Se passer des sacrements : le pas le plus difficile à passer de peur de se tromper...
Re: Se passer des sacrements : le pas le plus difficile à passer de peur de se tromper...
C'est de plus en plus clair.
Merci monsieur l'abbé.
Merci monsieur l'abbé.
Re: Se passer des sacrements : le pas le plus difficile à passer de peur de se tromper...
Bonjour monsieur l'abbé,
Je me permets déjà de faire un petit bilan de ce que j'ai compris de vos exposés. Vous me direz si c'est bon, et me rectifierez si besoin.
Je comprends maintenant qu'à partir des ambiguïtés de Mgr Lefebvre, ses sacres ne furent pas licites car faits en opposition d'un Pape qu'il acceptait et contestait en même temps, d'où schisme et illicité des quatres "évêques" et de leurs lignées correspondantes. Si, comme vous expliquez, il s'était prononcé clairement sévacantiste, il aurait pu sacrer avec la permission implicite d'un vrai Pape s'il y en avait eu un. C'est donc précisément à ce moment, en 1988, que Mgr Lefebvre devint schismatique et ses ordinations suivantes illicites elles aussi.
- Nous devons aussi nous écarter de la lignée Thuc et ses ramifications, plus la fausse consécration de l'abbé Des Lauriers générant l'IMBC ; cela fait du monde... A part vous, peu de personnes parlent clairement de Mgr Thuc, "Mgr" Piravunas ou de l'illégitimité de l'abbé Des Lauriers ; d'où l'aveuglement (?) des Abauzit, Dubois, etc...
- De même des sacrements des abbés Grossin, Rioult, et tous les clercs issus des quatres évêques... Ils sont des prêtres valides mais illicites, et ne peuvent donc pas administrer en conscience les dits sacrements ; mais le savent-ils ou l'admettent-ils ? Ce qui ne veut pas dire que les fidèles, ne sachant pas encore tout cela, ne reçoivent pas de grâces, cette situation permettant quand même de pouvoir écouter leurs sermons et catéchèses car ils ne sont pas hérétiques.
Il reste, en gros, les prêtres ordonnés par Mgr Lefebvre avant 1988 qui, soit devaient trouver un autre évêque licite (il n' y en a pas), soit devenir des sortes de laïcs consacrés.
- Certains se sont fourvoyés dans l'hérésie du Cassiciacum de Guérard Des Lauriers, notamment les abbés Belmont et Seuillot. Je n'avais pas réalisé que, malgré qu'ils soient de bons prêtres, ils étaient devenus hérétiques en voulant résoudre la crise de l'Eglise avec cette fou-thèse dont vous démontrez l'absurdité. Je mettais cela de l'ordre de l'opinion ; je réalise maintenant que participer à une messe hérétique nous mets nous aussi hors de l'Eglise. Je ne peux qu'invoquer mon ignorance et, sachant à présent la vérité, ne plus pouvoir aller en conscience dans cette chapelle.
- Restent ensuite les autres prêtres non guérardiens, tels les abbés Lafitte ou Guépin (mort récemment), Marchiset, etc...
Malheureusement, l'abbé Lafitte (que j'apprécie beaucoup pour sa catéchèse via son site) est sous la " juridiction de Mgr Williamson ", et ne conteste pas les sacres de 88. Comment un prêtre aussi bien formé a-t-il pu tomber dans ce piège grossier ?
- Restent enfin, peut-être, quelques prêtres détachés de ces erreurs et pouvant bénéficier d'une juridiction de suppléance grâce à l'épikie que vous expliquez dans votre travail, si j'ai bien compris. Ceci dit, les personnes de mauvais esprit peuvent ou pourraient utiliser ce concept dans tous les sens, me semble-t-il.
A priori, les abbés Barbara et Vérité, par exemple, furent-ils de l'ordre de cette épikie ?
Merci pour votre réponse et votre indulgence si je suis lent à comprendre, le conditionnement passé étant dur à évacuer.
Doumé
Je me permets déjà de faire un petit bilan de ce que j'ai compris de vos exposés. Vous me direz si c'est bon, et me rectifierez si besoin.
Je comprends maintenant qu'à partir des ambiguïtés de Mgr Lefebvre, ses sacres ne furent pas licites car faits en opposition d'un Pape qu'il acceptait et contestait en même temps, d'où schisme et illicité des quatres "évêques" et de leurs lignées correspondantes. Si, comme vous expliquez, il s'était prononcé clairement sévacantiste, il aurait pu sacrer avec la permission implicite d'un vrai Pape s'il y en avait eu un. C'est donc précisément à ce moment, en 1988, que Mgr Lefebvre devint schismatique et ses ordinations suivantes illicites elles aussi.
- Nous devons aussi nous écarter de la lignée Thuc et ses ramifications, plus la fausse consécration de l'abbé Des Lauriers générant l'IMBC ; cela fait du monde... A part vous, peu de personnes parlent clairement de Mgr Thuc, "Mgr" Piravunas ou de l'illégitimité de l'abbé Des Lauriers ; d'où l'aveuglement (?) des Abauzit, Dubois, etc...
- De même des sacrements des abbés Grossin, Rioult, et tous les clercs issus des quatres évêques... Ils sont des prêtres valides mais illicites, et ne peuvent donc pas administrer en conscience les dits sacrements ; mais le savent-ils ou l'admettent-ils ? Ce qui ne veut pas dire que les fidèles, ne sachant pas encore tout cela, ne reçoivent pas de grâces, cette situation permettant quand même de pouvoir écouter leurs sermons et catéchèses car ils ne sont pas hérétiques.
Il reste, en gros, les prêtres ordonnés par Mgr Lefebvre avant 1988 qui, soit devaient trouver un autre évêque licite (il n' y en a pas), soit devenir des sortes de laïcs consacrés.
- Certains se sont fourvoyés dans l'hérésie du Cassiciacum de Guérard Des Lauriers, notamment les abbés Belmont et Seuillot. Je n'avais pas réalisé que, malgré qu'ils soient de bons prêtres, ils étaient devenus hérétiques en voulant résoudre la crise de l'Eglise avec cette fou-thèse dont vous démontrez l'absurdité. Je mettais cela de l'ordre de l'opinion ; je réalise maintenant que participer à une messe hérétique nous mets nous aussi hors de l'Eglise. Je ne peux qu'invoquer mon ignorance et, sachant à présent la vérité, ne plus pouvoir aller en conscience dans cette chapelle.
- Restent ensuite les autres prêtres non guérardiens, tels les abbés Lafitte ou Guépin (mort récemment), Marchiset, etc...
Malheureusement, l'abbé Lafitte (que j'apprécie beaucoup pour sa catéchèse via son site) est sous la " juridiction de Mgr Williamson ", et ne conteste pas les sacres de 88. Comment un prêtre aussi bien formé a-t-il pu tomber dans ce piège grossier ?
- Restent enfin, peut-être, quelques prêtres détachés de ces erreurs et pouvant bénéficier d'une juridiction de suppléance grâce à l'épikie que vous expliquez dans votre travail, si j'ai bien compris. Ceci dit, les personnes de mauvais esprit peuvent ou pourraient utiliser ce concept dans tous les sens, me semble-t-il.
A priori, les abbés Barbara et Vérité, par exemple, furent-ils de l'ordre de cette épikie ?
Merci pour votre réponse et votre indulgence si je suis lent à comprendre, le conditionnement passé étant dur à évacuer.
Doumé
Re: Se passer des sacrements : le pas le plus difficile à passer de peur de se tromper...
Doumé a écrit : jeu. 27 avr. 2023 23:17 Bonjour monsieur l'abbé,
Je me permets déjà de faire un petit bilan de ce que j'ai compris de vos exposés. Vous me direz si c'est bon, et me rectifierez si besoin.
Je comprends maintenant qu'à partir des ambiguïtés de Mgr Lefebvre, ses sacres ne furent pas licites car faits en opposition d'un Pape qu'il acceptait et contestait en même temps, d'où schisme et illicité des quatres "évêques" et de leurs lignées correspondantes. Si, comme vous expliquez, il s'était prononcé clairement sévacantiste, il aurait pu sacrer avec la permission implicite d'un vrai Pape s'il y en avait eu un. C'est donc précisément à ce moment, en 1988, que Mgr Lefebvre devint schismatique et ses ordinations suivantes illicites elles aussi.
- Nous devons aussi nous écarter de la lignée Thuc et ses ramifications, plus la fausse consécration de l'abbé Des Lauriers générant l'IMBC ; cela fait du monde... A part vous, peu de personnes parlent clairement de Mgr Thuc, "Mgr" Piravunas ou de l'illégitimité de l'abbé Des Lauriers ; d'où l'aveuglement (?) des Abauzit, Dubois, etc...
- De même des sacrements des abbés Grossin, Rioult, et tous les clercs issus des quatres évêques... Ils sont des prêtres valides mais illicites, et ne peuvent donc pas administrer en conscience les dits sacrements ; mais le savent-ils ou l'admettent-ils ? Ce qui ne veut pas dire que les fidèles, ne sachant pas encore tout cela, ne reçoivent pas de grâces, cette situation permettant quand même de pouvoir écouter leurs sermons et catéchèses car ils ne sont pas hérétiques.
Il reste, en gros, les prêtres ordonnés par Mgr Lefebvre avant 1988 qui, soit devaient trouver un autre évêque licite (il n' y en a pas), soit devenir des sortes de laïcs consacrés.
- Certains se sont fourvoyés dans l'hérésie du Cassiciacum de Guérard Des Lauriers, notamment les abbés Belmont et Seuillot. Je n'avais pas réalisé que, malgré qu'ils soient de bons prêtres, ils étaient devenus hérétiques en voulant résoudre la crise de l'Eglise avec cette fou-thèse dont vous démontrez l'absurdité. Je mettais cela de l'ordre de l'opinion ; je réalise maintenant que participer à une messe hérétique nous mets nous aussi hors de l'Eglise. Je ne peux qu'invoquer mon ignorance et, sachant à présent la vérité, ne plus pouvoir aller en conscience dans cette chapelle.
- Restent ensuite les autres prêtres non guérardiens, tels les abbés Lafitte ou Guépin (mort récemment), Marchiset, etc...
Malheureusement, l'abbé Lafitte (que j'apprécie beaucoup pour sa catéchèse via son site) est sous la " juridiction de Mgr Williamson ", et ne conteste pas les sacres de 88. Comment un prêtre aussi bien formé a-t-il pu tomber dans ce piège grossier ?
- Restent enfin, peut-être, quelques prêtres détachés de ces erreurs et pouvant bénéficier d'une juridiction de suppléance grâce à l'épikie que vous expliquez dans votre travail, si j'ai bien compris. Ceci dit, les personnes de mauvais esprit peuvent ou pourraient utiliser ce concept dans tous les sens, me semble-t-il.
A priori, les abbés Barbara et Vérité, par exemple, furent-ils de l'ordre de cette épikie ?
Merci pour votre réponse et votre indulgence si je suis lent à comprendre, le conditionnement passé étant dur à évacuer.
Doumé
Votre message m’est jusque là passé inaperçu, du fait que vous étiez déjà le dernier à avoir répondu auparavant, et pensant que vous aviez fini.
L’illicéité des sacres de 1988 ne vient pas de simples “ambiguïtés”, mais de la publique mise en avant d’assertions et d’intentions en opposition directe avec la Constitution Divine de la Sainte Eglise, principalement en prétendant qu’il serait possible de sacrer malgré l’interdiction expresse d’un légitime Pape régnant, et par toute une optique dès lors faussée.
Motivations déréglées qui ont été aggravées en vue de justifier le sacre de Rangel à Campos, après le décès de Mgr. A. de Castro Mayer, en mettant en avant une argumentation condamnée par l’Eglise comme hérétique, à l’encontre de Fébronius (DS 2602).
Ce qui amplifie fortement cette déplorable réalité, est que c’est toute l’optique de leur doctrine et de leur action qui s’en trouve faussée, et en arrive à s’opposer en maints points (44 sont relevés en mon “Petit Catalogue”, auquel il faudrait ajouter un sur les canonisations) à la doctrine et aux lois de l’Eglise, avec certains déjà explicitement condamnés, notamment chez Luther et Calvin, et chez les Jansénistes.
Ceux sacrés ou ordonnés validement mais illicitement, ont le pouvoir d’ordre, mais non son exercice, étant frappés ipso facto soit d’une excommunication (pour des sacres), soit d’une suspens a divinis, c.à.d. interdiction d’exercer le ministère ; suspense dont la levée est réservée au Saint-Siège.
Pour “la lignée Thuc et ses ramifications”, c’est encore plus grave, puisqu’elle se trouve remplie d’hérétiques, schismatiques, concubinaires, simoniaques, sectaires. Quant aux “guérardiens”, ils s’opposent aussi en maints points (55 sont relevés en mon “Mini Catalogue”) à la doctrine de l’Eglise, dont plusieurs sont frappés d’anathèmes, certains directement contraires à la Foi.
L’abbé Marchiset est heureusement sorti de l’hérésie finneyiste, mais pour retomber non moins gravement dans l’union avec des schismatiques, en s’étant rangé sous Pivarunas, et adhéré à sa secte ayant rénovée sa façade en prenant un nom de “congrégation”.
Ceux unis au “fils de Guillaume” (Williamson) demeurent en l’optique entre-deux-chaises FSSPX, avec des “una cum” les intrus, des “crypto-sédévacantistes” et “opinionistes”.
Voyez cette vidéo :
Pour les premiers Prêtres résistants ordonnés sous Pie XII ou avant, certains ont pu se maintenir en leur office de curé ou autres, avec les pouvoirs ordinaires de juridiction y étant liés, d’autres n’en ayant été “déchus” qu’illégitimement et invalidement par des intrus, même si souvent pas encore repérés et reconnus comme tels, ils ont soit gardé leur juridiction ordinaire antérieure, soit bénéficié de suppléances de juridiction.
Regarder cette si terrible et effarante réalité en face aide à mieux parvenir à saisir la gravité inouïe et apocalyptique de la crise présente. C’est ce que l’on s’est appliqué à faire en cette série de vidéos :
02 : https://youtu.be/EX-UeAMmjV0
03 : https://youtu.be/kdBr4LlSIfY
04 : https://youtu.be/XC_3viq8rkI
05 : https://youtu.be/3RefxiOuqCI
Re: Se passer des sacrements : le pas le plus difficile à passer de peur de se tromper...
Merci monsieur l'abbé pour ces explications objectives et sans jugements.
Il ne me reste plus qu'en à appliquer et en assumer totalement les conséquences pratiques qui en découlent.
Le problème, c'est que nous sommes dans un entonnoir : on se retrouve de plus en plus seuls ; Les épreuves sont de plus en plus intérieures... Ceci dit, le Seigneur nous donne les grâces, je n'en doute pas.
Y a-t-il d'autres clercs, en France et ailleurs, qui constatent comme vous cet état de fait ?
Il ne me reste plus qu'en à appliquer et en assumer totalement les conséquences pratiques qui en découlent.
Le problème, c'est que nous sommes dans un entonnoir : on se retrouve de plus en plus seuls ; Les épreuves sont de plus en plus intérieures... Ceci dit, le Seigneur nous donne les grâces, je n'en doute pas.
Y a-t-il d'autres clercs, en France et ailleurs, qui constatent comme vous cet état de fait ?
Re: Se passer des sacrements : le pas le plus difficile à passer de peur de se tromper...
Doumé a écrit : lun. 01 mai 2023 12:17 Merci monsieur l'abbé pour ces explications objectives et sans jugements.
Il ne me reste plus qu'en à appliquer et en assumer totalement les conséquences pratiques qui en découlent.
Le problème, c'est que nous sommes dans un entonnoir : on se retrouve de plus en plus seuls ; Les épreuves sont de plus en plus intérieures... Ceci dit, le Seigneur nous donne les grâces, je n'en doute pas.
Y a-t-il d'autres clercs, en France et ailleurs, qui constatent comme vous cet état de fait ?
Vous faites là en quelques semaines, pour d’autres en quelques mois, le cheminement douloureux qu’il nous a fallu faire depuis les débuts de la crise peu à peu, en plusieurs années.
Mais, encore une fois, accpeter de regarder cette si terrible réalité en face aide à mieux parvenir à saisir la gravité inouïe et apocalyptique de la crise présente.
Re: Se passer des sacrements : le pas le plus difficile à passer de peur de se tromper...
De larges extraits d'un article publié dans le n° 48 de ma revue Sub Tuum Praesidium en juillet 1996, il y a donc près de 27 ans, vont pouvoir illustrer à la fois le fond de la question, et comment on en est arrivé là peu à peu, après une résistance des débuts unie dans la défense de la doctrine et de la liturgie de l'Eglise, au fur et à mesure des évènements et de la remontée toujours plus clarifiée aux causes de cette révolution paraissant s’opérer à l'intérieur et depuis les sommets des structures ecclésiastiques.
Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 48 (Juillet 1996)
3. Actualité doctrinale
(.....) p. 26 et suivantes
Des sacrements d'abord au recours à des moyens illégitimes
Quant aux mis dehors, après avoir été imbibés de la mentalité des sacrements d'abord et des ordinations ou sacres malgré tout, allant en chercher la pratique dans les sectes ou leurs alliés, le cas de l'abbé Bruno Schaeffer en fournit un exemple type, auquel correspond les cas de prêtres américains.
(A suivre.)
Re: Se passer des sacrements : le pas le plus difficile à passer de peur de se tromper...
Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 48 (Juillet 1996)
3. Actualité doctrinale
(.....) p. 26 et suivantes
Des sacrements d'abord au recours à des moyens illégitimes
Cas de l'abbé Schaeffer :
On lisait à son sujet dans un papier rédigé et mis en circulation par les dirigeants de feu l'Union pour la fidélité :
« Le 19/12/1981, Mgr Ngo Dihn Thuc, ancien archevêque de Hué, résidant à Toulon, ordonnait prêtre, dans des conditions invraisemblables, M. Bruno Schaeffer. Ne parlons pas du lieu de l'ordination, un cagibi minable où circulent cinq chats...
Mgr Thuc conféra à l'Abbé la tonsure et tous les ordres mineurs.... et majeurs... dans la même cérémonie (l'épiscopat exclu cependant!)
Or l'abbé Schaeffer avait déjà été tonsuré et minoré... par Mgr Lefebvre ! C'était une première irrégularité : on ne réitère pas la collation des ordres.
2e irrégularité : il faut un intervalle entre les ordres et exercer quelque temps un ordre inférieur avant de recevoir l'ordre immédiatement supérieur.
3e irrégularité : un prêtre est ordonné pour appartenir à un diocèse ou à une congrégation religieuse...
L'archevêque Thuc concélèbre la "Messe" de Paul 6 avec l'évêque de Toulon, toutes les fois qu'il y est invité, et n'a jamais proclamé l'illégitimité de JP 2 pour cause d'hérésie, pas plus que celle de Paul 6 lui-même.
Excommunié par ce dernier pour avoir sacré les évêques de la secte schismatique de Palmar de Troya, il lui a demandé pardon en septembre 1976. Et le 20/1/82, il disait à l'abbé Delmasure qu'il s'attendait à une pénitence que lui infligerait JP 2 pour avoir fait, à nouveau, des ordinations et sacres clandestins, "par exemple, quelques jours de jeûne ou quelque chose comme cela".
Mgr Ngo Dihn Thuc, en attendant, est frappé par les censures du Droit Canonique de l'Eglise qui fait de lui un évêque suspens et excommunié, ainsi que les évêques qu'il a consacrés, tout comme ceux qui sont allés chercher le sacre auprès d'autres consécrateurs schismatiques.
Et pour en revenir au cas de l'abbé Schaeffer, c'était de sa part une attitude schismatique d'aller chercher l'ordination chez un évêque suspens et excommunié. Il n'a donc pas le droit d'utiliser un sacerdoce ainsi obtenu d'une manière frauduleuse.
Les prêtres de l'Union pour la fidélité ne sont pas les seuls à le dire.
Le Père Vinson, pourtant signataire d'une déclaration commune des prêtres "Guérardiens", écrit dans sa "Simple Lettre" n°12 de 1-2/ 1982 :.»"On n'a pas le droit d'assister aux Messes que célèbre l'Abbé Schaeffer et de recourir à son ministère pour recevoir les Sacrements, sauf la pénitence en danger de mort."
Précisons que Mgr Thuc, tant par sa "communion" avec les "conciliaires" que par sa liaison avec diverses sectes était schismatique.
Or, à présent, sans rétractation publique préalable ni rien d'autre, ledit abbé a été réintégré dans la Fraternité avec titre et fonction de "prieur".....
(A suivre, notamment 2 précisions ajoutées avec le recul actuel, à propos de ce passage.)
Re: Se passer des sacrements : le pas le plus difficile à passer de peur de se tromper...
Notons ceci avec le recul, à propos de cette déclaration du P. Vinson.
La communauté de soeurs, dont il s’occupait déjà alors, est à présent desservie par des “prêtres” (validement “ordonnés” ou pas ?) de la même lignée Thuc.
La suite de l’article va nous montrer par quelle prise de position entre-deux-chaises il a fini par conduire cette communauté à faire ce qu’il réprouvait ici.
Cela s’est joué du reste de peu pour un basculement d’un côté ou de l’autre.
Sentant plus tard la fin de son transit ici-bas approcher, il a voulu assurer à cette communauté la continuité de la Messe et des Sacrements. Venant de terminer la construction d’une chapelle, il demanda à l’un des nouveaux sacrés pour la FSSPX de bien vouloir venir en bénir les cloches.
Ce qui était une manière de faire comprendre qu’il voulait mettre cette oeuvre sous leur obédience. Néanmoins, contrairement à l’habituelle habileté humaine de la FSSPX de venir installer un de leurs centres de messes juste à côté d’une communauté desservie par un prêtre âgé ne les suivant pas, en vue de récupérer à son trépas les membres de sa communauté, cet évêque argua de la position “sédévacantiste”, pourtant publiquement “opinioniste” (comme la suite va nous le démonter) du P. Vinson, pour refuser de venir bénir ces cloches.
Ce qui a décidé finalement le P. Vinson à se tourner de ce fait vers un “évêque” (validement “sacré” ou pas ?) de la lignée Thuc, rattaché à “l’IMBC”, qui s’est empressé de venir le faire. Ce qui a permis à “l’IMBC” de récupérer tout un groupe de “tradis”, sa chapelle, et une école de surcroît.
Ce qui s’est renouvelé plus tard semblablement, peu avant le trépas du P. Raffaly, et a permis à “l’IMBC” de récupérer tout un groupe de “tradis”, dont quelques frères, sa chapelle, et une école de surcroît. Celle-ci pour garçons ; la précédente, d’abord seulement pour les filles.
De même que c’est au départ un simple différent avec ses supérieurs, qui a poussé l’ancien “crypto-sédévacantiste” abbé Ph. L. à “rallier”, et fonder sa propre communauté.
Ainsi vont et viennent les affaires, en milieux “tradis”, au gré des apparents “intérêts” du moment.
Re: Se passer des sacrements : le pas le plus difficile à passer de peur de se tromper...
Cette évocation de l'abbé Schaeffer, à présent décédé, va me donner l’occasion de préciser un point important.
Il m’a été donné de le connaître avant son entrée au séminaire, et ma propre entrée antérieure a certainement contribué à la sienne. De même que celle de l’abbé Belmont, un an avant la mienne, a contribué à m’aider à garder la décision déjà prise d’y entrer dès que possible, une fois fini mon cursus secondaire.
Nous nous sommes mutuellement apprécié, et avons gardé, malgré des divergences de comportement, de bons rapports humains. Ceci, notamment lors de notre dernière discussion à Couloutre, où il m’avait aimablement et généreusement accueilli, lors d’un de mes passages en la région, pour un repas et la nuit, bien qu’il ait été alors en pleine prédication d’une retraite à un bon nombre de personnes.
Discussion en laquelle j’ai du reste explicitement évoqué cette divergence, en lui rappelant qu’il avait fait quelque chose, un recours illicite pour être “ordonné” (ce qui m’a été suggéré et proposé plusieurs fois), que j’aurais préféré mourir plutôt que de le faire. Il avait été vraisemblablement très meurtri intérieurement de ce rappel, ce que le changement de son ton de voix m’a bien fait pressentir, tout en s’appliquant extérieurement à minimiser cet écart radical entre nous.
Ce qui ne m’a naturellement pas empêché de le remercier chaleureusement de son aimable hospitalité, en l’assurant de continuer à prier pour lui.
La “fou-thèse” guérardienne lui allait bien, permettant alors de subtiles adaptions “caméléoniques” en milieux tradis.
Il “officiait” du reste régulièrement à S.Nicolas-du-Chardonnet, ayant fait un autre don immobilier à la FSSPX à Paris. Ses restes corporels sont à présent dans un sépulcre ; et son âme, où se trouve-t-elle ?
Tout ceci pour souligner que ces justes reproches et réprobations de choix malheureux menant de soi à la perdition, n’impliquent pas la négation de la reconnaissance d’indéniables qualités humaines, d’actes de dévouements, de multiples côtés positifs.
Cela étant précisé pour son cas, mais pouvant s’appliquer aussi à ceux de beaucoup d’autres, surtout en la présente situation apocalyptique si troublée, où tant d’apparences sont très trompeuses, et tant de circonstances si destabilisantes.
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