Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Abbé Eric Jacqmin
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Abbé Eric Jacqmin »

“A l’abbé EJ il convient à présent de poser une autre question :

Vous avez été ordonné par R. Williamson dans le cadre de la FSSPX, donc après les sacres de 1988, en 1995.

Cela n’a pas été possible à ce moment-là en ce cadre sans que vous n’ayez prêté un “serment” de reconnaître la "validité du N.O.M." et la “légitimité” de K-W-“JP2".

D’où ma question : étiez-vous alors sincèrement convaincu de cela ou pas ?”

Loué soit Jésus Christ,

je réponds avec plaisir à cette question car la réponse donne une meilleure compréhension de la crise.

1) Serment : non. Promesse : oui.
Il ne s'agit pas de serment. Il nous a été dit expressément et plusieurs fois par nos supérieurs qu'il s'agissait d'une promesse devant le tabernacle ouvert d'accepter les positions de la FSSPX à l'époque (juin 1995). J'avais en même temps l'impression que c'était moins important qu'un serment, mais très sérieux car c'était une promesse faite à Dieu devant le ciboire voilé dans un tabernacle ouvert.

2) Convaincu : oui.
J'étais convaincu à l 'époque que le serment était acceptable, maintenant je suis absolument contre car je sais plus maintenant qu'alors.
Je me suis posé la question avant d'entrer dans la FSSPX si elle avait la meilleure position.
Les sedevacantistes de Belgique ne m'ont pas convaincu (et j'en connaissais pas d'autres),

- surtout par le raisonnement de Mgr Lefebvre.
Il tenait cet argument que je n'arrivais pas à réfuter donc j'étais obligé de l'accepter d'un archevêque qui me semblait sérieux et avec des doctorat et une longue et belle carrière et beaucoup d'expérience et relations dans le monde entier.
Un pape peut devenir hérétique et Paul VI a proféré en effet de graves erreurs et hérésies lors de Vatican II et après. Les papes suivants n'ont fait que de développer l’Église dans cette fausse route.
Mais un hérétique devient excommunié que par une obstination lors de au moins deux admonestations faites par les autorité de l’Église. A ce moment là il devient hérétique formel, et est jeté hors de l’Église. Si c'est un pape, il perd la papauté.
Aussi longtemps qu'il ne s'est pas obstiné devant les autorités, il reste hérétique matériel, et aussi membre de l’Église.
Un pape ne peut pas être averti ou corrigé par des autorités car il n'y a aucune autorité humaine ni ecclésiale au dessus de lui.
Donc un pape ne peut jamais devenir hérétique formel donc ne jamais perdre sa papauté par hérésie publique.
- et aussi car ces sedevacantistes de Belgique tiennent avec l'abbé Belmont qu'il n'y a plus d'évêques catholiques, sauf ceux qui ont été sacrés avec mandat pontifical.
- je voyait un nombre de papes issus du sedevacantisme et cela me paraissait absolument inacceptable et de « mauvais fruits ».

Mais quand je me trouvais mis de côté par mes supérieurs par jalousie de confrères et j'étais nommé aumonier à Quiévrain, j'avais le temps d'étudier sérieusement. Je suis tombé sur un article dans le DTC qui donne la doctrine qu'un pape ne peut être jugé par personne sauf si on constate qu'il a dévié de la foi.

J'en ai parlé directement avec les évêques et.. ils m'ont donné raison mais je devais me taire sur cette vérité, comme eux le font car sinon on perdra trop de confrères et fidèles qui n'accepteront pas le sedevacantisme.
Je ne me suis pas tu car c'est obligatoire dans l’Église de parler ouvertement de choses importantes et pour cette raison là ils m'ont expulsé.

Je peux expliquer chaque détail amplement si vous voulez.
Vous trouvez la doctrine sur mon site :

“Prima sedes a nemine judicetur nisi deprehendatur … a fide devius”
Démonstration de l’existence et de la valeur certaine du principe reçu par tout le Magistère du moyen âge:
«Le pape n’est jugé par personne,
sauf s’il est constaté qu’il dévie de la foi. »

https://scaturrex.eu/2016/01/26/questio ... -pas-pape/


3) Sur la validité du NOM
La question était si la consécration de la Messe NOM était valide.
St Thomas donne 4 conditions que vous connaissez, donc il m'a été enseigné que si
- le prêtre est validement ordonné
- la matière est valide (vin et pain de froment)
- mes paroles sont valides
- et l'intention est valide
alors il y a consécration valide.

J'ai accepté qu'un vieux prêtre qui a cette intention de rendre présent le sacrifice du calvaire et réalise les quatre conditions, consacre validement…
mais illicitement car cette messe favorise le protestantisme et n'est pas catholique car elle a enlevé tous les éléments typiquement catholiques qui heurtent les protestants.
- l'offertoire clairement sacrificiel
- dévotion des saint
- dévotion pour les âmes du purgatoire
- la prêtrise comme sacrement et au sens stricte, clairement distingué de « sacerdoce » au sens large, des fidèles
- la transsubstantiation et la présence réelle
- les textes sur la pénitence, le purgatoire, l'enfer, la haine du monde
etc
de façon à faire péché mortel d'y assister.
Donc mon acceptation s'est limité à accepter uniquement que la consécration pourrait être valide si le prêtre réalise les quatre conditions.
Le rite même étant illicite.


Udp
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Dernière modification par Abbé Eric Jacqmin le dim. 01 juin 2025 9:04, modifié 1 fois.
Abbé Eric Jacqmin
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Abbé Eric Jacqmin »

Dalmata 3.0 a écrit : sam. 31 mai 2025 10:37 Bonjour cher M. l'abbé Zins,

J'ai remarqué ce que vous soulignez, je suis bien d'accord avec vous.

Cela m'a déplu de voir un "résumé" orienté à son avantage, car on ne voit pas là où il butte et on ne voit pas l'excellence de votre argumentation.

C'est comme "ma plainte à son sermon", il ne m'a pas correctement ni réellement réfuté alors que je soulignais qu'il déformait vos propos.

Vous n'avez pas concédé suite à ses explications, vous avez toujours eu vos convictions avant de parler avec lui !

Et il parle des intervenants du forum comme de vos "disciples" [edit :disciples et non adeptes], effectivement j'ai tiqué là-dessus aussi.

Dans mon message posté le 30 mai 2025 22:41, il y a la réponse, vu le nombre de citations, c'est parfois difficile de voir clair, cela aurait été plus lisible si l'abbé J. avait publié lui-même sur le forum, mais il me dit qu'il s'est inscrit mais n'arrive pas à accéder à la conversation, je lui ai répondu que je lui avait donné plusieurs fois le lien, bref, il a répondu à la question par mél et je l'ai publié sur le forum mais c'est passé un peu inaperçu (vu la complexité du nombres de citations (untel cite untel, etc...).

DVG UDP
Dalmata 3.0 a écrit : ven. 30 mai 2025 22:41
Abbé Jacqmin a écrit :Probation ex absurdo
Réponse à ce texte et en bas de ce texte :
Abbé Zins a écrit : ven. 30 mai 2025 11:12
Remigius a écrit : mer. 09 avr. 2025 14:24 viewtopic.php?p=19151&sid=b1ed9574c8407 ... 0b2#p19151
“L'abbé Jacqmin n’évoque pas la légitimité ni la licéité de Papes ou d’évêques, car il a été ordonné par Mgr Williamson, et une seconde fois par un "évêque" de la lignée thuciste.”
Vrai ou faux ?
Faux
Bonjour,
il y a deux malentendus.

NB
Cela pourrait brouiller les rapports et ne pas oublier que le diable s'y mèle forcément car il essaye de brouiller les bons rapports et la vérité. Vous êtes les premiers à concéder que le diable est déchainé (voir vos discussions) dons soyons patient, indulgent et prudent dans nos rapports. Merci au nom de Dieu.

J'ai fais un résumé de la dispute car cela me prendrais des heures pour mettre toute le discussion en ligne.
Je veux bien enlever /supprimer mon résumé si vous le désapprouver.
Faites-le moi savoir.

Alors on pourrait se mettre d'accord que je publie toute question convenable à laquelle je réponds dès maintenant.

- Ensuite : quand je dis 'faux" ce n'est pas à la deuxième ordination sous conditions (oui cela a été fait) mais je dis faux au refus du raisonnement "ex absurdo" qui est valide à mon avis.
Udp
abbé EJ+
Dernière modification par Abbé Eric Jacqmin le dim. 01 juin 2025 9:05, modifié 1 fois.
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Abbé Eric Jacqmin »

Remigius a écrit : mer. 09 avr. 2025 14:24 Deo gratias.

"Et il ne nous dit pas qui il tient actuellement pour Pape légitime ; ni quel(s) Evêque(s) il tient pour légitimes et licites ?"

L'abbé Jacqmin n'évoque pas la légitimité ni la licéité de Papes ou d'évêques, car il a été ordonné par Mgr Williamson, et une seconde fois par un "évêque" de la lignée thuciste.
Il pense que l'abbé Zins ne le considère pas comme prêtre.
Il raisonne, comme la plupart des "traditionalistes", d'une manière naturelle et humaine, en partant de sa situation qu'il tente de justifier, en utilisant et interprétant ce qui l'interesse, et en omettant ou occultant l'essentiel, qui est que la secte concilliaire n'est pas l'Eglise catholique, et que tous ceux qui en sont rapprochés de près ou de loin, par une adhésion ou même un acte ou des paroles passées mais non abjurées, ne font pas partie de la Sainte Eglise Catholique.

En udp, Saint temps de la Passion de NSJC.
Bonjour Remigius,
Les papes légitimes sont ceux acceptés par toute l'Eglise car elle est infaillible dans la matière:

https://scaturrex.eu/2025/01/31/accepta ... faillible/

Cela veut dire tous les papes jusqu'à l'hérésie publique de Paul VI.
Jean XXIII : pape
Paul VI : pape jusqu'à son hérésie publique
voir pour les preuves : https://scaturrex.eu/2021/02/14/jean-xx ... s-papes-2/

udp
abbé EJ+
Abbé Eric Jacqmin
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Abbé Eric Jacqmin »

Dalmata 3.0 a écrit : sam. 31 mai 2025 10:37 Bonjour cher M. l'abbé Zins,

J'ai remarqué ce que vous soulignez, je suis bien d'accord avec vous.

Cela m'a déplu de voir un "résumé" orienté à son avantage, car on ne voit pas là où il butte et on ne voit pas l'excellence de votre argumentation.

C'est comme "ma plainte à son sermon", il ne m'a pas correctement ni réellement réfuté alors que je soulignais qu'il déformait vos propos.

Vous n'avez pas concédé suite à ses explications, vous avez toujours eu vos convictions avant de parler avec lui !

Et il parle des intervenants du forum comme de vos "disciples" [edit :disciples et non adeptes], effectivement j'ai tiqué là-dessus aussi.

Dans mon message posté le 30 mai 2025 22:41, il y a la réponse, vu le nombre de citations, c'est parfois difficile de voir clair, cela aurait été plus lisible si l'abbé J. avait publié lui-même sur le forum, mais il me dit qu'il s'est inscrit mais n'arrive pas à accéder à la conversation, je lui ai répondu que je lui avait donné plusieurs fois le lien, bref, il a répondu à la question par mél et je l'ai publié sur le forum mais c'est passé un peu inaperçu (vu la complexité du nombres de citations (untel cite untel, etc...).

DVG UDP
Dalmata 3.0 a écrit : ven. 30 mai 2025 22:41
Abbé Jacqmin a écrit :Probation ex absurdo
Réponse à ce texte et en bas de ce texte :
Abbé Zins a écrit : ven. 30 mai 2025 11:12
Remigius a écrit : mer. 09 avr. 2025 14:24 viewtopic.php?p=19151&sid=b1ed9574c8407 ... 0b2#p19151
“L'abbé Jacqmin n’évoque pas la légitimité ni la licéité de Papes ou d’évêques, car il a été ordonné par Mgr Williamson, et une seconde fois par un "évêque" de la lignée thuciste.”
Vrai ou faux ?
Faux
Bonjour Dalmata,

- résumé :
j'ai déjà répondu à la remarque sur le résumé ci-dessus. Si vous voulez je le supprime.
sinon faites un résumé vous même, ou bien corrigez le mien, comme vous voulez.

- sermon :
je ne peux pas corriger mon sermon, c'est un enregistrement. Sinon je dois encore le supprimer?
J'ai dis dans les sermon ce que j'ai compris, si j'ai mal compris, c'est un indice qu'on a pas assez parlé clairement ni assez profondément sur nos positions. Je ne demande pas mieux de connaitre les positions de l'abbé Zins, mais ne me donnez svp pas des liens à des videos à regarder pendant 5 à 10 heures...-

- forum
j'ai eu du mal à me connecter personnellement sur le forum, mais maintenant c'est fait. Deo gratias.
Dernière modification par Abbé Eric Jacqmin le dim. 01 juin 2025 9:06, modifié 1 fois.
Abbé Eric Jacqmin
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Abbé Eric Jacqmin »

Abbé Zins a écrit : sam. 31 mai 2025 8:41
Que dirait l’abbé EJ si l’on s’était contenté de mettre un résumé composé par nous et sans citer ses propres écrits sur cette Tribune ?

Il dit par exemple que j’aurais “concédé” une chose jamais niée, montrant que la déformation de mes propos ayant prétendu me faire dire ce que je n’ai jamais dit reste ancrée en son esprit.

Autre exemple ; il parle à tort de “disciples de l’abbé Zins” ; or c’est de Notre Seigneur et de l’Eglise qu’on est disciple, non d’un clerc particulier.

C’est donc mes propres textes qui doivent être publiés en entier, et non de façon morcelée.

En ce qui me concerne, car ni “Doumé” ni V ne sont moi, les doutes sur la validité des sacres faits par Thuc dans le couloir de son F1 à Toulon viennent principalement du fait que la cérémonie a été faite en catimini sans cérémoniaire ni témoins compétents : ceux-ci ayant été incapables de répondre aux questions des abbés Sanborn, Dolan et Cékada concernant la matière et la forme du sacre, ce qui a entraîné un doute exprimé publiquement tout un temps par les dits abbés.

Les “sacres” faits par Thuc pour des schismatiques, sectaires, hérétiques, tant avant qu’après ceux faits pour des “tradis”, ont impliqué le grave attentat contre l’unité de l’Eglise que sont des cérémonies schismatiques et sacrilèges, et ont fait sombrer publiquement Thuc dans le schisme, outre les peines latae sententiae de suspens a divinis et excommunication.

C’est donc à un schismatique, qui plus est un moderniste adepte de V2, concélébrateur public dans le N.O.M. que se sont adressés le P. Guérard et les abbés Carmona et Zamora.

En outre, “la déclaration de 1982" est postérieure au “sacre” du P. Guérard, et n’a été faite que sur la demande expresse des “généreux allemands” Heller et Hiller dont elle reflètent les convictions ; lesquels l’avaient invité à Munich pour arriver à obtenir cela. Ce que Thuc a du reste renié, une fois de plus, ensuite.

Une réponse plus complète, déjà prête, ne sera publiée qu’après réponse de l’abbé EJ à cette question :
Remigius a écrit : viewtopic.php?p=19151&sid=b1ed9574c8407 ... 0b2#p19151

“L'abbé Jacqmin n’évoque pas la légitimité ni la licéité de Papes ou d’évêques, car il a été ordonné par Mgr Williamson, et une seconde fois par un "évêque" de la lignée thuciste.”
Vrai ou faux ?

Le fait que l’abbé EJ ait volontairement omis d’y répondre, donne a priori à entendre que cette affirmation serait exacte.
AMDG
Bonjour,

1) - Résumé :J'avoue que le résumé peut sembler partial. J'ai fait des propositions de solutions de ce problème ci dessus. Que faire?

2) - concéder ?
Si vous n'avez pas concédé mais toujours tenu que vous soutenez une disparition des messes publiques licites,et admettez implicitement leur survie clandestine, tandis que Vincent se concentre sur la distinction validité/licéité sans aborder une cessation totale, si cela est vrai alors dites-moi où se trouvent ces messes valides et licites? J'avais compris que vous n'en connaissez pas, et DONC toute messe a cessé d'exister selon vous.

3) - disciples :

Peut-on parler de « disciples » d’un abbé, comme l’Évangile parle des disciples de saint Jean ?

1. Usage du terme « disciple » dans l’Évangile
L’Évangile utilise effectivement le terme « disciples » pour désigner les suiveurs de figures autres que Jésus, notamment saint Jean le Baptiste :

- Jean 1, 35 : « Altera die iterum stabat Ioannes, et ex discipulis eius duo » (« Le lendemain, Jean se tenait là encore, et deux de ses disciples avec lui », Vulgate, 1592, p. 1068).
- Jean 3, 25 : « Facta est autem quaestio ex discipulis Ioannis cum Iudaeis de purificatione » (« Il s’éleva une discussion entre les disciples de Jean et des Juifs au sujet de la purification », Vulgate, 1592, p. 1070).

Ces passages montrent que l’Évangile appelle « disciples » ceux qui suivent un maître spirituel ou un prophète, comme Jean le Baptiste, sans que cela implique une opposition à leur appartenance ultime à Dieu. Saint Jean Chrysostome commente : « Discipuli Ioannis erant qui eius doctrinam sequebantur, nondum plene Christum cognoscentes » (« Les disciples de Jean étaient ceux qui suivaient sa doctrine, n’ayant pas encore pleinement connu le Christ », Homélies sur Jean, Hom. 17, Patrologia Graeca 59, col. 111). Ces disciples de Jean deviendront souvent disciples de Jésus (ex. André, Jn 1, 40), montrant que le terme « disciple » peut désigner une étape dans un cheminement spirituel.

2. Usage théologique du terme « disciple » dans l’Église
Dans la tradition catholique antérieure à 1962, le terme « disciple » est principalement réservé à ceux qui suivent le Christ, mais il peut être utilisé analogiquement pour des suiveurs d’un enseignant ou d’un guide spirituel :

- Saint Thomas d’Aquin : « Discipulus proprie dicitur qui a magistro docetur… principaliter autem sumus discipuli Christi » (« Un disciple est proprement celui qui est enseigné par un maître… mais nous sommes principalement les disciples du Christ », Summa Theologiae, II-II, q. 103, a. 4, éd. léonine, vol. 9, p. 382). Saint Thomas reconnaît que le terme peut s’appliquer à un maître humain, mais le disciple est ultimement rattaché au Christ.

- Usage patristique : Saint Augustin parle des « disciples des apôtres » : « Discipuli apostolorum… Christum per eos didicerunt » (« Les disciples des apôtres… ont appris le Christ par eux », Sermo 240, Patrologia Latina 38, col. 1130). Cela montre que le terme « disciple » peut désigner ceux qui suivent un guide spirituel dans l’Église, sans nier leur appartenance au Christ.

3. Application au cas de l’abbé Zins
L’objection selon laquelle on ne peut être disciple que de Notre Seigneur et de l’Église, et non d’un clerc particulier, est partiellement correcte mais trop rigide. Théologiquement, les fidèles sont avant tout disciples du Christ : « Vos autem estis discipuli mei, si feceritis quae praecipio vobis » (« Vous êtes mes disciples, si vous faites ce que je vous commande », Jn 15, 8, Vulgate, 1592, p. 1082). Cependant, l’usage analogique du terme « disciple » pour désigner ceux qui suivent les enseignements ou les positions d’un clerc particulier, comme l’abbé Zins, est courant et acceptable, tant que cela ne remplace pas leur appartenance ultime à Christ et à l’Église.

- Contexte sédévacantiste : Dans le contexte de crise post-Vatican II, où l’Église est perçue comme éclipsée, des fidèles peuvent se regrouper autour de clercs (ex. l’abbé Zins) qui maintiennent la foi traditionnelle. Les appeler « disciples de l’abbé Zins » est une expression analogique, similaire aux « disciples de Jean » dans l’Évangile, pour désigner ceux qui adhèrent à sa vision et à ses arguments théologiques.

L’objection selon laquelle on ne peut être disciple que de Notre Seigneur et de l’Église est théologiquement correcte dans un sens strict, mais elle est trop rigide. L’Évangile utilise le terme « disciples » pour saint Jean le Baptiste (Jn 1, 35 ; 3, 25), et la tradition catholique l’applique analogiquement aux suiveurs de guides spirituels (ex. disciples des apôtres). Parler des « disciples de l’abbé Zins » est donc acceptable dans un sens analogique, pour désigner ceux qui suivent ses positions sédévacantistes, tant que cela ne nie pas leur appartenance ultime à Christ et à l’Église.

4) -

Réponse aux remarques sur les sacres de Mgr Thục

1. Réfutation des doutes sur la validité des sacres de 1981
Vous mettez en doute la validité des sacres effectués par Mgr Thục en 1981 (P. Guérard des Lauriers, abbés Carmona et Zamora) en raison de l’absence de cérémoniaire et de témoins compétents, incapables de confirmer la matière et la forme du sacre, ce qui a conduit les abbés Sanborn, Dolan, et Cekada à exprimer des doutes publics.

- Validité sacramentelle selon la doctrine : Le Concile de Trente enseigne : « Si quis dixerit, ordines… non esse vere et proprie sacramentum… anathema sit » (« Si quelqu’un dit que les ordres… ne sont pas un vrai sacrement… qu’il soit anathème », Session VII, Canon 1, éd. 1564, p. 52). Saint Thomas d’Aquin précise : « Ad validitatem sacramenti sufficit intentio minima facere quod facit Ecclesia » (« Pour la validité d’un sacrement, il suffit d’une intention minimale de faire ce que fait l’Église », Summa Theologiae, III, q. 64, a. 8, éd. léonine, vol. 12, p. 84). La validité d’un sacre épiscopal repose sur trois éléments : la matière (imposition des mains), la forme (prière consécratoire), et l’intention du ministre.

- Absence de témoins compétents : Vous notez que les témoins (Heller et Hiller) n’ont pas pu confirmer l’imposition des mains lors des interrogatoires des abbés Sanborn, Dolan, et Cekada. Cependant, l’absence de témoins compétents ou de cérémoniaire n’invalide pas un sacre. Le Code de droit canonique de 1917 stipule : « In dubio, factum praesumitur rectum » (« En cas de doute, l’acte est présumé correct », Canon 2200, § 2). Mgr Thục, évêque validement consacré avant Vatican II, a utilisé le rite traditionnel (Pontificale Romanum, pré-1962). En l’absence de preuve formelle d’absence de matière ou de forme, le sacre doit être présumé valide. Saint Augustin soutient : « In rebus dubiis, praesumptio pro facto tenet » (« En cas de doute, la présomption tient pour le fait », De Baptismo, IV, 5, Patrologia Latina 43, col. 156).

- Circonstances clandestines : Les sacres ont été faits « en catimini » dans un F1 à Toulon, mais la clandestinité n’affecte pas la validité. Saint Thomas d’Aquin note : « Sacramenta… non requirunt publicum testimonium ad validitatem, sed ad solemnitatem » (« Les sacrements… ne requièrent pas de témoignage public pour leur validité, mais pour leur solennité », Summa Theologiae, III, q. 65, a. 3, éd. léonine, vol. 12, p. 94). En période de crise, la clandestinité est souvent nécessaire pour préserver la foi, comme lors des persécutions.

Réfutation : Les doutes sur la validité des sacres de 1981 sont insuffisants. La validité est présumée, car Mgr Thục avait l’intention minimale requise, et la clandestinité n’affecte pas la validité sacramentelle.

2. Défense de la licéité des sacres de 1981
Vous qualifiez Mgr Thục de « schismatique » et de « moderniste adepte de Vatican II », arguant que ses sacres antérieurs et postérieurs pour des schismatiques et hérétiques (ex. Palmar de Troya, vieux-catholiques) ont entraîné des peines canoniques (latae sententiae), rendant ses sacres de 1981 illicites.

- Absence de schisme : Pie XII définit le schisme : « Schisma est… a communione Ecclesiae separatio… per negationem obedientiae legitimae » (« Le schisme est… une séparation de la communion de l’Église… par négation de l’obéissance légitime », Mystici Corporis, 29/6/1943, Acta Apostolicae Sedis, vol. 35, p. 202). En sédévacantisme, Mgr Thục rejette l’autorité des papes conciliaires (Jean-Paul II), considérés comme illégitimes pour hérésie (Paul IV, Cum ex Apostolatus, 15/2/1559 : « Si… Romanus Pontifex… a dévié de la foi… la promotion… est nulle… »). Ses sacres de 1981, effectués pour des sédévacantistes (Guérard, Carmona, Zamora), visent à préserver la foi catholique face à une hiérarchie hérétique, ce qui n’est pas schismatique. Saint Thomas d’Aquin soutient : « Non est schisma si quis resistat praelato propter fidem » (« Il n’y a pas schisme si quelqu’un résiste à un prélat pour la foi », Summa Theologiae, II-II, q. 39, a. 1, éd. léonine, vol. 8, p. 312).

- Peines canoniques et modernisme : Vous mentionnez que Mgr Thục a encouru des peines (suspens a divinis, excommunication) pour ses sacres illicites antérieurs (ex. Palmar, 1976) et postérieurs (ex. vieux-catholiques, 1982). Cependant, ces peines n’affectent pas la validité ni la licéité des sacres de 1981. Le Concile de Trente enseigne : « Si quis dixerit, sacramenta… non esse valida nisi per ministrum in statu gratiae, anathema sit » (« Si quelqu’un dit que les sacrements… ne sont pas valides sauf par un ministre en état de grâce, qu’il soit anathème », Session VII, Canon 7, éd. 1564, p. 54). Les sacres de 1981, effectués pour des sédévacantistes, ne sont pas schismatiques, car ils ne visent pas à rompre l’unité de l’Église, mais à la préserver. Quant à son « modernisme » (participation à Vatican II, concélébration Novus Ordo), cela reflète des contradictions personnelles, mais ne rend pas ses sacres illicites dans le contexte sédévacantiste de 1981.

- Juridiction de suppléance : En période de crise, l’Église supplée la juridiction. Le cardinal Billot explique : « Ecclesia supplet iurisdictionem in defectu ordinariae potestatis, praesertim pro bono animarum » (« L’Église supplée la juridiction… surtout pour le bien des âmes », De Ecclesia Christi, 1927, vol. 1, p. 623). Les sacres de 1981, faits pour assurer la continuité de la foi, sont licites grâce à cette juridiction.

Réfutation : Mgr Thục n’était pas schismatique en 1981 dans une perspective sédévacantiste, et ses sacres pour Guérard, Carmona, et Zamora sont licites grâce à la juridiction de suppléance.

3. Clarification sur la déclaration de 1982
Vous notez que la déclaration de 1982, où Mgr Thục proclame la vacance du Siège, est postérieure au sacre de Guérard (7 mai 1981) et a été influencée par Heller et Hiller, avant d’être reniée par Thục. Cela ne change rien à la licéité des sacres :

- Contexte de la déclaration : La déclaration de 1982 reflète une position sédévacantiste explicite, mais Mgr Thục l’a reniée en 1984, reconnaissant Jean-Paul II (L’Osservatore Romano, 24/12/1984). Cependant, la licéité des sacres de 1981 ne dépend pas de cette déclaration, mais de la nécessité de préserver la foi en période de crise. Saint Thomas d’Aquin soutient : « In necessitate, licet agere pro bono Ecclesiae » (« En cas de nécessité, il est licite d’agir pour le bien de l’Église », Summa Theologiae, II-II, q. 33, a. 4, éd. léonine, vol. 8, p. 264). L’intention de Guérard, Carmona, et Zamora était de maintenir la foi catholique, ce qui légitime leur démarche.

- Influence de Heller et Hiller : Même si Heller et Hiller ont influencé la déclaration, cela n’affecte pas les sacres antérieurs. L’intention de Mgr Thục lors des sacres de 1981, et non ses positions ultérieures, est déterminante.

Réfutation : La déclaration de 1982, bien que postérieure et influencée, n’invalide pas les sacres de 1981, qui répondent à une nécessité légitime.

Les sacres de Mgr Thục en 1981 sont valides, car les doutes sur la matière et la forme sont insuffisants, et licites grâce à la juridiction de suppléance. Les accusations de schisme et de modernisme n’invalident pas ces sacres, qui répondent à une nécessité pour préserver la foi en période de crise.

5) Oui je suis ordonné sous condition par un évêque de la lignée de Mgr Thuc, sous condition, et à sa demande expresse.
udp
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Dalmata 3.0
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Dalmata 3.0 »

Bonsoir,

L'abbé Jacqmin a plusieurs messages en attente de validation sur le forum, est-ce qu'un admin peut les valider, svp ?.

Bonne soirée.

DVG UDP.
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Charité de la Vérité
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Charité de la Vérité »

Dalmata 3.0 a écrit : sam. 31 mai 2025 22:41 Bonsoir,

L'abbé Jacqmin a plusieurs messages en attente de validation sur le forum, est-ce qu'un admin peut les valider, svp ?.

Bonne soirée.

DVG UDP.
C'est fait.
Si vis pacem
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Si vis pacem »

 
Abbé Eric Jacqmin a écrit : sam. 31 mai 2025 16:08
Abbé Zins a écrit : sam. 31 mai 2025 8:41 
     [...]
Remigius a écrit : viewtopic.php?p=19151

“L'abbé Jacqmin n’évoque pas la légitimité ni la licéité de Papes ou d’évêques, car il a été ordonné par Mgr Williamson, et une seconde fois par un "évêque" de la lignée thuciste.”
Vrai ou faux ?

Le fait que l’abbé EJ ait volontairement omis d’y répondre, donne a priori à entendre que cette affirmation serait exacte.
 
     [...]
5) Oui je suis ordonné sous condition par un évêque de la lignée de Mgr Thuc, sous condition, et à sa demande expresse.
 
A) Ordonné sous condition ... cela implique t'il bien dans votre pensée une ordination précédente ?
Dans l'affirmative, il en découle que vous considérez donc votre ordination précédente comme douteuse, voire invalide ? ... et les évêques de la FSSPX comme étant invalidement consacrés ? Est-ce bien cela ?

B) Vous dites « je suis ordonné sous condition par un évêque de la lignée de Mgr Thuc, sous condition, et à sa demande expresse. » ... est-ce à dire que sans sa demande expresse vous ne vous seriez pas fait ré-ordonné sous condition ? Dans l'affirmative, pourquoi ?
 
Abbé Eric Jacqmin
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Abbé Eric Jacqmin »

Si vis pacem a écrit : dim. 01 juin 2025 17:44  
Abbé Eric Jacqmin a écrit : sam. 31 mai 2025 16:08
Abbé Zins a écrit : sam. 31 mai 2025 8:41 
     [...]
Remigius a écrit : viewtopic.php?p=19151

“L'abbé Jacqmin n’évoque pas la légitimité ni la licéité de Papes ou d’évêques, car il a été ordonné par Mgr Williamson, et une seconde fois par un "évêque" de la lignée thuciste.”
Vrai ou faux ?

Le fait que l’abbé EJ ait volontairement omis d’y répondre, donne a priori à entendre que cette affirmation serait exacte.
 
     [...]
5) Oui je suis ordonné sous condition par un évêque de la lignée de Mgr Thuc, sous condition, et à sa demande expresse.
 
A) Ordonné sous condition ... cela implique t'il bien dans votre pensée une ordination précédente ?
Dans l'affirmative, il en découle que vous considérez donc votre ordination précédente comme douteuse, voire invalide ? ... et les évêques de la FSSPX comme étant invalidement consacrés ? Est-ce bien cela ?

B) Vous dites « je suis ordonné sous condition par un évêque de la lignée de Mgr Thuc, sous condition, et à sa demande expresse. » ... est-ce à dire que sans sa demande expresse vous ne vous seriez pas fait ré-ordonné sous condition ? Dans l'affirmative, pourquoi ?
 
A) Oui je considérais mon ordination précédente comme douteuse :

1) car Mgr Lefebvre a été ordonné et sacré par un franc-maçon Mgr Liénart. Il y a deux témoins qui le disent : Marquis de la Francquerie et un doyen de Lille qui a confessé Mgr liénart avant sa mort (avec permission de parler de sa confession en public).

- Le Marquis de la Franquerie, dans « L’Infaillibilité Pontificale » (édition de 1976, préfacée par Mgr Marcel Lefebvre), affirme que Liénart était un franc-maçon de haut rang (30e degré du Rite écossais ancien et accepté) et impliqué dans des activités lucifériennes. Cette allégation est reprise dans certains cercles traditionalistes, notamment dans des publications comme Le Courrier de Tychique (Max Barret) ou des écrits attribués à l’abbé Victor Belmont.

- Confession de Mgr Liénart via le chanoine Descornets : Cette histoire, rapportée notamment par Max Barret dans Le Courrier de Tychique (25 octobre 2009), prétend que Liénart, avant sa mort, a confessé à Descornets son appartenance maçonnique et lui a demandé de la rendre publique, le libérant du secret de la confession. Il lui avait dit qu'il voulu rendre de le sacerdoce dans l’Église invalide par des fausses intentions lors des sacrements.



2) - Car Mgr Richard Williamson a des indices d'appartenance ou connexion avec la fm-erie.
Le site « Virgo Maria » est une source sédévacantiste qui publie des articles critiques envers la FSSPX et Mgr Williamson. Selon les informations disponibles sur ce site (Virgo Maria N°712, entre autres), les allégations concernant Mgr Williamson incluent :

Origines familiales : Mgr Williamson est né en 1940 à Londres, fils d’un père protestant écossais, acheteur chez Marks & Spencer, et d’une mère américaine adepte de la Science Chrétienne (une secte protestante fondée par Mary Baker Eddy). Virgo Maria affirme que la mère de Williamson serait liée au Milner Group, un cercle d’influence britannique associé à l’impérialisme et parfois accusé de sympathies maçonniques.

Symbolisme et affiliations : Virgo Maria pointe le blason épiscopal de Williamson, qui inclurait une rose, symbole qu’ils associent à la Rose-Croix ou à la franc-maçonnerie. Ils allèguent également des liens avec des figures ésotériques, comme Malcolm Muggeridge, son mentor lors de sa conversion au catholicisme en 1971, supposément lié à la Fabian Society (un groupe socialiste britannique).
Comportements et influences : Le site reproche à Williamson d’avoir protégé des prêtres accusés d’abus (comme l’abbé Urrutigoity). Ces éléments sont interprétés comme des indices d’une infiltration maçonnique ou satanique au sein de la FSSPX.

3) - J'avais le doute de nr (1) juste avant mon ordination et je me suis mis à faire des recherches étant bibliothécaire en chef du séminaire d'Ecône, j'avais accès à la bibliothèque et même à des livres secrets.
J'ai trouvé une solution et j'ai accepté de me faire ordonner.

Voici la solution :
Doctrine de Billuart sur l’intention sacramentelle
Charles-René Billuart, dans son ouvrage Summa Sancti Thomae (notamment le traité De Sacramentis in genere), commente la théologie de saint Thomas d’Aquin concernant les sacrements. Selon Billuart, l’intention du ministre est essentielle pour la validité d’un sacrement, car celui-ci est un signe efficace institué par le Christ, nécessitant la matière, la forme et l’intention (intentio faciendi quod facit Ecclesia). Il distingue deux types d’intention :
Intention explicite : Le ministre veut consciemment conférer le sacrement tel que l’Église le prescrit.
Intention implicite : Le ministre accomplit le rite correctement, ce qui présume une intention minimale de « faire ce que fait l’Église », même s’il manque de ferveur ou a des motifs personnels imparfaits.
Billuart soutient que si un ministre a une mauvaise intention secrète (par exemple, une intention positive de ne pas conférer le sacrement ou de le détourner de son but), cela pourrait rendre le sacrement invalide en principe, car l’intention est une condition sine qua non. Cependant, il nuance cette position en invoquant l’action de Dieu comme Summus Sacerdos : pour éviter que l’Église ne soit détruite par l’incertitude sacramentelle (ce qui serait contraire à la promesse du Christ, Matthieu 16,18), Dieu supplée surnaturellement dans certains cas pour garantir la validité des sacrements essentiels à la vie de l’Église, comme l’ordination ou le baptême.
Cette idée s’appuie sur saint Thomas d’Aquin (Somme théologique, IIIa, q. 64, a. 8), qui explique que Dieu, en tant que cause première des sacrements, peut pallier les défauts humains pour préserver l’Église. Billuart précise que cette suppléance divine intervient surtout lorsque le défaut d’intention est secret et inconnu des fidèles, car autrement, l’Église serait exposée à un chaos sacramentel, les fidèles doutant constamment de la validité des sacrements reçus.
Bref : si je n'avais pas de sacerdoce normal, j'avais en tout cas le sacerdoce de suppléance.

4) Ordonné et en ministère Dieu même m'a donné une certitude que mon ordination était valide.
En effet, j’ai administré le sacrement de l’Extrême-Onction à trois personnes différentes, mourantes d’un cancer en phase terminale, et elles furent immédiatement guéries en quelques jours.
1. M. Oostdam, de Leidschendam, aux Pays-Bas, en 1996 : atteint de trois cancers, notamment un cancer des os et un cancer de la prostate. Il vécut encore cinq ans après sa guérison.
2. Mme Bulté, de Wetteren, près de Gand, en Belgique, en 2006 : souffrant d’un cancer des organes (utérus). Elle vécut encore neuf ans après sa guérison, survenue quelques jours après le sacrement.
3. Mme d’Hotelans en 2018 jeune mère de trois enfants, atteinte d’un cancer en phase terminale. Après avoir reçu les derniers sacrements, elle fut guérie.
Ce sacrement ne peut être administré que par un prêtre validement ordonné. Il constitue la confirmation donnée par Dieu de la validité de mon sacerdoce.

5) Cependant je voyais que des fidèles étaient perplexes par les doutes sur la validité de mon sacerdoce, et je voulais me défaire de cela et les assurer. Ensuite je trouvais que c'était convenable de me défaire d'un sacerdoce d'une validité de suppléance en acceptant une ordination normalement valide.

B) avec cela j'ai répondu à cette deuxième question, car j'étais convaincu moi-même que normaliser mon ordination (probablement de suppléance) était convenable.
Deo gratias in omnibus !
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