par Abbé Zins » jeu. 23 avr. 2026 18:01
Robin C. a écrit : jeu. 23 avr. 2026 11:31
Bonjour, j'aimerais avoir un aperçu sur la
vocation du mariage en période apocalyptique, notamment :
Tout d’abord, le mariage relève de la condition et loi commune, et on ne parle proprement de
vocation (ou
appel de Dieu) que pour ce qui y déroge, par voeu privé ou public, spécialement pour l’état ecclésiastique ou religieux.
Robin C. a écrit : jeu. 23 avr. 2026 11:31
- 1- Où et comment se marier validement et licitement avec un sacrement qui plaise a Dieu ? vers quels prêtres se tourner (des noms svp) ?
- En temps normal, il vous aurait suffit de vous présenter devant le curé de votre paroisse, et suivre ses consignes.
En la situation apocalyptique actuelle, resterait en soi la possibilité de s’adresser à un Prêtre demeuré Catholique ; et, à défaut, user de la possibilité offerte par le canon 1098 du Code de Droit Canon, en exprimant votre consentement mutuel devant deux témoins, dans l’optique obligatoire du respect des devoirs conjugaux et de la morale catholique du mariage.
Car en l’absence de Curé légitime et dans l’impossibilité de pouvoir recourir à un Prêtre officiellement agréé ou délégué, un mariage catholique reste possible devant deux témoins.
Voici le texte du Canon 1098 du Code de Droit Canon (1917) :
« S’il n’est pas possible d’aller trouver sans grave inconvénient un curé, ou un Ordinaire, ou un prêtre délégué qui puissent assister au mariage selon les normes des canons 1095 et 1096 : 1̊ En péril de mort, un mariage contracté devant les seuls témoins est valide et licite ; et même en dehors d’un péril de mort, du moment que l’on puisse prévoir, avec prudence, que cette condition des choses va durer un mois. 2̊ Dans l’un et l’autre cas, si un autre prêtre non qualifié peut être présent à l’échange des consentements, on doit l’appeler et il doit assister au mariage avec les témoins, restant sauve la validité du mariage devant les seuls témoins.»
Robin C. a écrit : jeu. 23 avr. 2026 11:31
- 2- Est-ce compatible de se lancer dans un tel état de vie tout en ayant la ferme conviction que l'arrivée de l'antéchrist est potentiellement proche ?
Comme déjà répondu à une question sous la vidéo 32 :
Cette tragique situation n’empêche pourtant pas de fonder une famille, même si 1° l’instabilité présente des mariages, 2° la difficulté à élever des enfants dont la subversion généralisée cherche à pervertir les esprits, impliquent une prudence redoublée dans le choix tant d’une personne conjointe que d’activités professionnelles et lieux de résidence.
Bien des familles s’y appliquent courageusement, certaines jusqu’à devoir s’exiler.
Les circonstances du Martyre de Saintes Perpétue et Félicité montrent des luttes semblables pour des Chrétiens des premiers siècles, auxquelles s’ajoutaient des dangers physiques allant jusqu’à l’emprisonnement, des tortures et l’exécution.
Ce qui n’est pas, pas encore ou rarement le cas, pour le moment.
Robin C. a écrit : jeu. 23 avr. 2026 11:31
- 3- Est ce que la phrase qui annonce malheur à celles qui seront enceinte ou avec des enfants en bas-âge implique une forme d’obligation particulière à suivre, ou est ce qu’accomplir les devoir d’états d’époux jusqu’a l’instant apocalyptique sera suffisant, juste rendu plus compliqué par la situation, tout en étant assuré de recevoir les grâces nécessaires pour faire face à la situation exceptionnelle ?
La réponse précédente s’y applique déjà.
L’état de célibat volontaire reste
un conseil évangélique donné par le Divin Maître Lui-même, et donc n’implique pas d’obligation en soi.
En fait, quelqu’un d’appelé ou sollicité par Dieu, comme le jeune-homme riche de l’Evangile, peut mettre son salut en danger en n’y correspondant pas.
Semblablement, une situation de grand danger peut porter à préférer s’abstenir.
Toutefois,
un conseil reste
un conseil, et donc n’implique pas d’obligation en soi.
Par ailleurs
melius nubere quam uri (I Cor. 7,9) ;
deux unis sont de soi
plus aptes à résister qu’un seul, et
funiculus triplex difficile rumpitur (Eccli. 4,12).
Robin C. a écrit : jeu. 23 avr. 2026 11:31
4- Pourriez vous lister des principes qui devront guider les époux relativement à ces circonstances d'exception ?
Il faut déjà se reporter au catéchisme, puis aux principes se rapportant au temps normal. Les exceptions se traitant logiquement au cas par cas.
Robin C. a écrit : jeu. 23 avr. 2026 11:31
- 5- (de manière plus anecdotique car pour une situation très particulière) on est en Roumanie, ma fiancée est baptisée orthodoxe mais elle adhère avec enthousiasme à tous les enseignements que je lui fait lire (catéchisme, mariage catholique, éducation catholique des enfants, textes du magistère, etc). Elle franchit pas le pas encore car elle veut pouvoir continuer d’aller avec sa maman à la messe. Est-ce qu’il y a des règles à suivre relative à cette spécificité ?
Cela implique un empêchement dirimant de disparité de culte.
Lequel ne peut être levé que par une dispense, ou mieux par la conversion ou “franchissement du pas” et par l’adhésion à l’Eglise Catholique.
En une telle occurrence, le dossier suivant devrait vous intéresser et être utile :
Embryon de controverse avec des auto-proclamés “orthodoxes”
[quote="Robin C." post_id=20698 time=1776936664 user_id=6724]
Bonjour, j'aimerais avoir un aperçu sur la [b]vocation du mariage en période apocalyptique[/b], notamment :
[/quote]
Tout d’abord, le mariage relève de la condition et loi commune, et on ne parle proprement de [i]vocation[/i] (ou [i]appel[/i] de Dieu) que pour ce qui y déroge, par voeu privé ou public, spécialement pour l’état ecclésiastique ou religieux.
[quote="Robin C." post_id=20698 time=1776936664 user_id=6724]
- 1- Où et comment se marier validement et licitement avec un sacrement qui plaise a Dieu ? vers quels prêtres se tourner (des noms svp) ?
[/quote]
- En temps normal, il vous aurait suffit de vous présenter devant le curé de votre paroisse, et suivre ses consignes.
En la situation apocalyptique actuelle, resterait en soi la possibilité de s’adresser à un Prêtre demeuré Catholique ; et, à défaut, user de la possibilité offerte par le canon 1098 du Code de Droit Canon, en exprimant votre consentement mutuel devant deux témoins, dans l’optique obligatoire du respect des devoirs conjugaux et de la morale catholique du mariage.
Car en l’absence de Curé légitime et dans l’impossibilité de pouvoir recourir à un Prêtre officiellement agréé ou délégué, un mariage catholique reste possible devant deux témoins.
Voici le texte du Canon 1098 du Code de Droit Canon (1917) :
[i]« S’il n’est pas possible d’aller trouver sans grave inconvénient un curé, ou un Ordinaire, ou un prêtre délégué qui puissent assister au mariage selon les normes des canons 1095 et 1096 : 1̊ En péril de mort, un mariage contracté devant les seuls témoins est valide et licite ; et même en dehors d’un péril de mort, du moment que l’on puisse prévoir, avec prudence, que cette condition des choses va durer un mois. 2̊ Dans l’un et l’autre cas, si un autre prêtre non qualifié peut être présent à l’échange des consentements, on doit l’appeler et il doit assister au mariage avec les témoins, restant sauve la validité du mariage devant les seuls témoins.»[/i]
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- 2- Est-ce compatible de se lancer dans un tel état de vie tout en ayant la ferme conviction que l'arrivée de l'antéchrist est potentiellement proche ?
[/quote]
Comme déjà répondu à une question sous la vidéo 32 :
Cette tragique situation n’empêche pourtant pas de fonder une famille, même si 1° l’instabilité présente des mariages, 2° la difficulté à élever des enfants dont la subversion généralisée cherche à pervertir les esprits, impliquent une prudence redoublée dans le choix tant d’une personne conjointe que d’activités professionnelles et lieux de résidence.
Bien des familles s’y appliquent courageusement, certaines jusqu’à devoir s’exiler.
Les circonstances du Martyre de Saintes Perpétue et Félicité montrent des luttes semblables pour des Chrétiens des premiers siècles, auxquelles s’ajoutaient des dangers physiques allant jusqu’à l’emprisonnement, des tortures et l’exécution.
Ce qui n’est pas, pas encore ou rarement le cas, pour le moment.
[quote="Robin C." post_id=20698 time=1776936664 user_id=6724]
- 3- Est ce que la phrase qui annonce malheur à celles qui seront enceinte ou avec des enfants en bas-âge implique une forme d’obligation particulière à suivre, ou est ce qu’accomplir les devoir d’états d’époux jusqu’a l’instant apocalyptique sera suffisant, juste rendu plus compliqué par la situation, tout en étant assuré de recevoir les grâces nécessaires pour faire face à la situation exceptionnelle ?
[/quote]
La réponse précédente s’y applique déjà.
L’état de célibat volontaire reste [i]un conseil évangélique[/i] donné par le Divin Maître Lui-même, et donc n’implique pas d’obligation en soi.
En fait, quelqu’un d’appelé ou sollicité par Dieu, comme le jeune-homme riche de l’Evangile, peut mettre son salut en danger en n’y correspondant pas.
Semblablement, une situation de grand danger peut porter à préférer s’abstenir.
Toutefois, [i]un conseil[/i] reste [i]un conseil[/i], et donc n’implique pas d’obligation en soi.
Par ailleurs [i]melius nubere quam uri[/i] (I Cor. 7,9) ; [i]deux unis sont[/i] de soi [i]plus aptes à résister qu’un seul[/i], et [i]funiculus triplex difficile rumpitur[/i] (Eccli. 4,12).
[quote="Robin C." post_id=20698 time=1776936664 user_id=6724]
4- Pourriez vous lister des principes qui devront guider les époux relativement à ces circonstances d'exception ?
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Il faut déjà se reporter au catéchisme, puis aux principes se rapportant au temps normal. Les exceptions se traitant logiquement au cas par cas.
[quote="Robin C." post_id=20698 time=1776936664 user_id=6724]
- 5- (de manière plus anecdotique car pour une situation très particulière) on est en Roumanie, ma fiancée est baptisée orthodoxe mais elle adhère avec enthousiasme à tous les enseignements que je lui fait lire (catéchisme, mariage catholique, éducation catholique des enfants, textes du magistère, etc). Elle franchit pas le pas encore car elle veut pouvoir continuer d’aller avec sa maman à la messe. Est-ce qu’il y a des règles à suivre relative à cette spécificité ?
[/quote]
Cela implique un empêchement dirimant de disparité de culte.
Lequel ne peut être levé que par une dispense, ou mieux par la conversion ou “franchissement du pas” et par l’adhésion à l’Eglise Catholique.
En une telle occurrence, le dossier suivant devrait vous intéresser et être utile :
[url=https://larchange.org/viewtopic.php?p=17630&sid=7536a6d1ebb3cd004737d78811cc457d#p17630]Embryon de controverse avec des auto-proclamés “orthodoxes”[/url]
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