SWS, Livre VII, II, C3, §255 a écrit :
II. La confirmation ne peut être administrée qu'à des personnes baptisées, et pour recevoir ce sacrement avec fruit elles doivent être en état de grâce.
S. Thomas, IIIa, q. 72, art. 6 a écrit : La confirmation est au baptême comme la croissance est à la génération. Or il est manifeste que nul ne peut atteindre l'âge adulte s'il n'est pas déjà né. Et pareillement, si l'on n'a pas d'abord été baptisé, on ne peut recevoir le sacrement de confirmation.
Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
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Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C3, §255 a écrit :
Par ailleurs, le baptême est la porte des autres sacrements (Decr. pro Armenis). Si l'on objecte que les premiers chrétiens ont reçu le Saint-Esprit avant d'être baptisés (Actes 10:44), nous répondons que par un miracle spécial ils ont reçu l'effet de la confirmation sans passer par le sacrement lui-même (S. Thomas, loc. cit.).
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SWS, Livre VII, II, C3, §255 a écrit :
La confirmation n'est pas indispensable au salut ; mais un canal de grâce si important ne doit pas être négligé à la légère. La coutume ancienne était de l'administrer immédiatement après le baptême, et c'est encore le cas dans l'église grecque. Cependant, le catéchisme du concile de Trente recommande d'attendre que le candidat ait au moins sept ans :
Catéchisme du concile de Trente, IIème partie, ch. 17, §IV a écrit : La confirmation n’a pas été instituée comme chose nécessaire au salut, mais pour nous donner le courage et les armes dont nous avons besoin, dans les combats qu’il nous faut soutenir pour la Foi de Jésus-Christ. Or les enfants qui n’ont pas l’âge de raison, ne soutiennent pas encore ces sortes de combats.
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C3, §255 a écrit :
III. Les effets de la confirmation sont : (1) une grâce nouvelle, et (2) un caractère particulier.
III. 1. Comme la confirmation est "un sacrement véritable et proprement dit" (concile de Trente, sess. 7, can. 1), elle doit pouvoir conférer une grâce nouvelle. Cette grâce n'est pas celle qui réconcilie le pécheur à Dieu, mais celle qui nous rend de plus en plus agréables à Dieu.
Actes 2:38 a écrit : Faites pénitence, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.
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SWS, Livre VII, II, C3, §255 a écrit :
Nous recevons alors les sept dons du Saint-Esprit, et plus spécialement le don de force qui nous rend forts pour professer notre foi et lutter contre les ennemis de notre âme.
Luc 24:49 a écrit : Et moi, je vais envoyer en vous le don promis par mon Père ; mais demeurez dans la ville, jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en hautActes 1:8 a écrit : Vous recevrez la force (vertu) du Saint-Esprit qui descendra sur vous ; et vous serez mes témoins à Jérusalem, et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C3, §255 a écrit :
III. 2. Pour le caractère imprimé par la confirmation se reporter à ce que nous en avons dit au §250, II plus haut.
On pourra consulter : S. Thomas, IIIa, q. 72, Chardon, liv. i, sect. ii ; De Augustinis, i. 409 ; Billot, p. 265 ; l'article "Confirmation" dans le Dict. de Théol. Cath. et la Cath. Encyclopedia ; Turmel, pp. 130, 250, 301, 427.
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C4 a écrit :
Chapitre 4. Le sacrement de la très-sainte eucharistie.
De plus, la très-sainte eucharistie est non seulement un sacrement mais aussi un sacrifice : c'est une offrande faite à Dieu en même temps qu'une source de grâce faite à l'homme. Dans le chapitre qui suit, nous allons traiter son aspect de sacrement, renvoyant la doctrine du sacrifice de la messe à un chapitre postérieur.Concile de Trente, sess. 13, chap. 3 a écrit : La très-sainte eucharistie a, certes, ceci de commun avec les autres sacrements qu'elle est “le symbole d'une réalité sainte et la forme visible d'une grâce invisible”. Mais ce que l'on trouve en elle d'excellent et de particulier est que les autres sacrements ont la vertu de sanctifier lorsque quelqu'un y a recours, alors que dans l'eucharistie se trouve l'auteur même de la sainteté avant qu'on ne la reçoive
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C4 a écrit :
La particularité de ce sacrement, en ce qu'il est un signe permanent, qu'il est la présence réelle de notre Seigneur, se prête à un traitement différent de celui des autres sacrements. Ainsi nous allons d'abord démontrer la présence réelle par l'Écriture et la tradition ; nous parlerons ensuite de la transsubstantiation, autrement dit du mode de la présence de notre Seigneur ; et enfin, nous parlerons de la matière, de la forme, du ministre, du sujet et des effets de ce sacrement.
Sources : S. Thomas, IIIa, qq. 73-83 ; Franzelin, De SS. Eucharistiae Sacramento et Sacrificio ; De Augustinis, De Re Sacramentaria, lib. ii ; Wiseman, Lectures on the Holy Eucharist; Dalgairns, Holy Communion.
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C4, §256 a écrit :
Section 256. La présence réelle prouvée par la sainte Écriture.
Concile de Trente, sess. 13, chap. 1 a écrit : le saint concile enseigne et professe ouvertement et sans détour que, dans le vénérable (almo) sacrement de la sainte eucharistie, après la consécration du pain et du vin, notre Seigneur Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme, est vraiment, réellement et substantiellement contenu sous les apparences (species) de ces réalités sensibles.Concile de Trente, sess. 13, chap. 1, can. 1 a écrit : Si quelqu'un dit que dans le très saint sacrement de l'eucharistie ne sont pas contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang en même temps que l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus Christ et, en conséquence, le Christ tout entier (totum Christum), mais dit qu'ils n'y sont qu'en tant que dans un signe ou en figure ou virtuellement, qu'il soit anathème.
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