SWS, Livre VII, II, C1, §248 a écrit :
II. 3. Sans rentrer dans les détails des divers types d'attention et d'intention, disons de façon générale que le ministre d'un sacrement doit être conscient de ce qu'il fait et doit vouloir vraiment et réellement le faire. Il est certes un instrument dans les mains du Christ, mais un instrument vivant, et sa volonté a par conséquent un rôle à jouer. De plus, il doit au moins avoir l'intention de "faire ce que fait l'Église" (faciendi quod facit Ecclesia ; concile de Trente, sess. 7, De Sacr. in Gen., can. 11).
Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
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Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C1, §248 a écrit :
Le sens précis de cette expression est cependant l'objet de débats entre les théologiens. Tous s'accordent à dire que le ministre n'a pas besoin d'avoir spécifiquement l'intention de faire ce que fait l'Église Catholique Romaine ; qu'il n'a pas besoin de vouloir produire l'effet du sacrement ; et qu'il n'a même pas besoin de croire que le rite est un sacrement, ou même de savoir ce qu'est un sacrement. D'un autre côté, tous sont également d'accord qu'il doit vouloir exécuter un rite qui est tenu pour sacré et religieux par l'Église du Christ.
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C1, §248 a écrit :
La raison de cela est évidente. Ce qui est indéterminé a besoin d'être déterminé, sans quoi sa nature n'est pas fixée. Ainsi, par exemple, une ablution peut être faite pour des raisons très diverses : hygiéniques, esthétiques, pour s'amuser, ou par dévotion. Pour que ce soit vraiment et réellement un sacrement, l'acte doit être déterminé par l'intention du ministre, exprimée par les mots, "Je te baptise au nom du Père", etc. (S. Thomas, IIIa, q. 64, art. 8). Ce qui ne fait pas consensus, c'est la question de savoir s'il suffit de vouloir exécuter sérieusement le rite extérieur, sans avoir aucune intention intérieure de plus, ou même en ayant une intention opposée (par ex. "L'Église tient que le mariage est un sacrement, mais pas moi ; je vais exécuter tout le rite, mais je n'ai pas l'intention de conférer un sacrement").
Cf. Drouin, loc. cit. vii, sect. 2; Franzelin, loc. cit. thes. xvii ; Pourrat, p. 315.
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C1, §248 a écrit :
Cette question épineuse a récemment été quelque peu éclairée par la bulle Apostolicae Curae du pape Léon XIII :
Pape Léon XIII, [i]Apostolicae Curae[/i] a écrit : La pensée ou l’intention, en tant qu’elle est une chose intérieure, ne tombe pas sous le jugement de l'Église ; mais celle-ci doit en juger la manifestation extérieure. Ainsi, quelqu’un qui, dans la confection et la collation d’un sacrement, emploie sérieusement et suivant le rite la matière et la forme requises, est censé, par le fait même, avoir eu l’intention de faire ce que fait l'Église.
C’est sur ce principe que s’appuie la doctrine d’après laquelle est valide tout sacrement conféré par un hérétique ou un homme non baptisé, pourvu qu’il soit conféré selon le rite catholique. Au contraire, si le rite est modifié dans le dessein manifeste d’en introduire un autre non admis par l’Église et de rejeter celui dont elle se sert et qui, par l’institution du Christ, est attaché à la nature même du sacrement, alors, évidemment, non seulement l’intention nécessaire au sacrement fait défaut, mais il y a là une intention contraire et opposée au sacrement.
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