Vie très-complète de SAINTE PHILOMÈNE

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InHocSignoVinces
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Message par InHocSignoVinces »

Le croira qui voudra, ma sainte protectrice, mais
rien de plus difficile à s'expliquer dans ce fait que dans
celui-même qui suit.

C'était au moment où Philomène opérait ces merveilles dans sa châsse.

Comme si le Ciel eût voulu attester le prodige de
celle admirable métamorphose, un enfant de six ans,
que la petite vérole avait rendu aveugle, recouvra
immédiatement la vue aussitôt qu'on l'eût approché de
la sainte : et ce fait fut attesté par de nombreux témoins !

Un autre, c'était un vieux pécheur. Il visite la châsse,
ses regards ne l'ont pas sitôt fixée, que l'on voit des
traits de sévérité couvrir le visage de la sainte.
Les fidèles prient. Tout à coup la sérénité reparaît,
et la face de Philomène rayonne de joie. Ce pécheur
se prosterne, déclare les larmes aux yeux, qu'il vient d'être
éclairé intérieurement, lui pourtant si incrédule auparavant.
La sainte lui avait obtenu la conversion. Ce fait est tout aussi
croyable que celui qu'elle opéra lorsqu'elle agrandit sa châsse
et qu'elle s'y assit : merveilles pourtant incontestables.
Et Dieu n'est-il pas admirable dans ses saints! Peut-il ne pas
glorifier ses amis qui ont sacrifié leur vie pour Lui ?...



Plusieurs fois, il s'est aussi opéré dans les yeux de la thaumaturge des mouvements bien extraordinaires.
C'était quand on lui demandait quelque faveur particulière.

Voici un fait qui eut lieu en 1832. Don Albert Testa,
d'Avellino, était, depuis l'âge le plus tendre, sujet a de
nombreuses et grandes infirmités. Elles avaient épuisé
toutes les ressources de la médecine.

Sa famille, qui professait publiquement une grande
dévotion à sainte Philomène, résolut de venir à Mugnano
solliciter la guérison d'Albert. Pendant qu'elle multipliait
ses instances, l'on remarqua que notre sainte ouvrant
l'un de ses yeux, regardait le malade et sa famille.

Ce prodige parut l'heureux présage du bienfait désiré.

Don Albert alla mieux durant quelques jours; mais
bientôt il retomba dans un état pire.

On ne perdit pas confiance. Nous voulons absolument,
disaient-ils à leur sainte protectrice, que vous nous
obteniez cette grâce. Notre famille est toute à vous.
Comment pourriez-vous ne point souscrire à nos désirs?...

Ils partent pour Avellino. Ils ne cessent de prier. De
retour à Mugnano, vers la fin de septembre, ils
recommencent à frapper plus fortement à la porte de
Celui qui a dit : «Frappez, et l'on vous ouvrira ».
Dès le matin du premier jour, on fit sur le visage de la
sainte les mêmes observations que l'on avait faites précédemment.

Nos pèlerins, encouragés par ces signes extraordinaires de bienveillance,
revinrent encore le soir à l'église, et demandèrent qu'on leur découvrît
la châsse une seconde fois.

Mais le ciel était obscurci de tant de nuages, et la pluie tombait en si grande abondance, que, malgré six grands cierges allumés, on ne voyait que bien imparfaitement ces traits chéris, où l'on voulait recueillir de nouveau l'espoir de la guérison tant désirée. Toutes les personnes présentes en étaient tristes, quand tout à coup un rayon de lumière, jaillissant d'une grande fenêtre qui faisait face à l'Orient, vient donner sur le visage de la sainte, et permet d'en contempler les traits à loisir.

C'était là un premier miracle; car le soleil était alors
à l'Occident; il fut accompagné d'un second non moins
prodigieux.

On vit en ce moment, d'une manière bien distincte,
les yeux de la vierge martyre s'ouvrir à huit reprises
différentes, et avec une admirable vivacité. La pieuse
famille, au comble de la joie, n'osait plus avoir le moindre
doute sur le plein succès de sa demande; et, en effet,
au bout de quelques jours, Don Albert se trouva si parfaitement
guéri, qu'il semblait n'être plus le même homme.


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Message par InHocSignoVinces »

CHAPITRE V - Merveilles sur les images de sainte Philomène.


De tout temps le culte des saintes images a été, comme celui des sacrées reliques, une source de grands
biens. L'impie ridiculise ce culte béni, mais le chrétien éclairé sait qu'il ne vénère ces saints objets que
par rapport aux saints qu'ils représentent, et surtout au Dieu qui se glorifie en eux. Du reste l'Église approuve
et recommande ce culte : il nous suffit bien.


C'était le 10 août 1823, la fête de la translation des
saintes reliques à Mugnano. On les porta dans la procession,
de même qu'une statue en bois de la vierge
martyre qui domine l'autel. Jusqu'alors rien d'ex-
traordinaire ne s'étail fait remarquer dans cette image,
ni dans sa pesanteur, ni dans les ornements dont on
avait coutume de l'orner.

Cette année-là, les porteurs eurent à peine fait quelques pas,
que ne pouvant plus suffire à la charge, quoique fort robustes,
ils furent obligés de s'arrêter; tour à tour d'autres prirent leur place,
mais en vain. Ce ne fut qu'en réunissant leurs efforts, qu'ils parvinrent
non sans une extrême fatigue, à la reporter dans l'église.

Cet événement inusité attira tous les regards sur la prodigieuse statue.
Tous virent avec étonnement sur son visage une rougeur extraordinaire.

Le lendemain, trois étrangers, entrés dans l'église pour vénérer le saint corps,
vinrent s'agenouiller aussi devant la statue. Quelle fut leur surprise de voir à
l'extrémité du menton une sorte de globule brillant comme du cristal. L'un d'eux
se lève, y met la main, la retire toute mouillée. Fixant tous trois le visage de la statue,
ils voient qu'il en sortait de tous côtés une sueur prodigieuse. Les couleurs de la sainte
paraissaient vivement animées, et ses yeux étincelaient d'un éclat surprenant.

La foule aussitôt s'écria : Miracle! miracle! Et des larmes coulèrent de tous les yeux !

A dater de ce jour et de ce prodige, la dévotion à
sainte Philomène s'accrut considérablement. Son
culte si doux s'établit dans des provinces fort éloi-
gnées, et nombre de pécheurs durent leur conversion
à cette merveille. Que n'aurions-nous point à raconter
encore des images de la sainte ?

Les habitants de Castelvédere avaient été, entre ceux
des pays voisins, favorisés plus particulièrement par
elle. En reconnaissance, ils lui firent élever une belle
chapelle avec un autel en marbre. On y plaça un tableau
sur le modèle du saint corps de Mugnano. La
sainte y était déjà peinte les yeux fermés.

Des missionnaires y donnèrent une retraite, et la communion générale fut très-nombreuse et on ne peut
plus édifiante. La procession qui la suivit faillit être troublée par un incident : On se mettait en marche,
lorsque survint une affreuse tempête qui, après avoir obscurci le ciel, éclata d'une manière effroyable, on
reculait. Mais Don François releva, par ses paroles pleines de foi, le courage de ces bons villageois, et fit
donner par toutes les cloches le signal de la marche.

La tempête aussitôt se dissipa, les nuages s'éloignèrent et le ciel revint à sa première sérénité. Au grondement
du tonnerre succédèrent les hymnes sacrées et les sons harmonieux d'une musique choisie.

En peu de temps l'on se trouva en présence de la sainte image élevée sur un brancard somptueusement
décoré.

Un cri de joie se fit entendre ; de douces larmes l'accompagnèrent à la vue d'un nouveau prodige !

Que s'était-il passé ? la sainte image venait d'ouvrir l'œil droit ! La sainte voulait récompenser par une marque
de satisfaction le culte que lui rendait ce bon peuple.



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Message par InHocSignoVinces »

Un événement à peu près semblable eut lieu dans la même procession. Ceux qui avaient dressé l'estrade sur laquelle devait poser le tableau de la sainte, n'en avaient pas proportionné la largeur à celle des rues, par où elle devait passer, certaines rues avaient quatre palmes de moins de largeur que le brancard ; de là l'embarras où ils se virent, mais dont le ciel ne tarda pas à les délivrer.

Pendant que les filles de la procession se retournaient
inquiètes vers la sainte image, que l'on croyait
devoir s'arrêter à chaque pas, les porteurs s'avançaient
toujours de leur côté, soit qu'ils ne vissent pas ce que
voyaient les autres, soit qu'ils le vissent, par l'effet d'un
prodige, dans un lointain qui n'arrivait jamais.
Bref, sans s'arrêter un seul instant, sans donner aucun
biais à la machine, au grand étonnement des spectateurs,
ils traversèrent toutes ces rues, et arrivèrent
ainsi au terme de la procession.

Le même prodige, dit un des témoins oculaires et non suspects, se répéta, quelques mois après, lors du
transport d'une statue de la même sainte, portée en une caisse par six hommes, dont trois de front. La
largeur de la caisse était de huit palmes, et certains recoins, par où il fallait passer, n'en avaient que trois.
L'impossibilité de passer outre se conçoit aisément; mais est-il au Seigneur quelque chose d'impossible ?

Les porteurs franchirent ces passages, comme s'ils eussent traversé une grande place, sans qu'aucun
d'eux quittât son poste, et sans faire subir à leur fardeau le moindre changement. Le fuit est encore
attesté par plusieurs centaines de personnes.


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Re: Vie très-complète de SAINTE PHILOMÈNE

Message par InHocSignoVinces »

CHAPITRE VI - Autres merveilles opérées, au moyen de sainte Philomène, à, Lucera.


Transportons-nous maintenant à Lucéra, dans la même province d'Italie.

Un exemplaire de la vie de sainte Philomène, par Don
François parvint, en 1829, entre les mains de l'évêque
de cette antique cité, Mgr Portanova. En lisant ce livre
le prélat se sentit fortement inspiré d'établir la dévotion
à cette sainte dans sa cathédrale. Il pensait que la nouvelle
avocate attirerait sur lui et sur son troupeau les bénédictions
célestes. Il ne se trompa point et ne fut point déçu dans son
espoir. Il prépara donc les voies. Et pour cela, il prenait toujours
la sainte pour objet de sa pensée de ses entretiens, de ses discours.

Il aimait singulièrement à propager les images de Philomène. Comme par
leur moyen il s'opérait grand nombre de signalés miracles, le culte de la
sainte fit bientôt des progrès. Citons l'un de ces faits. Le prélat avait besoin
pour son séminaire d'un professeur d'éloquence.

Il jeta les yeux sur son Don Radago, chanoine d'Apricéna. Celui-ci se présenta
à l'évoque pour lui témoigner sa soumission et son impuissance. Car il était
souffrant d'une maladie de poitrine que faisait craindre pour ses jours. Le
crachement de sang joint à une fièvre lente l'avait épuisé.

« Comment, Monseigneur, pourrais-je suffire à une fonction qui réclame tant de soin ?

— Comment? oh ! je m'en charge, ne vous inquiétez de rien.

— A moins que votre Grandeur n'ait le don des miracles ?

— Je n'ai pas ce don, mais quelqu'un les fera pour moi.»


Puis, prenant une image de sainte Philomène, il la met dans les mains du chanoine, et lui dit: «Recommandez-vous à cette sainte, elle vous guérira.»

Celui-ci applique avec foi l'image sur la poitrine, et il s'écrie : « Monseigneur, je suis guéri. »

Il était en effet guéri, et il chanta dans une pièce de vers de sa composition la merveilleuse protection de Philomène.


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Message par InHocSignoVinces »

CHAPITRE VII - Merveilles opérées par les images de sainte Philomène dans la Marche d'Ancône.


Dans la Marche d'Ancône, le culte des images de sainte Philomène s'accrut si considérablement, que la sainte pour répondre à l'affection de ses dévots multipliait aussi les prodiges :

C'est un religieux qui avait dans sa chambre une image de la sainte non encadrée.

Il l'avait placée sur sa table, en l'appuyant simplement contre le mur.

Un jour il la voit quitter le mur et s'avancer vers lui, pour lui donner un témoignage de son affection.

Le même mouvement s'opéra sous ses yeux, plusieurs jours consécutifs, et il était d'autant plus remarquable,
que cette image se soutenait d'elle-même, et gardait un parfait équilibre, quoiqu'elle ne fût que de simple papier.

Un autre religieux avait envoyé un enfant acheter une de ces images où l'on voit sainte Philomène représentée dans l'attitude qu'elle a dans la châsse.
L'enfant veut la donner en arrivant, mais, en étourdi, il la laisse s'échapper de ses mains et tomber par terre.

Le religieux se met à le gronder.

Mais l'enfant, qui suivait la sainte image de ses yeux, s'écrie: " Oh ! pour le coup en voici une qui est plaisante ! Voyez donc comme elle se tient sur les pieds ! »

Et, en effet, le religieux la voit en équilibre sur le pavé de la chambre, et après l'avoir considérée quelque temps comme pour s'assurer du prodige, il prend la même image, et, la laissant tomber à dessein, il se convainc que ce n'est point là un effet du hasard, mais un de ces admirables jeux de la divine puissance, dont il est écrit: ludens in orbe terrarum (1).

Nous passons sous silence plusieurs autres miracles
dus au culte rendu à sainte Philomène dans ses images,
et que l'on trouvera dans notre Mois de sainte Philomène
en exemples.
Ce que nous avons dit suffit pour montrer
qu'un des grands moyens, pour répandre et inspirer la
dévotion envers cette bien-aimée sainte est la diffusion,
la propagation de ses images. Nous disons de même de ses
médailles.


Le saint curé d'Ars le comprenait. Il bénissait et distribuait gratis et avec tant de bonheur, les médailles
comme les images de cette chère sainte ! Pères et mères, ayez soin de faire porter à vos petits enfants la médaille
de sainte Philomène : elle sera pour eux un gage de la protection particulière de cette grande sainte.



A SUIVRE...


(1) Mots du saint Livre qui nous font entendre que Dieu se joue des créatures, en ce sens qu'il fait d'elles tout ce qui lui plaît, parce qu'il est le créateur et le maître souverain de toutes choses (Voy. Prov. VIII, 31).

Quelque impie viendra dire : Est-ce que Dieu s'occupe de semblables minuties ? Répondez qu'il n'est pas plus indigne de l'Eternel de faire ces prodiges, qui semblent choquer notre raison, parce que, bornée comme elle est, elle ne peut en saisir tout le plan ni les conséquences, qu'il ne l'est à cette Puissance infinie de créer ot conserver ce brin d'herbe que foule notre pied, ces si nombreux insectes qui se rencontrent partout sur la terre.
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Message par InHocSignoVinces »

CHAPITRE VIII - Grand mouvement donné par les souverains Pontifes au culte de sainte Philomène, principalement en Italie.


L'Italie, la terre des Saints, le centre du Christianisme, est la province la plus dévouée à la cause de
sainte Philomène. Cela se concevra aisément, si l'on veut bien se rappeler que c'est dans son sein que
la Vierge consomma son martyre ; que sa terre fut imbibée de son sang si pur, et qu'après l'avoir enfermée
dans un complet oubli durant quinze siècles, elle en a doté ses habitants. Il n'est donc rien de surprenant
que là les pèlerinages de sainte Philomène et les autres pratiques de son culte béni soient et plus multipliés
et plus fréquentés. Donnons-en un aperçu rapide.

Commençons par mentionner Rome, car Rome d'où
surgissent tant de bonnes œuvres, Rome qui immortalise
les héros chrétiens, a aussi ses autels élevés à sainte Phi-
lomène et ses lieux de pèlerinage à la gloire de Dieu
dans cette sainte.

Les Souverains Pontifes, depuis la découverte des
reliques de la sainte, se sont plu à propager son culte
et les pèlerinages en son honneur dans cette cité,
ce boulevard du catholicisme. Et certes, c'est bien là
en quelque sorte, une canonisation authentique.

C'est Léon XII qui, après avoir reçu un exemplaire
de l'histoire de sainte Philomène, publiée par Don François,
et après l'avoir parcouru, fut aussitôt tout pénétré
d'admiration pour cette sainte Martyre. Il loua Dieu de
la puissance qu'il lui avait donnée, et il bénit dans les
termes les plus affectueux les pieuses filles qui se vouaient
au bien sous la protection de cette grande
sainte, et autorisa en son honneur l'érection de chapelles
et pèlerinages dans Rome.

C'est Grégoire XVI qui ne la nommait guère que la Grande Sainte.
Il bénit une de ses images, pour être exposée à la vénération publique
au Caravita à Rome, où sainte Philomène a une magnifique chapelle.

Dès ce moment, on vit s'élever d'autres chapelles en
son honneur dans beaucoup des églises de cette Cité;
ses images et ses reliques y furent offertes à la vénération
des fidèles qui y accoururent de toutes parts. Ainsi
s'établirent à Rome les pèlerinages à sainte Philomène
sous les regards mêmes des Pontifes du Dieu vivant qui
les encourageaient et les approuvaient.


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Re: Vie très-complète de SAINTE PHILOMÈNE

Message par InHocSignoVinces »

Le même Pontife Grégoire XVI ayant béni et confir-
mé l'Association du Rosaire vivant, nomma pour protectrice
de cette œuvre sainte fondée par M"e Jaricot,
la vierge martyre sainte Philomène, en même temps
qu'il lui donnait pour protecteur un cardinal romain.

C'est Pie IX qui, en 1862, donna une nouvelle bénédiction à l'œuvre,
et confirma le glorieux titre de Protectrice du Rosaire à sainte Philomène,
en nommant pour protecteur le cardinal Villecourt (1).

Qui redira la dévotion des Napolitains envers sainte Philomène ?

Il semble inutile d'insister là-dessus, puisque c'est cette ville qui, la première,
eut l'insigne honneur de recevoir les précieuses reliques de la sainte dans ses murs.
Du reste, elle est si rapprochée de Mugnano, que ses habitants si pieux ne peuvent
pas être étrangers aux manifestations catholiques des Mugnanais à l'égard de la grande
sainte. Son culte s'y présente sous mille formes et surtout sous celle de pèlerinages, ou
visites aux églises où elle est le plus particulièrement honorée. Car l'image de cette chère
et aimable sainte, brilla dans là plupart des églises de cette belle Cité. On la retrouve
encore dans la plupart des maisons et sur les voies publiques, et sur ces légères voitures
qui sillonnent les étourdissants quartiers et les quais de Naples. A Naples, le souvenir de
sainte Philomène est ainsi mêlé à tous les actes de la vie et il se traduit surtout par la
pratique des pèlerinages, résultat de là vénération que les Napolitains ont pour l'image et
les reliques de leur sainte et auguste patronne.


A SUIVRE...


(1) On sait que notre bien-aimé Pontife Pie IX, pour se consoler
des amertumes de son exil fit un pèlerinage à sainte Philomène
de Mugnano. Il célébra le très-saint sacrifice sur l'autel même où
l'on vénère les précieux restes de la Vierge martyre. Il reçut ensuite
de Mgr l'évoque de Nôle la petite fiole qui contient le sang de sainte
Philomène, qu'il donna à baiser au roi, à la reine de Naples et aux
princes qui se trouvaient présents. En souvenir de ce saint voyage
le grand Pontife a, par concession, permis aux vénérables recteurs
du sanctuaire de sainte Philomène de Mugnano de porter les insignes
des prélats et d'officier pontificalement. Quelle gloire pour sainte Philomène
de voir un si grand Pontife -le Vicaire même de Jésus-Christ, le Chef visible
de son Eglise, prosterné devant ses saintes reliques !
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Re: Vie très-complète de SAINTE PHILOMÈNE

Message par InHocSignoVinces »

Nous avons parlé déjà de Castelvédère, de Lucera, de la Marche d'Ancône.
Là aussi, sont établis des pèlerinages célèbres et fréquentés par la foule en l'honneur
de sainte Philomène. Également à Ferrare, à Florence, son culte est en grand honneur;
il s'y répand à vue d'œil et se propage merveilleusement dans tous les pays environnants
où elle ne cesse d'opérer des prodiges, comme l'écrivait il y a quelque temps de Rome une
personne digne de foi. Oui, tous ces fidèles de l'Italie, patrie du tendre, de l'éloquent, de
l'inimitable Virgile, le chantre sublime de la nature, patrie de Pline, le grand historien des
œuvres de Dieu, patrie aussi de trois grands docteurs, saint Bonaventure, saint Thomas
d'Aquin et saint Liguori ;
tous ces fidèles et ceux des pays voisins qui se comptent par
milliers, font des pèlerinages et des vœux à celle qu'ils nomment la thaumaturge, c'est-à-dire
vierge de miracles.

Mais il ne faut pas l'oublier, le pèlerinage sans contredit
le plus célèbre en l'honneur de notre sainte dans
tout l'Italie est celui de Mugnano. C'est là que toujours,
depuis que le culte de Philomène y est pratiqué, il a
brillé de l'éclat le plus resplendissant ; de là comme
un arbre vigoureux, il a étendu ses rameaux verdoyants
dans toute la catholicité, c'est-à-dire jusqu'aux extrémités
de l'univers.

Si sainte Philomène jouit aujourd'hui d'un culte autorisé dans
l'Église, quant à sa fête, c'est avec Don François de Lucia au
vénérable évêque de Noie, dont dépend Mugnano, que nous
en sommes redevables. Car, c'est à sa demande appuyée par
celle de quelques autres prélats d'Italie, que le Saint-Siège
rendit un décret à ce sujet le 30 janvier 1837.

Voici ce décret en latin et en français.

DECRETUM.

« Dum in sacrorum Rituum Congregatione sedulo de more expendebantur singula rationum momenta, quœ
reverendissiimus Episcopus Sutrinus et Nepesinus, Sanctissimi, obsequens mandatis, exhibuerat, quo ab
hâc Sanctâ Apostolicâ Sede concederetur Officium cum Missâ de Commun iin honorem Sanctae Filumenae
Virginis Martyris, cujus publicus cultus longé latèque per orbern diffusus nonnullos alios Antistites impulerat,
ut hâc super re humillimas porrigent preces, reverendissimus Episcopus Nolanus quartam etiam Lectionem
propriam eidem Officio addendam efformare curavit. Hujusmodi itaque precibus in ordinariis comitiis ad Quirinales
œdes subsignatâ die coadunalis relatis eminentissimi et reverendissimi Patres, sacris tuendis Ritibus praepositi,
post acceptam à me Secretario relationem, rébus omnibus diligenti examini subjectis, ac mature cribratis
peculiaribus circumstantiis in casu, de quo agitur, locum habentibus, auditaque voce de R. P. D. sanctœ Fidei
Promotore, rescribendum censuerunt : « Pro gratiâ Officii, et Missae de Communi Virg. Martyr, cum oratione :
Deus qui inter cœtera, etc., ac quartâ Lectione propriâ ritu duplicis minoris, et ad eminentissimum Praefectum
cum Promotore Fidei. — Die 6 septembris 1834.

« Quibus omnibus ab me subscripto Secretario relatis Sanctissimo Domino Nostro Gregorio XVI. Pontifici Maximo,
Sanctitas Sua, super re tanti momenti animum suum ulteriùs certiorem reddere exoptans, ad hanc usque diem
supremum edere judicium distulit, ac tandem mentem suam aperiens, rescriptum sacrœ Congregationis bénigne
confirmavit, indulsitque, ut in posterum à clero seculari Nolano nec non Regulari Diœcesano Kalendario utenti die
11 Augusti ; vel prima die quae posteà libéra occurret, in honorem Sanctae Filumenœ, recitari valeat Officium cum
Missâ de Communi Virginis Martyris primo loco cum quartâ Lectione propriâ, ab eminentissimo et Reverendissimo
Domini Cardinali Carolo Maria Pedicini, Episcopo Praenestino, Sanctae Romanae Ecclesiœ Vice-Cancellario, Sacrorum-
que Rituum Congregationis Prœfecto, unâ cum R. P. Virgilio Pescetelli sanctae Fidei Promotore ; ut superiori in exemplari
prestat, revisa, correcta, el emendata. —Dei 30 januarii 1837. »


C. M., Ep. P., Card. Pedicini; Fatati, Sec.


DÉCRET DU PAPE.

«Pendant qu'on examinait, avec toute l'attention accoutumée dans la Congrégation des Rits les différentes raisons qu'avait exposées Mgr l'Évoque de Sutri et Népi, conformément aux ordres du très-saint Père, à l'effet d'obtenir du Saint-Siège apostolique un Office avec la Messe du Commun, en l'honneur de sainte Philomène, vierge martyre, dont le culte, devenu public et répandu partout, avait porté quelques autres prélats à faire la même demande, le vénérable éveque de Nole avait eu soin de rédiger une 4e leçon propre pour être insérée dans le même Office. Un rapport de toutes ces suppliques réunies fut présenté par le secrétaire dans une assemblée ordinaire au palais Quirinal. Les éminentissimes et révérendissimes Pères de la congrégation des Rits, après avoir soumis le tout à un examen approfondi, après avoir pesé mûrement certaines circonstances spéciales et avoir entendu verbalement le Promoteur de la foi, furent d'avis qu'il y avait lieu de donner une réponse favorable pour l'Office de la Messe du Commun d'une vierge martyre avec l'oraison : Deus qui inter caetera, et la 4e leçon propre, rit double mineur. Le 6 septembre 1834.

« Le tout ayant été exposé par le Secrétaire soussigné de la Congrégation des Rits à notre très-saint Père Grégoire XVI, Souverain Pontife, Sa Sainteté, voulant se faire une conviction intime sur une affaire d'une si grande importance, a différé jusqu'à ce jour de prononcer un jugement définitif; et enfin, faisant connaître ses intentions, elle a confirmé le rescrit de la Congrégation et autorisé le clergé du diocèse de Nôle, tant séculier que régulier, qui suit le calendrier du diocèse, à célébrer désormais le 11 du mois d'août, ou le premier jour libre qui suivra l'office en l'honneur de sainte Philomène, avec la première Messe du Commun d'une Vierge martyre et une 4e leçon propre, revue et corrigée, comme on l'a dit, par le Cardinal Charles-Marie Pedicini, Ëvêque de Palestrine, Vice-Chancelier de l'église Romaine et Préfet de la Congrégation des Rits, et par le R. P. Virgile Pescetelli, Promoteur de la foi. — Rome, le 30 janvier 1837. »


C. M., Ev.de P., Card. Pedicini; Fatati, Sec.


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CHAPITRE IX - Culte de sainte Philomène en diverses provinces
étrangères.



Le culte de notre bien-aimée sainte n'est pas circonscrit en l'Italie. Non !
il est implanté à l'heure où nous sommes non-seulement en France, mais encore dans
les contrées qui avoisinent la belle Italie comme dans celles qui en sont les plus éloignées.
Comme un soleil bienfaisant il parcourt l'univers répandant partout son
influence, faisant partout briller sa lumière, réchauffant
partout les cœurs glacés par les feux de la charité dont la dévotion
est l'élément et le fruit.


Nous ne parlerons ni de l'Angleterre ni de l'Allemagne, ni des États-Unis
ni de certaines provinces orientales, où noire bienheureuse thaumaturge est honorée
et priée avec amour. Mais nous ne pourrons ne pas dire que son nom est très-populaire
dans la Turquie d'Asie. Oui, jusque-là, les parfums du culte béni de notre chère Philomène
ont jeté leur suave et céleste odeur, comme il appert par le document ci-après trouvé dans
l'Écho de sainte Philomène au moment où ces feuilles allaient être livrées à l'impression.


A son procureur, M. l'abbé Thédenat, vicaire à Saint-Gervais et Protais.

Monsieur l'abbé,

Je sais que vous êtes plein de zèle pour l'œuvre de
l'Orient. Cher ministre du Cœur de Jésus, je vous impose
donc comme un devoir, en mon absence, de communiquer
aux fidèles réunis ici les lignes suivantes :

Dans mon diocèse de l'Ëden, situé entre les quatre
fleuves du Paradis, mes diocésains désirent non-seulement
élever une magnifique église au Sacré-Cœur, à Immaculée
Conception, mais aussi à sainte Philomène, la thaumaturge
du XIXe siècle. Les habitants catholiques de mon diocèse
sont très-pauvres. Je suis venu en France pour recueillir
des aumônes afin de mener ce projet à bonne fin ; mais
aujourd'hui, âmes généreuses et compatissantes, c'est
vos prières que je réclame, et je vous supplie de ne pas
quitter cet autel, ce sanctuaire, sans faire monter jusqu'au
ciel vos prières en faveur de pauvres frères qui vous seront
toujours reconnaissants.

+ Michel-Pierre Bactulas,
Archevêque de Seerd en Kurdistan
(Turquie d'Asie).


La Suisse n'a pu échapper à cette divine atmosphère, comme
plus rapprochée de Mugnano cette province a aussi une dévotion
bien extraordinaire pour la sainte thaumaturge, notamment dans
les environs de Genève, où le rationalisme contemporain a comme
établi son siège.

La Belgique aussi, cette province si chrétienne, a fait écho au culte
de sainte Philomène. Comme en Suisse et surtout en France, grand
nombre de jeunes personnes portent son nom. Diverses églises ont
des chapelles dédiées à la Sainte; à Tubise, près Hall, à une distance
peu éloignée de Bruxelles, on célèbre chaque année avec la fête une
neuvaine très-suivie en son honneur.

La ville de Tournai est également embaumée des parfums
célestes de la dévotion envers la Thaumaturge.
Les religieuses Carmélites se glorifient avec raison de
posséder dans leur chapelle des reliques de cette glorieuse
Vierge et martyre.

Sainte Philomène à l'Algérie lui a également voué un
culte. Partout un concert d'éloges et un tribut de pieuse
vénération glorifient son doux et grand nom ; les deux
paroisses de Blidah possèdent un autel qui lui est dédié.

Que Dieu est bon, libéral, magnifique envers ses
saints ; comme il sait les dédommager amplement des
légers sacrifices qu'ils ont faits pour lui, par la gloire
immortelle qu'il fait rejaillir sur eux.



A SUIVRE...
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InHocSignoVinces
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Re: Vie très-complète de SAINTE PHILOMÈNE

Message par InHocSignoVinces »

LIVRE TROISIEME - CULTE DE SAINTE PHILOMÈNE EN FRANCE.

CHAPITRE PREMIER - Du culte de sainte Philomène en France.


En parlant des honneurs rendus à sainte Philomène
dans ses reliques et ses images, nous avons suffisamment
esquissé son culte en Italie, que nous avons complété
en y traitant des pèlerinages. Parlons donc de notre
belle Patrie, si dévouée à la cause de notre bien-aimée
Sainte !


La France donc que les Souverains Pontifes se sont
plu à nommer la fille aînée de l'Église, la France, qui
semble rivaliser avec la noble Italie pour la piété
chrétienne, se signale aujourd'hui tout particulièrement
par la vénération qu'elle témoigne pour sainte Philomène.
Les chapelles, les autels, élevés à sa mémoire
sont nombreux ; les pèlerinages en son honneur s'y
multiplient et produisent une amélioration considérable
dans les masses. Le peuple devient plus pur, plus
détaché de ce monde, plus uni à Dieu en honorant
celle qui a su, pour conserver la fleur de sa virginité,
cueillir la palme d'un glorieux martyre. Ce culte de
sainte Philomène est de plus en plus cultivé avec fruit;
dans les hameaux comme dans les cités populeuses,
dans le monde comme dans le cloître, sainte Philomène
compte un nombre incroyable d'admirateurs et d'imitateurs.
Partout son nom si doux, et qui procure tant de biens â l'âme
souffrante, est béni, vénéré, aimé, invoqué.


A peine si en France on trouverait, en ces jours, un
seul diocèse où sainte Philomène n'ait eu sa chapelle,
ou son autel, ou peut-être même son pèlerinage.
On
conçoit que pour relater ici tous ces lieux sanctifiés par
le culte béni de cette Sainte, il faudrait mentionner
tous les diocèses de France, en commençant par Paris;
de plus il faudrait parler de tous les pays qui honorent
d'un culte particulier sainte Philomène; or ce travail qui,
par l'abondance de sa matière, excéderait un volume
ordinaire, ne peut se faire sans le concours généreux
des fidèles et surtout des prêtres qui gardent les sanctuaires
de la Sainte. Nous avons, il est vrai, fait appel par
correspondance aux pasteurs des lieux principaux dont
il va être parlé, et qui ont bien voulu nous
prêter leur concours. Cette fois, c'est un appel général
que nous faisons à toutes les âmes affectionnées à
sainte Philomène.


Bientôt donc nous parlerons plus spécialement des
lieux célèbres par les prodiges que le Seigneur accorde
en considération de sa Sainte, en faveur de ceux qui l'y
honorent avec piété, et par les pèlerinages que les
nombreux secours qu'a obtenus sainte Philomène pour
ses dévots y ont fait établir.

Oh! que tout le monde la loue, que tous les fidèles
publient à l'envi ses grandeurs et ses bontés ! Elle qui,
par la puissance du Seigneur, a fait tant de merveilles
en nos jours , dans notre France et par toute la terre,
que toutes les plumes des savants ne sauraient suffire a
les recueillir, que toutes les bouches des prédicateurs
auraient de la peine à les raconter !


Quand tous les auteurs, même les plus savants,
composeraient son éloge, jamais ils ne pourraient
décrire les mérites et les prodiges de sainte Philomène.
La France, plus que toute autre province, est aujour-d'hui
le théâtre de ces merveilles ineffables que la langue humaine
est impuissante à exprimer, et ces merveilles s'augmentent
sans cesse. Nous allons en relater quelques-unes des plus
récentes à la gloire de notre Sainte et pour l'édification des
fidèles. La discrétion nous imposera quelquefois un profond
silence sur les noms propres ; mais nous tenons ces faits de
source certaine et nous ne les donnons ici que parce qu'ils
se sont passés dans notre pays, ne réclamant pour
eux qu'une adhésion purement humaine, et les soumettant
d'ailleurs au jugement de la sainte Église.


Une chose qui est à remarquer, c'est que ces faveurs
signalées dues à l'intercession puissante de sainte Philomène,
la plupart à la suite des pèlerinages faits pour l'honorer,
sont l'un des grands motifs de la dévotion que lui portent
les fidèles de la France et de l'admirable diffusion de son
culte. C'est pourquoi le plus ordinairement, en parlant des
lieux les plus célèbres qui sont devenus l'objet de pèlerinages
en son honneur, nous rapportons quelques-uns de ces faits
qui presque tous nous ont été communiqués personnellement,
et qui par conséquent ne se trouvent pas reproduits ailleurs.

Nous commençons, après Fourvières, par le pèlerinage d'Ars,
par la raison que ce lieu a toujours été, et est encore de nos
jours plus que tout outre célèbre par le culte de sainte Philomène.
Un autre motif non moins puissant, c'est que c'est le seul pays
de notre France qui ait l'honneur insigne de posséder une très-belle
église du nom de Sainte-Philomène, église due à la grande
vénération du saint Curé d'Ars pour sa bien-aimée Sainte,
aux soins des missionnaires d'Ars et à la générosité des
fidèles dévoués à la Sainte.



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