Contre Williamson "the anglican wolf"

Francis
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Re: Contre Williamson "the anglican wolf"

Message par Francis »

Abbé Zins a écrit :Ce délire du "fils de Guillaume",

justement dénoncé et fortement réfuté par Francis,

se recoupe avec l'énormité témérairement et opiniâtrement

soutenue par la FSSPX citée en un autre dossier ici publié !


Quel étonnant aveuglement de s'opposer si diamétralement

à la doctrine de l'Eglise sans paraître le soupçonner !
Exactement !

Le loup anglican n'est rien d'autre qu'une vipère ayant frauduleusement obtenu le sacre épiscopal. Je crois qu'il n'y a pas de différence entre lui et un hérétique anglican ayant reçu le sacre épiscopal validement mais illicitement tout juste avant que son église y change la matière et la forme !
Paulus
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Re: Contre Williamson "the anglican wolf"

Message par Paulus »

je crois que vous sollicitez les textes. Quand Mgr W. dit qu'il ne fait pas partie de l'église conciliaire, cela ne veut pas dire qu'il reconnaisse que l'église conciliaire est une vraie église. Il nie son appartenance, sans se prononcer. Il en irait de même si un journaliste lui avait demandé "êtes-vous scientologue ?", et qu'il eût répondu "Je ne fais pas partie de l'église de scientologie, je fais partie de l'église catholique". Cette réponse ne voudrait pas dire que W. reconnaisse l'église de scientologie !

Sur le fond : il est évident que le terme église peut se conjuguer au pluriel. D'une part il n'y a qu'une église fondée par Notre-Seigneur, d'autre part il y a autant d'églises qu'il y a de sièges épiscopaux diocésains. Il n'y a qu'une seule église catholique, et il y a l'église de Rome, l'église de Paris, l'église de Ouagadougou etc.

Un parisien est donc parfaitement fondé à dire "je ne fais pas partie de l'église de Marseille", sans pour autant qu'on puisse l'accuser, comme vous le faîtes, de renier le catéchisme, le concile de Trente etc.

Des "fils de discussion" comme celui-ci, ça discrédite tout le forum.

Faut arrêter les âneries.

Paulus.
Fulgurator
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Re: Contre Williamson "the anglican wolf"

Message par Fulgurator »

Williamson a écrit : En revanche, de l’Eglise enseignante catholique et du collège apostolique catholique, je fais bien partie.
Can 7. Si quis dixerit, episcopos non esse presbyteris superiores ; vel non habere potestatem confirmandi et ordinandi, vel eam, quam habent, illis esse cum presbyteris communem ; vel ordines ab ipsis collatos sine populi vel potestatis saecularis consensu aut vocatione irritos esse ; aut eos, qui nec ab ecclesiastica et canonica potestate rite ordinati nec missi sunt, sed aliunde veniunt, legitimos esse verbi et sacramentorum ministros : an.s. cf : Cc.Trid. :sess XXIII : Decr. De sacram.ordinis
Eph., 4, 12.
"Bien qu'un homme soit divinement séparé d'avec les autres hommes, et même d'avec ses confrères de la prêtrise, par le caractère épiscopal, et bien qu'il soit rempli de pouvoir spirituel par l'extension sacramentelle de l'ordination épiscopale, ce pouvoir resterait à jamais enfermé dans sa poitrine à lui; il serait incapable d'une mise en oeuvre licite et de porter son fruit selon la volonté de Dieu sans la juridiction et l'autorité qui le présentent à un diocèse et lui donnent un troupeau. Et cette juridiction n'appartient pas à l'évêque par le biais de son sacre épiscopal mais par l'autorité apostolique du Saint-Siège." (Mgr Ullathorne, Ecclesiastical Discourses, 1876, p. 100)
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Abbé Zins
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Re: Contre Williamson "the anglican wolf"

Message par Abbé Zins »

Paulus a écrit :je crois que vous sollicitez les textes. Quand Mgr W. dit qu'il ne fait pas partie de l'église conciliaire, cela ne veut pas dire qu'il reconnaisse que l'église conciliaire est une vraie église. Il nie son appartenance, sans se prononcer. Il en irait de même si un journaliste lui avait demandé "êtes-vous scientologue ?", et qu'il eût répondu "Je ne fais pas partie de l'église de scientologie, je fais partie de l'église catholique". Cette réponse ne voudrait pas dire que W. reconnaisse l'église de scientologie !

Sur le fond : il est évident que le terme église peut se conjuguer au pluriel. D'une part il n'y a qu'une église fondée par Notre-Seigneur, d'autre part il y a autant d'églises qu'il y a de sièges épiscopaux diocésains. Il n'y a qu'une seule église catholique, et il y a l'église de Rome, l'église de Paris, l'église de Ouagadougou etc.

Un parisien est donc parfaitement fondé à dire "je ne fais pas partie de l'église de Marseille", sans pour autant qu'on puisse l'accuser, comme vous le faîtes, de renier le catéchisme, le concile de Trente etc.

Des "fils de discussion" comme celui-ci, ça discrédite tout le forum.

Faut arrêter les âneries.

Paulus.
Cher Paulus,

Votre réponse montre simplement que vous n'avez point la même position pratique que nous qui nous retrouvons très bien en ce fil.

Cela montre aussi l'importance de mettre sa pratique en accord avec sa pensée. Car sinon, pour "justifier" sa pratique opposée, on finit par tenter de défendre une position doctrinale indéfendable au regard de la doctrine catholique. Voyez la petite histoire d'un éditorialiste belge !

Vous jouez sur les mots, et par là sur les notions, en disant que église peut se décliner au pluriel. Cela vous permet de passer d'un plan à un autre. Du plan de la Unam Sanctam Ecclesiam avec une E majuscule, celui que Francis traite en ce dossier, à celui des églises particulières, dites depuis longtemps des diocèses.

Voyez mon dossier sur l'énormité défendue par la FSSPX !

Que vous le vouliez ou non, ils déclarent à la fois JP 2 et maintenant B 16 pas catholique, antichrist, apostat, et aussi catholique, membre et même tête de l'Eglise avec un grand E !

Ils les déclarent à la fois "pontifes" valides, légitimes, avec juridiction universelle, et s'asseoient dès lors en pratique sur la Constitution divine de l'Eglise en prétendant n'avoir point à passer par eux et dépendre d'eux pour leur ministère !

Il est grave pour eux de ne point vouloir aller jusqu'au bout de la confession de la Foi, et pour tous ceux qui s'adressent à eux, de les cautionner d'abord en pratique en communiant à ces "una cum haereticis et schismaticis", ensuite en tentant logiquement de chercher à les "justifier" doctrinalement.

Que le Père Eternel, dont Elles émanent, fasse triompher la Vérité en nos intelligences et la Charité en nos coeurs !

Est - Est ; Non - Non ! cher Paulus. Et quod abundantius estt, a malo venit.
Francis
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Re: Contre Williamson "the anglican wolf"

Message par Francis »

Paulus a écrit :je crois que vous sollicitez les textes. Quand Mgr W. dit qu'il ne fait pas partie de l'église conciliaire, cela ne veut pas dire qu'il reconnaisse que l'église conciliaire est une vraie église. Il nie son appartenance, sans se prononcer. Il en irait de même si un journaliste lui avait demandé "êtes-vous scientologue ?", et qu'il eût répondu "Je ne fais pas partie de l'église de scientologie, je fais partie de l'église catholique". Cette réponse ne voudrait pas dire que W. reconnaisse l'église de scientologie !

Sur le fond : il est évident que le terme église peut se conjuguer au pluriel. D'une part il n'y a qu'une église fondée par Notre-Seigneur, d'autre part il y a autant d'églises qu'il y a de sièges épiscopaux diocésains. Il n'y a qu'une seule église catholique, et il y a l'église de Rome, l'église de Paris, l'église de Ouagadougou etc.

Un parisien est donc parfaitement fondé à dire "je ne fais pas partie de l'église de Marseille", sans pour autant qu'on puisse l'accuser, comme vous le faîtes, de renier le catéchisme, le concile de Trente etc.

Des "fils de discussion" comme celui-ci, ça discrédite tout le forum.

Faut arrêter les âneries.

Paulus.
Cher Paulus,

J'ai lu quelques-uns de vos derniers messages et je suis heureux que vous ayez posté dans ce fil, car cela va nous permettre d'approfondir certains aspects de la crise actuelle qui semble vous échapper...

Pourriez-vous me dire où et quand Mgr Williamson a reçu le pouvoir de juridiction ?

J'attend...
Paulus
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Re: Contre Williamson "the anglican wolf"

Message par Paulus »

Chers Lecteurs,

Je donne une interprétation d'une phrase de Mgr Williamson, et vous en déduisez que je partage toutes ses positions diverses. Que nenni.

Je sais que la position de la FSSPX n'est pas tenable sur beaucoup de points (par ex. : BXVI est hérétique, néanmoins il est pape !).

Je sais aussi que, tout évêques qu'ils soient, les Quatre de la FSSPX ne sont pas des génies théologiques, et qu'ils avancent des énormités.

Néanmoins, je maintiens que c'est déformer les propos de Mgr W. que de lui faire dire qu'il reconnaît deux Eglises ...

Moi, pauvre catholique de base qui dénie totalement l'église conciliaire et qui ne me reconnais membre que de la seule église catholique fondée par Notre-Seigneur, je peux tout de même dire, comme Mgr W. : « Je ne fais partie ni de l'église de scientologie, ni de l'église anglicane, ni de l'église conciliaire, mais de la seule église catholique.» Disant cela, je ne reconnais pas la légitimité des trois premières "églises" (indépendament de l'usage propre ou impropre du terme). Idem pour Filz-Guillaume.

Nous avons suffisament de bons combats à mener (même contre les idées dudit Filz-Guillaume), pour ne pas nous laisser entraîner contre des moulins à vents qui n'existent que dans notre imagination.

Paulus
Francis
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Re: Contre Williamson "the anglican wolf"

Message par Francis »

Voici sa récente interview dans le journal Rivarol :
Mgr Richard Williamson :
« Vatican II est un gâteau empoisonné »

Doyen des quatre évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie
X, Mgr Richard Williamson, 66 ans, dirige depuis 2003 le séminaire argentin de La Reja. Après sa conversion, ce Britannique polyglotte diplômé de Cambridge entre en 1972 à Ecône où il est ordonné prêtre en 1976 par Mgr Lefebvre, qui le sacre évêque douze ans plus tard. Il se dit opposé à toute entente avec Benoît XVI.

RIVAROL : Benoît XVI occupe le siège de Pierre depuis bientôt deux ans. Quel bilan faites-vous de son règne ?

Mgr Richard WILLIAMSON : Benoît XVI semble essentiellement continuer dans la ligne de son prédécesseur Jean Paul II. Jusqu’ici donc, il s’est montré un pontife du Concile Vatican II. On pouvait s’y attendre.

LA LIBERALISATION DE LA MESSE TRIDENTINE : UNE SOURCE DE CONFUSION ?

R. : Benoît XVI devrait, dit-on, prochainement libéraliser la messe traditionnelle. Cette mesure est-elle de nature à résoudre la crise de l’Eglise ?

Mgr R. W. : Je peux me tromper, mais je pense que la libéralisation, même partielle, de la messe traditionnelle serait un pas en avant pour l’Eglise universelle. La grâce très forte de cette messe, qui se trouve comme étranglée à présent par le rite de Paul VI, se remettrait à couler un peu partout dans le monde. Mais il faudrait bien plus que restaurer le bon rite de la messe pour résoudre la crise de la foi.

R. : Ce motu proprio sur la messe ne va-t-il pas au contraire créer plus de confusion que de clarté doctrinale ?

Mgr R. W. : Justement, permettre le bon rite de la messe n’est pas former les fidèles à y participer comme il faut. Tout est à reconstruire, et dans un premier temps il y aurait en effet beaucoup de confusion, par exemple des messes hybrides. Mais la reconstruction doit bien commencer quelque part, et il faut avoir confiance dans la force intrinsèque du bon rite.

R. : Les fidèles traditionalistes ne risquent-ils pas de se dissoudre dans les paroisses conciliaires au détriment de la foi intégrale ?

Mgr R. W. : Si, à la suite de cette libéralisation du bon rite, des fidèles de la Tradition fréquentaient régulièrement les paroisses conciliaires, c’est qu’ils n’auraient pas compris grand-chose au combat de la foi intégrale. Il revient aux chefs de la Tradition de bien former leurs ouailles de sorte que cette éventuelle libéralisation fasse plus de bien aux conciliaristes que de mal aux traditionalistes. C’est pourquoi ceux-ci doivent comprendre que le problème de fond est la foi totale, et pas seulement le rite de la messe.

R. : Demander la libéralisation de la messe traditionnelle sans revenir sur le novus ordo missae de Paul VI ne revient-il pas à accepter le principe de coexistence et d’égale dignité entre ce que Mgr Lefebvre appelait « la messe de toujours » et la « messe de Luther » ?

Mgr R. W. : « Ab inimico disce », apprenez de votre ennemi, disaient les latins. Pourquoi tant d’évêques conciliaires se mettent-ils en émoi pour la simple éventualité de libéralisation du bon rite de la messe ? N’est-ce pas parce qu’ils savent que si l’on remet l’Arche de l’Alliance dans leurs temples, leurs rites de Dagon sont en péril ? Voir le Premier livre des Rois, au chapitre V ! Serions-nous avec le rite de Pie V plus peureux que les conciliaires avec leur rite de Paul VI ?

BENOÎT XVI : UN MODERNISTE !

R. : Dans La Somme théologique, Saint Thomas d’Aquin écrit que vénérer le tombeau de Mahomet est pour un chrétien un acte d’apostasie. Considérez-vous que Benoît XVI est coupable de communicatio in sacris quand il s’est recueilli à la Mosquée Bleue d’Istanbul et est-ce que son attitude ne revient pas à renier la foi ?

Mgr R. W. : Si Benoît XVI a prié à l’intérieur d’une mosquée, entouré de mahométans, selon la manière de prier des mahométans, il a commis un grave péché contre la foi catholique, et un scandale énorme devant l’Eglise entière.

R. : Qualifieriez-vous Benoît XVI de moderniste ?

Mgr R. W. : Si un moderniste est quelqu’un qui veut adapter l’Eglise Catholique au monde moderne, certainement Benoît XVI est un moderniste. Il croit toujours que l’Eglise doit se ré-approprier les valeurs de la Révolution française. Peut-être admire-t-il moins le monde moderne que Paul VI, mais il l’admire encore beaucoup trop. Ses écrits passés sont pleins d’erreurs modernistes. Or, le modernisme est la synthèse de toutes les hérésies (Pascendi, Saint Pie X). Donc, comme hérétique, Ratzinger dépasse de loin les erreurs protestantes de Luther comme l’a très bien dit Mgr Tissier de Mallerais. Seulement un hégélien comme lui est persuadé que ses erreurs sont la vraie continuation de la doctrine catholique, alors que Luther savait – et disait – qu’il rompait avec la doctrine catholique.

VATICAN II ENSEIGNE-T-Il L’HERESIE ?

R. : Considérez-vous que Vatican II enseigne l’erreur ou l’hérésie et diriez-vous de cette assemblée d’évêques qu’elle fut un vrai concile œc*ménique ou un conciliabule ? Et exprimez-vous là la position officielle de la FSSPX ?

Mgr R. W. : Mgr. Lefebvre disait de Vatican II que c’était un vrai Concile œc*ménique dans sa convocation, mais pas dans son déroulement. Autrement dit, les quelque 2000 évêques ont été validement rassemblés, mais les 16 documents qu’ils ont produits sont presque tous mauvais, même très mauvais. Si ces documents ne sont pas nettement hérétiques, ils sortent de l’hérésie et aboutissent à l’hérésie, encore une expression de Mgr Lefebvre qui correspond sûrement à la position officielle de la FSSPX.

R. : L’Institut du Bon Pasteur considère que l’on ne peut ignorer l’existence de Vatican II et que par conséquent il faut le réinterpréter. Qu’en pensez-vous ?

Mgr R. W. : « L’on ne peut ignorer Vatican II » ? – Je distingue. Vatican II est un énorme fait dans l’histoire récente de l’Eglise, d’accord. Mais ses documents sont beaucoup trop subtilement et profondément empoisonnés pour qu’il faille les réinterpréter. Un gâteau en partie empoisonné va tout entier à la poubelle !

QUELLE AUTORITE POUR L’EGLISE CONCILIAIRE ?

R. : Puisque vous dénoncez l’illégitimité et la nocivité de Vatican II, de la nouvelle messe, des nouveaux rites sacramentels, du nouveau code de droit canon, du nouveau catéchisme, des nouvelles béatifications (Jean XXIII) et canonisations (Mgr Escriva de Balaguer, fondateur de l’Opus Dei), est-ce que cela ne revient pas à poser la question de l’autorité des pontifes conciliaires qui ont promulgué toutes ces réformes que vous jugez désastreuses ?

Mgr R. W. : Les multiples mauvais fruits des pontifes conciliaires, Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul II et maintenant de Benoît XVI, prouvent que ce sont de mauvais pontifes, mais pas nécessairement qu’ils n’ont pas été pontifes du tout.
Abordons l’argument principal des « sédévacantistes ». Personne, que je sache, n’affirme qu’un hérétique purement matériel perd automatiquement son office, car il ne s’oppose pas consciemment à la doctrine ni à l’autorité de l’Eglise catholique. Donc les « sédévacantistes » doivent affirmer que ces papes sont des hérétiques formels, ce qui requiert la pertinacité dans l’hérésie. Mais la pertinacité est une question intérieure à l’homme, dont seul Dieu peut juger sans se tromper. Donc, pour juger si un hérétique était formel, l’Eglise autrefois l’obligeait à renoncer extérieurement à son hérésie ou à y persister extérieurement. Mais un tel processus ne pouvait venir que d’une autorité supérieure. Or, dans cette crise sans précédent dans toute l’histoire de l’Eglise, ce sont les autorités suprêmes de l’Eglise, en particulier le Vicaire du Christ, qui sont envahis par l’hérésie moderniste. Donc, il est impossible, au moins pour le moment, de prouver que ces papes sont des hérétiques formels tels qu’ils perdraient ou auraient perdu nécessairement leur office.
Plus que jamais il est possible de faire le mal en pensant faire le bien. Ces papes conciliaires sont trompés en profondeur par le monde moderne, à cause notamment de leur perte kantienne de la vérité objective (voir Pascendi dont nous fêtons cette année le centenaire). Je pense qu’ils sont « sincères » comme tout libéral convaincu et j’incline d’autant moins à penser que ce sont des hérétiques formels.
Je ne vois pas d’autre argument sérieux pour conclure que le Siège de Rome est vacant.

R. : Les ralliements successifs à l’Eglise conciliaire du Barroux, de la Fraternité Saint-Pierre, de Campos, de l’Institut saint Philippe Néri et de l’Institut du Bon Pasteur ne s’expliquent-ils pas par la propension à faire de la question de l’autorité dans l’Eglise post-Vatican II un tabou ?

Mgr R. W. : A-t-on réellement fait de l’autorité dans l’Eglise post-conciliaire une question taboue ? Refuse-t-on de discuter avec lesdits « sédévacantistes » ? Quelle est la force de la Tradition Catholique si ce n’est la Vérité ? Et quelle serait une Tradition incapable de discuter de la Vérité ? Ne sont-ce plutôt les « sédévacantistes » qui refusent tout argument contraire à leur position ? Quant aux ralliements successifs à l’Eglise Conciliaire de la part d’anciens résistants au Concile, ne s’expliquent-ils pas suffisamment par la fatigue du combat, par la séduction de Rome, par la faiblesse humaine ? Si je veux garder mon équilibre, ce n’est pas en tombant à droite que j’éviterai de tomber à gauche ! Je garde mon équilibre en m’accrochant à la vérité, dont la poursuite est loin d’être toujours facile.

R. : S’agissant justement de ces entités ecclésiadéistes, quels sont leur avenir et leur marge de manœuvre au sein de l’Eglise conciliaire ?

Mgr R. W. : Ce que pourront accomplir les groupes ecclésiadéistes, et apparentés, à l’intérieur de l’Eglise conciliaire dépend en bonne partie de leur foi. Plus ils croient, et plus ils se rendront inassimilables dans un système conçu pour les absorber, pour les mettre au pas… conciliaire ! Mais il faut reconnaître que ce système est fort, très fort ! Danger de mort pour sa foi si l’on y met ne serait-ce que le petit doigt !

R. : Où voyez-vous l’Eglise catholique dans vingt ou trente ans ?

Mgr R. W. : Le Nouvel Ordre Mondial, auquel correspond l’apostasie molle dans l’Eglise, avance à pas de géant. Mais l’Eglise est indéfectible. Donc de deux choses l’une : ou bien dans cinq, dix, vingt ans Dieu intervient avec un châtiment exemplaire pour rétablir l’ordre, ou bien l’Eglise en sera à gémir dans les catacombes, en attendant cette intervention. De toute façon, la situation actuelle est irrécupérable par des efforts purement humains.

DE NOUVEAUX SACRES D’EVEQUES

R. : La crise se prolongeant, êtes-vous prêt à sacrer des évêques sans mandat pontifical ?

Mgr R. W. : Oui. Mais pas sans la prudence requise par toutes les circonstances, j’espère.

R. : S’agissant précisément de votre épiscopat, vous considérez-vous membre de l’Eglise enseignante et du collège apostolique ?

Mgr R. W. : Je ne fais partie ni de l’Eglise enseignante conciliaire ni du collège apostolique conciliaire. En revanche, de l’Eglise enseignante catholique et du collège apostolique catholique, je fais bien partie. A l’inverse, les évêques diocésains conciliaires forment un gâteau empoisonné en bloc, mais pas dans toutes ses parties.

R. : Après l’obtention des deux préalables, la FSSPX souhaite l’ouverture de discussions doctrinales avec le Vatican. Sur quoi porteront-elles ?

Mgr R. W. : Elles porteront sur la rupture entre la doctrine catholique et celle de Vatican II. Elles réussiraient si elles ramenaient les Romains à la Foi de toujours. Elles « réussiraient », aux yeux des conciliaires, si la FSSPX abandonnait cette Foi. Mais même parler d’un accord fausse le problème, si l’on rêve par là de mettre fin à la guerre mortelle entre la religion du Dieu qui s’est fait homme et la religion conciliaire de l’homme qui se fait Dieu. Car cette religion conciliaire ne céderait la place qu’à un successeur tout aussi faux, suscité par le même diable.

R. : Beaucoup de catholiques désespèrent d’une crise de l’Eglise qui s’éternise. Que leur dire ?

Mgr R. W. : Que ces catholiques ravivent leur foi, en s’élevant à une vue surnaturelle de la crise actuelle ! Si le Bon Dieu a permis qu’à vue humaine tout soit perdu, ce n’est que pour nous obliger à regarder en haut ! Il nous a faits pour le ciel, pas pour cette terre ! Quelle chance donc pour nous que cette terre soit moins séduisante que jamais ! Et quelle chance que notre martyre « sec » actuel, et la possibilité du martyre sanglant ! Allons ! « Votre rédemption est proche », dit Notre-Seigneur.

Propos recueillis par Jérôme BOURBON.

RIVAROL numéro 2793. Vendredi 12 janvier 2007.
Paulus
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Re: Contre Williamson "the anglican wolf"

Message par Paulus »

Tant de paroles pour une chose simple :

Hypothèse 1A : Machin est pape. Nous lui sommes soumis et lui obéissons.

Hypothèse 1B : Machin est pape, mais ordonne des choses contre le bien de l'Eglise. Nous lui résistons.

Hypothèse 2 : Machin est hérétique. Donc Machin n'est pas pape. On lui tire un bras d'honneur, on le dénonce à hauts cris, on le dépose manu militari.

OU EST LE PROBLEME ???

P.
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Abbé Zins
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Re: Contre Williamson "the anglican wolf"

Message par Abbé Zins »

Paulus a écrit :Tant de paroles pour une chose simple :

Hypothèse 1A : Machin est pape. Nous lui sommes soumis et lui obéissons.

Hypothèse 1B : Machin est pape, mais ordonne des choses contre le bien de l'Eglise. Nous lui résistons.

Hypothèse 2 : Machin est hérétique. Donc Machin n'est pas pape. On lui tire un bras d'honneur, on le dénonce à hauts cris, on le dépose manu militari.

OU EST LE PROBLEME ???

P.
Le "problème", votre problème sans doute, est de reconnaître que la FSSPX s'oppose à la doctrine de l'Eglise en matières non libres !

Il n'y a donc pas là seulement matière à opinion, à option, que l'on pourrait choisir ou non tout en restant Catholique.

Il y a écart en des données de Foi !

"Le fils de Guillaume" a soigneusement évité la question de J. Bourbon lui demandant si un Pape légitime pourrait promulguer pour toute l'Eglise une liturgie, un rite, des nouveaux "sacrements" dangereux pour la Foi et les Moeurs.

Point où les FSSPX professent et défendent de fait une proposition janséniste condamnée par le Pape Pie VI !

Les FSSPX vont jusqu'à prétendre que la hiérarchie légitime pourrait, tout en restant telle, instituer une "nouvelle religion" et même l'aurait réalisée de fait par
V 2 !

Vouloir prétendre qu'il n'y a pas là de "problème", n'est-ce pas refuser de voir pour une part la triste mais effective réalité en face !?
Paulus
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Re: Contre Williamson "the anglican wolf"

Message par Paulus »

Monsieur l'Abbé,

je dis la même chose que vous. Tirez sur la FSSPX, mais pas sur moi.

Mon précédent message visait les propos du filz-Guillaume : la question se pose en termes vraiment simples, et Mgr fait des tours et des détours pour justifier une position intenable.

Pour ma part, je ne reconnais pas pour vrai pape un hérétique et le chef d'une religion autre que la catholique. Rassurez-vous : je n'ai pas de "problème", je sais ce que je dois croire et ce que je dois rejeter.

Paulus.
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