SWS, Livre VII, II, C2, §252 a écrit :Concile de Trente, sess. 5, can. 5 a écrit : Si quelqu'un nie que, par la grâce de notre Seigneur Jésus Christ conférée au baptême, la culpabilité du péché originel soit remise, ou même s'il affirme que tout ce qui a vraiment et proprement caractère de péché n'est pas totalement enlevé, mais est seulement rasé ou non imputé : qu'il soit anathème.
En effet en ceux qui sont nés de nouveau rien n'est objet de la haine de Dieu, car “il n'y a pas de condamnation” Rm 8:1 pour ceux qui sont vraiment “ensevelis dans la mort avec le Christ par le baptême” Rm 6:4, “qui ne marchent pas selon la chair” Rm 8:1, mais qui dépouillant le vieil homme et revêtant l'homme nouveau, qui a été créé selon Dieu Ep 4:22-24, Col 3:9 et suiv., sont devenus innocents, sans souillure, purs, irréprochables et fils aimés de Dieu, “héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ” Rm 8:17, en sorte que rien ne fasse obstacle à leur entrée au ciel.
Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
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SWS, Livre VII, II, C2, §252 a écrit :
II. 2. En plus d'effacer les péchés, le baptême confère des grâces, des vertus et des dons surnaturels à l'âme.
Le baptême ne détruit pas cependant entièrement les effets du péché originel, et ne restaure pas l'intégrité (cf. notre §152 plus haut) dont nos premiers ancêtres jouissaient avant leur chute. Chez les baptisés, il reste une certaine concupiscence ou tentation de pécher (fomitem). Cette concupiscence, que l'Apôtre appelle péché :Tit. 3:5, 6 a écrit : il nous a sauvés (...) par le bain de la régénération (...) qu’il a répandu sur nous abondamment
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SWS, Livre VII, II, C2, §252 a écrit :Concile de Trente, sess. 5, can. 5 a écrit : Que la concupiscence ou le foyer du péché demeure chez les baptisés, ce saint concile le confesse et le pense ; cette concupiscence étant laissée pour être combattue, elle ne peut nuire à ceux qui n'y consentent pas et y résistent courageusement par la grâce du Christ. Bien plus, “celui qui aura lutté selon les règles sera couronné” 2 Tm 2:5. Cette concupiscence, que l'Apôtre appelle parfois “péché” Rm 6:12-15 ; Rm 7:7 ; Rm 7:14-20, le saint concile déclare que l’Église catholique n'a jamais compris qu'elle fût appelée péché parce qu'elle serait vraiment et proprement péché chez ceux qui sont nés de nouveau, mais parce qu'elle vient du péché et incline au péché (ex peccato est et ad peccatum inclinat).
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SWS, Livre VII, II, C2, §252 a écrit :
II. 3. Le baptême imprime également un caractère sur l'âme (§250, II.3 plus haut).
II. 4. Enfin, il fait de la personne baptisée un membre de l'Église du Christ, avec tous les droits et les devoirs d'un chrétien.
Gal. 3:27 a écrit : vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez été revêtus du Christ1 Cor. 6:15 a écrit : Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du Christ ?Actes 2:41 a écrit : Ceux donc qui reçurent sa parole furent baptisés ; et, ce jour-là, trois mille personnes environ se joignirent aux disciples.
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SWS, Livre VII, II, C2, §252 a écrit :
Les divers effets du sacrement de baptême sont magnifiquement résumés par S. Grégoire de Nazianze :
Cf. aussi S. Thomas, IIIa q. 69, De Augustinis, op. cit., art. 8.S. Grégoire de Nazianze, [i]Or.[/i] 40 a écrit : Le baptême est la splendeur de l'âme ; le repentir de la vie ; le début de la quête de Dieu par l'âme. Le baptême nous est une aide dans notre faiblesse ; c'est la mise de côté de la chair ; la réalisation de l'esprit ; la participation du Verbe ; la rectification de la créature ; le déluge qui noie le péché ; la communication de la lumière ; la dispersion des ténèbres. Le baptême est un chariot qui nous transporte jusqu'à Dieu ; un pèlerinage avec le Christ ; le support de la foi ; la perfection de l'esprit ; la clé du royaume des cieux ; le changement de vie ; la libération de l'esclavage ; la rupture des chaînes ; la transformation de notre substance en mieux. Est-il besoin de continuer à énumérer encore ? Le baptême est le plus beau et le plus excellent des dons de Dieu.
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SWS, Livre VII, II, C2, §253 a écrit :
Section 253. Le ministre et le sujet.
I. Pour bien comprendre l'enseignement de l'Église concernant le ministre du baptême, il faut avoir soin de garder à l'esprit la distinction, pour l'administration d'un sacrement, entre le valide et l'invalide, le licite et l'illicite. Noter également qu'à côté de l'immersion ou de l'aspersion, il y a souvent dans les divers rites de baptême des cérémonies et des prières qui ne sont pas indispensables.
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SWS, Livre VII, II, C2, §253 a écrit :
I. 1. Comme Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, et a ordonné le baptême comme moyen de salut, il est clair que ce moyen doit être accessible à tous. C'est pour cette raison que ce sacrement fonctionne avec de l'eau qui est un élément très-commun, et que Dieu a donné a tout être humain, clerc ou laïc, homme ou femme, chrétien ou païen, le pouvoir de conférer validement le baptême (quatrième concile du Latran, cap. Firmiter ; concile de Florence, Decr. pro Armenis ; concile de Trente sess. 7, De Bapt., c. 4).
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SWS, Livre VII, II, C2, §253 a écrit :
I. 2. Ce pouvoir ne peut cependant être utilisé par les laïques qu'en cas de nécessité.
I. 2. (a) C'est aux Apôtres et à leurs successeurs, les évêques, que le Christ a confié cet office quand il leur a dit : "Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant", etc. (Matth. 28:19). Nous voyons aussi des Pères des premiers siècles, comme S. Ignace (Ep. ad Smyrn.) enseigner qu'il n'est pas licite de baptiser en l'absence d'un évêque, et
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SWS, Livre VII, II, C2, §253 a écrit :Et d'après Chardon (Bapt., IIème partie, ch. 9), jusqu'au VIᵉ siècle c'était encore la coutume que seuls les évêques pouvaient baptiser, ou en tous cas les prêtres ne pouvaient pas le faire sans une permission spéciale de l'évêque.Tertullien, [i]Lib. De Bapt.[/i], c. 17 a écrit : Le pouvoir de baptiser appartient au prêtre en chef (summus sacerdos), et ensuite aux prêtres et diacres, mais sous l'autorité des évêques
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SWS, Livre VII, II, C2, §253 a écrit :
I. 2. (b) Quand, avec le temps, la religion chrétienne s'étendit dans les divers districts ruraux (le sens premier de "païens", pagani, est habitants de hameaux et de villages. Le mot en est venu à désigner les infidèles parce que la population rurale fut la dernière à se convertir. En anglais également, le terme de heathen (païen) désigne originellement l'habitant du heath, la lande), il devint impossible aux évêques d'être les seuls ministres du sacrement.
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