés au Christ, ils ne peuvent pas à cet âge perdre la grâce des enfants de Dieu qu'ils ont reçue.
Et pourtant il ne faut pas pour cela condamner l'Antiquité, si on y a parfois observé cette habitude en certains lieux. En effet, de même que ces très saints Pères ont eu un motif louable (probabilem) d'agir en raison de leur temps, de même faut-il très certainement croire sans contestation qu'ils ont agi ainsi sans qu'il y ait aucune nécessité pour le salut (eos nulla salutis necessitate id fecisse).
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