Vos réponses ont déjà indiqué l'essentiel des éléments à exposer, même s'il reste à les exprimer d'une manière plus ordonnée et précise.
Toutefois, il demeure une distinction à faire plus explicitement en ce domaine, que vous n'avez commencé à aborder qu'en vos dernières réponses, dont l'absence laisse de fâcheuses incertitudes et imprécisions en certaines de vos réponses.
Afin de vous y aider et d'approfondir davantage l'importante réalité qui clarifie tant l'objet de cette question que celui sur la Maternité divine de la Toujours Vierge, voici une autre double question connexe.
Non : Jésus est le Sauveur du genre humain. Le péché originel est le péché d'Adam et de ses descendants.
Jésus, par son sacrifice sur la Croix, est venu nous racheter. Il lui fallait une nature humaine pour souffrir. Il lui fallait une nature divine pour nous racheter. Jésus est un Dieu-Homme. Il a satisfait, il a obéi volontairement aux désirs de son Père Céleste.
Si oui : Il aurait fallu qu'il soit de la généalogie humaine seulement à cause du péché originel. Seul un Dieu aurait pu le sauver. Seul Jésus était un Homme-Dieu. Il s'est incarné dans le sein de la Vierge Marie par le Saint-Esprit, et il s'est fait homme. Sa naissance est divine.
Non, Jésus et Marie ne pouvaient pas commettre un péché.
Leur volonté étant déterminée dans le bien uniquement, ils n’avaient pas en eux de foyer de concupiscence, dès cette terre ils étaient comme les bienheureux au Ciel.
Ils gardaient leur volonté et leur liberté. La liberté qui est dans son véritable sens de toujours choisir le bien, et non pas la possibilité de choisir entre le bien et le mal, car en choisissant le mal, nous perdons la liberté et tombons dans l’esclavage du démon, chose impossible pour Jésus et sa sainte Mère. A
près avoir fait le tour de toutes les questions, à la question :
Peut-on dire que Jésus a été sauvé ?
Je répondrais : Non. Pourquoi ? : parce qu’en Jésus-Christ on ne peut séparer la nature divine de la nature humaine car elles ne sont qu’une seule et même Personne : la Deuxième Personne de la Très Sainte Trinité.
Le Verbe n’a point besoin de salut. J’ai grand hâte de lire les réponses des autres intervenants qui, sans doute, sont présentement à leur clavier en train de réfléchir sur ces questions.
Quel beau et saint Dimanche à réfléchir sur de si grandes et mystérieuses questions. Merci..
Non Jésus-Christ n'a pas été sauvé. Notre Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, Dieu parfait et homme parfait, composé d'une âme raisonnable et d'un corps, engendré du Père avant les siècles selon la divinité, né pour nous et pour notre salut, de la Vierge Marie selon l'humanité, consubstantiel au Père selon la divinité, consubstantiel à nous selon l'humanité [1]. Donc de deux natures l'union s'est faite. C'est pourquoi nous pouvons dire un Christ, un Fils, un Seigneur. En raison de cette union on peut dire que la sainte Vierge est Mère de Dieu, parce que le Dieu Verbe s'est incarné et s'est fait homme, et que, dès l'instant de sa conception, il s'est uni le temple qu'il avait pris d'elle. [1 De même nature que nous, mais pas consubstantiel.]
Puisqu'il n'y a en Jésus-Christ qu'une seule personne, Marie est la mère de cette personne, et puisque cette personne est la personne du Fils de Dieu, Marie est véritablement Mère de Dieu. A l'instant même où elle a dit oui à la parole de l'archange, le Saint-Esprit forma de sa chair virginale une chair capable de recevoir une âme humaine et, à ce même instant, cette chair, vivifiée par cette âme raisonnable, fut unie substantiellement au Verbe divin.
Puisque la nature humaine du Seigneur entra ainsi, dès que formée au sein de Marie, dans la personne du Verbe, cette personne est née de Marie. Marie n'a pas enfanté la nature divine, mais Dieu le Père n'a pas davantage engendré la nature humaine du Verbe Incarné, ce qui n'empêche pas, qu'à cause de l'unité de la personne de Jésus-Christ, le Père a pu dire de l'homme que Jean-Baptiste baptisait dans les eaux du Jourdain : Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toute ma faveur (Saint Matthieu III 17 ; saint Marc I 11 ; saint Luc III 22.).
Jésus et Marie pouvaient-ils commettre un péché ?
Non ils ne pouvaient pas commettre de péché. Ils étaient libres mais continuellement préoccupés de faire la volonté de Dieu en toutes choses. Ils n’avaient pas en eux de foyer de concupiscence.
Non, car Jésus a manifesté aux hommes la véritable image de Dieu, telle que Dieu l'avait planifiée pour l'humanité.
Non, car si l'on entre dans la contemplation du plan de Dieu sur Marie, plus on découvre qu'Elle est associée, d'une façon à la fois unique et encore voilée pour notre regard humain, aux trois grands mystères de la foi chrétienne : le mystère de la Trinité, celui de l'Incarnation, celui de la Rédemption...
Les dernières réponses marquent une nette progression dans la précision requise, sauf sur quelques points annexes. Pour y arriver, il est utile d’ajouter les deux questions suivantes :
1. Avant le péché originel, Adam et Eve avaient-ils le foyer de concupiscence ?
2. Doit-on dire que Notre Dame a été sauvée ? Si non, pourquoi ? Si oui, en quoi, de quoi, comment, par qui ?
1. Non, car Adam et Ève furent établis dans l'état de justice et de sainteté. (Article de foi, défini par le concile de Trente, Sess. V, can. 1.)
Dieu octroya au premier homme trois sortes de dons : naturels, surnaturels et préternaturels :
a) des dons naturels, c'est-à-dire toutes les propriétés du corps et de l'âme exigées par sa nature d'homme, autrement dit, tous les moyens qui lui étaient nécessaires pour atteindre sa fin naturelle ;
b) des dons surnaturels. Dieu aurait pu ne départir à l'homme que les seuls dons naturels. La Révélation nous enseigne qu'il lui accorda, en outre, des dons surnaturels, à savoir : la grâce sanctifiante et la prédestination à la vision béatifique, au bonheur du ciel, le premier don étant le moyen, ici-bas, d'obtenir le second là-haut. Par ces dons, nos premiers parents étaient élevés à l'ordre surnaturel : une seconde vie, la vie surnaturelle, dépassant les exigences de toute nature créée, se surajoutait à leur vie naturelle. Cet état de justice et de sainteté, dû à la grâce, qui faisait d'eux de vrais fils adoptifs de Dieu, devait par ailleurs se transmettre à leur postérité.
c) Dieu accorda enfin au premier homme, sans doute comme conséquences du don surnaturel de la grâce, des dons préternaturels tels que :
1̊ L'immunité, ou exemption, de la souffrance. Mis par Dieu dans un jardin de délices, Adam et Ève devaient y travailler, mais sans effort et sans peine.
2̊ L'immunité de la mort (vérité de foi, définie par le concile de Trente, Sess. V, can. 1). De par sa nature, le corps de l'homme est voué à la dissolution et à la mort. Or Dieu devait conduire nos premiers parents et leur descendance au bonheur du ciel sans les faire passer par les angoisses de la mort.
3̊ L'immunité de la concupiscence. Le premier homme avait bien des mauvais penchants, ou convoitise des sens, mais ils étaient soumis à sa raison : le corps obéissait à l'âme, la volonté à la raison ; la concupiscence, c'est-à-dire la rébellion de la chair contre l'esprit, n'existait pas dans l'état d'innocence.
4̊ l'immunité de l'ignorance ou le don de science. Non seulement nos premiers parents furent doués d'une intelligence supérieure, mais ils eurent la science infuse des choses humaines, spécialement de celles d'ordre religieux et moral : science dont ils avaient besoin pour pouvoir être les éducateurs de l'humanité. De ces quatre dons les deux premiers concernaient le corps, les deux autres, l'âme.
2. Je dirais que oui, car il est évident que ce n’est pas Marie elle-même qui s’est exemptée du péché originel, mais que c’est un don de Dieu. « Le Puissant a fait pour moi des merveilles », dit Marie dans le cantique du Magnificat (Luc 1,49).
Ce don exceptionnel de Dieu pour la Vierge Marie, l’Ecriture le dit à plusieurs reprises. D’abord c’est l’Archange Gabriel qui en s’adressant à Marie lui dit « Je vous salue ». Ensuite Gabriel dit : « qui avez été comblée de grâce ». Les paroles de l’Ange ont une signification réelle pleine.
Dieu dit, et il fait. La grâce exceptionnelle qui est donnée par Dieu à Marie c’est la capacité de dire un oui parfaitement libre à la demande que Dieu lui fait d’être mère du Sauveur.
D’elle-même Marie n’aurait pas pu échapper à la marque du péché originel. Mais à Dieu rien n’est impossible. Marie est comblée de grâce, l’immaculée conception est un don de Dieu absolument gratuit.
Et nous lisons encore, dans le chant de Marie devant Elisabeth le magnificat : « Le Puissant a fait pour moi des merveilles et toutes les générations me diront bienheureuse ».