Réfutation du "sédévacantisme"

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gabrielle
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Réfutation du "sédévacantisme"

#1 Message par gabrielle » dim. 20 oct. 2019 13:27

https://www.youtube.com/watch?v=sV95YGM4ljA

Cette vidéo m'a été transmise par un ami.

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Abbé Zins
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Re: Réfutation du "sédévacantisme"

#2 Message par Abbé Zins » dim. 20 oct. 2019 16:53

gabrielle a écrit :
dim. 20 oct. 2019 13:27
https://www.youtube.com/watch?v=sV95YGM4ljA

Cette vidéo m'a été transmise par un ami.

Objection : Dignitatis Humanae, sur la licence irréligieuse, n’aurait rien de contraire à la doctrine antérieure de l’Eglise.

Réponses déjà faites :

Engrenage piégé de la notion de “liberté religieuse” individuelle :

Ce qui précède, souligne notamment la double confusion trompeuse entre liberté (choix des moyens pour atteindre le vrai et le bien) et licence (permissivité de l’expression de l’erreur, du faux, du mensonge, de l’immoralité) ; et entre droit propre et tolérance.


De surcroît, fonder une définition sur un non-être, ici une absence (de contrainte) est philosophiquement dévoyé.

Voyez ici : Notion philosophiquement dévoyée définissant la "liberté" comme "une absence de contrainte".


En complément :


Extrait de FACE à FACE - Doctrine Catholique - "V 2"



Au sujet de la "Déclaration sur la liberté religieuse" intitulée "Dignitatis humanae" :



Exception pratique concernant le culte judaïque en privé ou dans leurs ghettos :

Voir notre Grand Catalogue, VII. B, n° 239cd à 246cd, pour les mesures prises à la fois à leur encontre et à leur protection.


Le lecteur fait un semi-aveu de contradiction avec le Syllabus (d’ailleurs explicitement affirmée par Ratzinguer parlant d’un “contre-Syllabus”), avec tentative d’en rabaisser l’autorité comme non infaillible, comme (par hasard) aussi celle de Pie XI sur le Christ-Roi (Quas Primas, sur le devoir non seulement individuel mais collectif et étatique de rendre à Dieu le culte et l’obéissance qui Lui sont dus) et divers autres actes pontificaux.

chartreux
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Re: Réfutation du "sédévacantisme"

#3 Message par chartreux » lun. 21 oct. 2019 18:37

Abbé Zins a écrit :
dim. 20 oct. 2019 16:53
confusion trompeuse entre (...) droit propre et tolérance.
Cela apparaît clairement dans le magnifique paralogisme énoncé vers les 6:25 dans la vidéo :
Archidiacre a écrit : Un droit à la tolérance n'est contradictoire que si on considère la tolérance comme la simple autorisation d'un acte qu'on a le droit de réprimer. Or, nous parlons ici d'actions qu'on ne peut justement pas réprimer à cause du bien commun.
Linguistiquement, le noeud du sophisme se situe au niveau du "on ne peut ... pas ". Entend-on par là, quelque-chose qu'on ne peut pas en droit ou en fait ?

Remarquons aussi que toutes ces embrouilles sont faites au nom d'un mystérieux bien commun. Ce qui rappelle nettement le système de feu l'américaniste John Courtnay Murray, qui lui aussi était entièrement fondé sur une "loi naturelle" mal définie et entendue dans un sens autre que celui de l'Église.

Vers les 10:40, "Archidiacre" nous prétend que DH ne contredit pas Quanta Cura par ce que, tandis que Quanta Cura condamne la liberté limitée seulement par la tranquilité publique, DH défend la liberté limitée seulement par l'"ordre public juste" qui se réfère au "bien commun".

Il répète cet argument pour à peu près toutes les autres contradictions avec la doctrine de l'Église ; par exemple :

pour nous rassurer sur le paragraphe de DH commençant par Les communautés religieuses ont aussi le droit de ne pas être empêchées d'enseigner et de manifester leur foi publiquement, de vive voix et par écrit, "Archidiacre" nous assure que "DH soumet la non-répression aux limites du bien commun".

Vers 16:20, pour démontrer que l'ordre public de l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme n'est pas la même chose que l'ordre public de DH, "Archidiacre" nous dit que ce dernier est "soumis au bien commun et à ses éléments spirituels".

Au vu de tout cela, "Archidiacre" pourrait peut-être nous dire ce qu'est ce "bien commun" et surtout qui en est juge ?

Au sens de Léon XIII, le bien commun justifie une tolérance mais pas un droit.

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