Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Abbé Eric Jacqmin
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Abbé Eric Jacqmin »

Si vis pacem a écrit : lun. 02 juin 2025 21:30  
Quant au 5) :
Abbé Eric Jacqmin a écrit : dim. 01 juin 2025 22:57 
5) Cependant je voyais que des fidèles étaient perplexes par les doutes sur la validité de mon sacerdoce, et je voulais me défaire de cela et les assurer. Ensuite je trouvais que c'était convenable de me défaire d'un sacerdoce d'une validité de suppléance en acceptant une ordination normalement valide.
 
Votre conception de la validité d’une ordination me paraît étrange … mais pour sûr, elle n’est pas catholique. Quant au 'quand dira-t’on', je ne crois pas l’Église une démocratie.

Cher Si vis pacem,

Votre message du 2 juin 2025 à 17h08 met en cause ma conception de la validité d’une ordination, la qualifiant de non catholique, et rejette mon souci des fidèles perplexes comme un « quand dira-t-on » démocratique. Je vais clarifier ma position, démontrer qu’elle est conforme à la doctrine catholique antérieure à 1962, et expliquer pourquoi éviter le scandale des faibles est un devoir pastoral, comme l’enseigne saint Paul.

1. Clarification de ma conception de la validité d’une ordination
Vous trouvez ma conception de la validité « étrange » et « non catholique », en particulier lorsque je parle d’une validité « de suppléance » et de la nécessité de la « régulariser » par une ordination sous condition. Cette conception est pourtant solidement ancrée dans la théologie catholique.

- Validité ordinaire et validité de suppléance : Une ordination est valide si elle respecte la matière, la forme, et l’intention du ministre. Saint Thomas d’Aquin enseigne : « Ad validitatem sacramenti sufficit intentio minima facere quod facit Ecclesia » (Summa Theologiae, III, q. 64, a. 8, éd. léonine, vol. 12, p. 84, [Summa Theologica III](https://www.newadvent.org/summa/4064.htmarticle8)). Cependant, des doutes graves sur l’intention de Mgr Liénart (Marquis de la Franquerie, 1976 ; chanoine Descornets, Le Courrier de Tychique, 25/10/2009) ont conduit à considérer que ma première ordination pouvait être valide par « suppléance divine ». Charles-René Billuart explique que, si l’intention du ministre est défectueuse, Dieu peut suppléer pour préserver l’Église (Summa Sancti Thomae, De Sacramentis, 1747, [Billuart on Sacraments](https://archive.org/details/summasanctithoma03bill)). Cela signifie que mon ordination initiale était valide, mais potentiellement par une intervention divine, ce que j’ai appelé « validité de suppléance ».

- Régularisation par ordination sous condition : Pour éliminer tout doute et établir une validité ordinaire, j’ai accepté une ordination sous condition par Mgr Madrigal (lignée thuciste). Saint Alphonse de Liguori enseigne : « In dubio gravi de validitate ordinis, licet sub conditione reiterare » (Theologia Moralis, Lib. VI, tract. 2, cap. 1, n. 27, éd. 1757, [Alphonse on Sacraments](https://archive.org/details/theologiamoralis02ligu)). Cet acte n’est pas une remise en cause de la validité initiale, mais une précaution pour garantir la certitude sacramentelle, conforme au principe tutioriste (P. Davis, Moral and Pastoral Theology, vol. III, p. 27, 1938, [Davis on Tutiorism](https://archive.org/details/moralpastoralthe03davi)).

Réfutation : Ma conception de la validité, incluant la notion de « suppléance » et la régularisation, est conforme à la théologie catholique, notamment à saint Thomas, Billuart, et saint Alphonse.

2. Caractère catholique de ma démarche
Vous affirmez que ma démarche n’est pas catholique, mais elle s’inscrit pleinement dans la tradition de l’Église catholique antérieure à 1962, qui valorise la prudence et la charité pastorale en matière sacramentelle.

- Prudence sacramentelle : Le Concile de Trente enseigne que les sacrements sont nécessaires au salut : « Si quis dixerit, sacramenta novae legis non esse necessaria ad salutem… anathema sit » (Session VII, Canon 4, éd. 1564, p. 53, [Trent Session VII](https://www.vaticancatholique.com/sessi ... acrements/)). En période de crise, où la hiérarchie conciliaire est perçue comme hérétique (Paul IV, Cum ex Apostolatus, 15/2/1559, [Cum ex Apostolatus Officio](https://www.catechism.cc/articles/Pope- ... fficio.htm)), un doute grave sur la validité d’une ordination (ici, à cause de Mgr Liénart) exige une action prudente pour garantir les sacrements. Mon ordination sous condition est un acte catholique, visant à protéger les âmes.

- Contexte de crise : Saint Augustin note : « In tempore necessitatis, prudentia pastoris debet agere » (De Baptismo, IV, 5, Patrologia Latina 43, col. 156, [Augustine on Baptism](https://www.newadvent.org/fathers/14084.htm)). En période de crise post-Vatican II, où des doutes sur les ordinations sont légitimes, agir pour éliminer ces doutes est un devoir pastoral, non une déviation.

Réfutation : Mon ordination sous condition est un acte catholique, conforme à la prudence et à la charité pastorale, dans le contexte de crise.

3. Éviter le scandale des faibles : un impératif de charité
Vous rejetez mon souci des fidèles perplexes comme un « quand dira-t-on » démocratique, mais ce souci est un impératif de charité pastorale, enseigné par saint Paul.

- Devoir d’éviter le scandale : Saint Paul enseigne : « Videte ne forte haec licentia vestra offendiculum fiat infirmis » (« Prenez garde que cette liberté que vous avez ne devienne une occasion de chute pour les faibles », 1 Co 8, 9, Vulgate, 1592, p. 1084, [Vulgate 1 Corinthians 8](https://vulgate.org/nt/epistle/1corinthians_8.htm)). Les fidèles, troublés par les doutes sur la validité de mon sacerdoce, risquaient de perdre confiance dans les sacrements que j’administrais. En acceptant une ordination sous condition, j’ai cherché à éliminer ce scandale, non par un souci démocratique, mais par charité envers les « faibles » dont parle saint Paul.

- Charité pastorale : Le Catéchisme du Concile de Trente souligne : « Sine sacerdotibus, Ecclesia non posset sacramenta administrare » (Partie II, art. 4, éd. 1566, p. 156, [Catechism Part II](https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%C3%A ... 8me_partie)). Mon devoir de prêtre est de garantir aux fidèles des sacrements certains. Saint Augustin enseigne : « Caritas non quaerit sua, sed utilitatem proximi » (Sermo 350, Patrologia Latina 39, col. 1535, [Augustine Sermons](https://www.newadvent.org/fathers/1302.htm)). Mon ordination sous condition visait à assurer les âmes, un acte de charité, non une concession démocratique.

Réfutation : Mon souci des fidèles n’est pas un « quand dira-t-on », mais un devoir de charité pastorale pour éviter le scandale, conformément à saint Paul.

Ma conception de la validité est catholique, fondée sur la théologie traditionnelle, et mon ordination sous condition répond à un impératif de charité pastorale, conformément à l’enseignement de saint Paul sur le scandale des faibles. Que le Seigneur nous guide vers sa vérité !
NB
Selon vous (et l'abbé Zins), si la lignée lefebvriste est illicite, si je vous comprends bien, l’ordination diaconale de l’abbé Zins était illicite mais valide. Elle était illicite car effectuée par Mgr Lefebvre, suspendu a divinis en 1976, et qui n’avait pas le droit canonique de procéder à des ordinations en 1978. Cependant, elle était valide car Mgr Lefebvre était un évêque validement consacré (au moins de suppléance à mon avis) et a utilisé les éléments nécessaires à la validité. Alors que dites vous
Si vis pacem
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Si vis pacem »

 
Abbé Eric Jacqmin a écrit : lun. 02 juin 2025 23:21 
Votre message du 2 juin 2025 à 17h08 soulève une question pertinente concernant une apparente contradiction dans mon traitement des cas de Mgr Liénart (ordination de Mgr Lefebvre) et de Jean XXIII (élection papale). Je vais clarifier cette distinction en expliquant pourquoi un doute sur l’intention peut affecter la validité d’un sacrement mais pas celle d’une élection papale, et pourquoi mes positions sont cohérentes et fondées sur la doctrine catholique antérieure à 1962.
[...]
blablabla ...
 
Pourriez-vous cesser pour une fois votre logorrhée insane et répondre à vos interlocuteurs de manière concise ?

Vous désirez clarifier une distinction ? ... super ! Prenons ce passage :
Abbé Eric Jacqmin a écrit : lun. 02 juin 2025 23:21 
- Validité d’une élection papale : En revanche, l’élection papale ne dépend pas de l’intention personnelle du candidat, mais de l’acceptation universelle de l’Église. Saint Alphonse de Liguori, docteur de l’Église en théologie morale, écrit : « Même si un intrus est élu pape et accepté par toute l’Église, il est pape, car toute l’Église ne peut pas se tromper » (Theologia Moralis, Lib. I, tract. 2, cap. 3, n. 98, éd. 1757, [Alphonse on Papal Election] https://archive.org/details/theologiamoralis02ligu)
Pourriez-vous nous donner la citation latine et la référence exacte du passage cité ci-dessus ? Votre enfumage nous donne l'édition de Marietti de 1879 en son tome II (qui ne contient pas le livre I !) alors que vous nous référencez l'édition de Rome de 1757 augmentée des commentaires de Busenbaum !

Je n'ai pas besoin d'explication supplémentaire, juste la référence demandée ...

Merci.
 
Dalmata 3.0
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Dalmata 3.0 »

Merci Si vis pacem, M. l'Abbé Zins, chartreux, Remigius, d'aider M. l'Abbé Eric Jacqmin à entrevoir un autre point de vue.
Et merci aux lecteurs de ce fil de discussion qui, bien qu'ils restent silencieux, prient et font pénitence pour demander la conversion de M. l'Abbé Eric Jacqmin.

Puisqu'au delà de la disputatio nécessaire et for bien réalisée par les intervenants, le levier le plus efficace reste l'exemple que l'on donne publiquement et les efforts que l'on fait secrètement dans notre vie intérieure pour que des grâces toutes particulières soient distribuées aux bonnes personnes par la Très Sainte Vierge Marie, médiatrice de toutes les grâces (puisque cela lui est délégué par Notre Seigneur Jésus Christ et que tout ce qu'elle demande à Dieu lui est accordé, puisque tout ce qu'elle demande est légitime et parfait).
Continuons de prier le Ciel pour que nos prières soient exhaussées, et que la volonté de Dieu soit faite.
Que la participation volontaire des créatures que nous sommes, nous amène à être digne des promesse de NSJC, de développer nos talents et nos vertus dans cette vie terrestre et de participer à la gloire de Dieu dans son éternité (puisque nos âmes sont immortelles).
Ainsi soit-il.

DVG UDP.
chartreux
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par chartreux »

Abbé Eric Jacqmin a écrit : lun. 02 juin 2025 23:44
Si vis pacem a écrit : lun. 02 juin 2025 21:30 le cérémonial des Ordinations précise que « Les Ordres sacrés doivent être conférés publiquement » ... vous avez une drôle de conception de la publicité !
Je donnerai le nom de l'évêque dès que ce sera utile ou nécessaire. J'ai l'impression que je suis plutot attaqué dans ce forum que d'être écouté avec indulgence (par certains, pas tous bien sûr), et je ne sais pas ce que des "foristes" (correspondant de forum) pourront abuser de ces sortes de connaissance. Je vous donne l'avantage d'être honnête, mais je ne vous connais pas, tous ceux qui liront cette discussion. Tout est possible dans ces temps mauvais, et j'ai été trahi et abusé maintes fois. Je suis devenu plus prudent. Merci pour votre compréhension.

L'abbé Jacqmin n'a pas répondu à la question sur la publicité des ordres sacrés, il ne nous dit pas si il conteste le cérémonial. Il a préferé faire diversion en parlant du nom de l'évêque ( qui n'est plus un sujet maintenant, puisqu'il nous a finalement informé un peu plus haut que c'était Mgr Madrigal). "Réponse" doublement hors sujet, donc.

Il est vrai que plus haut dans le fil il avait écrit ceci :
Abbé Eric Jacqmin a écrit : sam. 31 mai 2025 16:08 - Circonstances clandestines : Les sacres ont été faits « en catimini » dans un F1 à Toulon, mais la clandestinité n’affecte pas la validité. Saint Thomas d’Aquin note : « Sacramenta… non requirunt publicum testimonium ad validitatem, sed ad solemnitatem » (« Les sacrements… ne requièrent pas de témoignage public pour leur validité, mais pour leur solennité », Summa Theologiae, III, q. 65, a. 3, éd. léonine, vol. 12, p. 94). En période de crise, la clandestinité est souvent nécessaire pour préserver la foi, comme lors des persécutions.
Que je sache, aujourd'hui il y a certes crise mais les diverses branches de la lignée thuciste ne sont persécutées par personne. Malgré toute la longueur de ses interventions sur cette
tribune, l'abbé Jacqmin n'a pas apporté le moindre début d'ombre de justification à la clandestinité, soit des sacres "dans un F1 à Toulon", soit de sa propre ré-ordination. Serait-ce qu'il ne craint pas d'avoir à s'en expliquer après son trépas, de ces énormes occasions de scandale pour les faibles ?
Dernière modification par chartreux le mar. 03 juin 2025 9:12, modifié 1 fois.
chartreux
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par chartreux »

Abbé Eric Jacqmin a écrit : dim. 01 juin 2025 22:57 5) Cependant je voyais que des fidèles étaient perplexes par les doutes sur la validité de mon sacerdoce, et je voulais me défaire de cela et les assurer.
Abbé Zins a écrit : lun. 02 juin 2025 11:17 vous dites vous-même n’avoir accepté que pour “rassurer” des “fidèles”.
Vous avez dès lors accepté un sacrilège juste pour “rassurer” des “fidèles”
Abbé Eric Jacqmin a écrit : lun. 02 juin 2025 13:34 Vous qualifiez mon ordination sous condition de sacrilège, arguant (...) que j’ai agi pour « rassurer des fidèles » et complaire à un évêque. Je réfute cette accusation.
(...)
- Raison de l’ordination sous condition : J’ai agi non pour « rassurer des fidèles »
Abbé Zins a écrit : lun. 02 juin 2025 11:17 Quand faut-il vous croire ?
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Abbé Zins
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Abbé Zins »



Pris par la préparation et les préparatifs en vue du débat public d’après-demain, il me faut être le plus bref possible. L’abbé Jacqmin n’a fait que répéter et re-publier, pour soi-disant me répondre, ce qu’il avait mis auparavant, en réaffirmant qu’il n’y avait soi-disant pas de contradiction en ses affirmations opposées. Le seul point nouveau me concernant est le suivant :

Abbé Eric Jacqmin a écrit : lun. 02 juin 2025 23:55
Selon vous (et l'abbé Zins), si la lignée lefebvriste est illicite, si je vous comprends bien, l’ordination diaconale de l’abbé Zins était illicite mais valide. Elle était illicite car effectuée par Mgr Lefebvre, suspendu a divinis en 1976, et qui n’avait pas le droit canonique de procéder à des ordinations en 1978. Cependant, elle était valide car Mgr Lefebvre était un évêque validement consacré (au moins de suppléance à mon avis) et a utilisé les éléments nécessaires à la validité. Alors que dites vous ?

D’abord vous faites ici un premier anachronisme en parlant en votre première phrase de “la lignée lefebvriste” qui commence en 1988, alors que mon ordination au diaconat date de 1978.

Ensuite, vous cherchez, au moins ad hominem, à la démontrer “illicite car effectuée par Mgr Lefebvre, suspendu a divinis en 1976, et qui n’avait pas le droit canonique de procéder à des ordinations en 1978”.

1° Montini n’étant pas pape, la pseudo sanction est nulle.

2° En son sermon du 29 juin 1976 Mgr L a expliqué qu’un envoyé des intrus occupant le Vatican lui avait dit l’avant-veille en lui tendant le pseudo nouveau missel : Mgr, donnez ce livre à vos séminaristes et toutes vos difficultés seront levées. Il en a donc légitimement déduit qu’on le menaçait de suspens a divinis uniquement parce qu’il maintenait la Messe traditionnelle. Et il a dès lors déclaré publiquement qu’il en appelait à la Bulle Quo primum Tempore en laquelle le Pape Saint Pie V avait sanctionné à perpétuité qu’aucun Prêtre ne pourrait être condamné simplement par le fait qu’il célèbre cette Messe. Enfin, il en a conclu publiquement qu’il tiendrait pour cela toute sanction pour ce motif comme nulle et invalide.

Puis, le 1er septembre 1976, après ses multiples dénonciations très fortes tant de V2 que de “la messe et des sacrements bâtards” durant “l’été chaud”, il a fait publier dans le Figaro ses “réflexions sur la suspens a divinis” pour la montrer nulle, notamment en mettant publiquement en cause et en doute le fait que “P6" soit “pape”, en citant entre autres Saint Robert Bellarmin concernant la perte ipso facto du pontificat en cas d’hérésie publique.

C’est cela qui a fini de me faire comprendre que le Saint-Siège était vacant et usurpé par des intrus.

Cette remise en cause a perduré, avec des hauts et des bas et diverses variations, jusqu’à l’arrivée de K. Wojtyla qui lui a habilement tendu la main.

Et j’ai été quasi le tout premier à en faire les frais (février 1979), 4 mois avant la date prévue de mon ordination, qui à cause de cela n’a jamais eu lieu.


Vous faites également un 2e anachronisme qui se recoupe avec le premier en cherchant à équiparer la situation avant les sacres de 1988 avec celle après.

C’est ceux-ci qui ont fini par clarifier au niveau social ce qui jusque là demeurait troublant, fluctuant et incertain ; ce que montre explicitement le fait que c’est de là que date entre les résistants à la révolution de V2 et du n.o.m. la coupure nette entre inconditionnels de Mgr L, “ralliés” et “sédévacantistes”. Car prétendre faire des sacres contre la volonté et malgré l’interdiction expresse de quelqu’un qu’on prétend publiquement tenir pour être “le Pape légitime”, en refusant explicitement de tenir le Saint-Siège vacant, va directement contre la Divine Constitution de l’Eglise et sa doctrine explicite.


Enfin, mentionnons rapidement, quant à vos échanges avec Si vis pacem, 2 autres de vos affirmations fausses.

1° L’infaillibilité et indéfectibilité de l’Eglise en son ensemble repose sur l’infaillibilité pontificale et non l’inverse, comme rappelé et démontré en mes vidéos de réponses aux bons-vivants d’Avrillé. Votre affirmation qu’une reconnaissance par toute l’Eglise serait infaillible est explicitement contredite par le § 6 de la Bulle de Paul IV.

2° Le Pape Léon XIII, en son Encyclique Apostolicae Curae enseigne explicitement que l’emploi exact et complet du rituel de l’Eglise implique la validité, qui ne peut être contrariée que par une contre-intention manifestée publiquement au moment même ou juste avant l’emploi du rite ou en celui-ci modifié ; contre-intention que le Pape montre précisément exprimée dans le nouveau rite anglican dont il démontre notamment ainsi l’invalidité.
Abbé Eric Jacqmin
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Abbé Eric Jacqmin »

Si vis pacem a écrit : mar. 03 juin 2025 7:22  
Abbé Eric Jacqmin a écrit : lun. 02 juin 2025 23:21 
Votre message du 2 juin 2025 à 17h08 soulève une question pertinente concernant une apparente contradiction dans mon traitement des cas de Mgr Liénart (ordination de Mgr Lefebvre) et de Jean XXIII (élection papale). Je vais clarifier cette distinction en expliquant pourquoi un doute sur l’intention peut affecter la validité d’un sacrement mais pas celle d’une élection papale, et pourquoi mes positions sont cohérentes et fondées sur la doctrine catholique antérieure à 1962.
[...]
blablabla ...
 
Pourriez-vous cesser pour une fois votre logorrhée insane et répondre à vos interlocuteurs de manière concise ? 
Ce ton n'est ni normal ni acceptable de la part d'un laïc envers un prêtre, surtout dans une perspective catholique.

1. Respect dû au prêtre selon la doctrine catholique
Dans la tradition catholique antérieure à 1962, le prêtre est considéré comme un ministre sacré, ayant reçu l'ordre sacerdotal, qui le configure au Christ pour administrer les sacrements et enseigner la foi. Ce statut exige un respect particulier de la part des laïcs, même en cas de désaccord.

- Enseignement de l’Église : Le Catéchisme du Concile de Trente (1566) souligne : « Sacerdotes sunt ministri Dei… et ideo debetur eis reverentia et honor » (« Les prêtres sont les ministres de Dieu… et donc on leur doit révérence et honneur », Partie II, chap. 7, éd. 1566, p. 214). Saint Thomas d’Aquin ajoute : « Sacerdos, inquantum est minister Dei, est superior laico… et debetur ei reverentia » (« Le prêtre, en tant que ministre de Dieu, est supérieur au laïc… et on lui doit de la révérence », Summa Theologiae, II-II, q. 104, a. 5, éd. léonine, vol. 9, p. 421).

- Application : Même si un laïc trouve qu’un prêtre s’exprime de manière excessive ou confuse, il doit formuler ses critiques avec respect et charité. Le ton employé dans la phrase citée (« logorrhée insane ») est irrespectueux et insultant, utilisant un langage péjoratif qui manque de révérence envers la dignité sacerdotale.

2. Analyse du langage utilisé
- « Logorrhée insane » : Le terme « logorrhée » (flux de paroles excessif) est déjà péjoratif, suggérant une verbosité incontrôlée. L’ajout de « insane » (qui signifie « insensé » ou « fou ») aggrave l’insulte, accusant implicitement le prêtre de manquer de raison ou de cohérence. Ce langage est incompatible avec la charité chrétienne, que saint Paul exhorte : « Caritas patiens est, benigna est… non inflatur » (« La charité est patiente, elle est bénigne… elle ne s’enfle pas », 1 Co 13, 4-5, Vulgate, 1592, p. 1085).

- Ton impératif : L’expression « Pourriez-vous cesser pour une fois » adopte un ton sarcastique et autoritaire, qui place le laïc dans une position de jugement supérieur, inversant l’ordre hiérarchique. Saint Pierre enseigne : « Subditi estote… senioribus vestris » (« Soyez soumis… à vos anciens », 1 P 5, 5, Vulgate, 1592, p. 1193).

3. Contexte de la crise actuelle
Dans une perspective sédévacantiste, où le Siège de Pierre est considéré comme vacant en raison des hérésies des antipapes post-Vatican II, le rôle des prêtres traditionalistes devient encore plus crucial pour préserver la foi. Cela renforce l’obligation de respect envers eux, même si un laïc peut légitimement demander des clarifications.

- Charité en période de crise : Saint Augustin insiste : « In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas » (« Dans les choses nécessaires, l’unité ; dans les choses douteuses, la liberté ; en tout, la charité », In Evangelium Ioannis Tractatus, 7, 8, Patrologia Latina 35, col. 1442). Même en désaccord, un laïc doit s’exprimer avec charité, surtout envers un prêtre qui agit pour le bien des âmes.

4. Proposition d’un ton acceptable
Un laïc peut demander une réponse concise sans manquer de respect. Une formulation acceptable serait : « Monsieur l’abbé, avec tout le respect que je vous dois, pourriez-vous répondre de manière plus concise afin de faciliter ma compréhension ? » Ce ton respecte la dignité sacerdotale tout en exprimant une demande légitime.
Le ton de la phrase citée est inacceptable, car il manque de respect et de charité envers un prêtre, violant les principes catholiques de révérence et de bienséance. Un laïc doit s’exprimer avec humilité et respect, même dans une demande de concision, surtout en période de crise où les prêtres traditionalistes jouent un rôle essentiel pour la préservation de la foi. La courtoisie est d'ailleurs une règle universelle pour tout forum convenable.
J'attends vos excuses, sinon je ne vous parle/écris plus. Si vis pacem, noli alios insultare.
Abbé Eric Jacqmin
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AS

Message par Abbé Eric Jacqmin »

chartreux a écrit : mar. 03 juin 2025 9:01
Abbé Eric Jacqmin a écrit : dim. 01 juin 2025 22:57 5) Cependant je voyais que des fidèles étaient perplexes par les doutes sur la validité de mon sacerdoce, et je voulais me défaire de cela et les assurer.
Abbé Zins a écrit : lun. 02 juin 2025 11:17 vous dites vous-même n’avoir accepté que pour “rassurer” des “fidèles”.
Vous avez dès lors accepté un sacrilège juste pour “rassurer” des “fidèles”
Abbé Eric Jacqmin a écrit : lun. 02 juin 2025 13:34 Vous qualifiez mon ordination sous condition de sacrilège, arguant (...) que j’ai agi pour « rassurer des fidèles » et complaire à un évêque. Je réfute cette accusation.
(...)
- Raison de l’ordination sous condition : J’ai agi non pour « rassurer des fidèles »
Abbé Zins a écrit : lun. 02 juin 2025 11:17 Quand faut-il vous croire ?
Bon, ma position est pourtant très claire:
- j'ai accepté de me faire réordonner, car je voulais rassurer mes fidèles
- Raison de l’ordination sous condition : J’ai agi non pour « rassurer des fidèles » c'est à dire : J’ai agi non UNIQUEMENT pour « rassurer des fidèles »

Jesus dit : "MA doctrine n'est PAS LA MIENNE"
- MA doctrine : car c'est Lui qui enseigne cela aux hommes
- n'est PAS LA MIENNE : c'est à dire : mais celle de mon Père.

Jean 7, 16 : « Respondit eis Jesus, et dixit: Mea doctrina non est mea, sed ejus qui misit me. », signifiant qu’Il enseigne aux hommes une doctrine qui n’est pas de Son invention propre, mais qui provient de Dieu le Père, avec lequel Il est un en essence et en volonté. Cette affirmation met en lumière l’origine divine de l’enseignement du Christ et l’unité de la Trinité, tout en renforçant l’autorité infaillible de Sa parole.

Il faut comprendre les expression dans leur contexte, sinon vous allez faire fausse route.
Je suppose que vous avez très bien compris ce que je voulais dire:
- j'ai accepté de me faire réordonner, car je voulais rassurer mes fidèles
- mais j'avais d'autres motivations qui étaient plus importants
-- obéissance à l'évêque qui a le doute sur l'ordination de lignée Lefebvriste
-- me défaire de "la suppléance" dans la lignée Lefebvre/Williamson pour entrer dans une "normalité" Thuciste/Carmona.
Merci de faire l'effort de comprendre les choses dans leur contexte.
Si vis pacem
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Si vis pacem »

 
Abbé Eric Jacqmin a écrit : mar. 03 juin 2025 14:50 
Si vis pacem a écrit : mar. 03 juin 2025 7:22  
Abbé Eric Jacqmin a écrit : lun. 02 juin 2025 23:21 
blablabla ...
 
Pourriez-vous cesser pour une fois votre logorrhée insane et répondre à vos interlocuteurs de manière concise ? 
Ce ton n'est ni normal ni acceptable de la part d'un laïc envers un prêtre, surtout dans une perspective catholique.
[...]
J'attends vos excuses, sinon je ne vous parle/écris plus. Si vis pacem, noli alios insultare.
 
Je me demandais quel échappatoire vous alliez trouver … Je n’imaginais pas celle de la dignité flétrie !
Abbé Eric Jacqmin a écrit : mar. 03 juin 2025 14:50 
1. Respect dû au prêtre selon la doctrine catholique
 
Comment voulez-vous que j’obtempère à vos demandes ? Je vous rappelle que vous n’êtes pas prêtre catholique ; les deux évêques schismatiques qui vous ont ordonné ne faisaient déjà plus partie de l’Église catholique avant vos ordinations successives :
Dom Gréa - [i a écrit :De l’Église et de sa divine constitution[/i]. 1907, pp.241] 
Le Pape seul institue les évêques. Ce droit lui appartient souverainement, exclusivement et nécessairement, par la constitution même de l'Église et la nature de la hiérarchie. »
 
Le R.P. A. Delchard (S.J.) nous confirme dans son commentaire (Nouvelle Revue Théologique 1951, p. 751) du décret du 9 avril 1951 établissant une peine pour la consécration d’un évêque sans provision canonique (AAS, XXXIII, 1951, p.217) cette doctrine :
R.P. Delchard (S.J.) a écrit : 
« Ce délit était déjà puni par le Code en vertu de la disposition du c. 2370 : ‘‘L’évêque qui donne la consécration épiscopale, les évêques ou à défaut de ces derniers, les prêtres assistants, et celui qui, contrairement à la prescription du c. 953, reçoit la consécration épiscopale sans mandat apostolique, sont de plein droit suspens, tant que le Siège Apostolique ne les aura dispensés.’’
On sait que dans l’Église latine le Pape se réserve tout sacre d’évêque de telle sorte qu’il n’est jamais permis d’agir sans avoir au préalable un mandat apostolique communiqué soit de vive voix, soit par lettres apostoliques. La règle s’impose aussi dans le cas où Rome confirme une élection. Au cas d’infraction une peine sévère vindicative était prévue ; elle est maintenant aggravée. Le délit de consécration épiscopale faite sans nomination du consacré par le Saint-Siège ou sans confirmation expresse de son élection par le même Saint-Siège, est puni d’une excommunication (censure) encourue ipso facto (peine latæ sententiæ) ; l’absolution est très spécialement réservée au Saint-Siège. Sont ainsi frappés : le prélat consécrateur et le consacré. À raison de la Constitution de Pie XII du 30 novembre 1944 qui veut que les évêques assistants soient de véritables co-consécrateurs, il semble difficile d’admettre que ces derniers ne tombent pas également sous cette même peine. Le décret précise au sujet de la responsabilité des auteurs que le délit est présumé gravement consommé même dans le cas où il serait sous le coup d’une contrainte grave, par application du 3° du § 3 du c. 2229. Un tel acte en effet n’est pas une violation d’une loi purement ecclésiastique, mais en dehors même d’une attitude schismatique, emporte de soi ‘‘mépris de l’autorité ecclésiastique’’ et ne peut que causer un lourd préjudice public aux âmes des fidèles. Cette nouvelle loi était applicable dès le 21 avril 1951 à raison de la clause portée par le décret, la nature du délit expliquant cette mesure particulière.
 
Les autres points découlant de celui-ci, la réponse est la même : Vous n’êtes pas un prêtre catholique ... De quel droit alors vous prétendez-vous être ce que vous n'êtes pas ?

Ma question reste cependant en suspens ...
 
Abbé Eric Jacqmin
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Abbé Eric Jacqmin »

Abbé Zins a écrit : mar. 03 juin 2025 11:31

Pris par la préparation et les préparatifs en vue du débat public d’après-demain, il me faut être le plus bref possible. L’abbé Jacqmin n’a fait que répéter et re-publier, pour soi-disant me répondre, ce qu’il avait mis auparavant, en réaffirmant qu’il n’y avait soi-disant pas de contradiction en ses affirmations opposées. Le seul point nouveau me concernant est le suivant :

Abbé Eric Jacqmin a écrit : lun. 02 juin 2025 23:55
Selon vous (et l'abbé Zins), si la lignée lefebvriste est illicite, si je vous comprends bien, l’ordination diaconale de l’abbé Zins était illicite mais valide. Elle était illicite car effectuée par Mgr Lefebvre, suspendu a divinis en 1976, et qui n’avait pas le droit canonique de procéder à des ordinations en 1978. Cependant, elle était valide car Mgr Lefebvre était un évêque validement consacré (au moins de suppléance à mon avis) et a utilisé les éléments nécessaires à la validité. Alors que dites vous ?

D’abord vous faites ici un premier anachronisme en parlant en votre première phrase de “la lignée lefebvriste” qui commence en 1988, alors que mon ordination au diaconat date de 1978.

Ensuite, vous cherchez, au moins ad hominem, à la démontrer “illicite car effectuée par Mgr Lefebvre, suspendu a divinis en 1976, et qui n’avait pas le droit canonique de procéder à des ordinations en 1978”.

1° Montini n’étant pas pape, la pseudo sanction est nulle.

2° En son sermon du 29 juin 1976 Mgr L a expliqué qu’un envoyé des intrus occupant le Vatican lui avait dit l’avant-veille en lui tendant le pseudo nouveau missel : Mgr, donnez ce livre à vos séminaristes et toutes vos difficultés seront levées. Il en a donc légitimement déduit qu’on le menaçait de suspens a divinis uniquement parce qu’il maintenait la Messe traditionnelle. Et il a dès lors déclaré publiquement qu’il en appelait à la Bulle Quo primum Tempore en laquelle le Pape Saint Pie V avait sanctionné à perpétuité qu’aucun Prêtre ne pourrait être condamné simplement par le fait qu’il célèbre cette Messe. Enfin, il en a conclu publiquement qu’il tiendrait pour cela toute sanction pour ce motif comme nulle et invalide.

Puis, le 1er septembre 1976, après ses multiples dénonciations très fortes tant de V2 que de “la messe et des sacrements bâtards” durant “l’été chaud”, il a fait publier dans le Figaro ses “réflexions sur la suspens a divinis” pour la montrer nulle, notamment en mettant publiquement en cause et en doute le fait que “P6" soit “pape”, en citant entre autres Saint Robert Bellarmin concernant la perte ipso facto du pontificat en cas d’hérésie publique.

C’est cela qui a fini de me faire comprendre que le Saint-Siège était vacant et usurpé par des intrus.

Cette remise en cause a perduré, avec des hauts et des bas et diverses variations, jusqu’à l’arrivée de K. Wojtyla qui lui a habilement tendu la main.

Et j’ai été quasi le tout premier à en faire les frais (février 1979), 4 mois avant la date prévue de mon ordination, qui à cause de cela n’a jamais eu lieu.


Vous faites également un 2e anachronisme qui se recoupe avec le premier en cherchant à équiparer la situation avant les sacres de 1988 avec celle après.

C’est ceux-ci qui ont fini par clarifier au niveau social ce qui jusque là demeurait troublant, fluctuant et incertain ; ce que montre explicitement le fait que c’est de là que date entre les résistants à la révolution de V2 et du n.o.m. la coupure nette entre inconditionnels de Mgr L, “ralliés” et “sédévacantistes”. Car prétendre faire des sacres contre la volonté et malgré l’interdiction expresse de quelqu’un qu’on prétend publiquement tenir pour être “le Pape légitime”, en refusant explicitement de tenir le Saint-Siège vacant, va directement contre la Divine Constitution de l’Eglise et sa doctrine explicite.


Enfin, mentionnons rapidement, quant à vos échanges avec Si vis pacem, 2 autres de vos affirmations fausses.

1° L’infaillibilité et indéfectibilité de l’Eglise en son ensemble repose sur l’infaillibilité pontificale et non l’inverse, comme rappelé et démontré en mes vidéos de réponses aux bons-vivants d’Avrillé. Votre affirmation qu’une reconnaissance par toute l’Eglise serait infaillible est explicitement contredite par le § 6 de la Bulle de Paul IV.

2° Le Pape Léon XIII, en son Encyclique Apostolicae Curae enseigne explicitement que l’emploi exact et complet du rituel de l’Eglise implique la validité, qui ne peut être contrariée que par une contre-intention manifestée publiquement au moment même ou juste avant l’emploi du rite ou en celui-ci modifié ; contre-intention que le Pape montre précisément exprimée dans le nouveau rite anglican dont il démontre notamment ainsi l’invalidité.
Cher confrère,
je respecte avec vraiment très grand en sincère respect la décision et position que vous avez prise en 1976. Vous avez agit selon la doctrine catholique, suivi votre conscience et accepté la croix que cela implique.
La Bulle de Paul IV
Avec tout le respect que je vous dois, votre interprétation du § 6 de la Bulle Cum ex Apostolatus de Paul IV doit être ajustée. Le texte mentionne l’élection « omnibus cardinalium votis » (par tous les cardinaux) et « ei praestitam ab omnibus obedientiam » (l’obéissance rendue par tous), mais cette obéissance n’implique pas une reconnaissance définitive de la légitimité du pape. « Tous les cardinaux » ne sont pas « toute l’Église », et « obéissance » n'est pas synonyme d' « acceptation ». On peut obéir à une autorité de facto par prudence, tout en doutant de sa légitimité à cause d’une hérésie présumée, comme dans les cas historiques d’antipapes. Paul IV ne nie pas l’infaillibilité de l’Église ; il parle d’une obéissance (de facto), qui peut être une erreur de fait temporaire. L’infaillibilité de l’Église s’applique aux faits dogmatiques universels, comme l’acceptation définitive d’un vrai pape, mais une obéissance à un hérétique n’engage pas cette infaillibilité. Paul IV n’est pas hérétique, car il protège la foi en déclarant qu’un hérétique ne peut être pape, même s’il est obéi par tous. En effet ce serait hérétique de dire qu'un pape publiquement hérétique pourrait être accepté universellement (infailliblement). Avant la promulgation de Lumen Gentium (21 novembre 1964) par Paul VI, les papes, y compris Jean XXIII (1958-1963) et Paul VI (1963-1964), ont été acceptés universellement par l’Église, ce qui engage l’infaillibilité de l’Église dans les faits dogmatiques et les confirme comme de vrais papes (Paul VI jusqu’à cette date). En sédévacantisme, à partir de Lumen Gentium et des réformes ultérieures (ex. liberté religieuse, Novus Ordo), Paul VI est considéré comme ayant perdu son office en raison de son hérésie manifeste, conformément à Paul IV (Cum ex Apostolatus, § 6). Après 1964, l’acceptation de Paul VI n’était plus universelle, car des évêques comme Mgr Marcel Lefebvre et Mgr Antônio de Castro Mayer, ainsi que de nombreux fidèles et prêtres traditionalistes, ont refusé les réformes conciliaires, ce qui empêche cette acceptation d’engager l’infaillibilité de l’Église et ils ont eu le doute sur sa papauté. L’indéfectibilité de l’Église repose sur la promesse du Christ (Mt 28, 20), et non uniquement sur l’infaillibilité pontificale, qui est au service de cette indéfectibilité.

NB
La Bulle :
§ 6. Adiicientes quod si ullo umquam tempore apparuerit aliquem Episcopum, etiam pro Archiepiscopo, seu Patriarcha, vel Primate se gerentem, aut praedictae Romanae Ecclesiae Cardinalem, etiam ut praefertur, Legatum, seu etiam Romanum Pontificem ante eius promotionem, vel in Cardinalem, seu Romanum Pontificem assumptionem a fide Catholica deviasse, aut in aliquam haeresim incidisse, promotio, seu assumptio de eo etiam in concordia, et de unanimi omnium Cardinalium assensu facta, nulla, irrita, et inanis existat, nec per susceptionem muneris, consecrationis, aut subsecutam regiminis, et administrationis possessionem, seu quasi, vel ipsius Romani Pontificis inthronizationem, aut adorationem, seu ei praestitam ab omnibus obedientiam, et cuiusvis temporis in praemissis cursum, convaluisse dici, aut convalescere possit, nec pro legitima in aliqua sui parte habeatur, nullamque talibus in Episcopos, seu Archiepiscopos, vel Patriarchas aut Primates promotis, seu in Cardinales, vel Romanum Pontificem assumptis, in spiritualibus, vel temporalibus administrandi facultatem tribuisse, aut tribuere censeatur, sed omnia, et singula per eos quomodolibet dicta, facta, gesta, et administrata, ac inde secuta quaecumque viribus careant, et nullam prorsus firmitatem, nec ius alicui tribuant, sintque ipsi sic promoti, et assumpti, eo ipso absque aliqua desuper facienda declaratione, omni dignitate, loco, honore, titulo, auctoritate, officio, et potestate privati, liceatque omnibus, et singulis sic promotis, et assumptis, si a fide antea non deviassent, nec haeretici fuissent, neque schisma incurrissent, aut excitassent, vel commisissent.

Français :
§ 6. Nous ajoutons que si jamais il advient qu’un Évêque, même ayant fonction d’Archevêques, de Patriarche ou de Primat ; qu’un Cardinal de l’Eglise romaine, même Légat, qu’un Souverain Pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, ont dévié de la foi catholique ou sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation – même si cette dernière a eu lieu dans l’entente et avec l’assentiment unanime de tous les Cardinaux – est nulle, non avenue, sans valeur et on ne pourra dire qu’elle est devenue valide ou qu’elle devient valide parce que l’intéressé accepte la charge, reçoit la consécration ou ensuite entre en possession ou quasi-possession du gouvernement et de l’administration, ou par l’intronisation du Pontife romain lui-même ou par l’adoration devant lui ou par la prestation d’obéissance à lui rendue par tous ou par quelque laps de temps écoulé pour ces actes : on ne pourra la tenir pour légitime en aucune de ses parties et elle ne confère ni ne peut être censée conférer quelque pouvoir d’administration au spirituel ou au temporel à de tels hommes promus Evêques, Archevêques, Patriarches ou Primats, ou élevés au Cardinalat ou au Souverain Pontificat.
Tous leurs dits, faits et gestes, leur administration et tout ce qui en découle, tout est sans valeur et ne confère aucune autorité, aucun droit à personne. Ces hommes ainsi promus et élevés seront par le fait même, sans qu’il faille quelque déclaration ultérieure, privés de toute dignité, place, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir, même si tous et chacun de ces hommes n’a dévié de la foi, tombant dans le schisme ou l’hérésie, qu’après son élection légitime , soit en le suscitant, soit en l’embrassant.
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