SWS, Livre VII, II, C4, §257 a écrit :S. Cyril de Jérusalem, [i]Catéch.[/i] iv. 3 a écrit : Nous devenons des porteurs du Christ (Χριστοφόροι), son corps et son sang se diffusent dans nos membres ; nous sommes alors faits participants de la nature divine, suivant ce qu'explique le bienheureux PierreCf. aussi S. Cyril d'Alexandrie, In Joann., lib. x et lib. iv ; et S. Jean Damascène, De Fide Orthod., iv. 13.S. Césaire, frère (?) de S. Grég. Naz., Bibl. Gallandi, tom. vi, p. 127 a écrit : Nous croyons le Verbe divin quand il nous dit que ce qui est sacrifié sur la table divine et est partagé par l'assistance n'est pas simplement semblable ou égal, mais est proprement et véritablement le corps divin, sans division ni imperfection
Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
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SWS, Livre VII, II, C4, §257 a écrit :
I. 2 Les Pères nient que la très-sainte eucharistie soit une simple figure du corps du Christ.
S. Anastase du Sinaï (en Bibl. Max. Patrum, tom. ix, pp. 840, 855) décrit un débat entre un chrétien et un hérétique gaïanite. Ils sont d'accord que la très-sainte eucharistie n'est pas la figure du corps du Christ. L'hérétique dit : "À Dieu ne plaise que nous disions que la sainte communion n'est que la figure du corps du Christ ou qu'elle est seulement du pain ; nous recevons réellement le corps même et le sang même du Christ, le Fils de Dieu." Le chrétien répond : "nous croyons et confessons la même chose, suivant les paroles du Christ lui-même, qu'il a prononcées à la Cène mystique, en leur donnant le pain de vie : « Prenez, mangez, ceci est mon corps » ; pareillement, quand il leur a passé le calice, il leur a dit : « Ceci est mon sang ». Il n'a pas dit, « Ceci est la figure de mon corps et de mon sang »".Macaraius Magnes, IVème siècle, Bibl. Gallandi, tom. iii p. 541 a écrit : La Christ a dit : "Ceci est mon corps" ; ce n'est pas la figure (τύπος) du corps ou la figure du sang, comme certains l'ont stupidement répété, mais c'est vraiment le corps et le sang du Christ
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SWS, Livre VII, II, C4, §257 a écrit :Théophylacte, [i]In Matt.[/i], xxvi, 26 a écrit : En disant « Ceci est mon corps », il montre que le pain sanctifié sur l'autel est le corps même et pas une figure ; il n'a pas dit « Ceci est une figure » mais « Ceci est mon corps »S. Jean Damascène, [i]De Fide Orthod.[/i], lib. iv, c. 13 a écrit : Le pain et le vin ne sont pas la figure du corps et du sang du Christ – à Dieu ne plaise ! – mais le corps même déifié du Seigneur ; car le Seigneur lui-même a dit « Ceci est mon corps », et pas « Ceci est la figure de mon corps » ; « Ceci est mon sang », et pas « Ceci est la figure de mon sang »
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SWS, Livre VII, II, C4, §257 a écrit :
I. 3. Les Pères tiennent qu'un changement objectif et réel a lieu dans la chose même, et donc que notre Seigneur n'est pas reçu seulement par la foi ou par une disposition subjective quelconque chez celui qui reçoit : il est reçu physiquement et corporellement.
Cf. aussi la citation de S. Hilaire donnée plus haut.S. Cyril d'Alexandrie, [i]In Joann.[/i], lib. x, tom. iv, 862, 863 a écrit : Le Christ n'a pas dit qu'il sera en nous seulement comme une sorte d'habitude, que l'entendement conçoit comme les affections ; mais qu'il sera en nous par une participation physique. Quand on joint deux morceaux de cire et les expose au feu, le composé devient un seul corps ; de même, par la participation au corps du Christ et à son précieux sang, il est réellement en nous, et nous sommes ainsi unis en lui
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SWS, Livre VII, II, C4, §257 a écrit :Cf. S. Cyril de Jérusalem, Cat., v.S. Grégoire de Nysse, [i]Catech. Magn.[/i], c. 37 a écrit : C'est donc à raison que je crois que le pain sanctifié par le Verbe de Dieu est changé (μεταποιεῖσθαι) en le corps du Dieu-Verbe… Le pain est, comme le dit l'Apôtre, sanctifié par le Verbe de Dieu et la prière, passant dans le corps du Verbe, non pas par le fait d'être mangé et bu, mais instantanément changé en le corps du Verbe, comme cela est arrivé quand le Verbe a dit : « Ceci est mon corps »
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SWS, Livre VII, II, C4, §257 a écrit :Cf. aussi S. Ambroise, De Myster., c. 9.S. Jean Damascène, [i]De Fide Orthod.[/i], lib. iv, c. 1 a écrit : C'est réellement le corps uni à la divinité, le corps né de la sainte Vierge ; ce n'est pas le corps monté au ciel qui reviendrait sur terre, mais le pain et le vin sont changés en le corps et le sang de Dieu
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SWS, Livre VII, II, C4, §257 a écrit :
Nous aurions aimé pouvoir citer longuement les passages magnifiques où S. Jean Chrysostome parle de la présence réelle (Hom. 82 In Matt. ; Hom. 45, 46, 47, In Joann., qui expliquent le discours en Jean 6 ; Hom. 24, In I Ep. ad Cor.). Au vu des contraintes d'espace, nous nous contenterons des échantillons suivants :
S. Jean Chrysostome, Hom. 82 [i]In Matt.[/i] a écrit : Combien y en a-t-il maintenant qui disent: "Je voudrais bien voir Notre-Seigneur revêtu de ce même corps dans lequel il a vécu sur la terre. Je serais ravi de voir son visage, toute la figure de son corps, ses habits et jusqu’à sa chaussure". Et moi je vous dis que c’est lui-même que vous voyez, que c’est lui-même que vous touchez, que c’est lui-même que vous mangez. Vous désirez voir ses habits, et le voici lui-même qui vous permet, non seulement de le voir, mais encore de le toucher, de le manger, et de le recevoir au-dedans de vous.
(...)
Vous devez donc sans cesse veiller sur toutes vos actions, sachant que ceux qui reçoivent avec indignité le corps du Seigneur sont menacés d’un grand châtiment. Si vous ne pouvez considérer sans une indignation extrême la trahison de Judas qui vendit son maître, et l’ingratitude des Juifs qui crucifièrent leur roi, prenez garde de vous rendre aussi vous-mêmes coupables de la profanation de son corps et de son sang. Ces malheureux firent souffrir la mort au très-saint corps du Seigneur, et vous, vous le recevez avec une âme toute impure et toute souillée après en avoir reçu tant de biens. Car il ne s’est pas contenté de se faire homme, de s’exposer aux ignominies et aux outrages des Juifs, et d’endurer la mort de la croix ; il a voulu, outre cela, se mêler et s’unir à nous d’une telle sorte que nous devenons un même corps avec lui, non seulement par la foi, mais effectivement et réellement.
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SWS, Livre VII, II, C4, §257 a écrit :S. Jean Chrysostome, Hom. 1 [i]De Prodit. Judae[/i], n. 6 a écrit : Ce n'est pas l'homme qui change les choses visibles en le corps et le sang du Christ, mais le même Christ qui a été crucifié pour nous. Dans son office, le prêtre prononce debout les paroles ; mais le pouvoir et la grâce viennent de Dieu. Il dit : « Ceci est mon corps. » Ces paroles changent les choses visibles (μεταῤῥυθνίζει τὰ προκείμενα). Tout comme les paroles qui disent "Croissez et multipliez, et remplissez toute la terre" n'ont été prononcées qu'une seule fois, mais continuent de produire leur effet en tout temps dans notre nature, pour la procréation des enfants ; pareillement les paroles qui n'ont été prononcées qu'une seule fois continuent d'agir depuis l'instant de leur prononciation jusqu'à aujourd'hui et jusqu'à sa venue ; le sacrifice est parfait à toutes les tables des Églises.
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