Six voies de démonstration de l'actuelle "vacance" .

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#21 Message par Abbé Zins » mar. 01 sept. 2015 15:53

EA a écrit : Et sur la prétendue hérésie d'UR sur le salut par le baptême des hérétiques ? Est ce toujours pour vous une hérésie OUI ou NON ?
A cela, il a déjà été clairement répondu plus haut avec Mgr L :

http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewto ... umcat#8293

Donc, cessez avec cette échappatoire :

Adhérez-vous, oui ou non, à cet enseignement du Pape Léon XIII expliquant Vatican I ?

Votre attitude de récusation répétée de répondre donne à entendre que vous repoussez cet enseignement du Pape Léon XIII !

Mais vous refusez de le faire explicitement, ce qui serait, n'est-il pas vrai, plus que gênant pour vous, n'est-ce pas ?

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#22 Message par Abbé Zins » mar. 01 sept. 2015 15:55

Ce qui suit
va montrer la grande importance de la juste et précise traduction de la définition dogmatique de l’infaillibilité pontificale et de l'explication très claire donnée par le Pape Léon XIII, rappelée
ici : http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewto ... umcat#8786
et là : http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewto ... umcat#8672


Venons-en à présent à la "Déclaration sur la liberté religieuse" intitulée "Dignitatis humanae" :
« 1....Toujours plus nombreux sont ceux qui revendiquent pour l'homme la possibilité d'agir en vertu de ses propres options et en toute responsabilité... guidé par la conscience de son devoir... que soit juridiquement délimité l'exercice de l'autorité des pouvoirs publics... Cette exigence de liberté dans la société humaine regarde principalement... et au premier chef ce qui concerne le libre exercice de la religion dans la société. Considérant avec diligence ces aspirations [aspirations des hommes de notre temps au libre exercice de la religion dans la société] dans le but de déclarer à quel point elles sont conformes à la vérité et à la justice, ce concile du Vatican scrute la tradition sacrée et la sainte doctrine de l'Église d'où il tire du neuf en constant accord avec le vieux....

2. ... Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité même de la personne humaine telle que l'ont fait connaître la parole de Dieu et la raison elle-même...
Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l'ordre juridique de la société doit être reconnu de telle sorte qu'il constitue un droit civil...

4. ... La liberté ou immunité de toute contrainte en matière religieuse qui revient aux individus, doit aussi leur être reconnue lorsqu'ils agissent ensemble...
Dès lors, donc, que les justes exigences de l'ordre public ne sont pas violées, ces groupes sont en droit de jouir de cette immunité afin de pouvoir se régir selon leurs propres normes, honorer d'un culte public la Divinité suprême...

6. ... Aux groupes religieux appartient le droit de ne pas être empêchés d'enseigner et de manifester leur foi publiquement de vive voix ou par écrit. Mais dans la propagation de la foi et l'introduction des pratiques religieuses, on doit toujours s'abstenir de toute forme d'agissement ayant un relent de coercition. Une telle manière d'agir doit être regardée comme un abus de son propre droit et une entorse aux droits des autres.

9. ... Qui plus est, cette doctrine de la liberté a ses racines dans la Révélation divine, ce qui, pour les chrétiens, est un titre de plus à lui être saintement fidèles. Et tout d'abord, la liberté religieuse dans la société...

12. ... L'Église, donc, fidèle à la vérité de l'Évangile, suit la voie qu'ont suivie le Christ et les apôtres lorsqu'elle reconnaît le principe de la liberté religieuse comme conforme à la dignité de l'homme et à la révélation divine, et qu'elle encourage une telle liberté. Cette doctrine, reçue du Christ et des apôtres, elle l'a, au cours des temps, gardée et transmise...

Tous et chacun des points qui ont été édictés dans cette déclaration ont plu aux Pères du Sacro-Saint Concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, un avec (una c*m) les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit et Nous ordonnons de promulguer pour la gloire de Dieu ce qui a été ainsi statué synodalement.
A Rome, près Saint Pierre, 7/12/1965. Moi, Paul, Evêque de l'Eglise Catholique.» (Dignitatis Humanae)



Rappelons à présent la définition solennelle du domaine de l'infaillibilité magistérielle d'un Pape légitime :
« C'est pourquoi, nous attachant fidèlement à la tradition qui remonte au commencement de la foi chrétienne, pour la gloire du Dieu notre Sauveur, l'exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, nous enseignons. et définissons, avec l'approbation du Saint Concile, que c'est un dogme divinement révélé : que le Pontife Romain, lorsqu'il parle ex cathedra, c.à.d. quand, exerçant la charge de pasteur et docteur de tous les Chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit la doctrine sur la foi ou les moeurs qui doit être tenue par l'Eglise universelle, jouit pleinement, grâce à l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Eglise fût pourvue quand elle définit une doctrine touchant la foi ou les moeurs ; et, par conséquent, que de telles définitions du Pontife Romain sont, par elles-mêmes, et non en vertu du consentement de l'Eglise, irréformables. Que si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la témérité de contredire notre définition, qu'il soit anathème.» (Pie IX, Concile Vat. I, Const. Pastor aeternus, ch. 4, DB 1838-1840)
Puis analysons la déclaration de V 2 à la lumière de cette définition.

A s'en tenir aux textes mêmes et aux apparences, il semblerait a priori que les marques d'une définition infaillible se trouvent dans la déclaration Dignitatis Humanae de V 2 :

1̊) Un Pontife Romain :
« Moi, Paul, Evêque de l'Eglise Catholique..».
2̊) Exerçant la charge de pasteur et docteur de tous les Chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique :
« en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit et Nous ordonnons de promulguer.. ce qui a été ainsi statué synodalement.».
3̊) Il définit la doctrine sur la foi ou les moeurs qui doit être tenue par l'Eglise universelle, c.à.d. toutes les vérités contenues dans la Parole de Dieu soit écrite, soit transmise par la Tradition, et qui sont proposées par l'Eglise, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel, à croire en tant que divinement révélées, comme le Pape Léon XIII nous l'a rappelé, toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine révélée :
« cette doctrine de la liberté a ses racines dans la Révélation divine, ce qui, pour les chrétiens, est un titre de plus à lui être saintement fidèles. Et tout d'abord, la liberté religieuse dans la société... (DH 9) L'Église, donc, fidèle à la vérité de l'Évangile, suit la voie qu'ont suivie le Christ et les apôtres lorsqu'elle reconnaît le principe de la liberté religieuse comme conforme... à la révélation divine, et qu'elle encourage une telle liberté. Cette doctrine, reçue du Christ et des apôtres, elle l'a, au cours des temps, gardée et transmise... (DH 12)
jouit pleinement, grâce à l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Eglise fût pourvue quand elle définit une doctrine touchant la foi ou les moeurs.

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#23 Message par Abbé Zins » mar. 01 sept. 2015 16:00

PGM a écrit : EA vous a posté toute une série du même passage de Pastor Aeternus en différente langues...

L'abbé, regardez tout les passage en gras : una, una, a qui dans les langues examinées, déterminent l'article indéfini « un, une » et non pas l'article défini comme vous voulez nous le faire croire. Si ce dernier cas était vrai, nous lirions la, la, the respectivement...

article indéfini, donc, qui se traduit « un, une » en français, et non pas « le ou la ».

Désolé, mais il n'y a que vous et Martin et peut-être l'abbé Lucien pour croire que c'est un article défini. Pour le reste de la catholicité, ils ne le tiennent pas.
Mister PGM, pouvez-vous me dire où se trouve l'article indéfini, donc, qui se traduit « un, une » dans la version originale latine ? Et pour cause !..

Vous parlez donc visiblement de ce que vous ne connaissez pas !


Ce n'est pas seulement Michel Martin, l'inventeur de "la théorie tradie des 4 conditions" mais qui a eu l'honnêteté de corriger la traduction erronée qu'il avait d'abord adoptée par défaut de connaissance du sens exact, qui adopte la traduction juste et exacte mais aussi l'auteur de l'article du DTC et le "cal" Journet cités par lui, et bien d'autres.

Rappelons déjà cela en citant ici ce qui vous a été répondu ailleurs et que vous omettez ici comme si cela n'avait pas été fait :
Michel Martin avait donc d’abord à sa disposition seulement la traduction de la définition dogmatique de l’infaillibilité pontificale établie par Dumeige.

C’est lors d’une discussion chez lui avec M. l’abbé Lucien qu’il a eu l’intelligence et l’honnêteté d’admettre que cette traduction était défaillante sur un membre de phrase, et qu’il s’en est écarté depuis lors juste sur ce point dans ses écrits subséquents, comme cela est mentionné à la suite :
« (1) Cette traduction est celle de Dumeige (La foi catholique, p. 292) sauf sur un point où j'ai adopté celle du Cal Journet (L'Eglise du Verbe Incarné, t 1 p. 568) qui est également celle de L. Godefroy dans le Dictionnaire de Théologie (article "ex cathedra" - t 5 p. 1733) [à savoir : “définit la doctrine qui doit être tenue”. ]

Dumeige traduit, en effet : (b, d et e) « Il définit en vertu... qu'une doctrine...doit être tenue...

Autrement dit, Dumeige construit "définit tenendam doctrinam", alors que Journet et Godefroy construisent : "définit doctrinam tenendam.".

La traduction de Dumeige équivaut à : "il dit qu'une doctrine doit être tenue"..» (Michel Martin, de Rome et d’ailleurs, n̊ spécial -1/1986, p. 65, note 1)
D’où le fait que Michel Martin, s'étant appuyé jusque là sur cette traduction erronée de Dumeige, en ait déduit à tort que “4̊ il fallait que le Pape déclare “qu'une doctrine doit être tenue”, “donc” qu’il “veuille obliger” et le manifeste explicitement, pour que son infaillibilité soit engagée.

“Donc”, partout où cette “volonté d’obliger” n’est pas explicitement manifestée cela ne relèverait pas du domaine de l’infaillibilité pontificale.

Ce qui est une nouvelle doctrine faite sur mesure afin de permettre aux “tradis” de sembler raisonnablement justifier l’injustifiable, à savoir “la possibilité” de la profession publique et même de la promulgation officielle d’une hérésie, de surcroît comme appartenant à la Révélation, en un Concile Oecuménique “légitime” !


Tandis que la juste traduction : "quand il définit.. la doctrine qui doit être tenue",

appelle aussitôt la question : Mais quelle est donc cette “doctrine qui doit être tenue" ?

La réponse très précise à cette interrogation se trouve en un canon définit antérieurement durant le Concile du Vatican, devenu depuis le canon 1323 du Code de Droit Canonique, auquel l’expression ici analysée de cette définition dogmatique fait allusion et renvoie comme un point déjà défini et statué auparavant.


Quel est cet autre canon déjà promulgué antérieurement ? Celui-là même que le Pape Léon XIII cite pour exposer avec précision la pensée des Pères.

Citons-le donc à nouveau :

« Les Pères du Concile du Vatican n'ont donc rien édicté de nouveau, mais ils n'ont fait que se conformer à l'institution divine, à l'antique et constante doctrine de l'Eglise et à la nature même de la foi, quand ils ont formulé ce décret :

« De foi divine et catholique doivent être crues toutes les vérités contenues dans la Parole de Dieu soit écrite, soit transmise par la Tradition, et qui sont proposées par l'Eglise, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel, à croire en tant que divinement révélées.» (cf.a. canon 1323 du Code)....


Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ;

car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s'ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l'auteur de l'erreur des hommes : « Seigneur, si nous sommes dans l'erreur, c'est Vous-même qui nous avez trompés » (Richard de S. Victor, De Trinit. 1. 1,2).

Tout motif de doute étant ainsi écarté, peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu'une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l'hérésie, sans se séparer de l'Eglise et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? » (Léon XIII, Enc. Satis cognitum, 29/6/1896)

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#24 Message par Abbé Zins » mar. 01 sept. 2015 16:02

Mais, pour votre plus ample confusion, Mister PGM, cette traduction juste est aussi celle suivie et employée par la paraphrase en français du "site du Vatican"

citée plus haut sur ce fil par EA lui-même
et recitée par moi-même sur le fil concernant la traduction erronée :
Abbé Zins a écrit :EA a écrit :
On attends toujours la version latine qui selon vous est la seule bonne.

On attends toujours que vous nous disiez si oui ou non seule la traduction française en est affectée au point que même le catéchisme de St Pie X a été affecté de ce prétendu contre sens.
Où avez-vous lu sous ma plume que la version latine est la seule bonne ?

Par contre, vous avez pu y lire plus haut :
Contrairement à ce que vous prétentez, cette traduction authentique n'est pas de moi !
Ce que prouve du reste, au milieu des traductions faussées citées par vous en diverses langues, la paraphrase en français (tirée par vous du site du Vatican occupé)

qui, elle, s’appuie sur la traduction juste !
:
Il en va de même et plus manifestement encore, soit lorsque les évêques, par un acte accompli collégialement – comme dans les Conciles œc*méniques, – définissent avec leur chef visible la doctrine qui doit être tenue (28), soit lorsque le Pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire quand, dans l’exercice de sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, la doctrine de la foi ou des mœurs qui doit être tenue par toute l’Église (29).

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#25 Message par Abbé Zins » mar. 01 sept. 2015 16:04

EA a écrit : Il s'agit du Magistère de l'Eglise indéfectible qu'ont ne doit pas identifier au magistère pontifical. Or on a l'impression que c'est cet amalgame que veut nous faire avaler l'abbé.
EA confirme en cela sa dénégation de l’enseignement du Pape Léon XIII ! Comme il ne veut point le dénier absolument, il le dénie “seulement” du “magistère pontifical”. Ce faisant, le voilà pris à son propre piège. Car il est amené déjà ici à le reconnaître au moins du Magistère de l'Eglise. Or la suite même de la définition dogmatique de l’infaillibilité pontificale applique au Pape seul, et même principalement car c’est lui qui guide et confirme l’Eglise dans la Foi et non l’inverse, ce qui a été défini plus haut de l’ensemble de l’Eglise unie au Pontife Romain :
« .. jouit pleinement, grâce à l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Eglise fût pourvue quand elle définit une doctrine touchant la foi ou les moeurs ; et, par conséquent, que de telles définitions du Pontife Romain sont, par elles-mêmes, et non en vertu du consentement de l'Eglise, irréformables. Que si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la témérité de contredire notre définition, qu'il soit anathème.» (Pie IX, Concile Vat. I, Const. Pastor aeternus, ch. 4, DB 1838-1840)
(Notons en passant que la citation de PA en français provient bien du site du Vatican, et que c'est EA qui a été la chercher là et qui l'a présentée comme venant de là.)

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#26 Message par Abbé Zins » mar. 01 sept. 2015 16:07

PGM a écrit :voici un extrait d'un autre fil où tout est dit :
Ce qui suit
va montrer la grande importance de la juste et précise traduction de la définition dogmatique de l’infaillibilité pontificale et de l'explication très claire donnée par le Pape Léon XIII, rappelée
ici : http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewto ... umcat#8786
et là : http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewto ... umcat#8672


Venons-en à présent à la "Déclaration sur la liberté religieuse" intitulée "Dignitatis humanae" :

Quote:
« 1....Toujours plus nombreux sont ceux qui revendiquent pour l'homme la possibilité d'agir en vertu de ses propres options et en toute responsabilité... guidé par la conscience de son devoir... que soit juridiquement délimité l'exercice de l'autorité des pouvoirs publics... Cette exigence de liberté dans la société humaine regarde principalement... et au premier chef ce qui concerne le libre exercice de la religion dans la société. Considérant avec diligence ces aspirations [aspirations des hommes de notre temps au libre exercice de la religion dans la société] dans le but de déclarer à quel point elles sont conformes à la vérité et à la justice, ce concile du Vatican scrute la tradition sacrée et la sainte doctrine de l'Église d'où il tire du neuf en constant accord avec le vieux....

2. ... Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité même de la personne humaine telle que l'ont fait connaître la parole de Dieu et la raison elle-même...
Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l'ordre juridique de la société doit être reconnu de telle sorte qu'il constitue un droit civil...

4. ... La liberté ou immunité de toute contrainte en matière religieuse qui revient aux individus, doit aussi leur être reconnue lorsqu'ils agissent ensemble...
Dès lors, donc, que les justes exigences de l'ordre public ne sont pas violées, ces groupes sont en droit de jouir de cette immunité afin de pouvoir se régir selon leurs propres normes, honorer d'un culte public la Divinité suprême...

6. ... Aux groupes religieux appartient le droit de ne pas être empêchés d'enseigner et de manifester leur foi publiquement de vive voix ou par écrit. Mais dans la propagation de la foi et l'introduction des pratiques religieuses, on doit toujours s'abstenir de toute forme d'agissement ayant un relent de coercition. Une telle manière d'agir doit être regardée comme un abus de son propre droit et une entorse aux droits des autres.

9. ... Qui plus est, cette doctrine de la liberté a ses racines dans la Révélation divine, ce qui, pour les chrétiens, est un titre de plus à lui être saintement fidèles. Et tout d'abord, la liberté religieuse dans la société...

12. ... L'Église, donc, fidèle à la vérité de l'Évangile, suit la voie qu'ont suivie le Christ et les apôtres lorsqu'elle reconnaît le principe de la liberté religieuse comme conforme à la dignité de l'homme et à la révélation divine, et qu'elle encourage une telle liberté. Cette doctrine, reçue du Christ et des apôtres, elle l'a, au cours des temps, gardée et transmise...

Tous et chacun des points qui ont été édictés dans cette déclaration ont plu aux Pères du Sacro-Saint Concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, un avec (una c*m) les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit et Nous ordonnons de promulguer pour la gloire de Dieu ce qui a été ainsi statué synodalement.
A Rome, près Saint Pierre, 7/12/1965. Moi, Paul, Evêque de l'Eglise Catholique.» (Dignitatis Humanae)



Rappelons à présent la définition solennelle du domaine de l'infaillibilité magistérielle d'un Pape légitime :

Quote:
« C'est pourquoi, nous attachant fidèlement à la tradition qui remonte au commencement de la foi chrétienne, pour la gloire du Dieu notre Sauveur, l'exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, nous enseignons. et définissons, avec l'approbation du Saint Concile, que c'est un dogme divinement révélé : que le Pontife Romain, lorsqu'il parle ex cathedra, c.à.d. quand, exerçant la charge de pasteur et docteur de tous les Chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit la doctrine sur la foi ou les moeurs qui doit être tenue par l'Eglise universelle, jouit pleinement, grâce à l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Eglise fût pourvue quand elle définit une doctrine touchant la foi ou les moeurs ; et, par conséquent, que de telles définitions du Pontife Romain sont, par elles-mêmes, et non en vertu du consentement de l'Eglise, irréformables. Que si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la témérité de contredire notre définition, qu'il soit anathème.» (Pie IX, Concile Vat. I, Const. Pastor aeternus, ch. 4, DB 1838-1840)


Puis analysons la déclaration de V 2 à la lumière de cette définition.

A s'en tenir aux textes mêmes et aux apparences, il semblerait a priori que les marques d'une définition infaillible se trouvent dans la déclaration Dignitatis Humanae de V 2 :

1̊) Un Pontife Romain :
Quote:
« Moi, Paul, Evêque de l'Eglise Catholique..».


2̊) Exerçant la charge de pasteur et docteur de tous les Chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique :

Quote:
« en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit et Nous ordonnons de promulguer.. ce qui a été ainsi statué synodalement.».


3̊) Il définit la doctrine sur la foi ou les moeurs qui doit être tenue par l'Eglise universelle, c.à.d. toutes les vérités contenues dans la Parole de Dieu soit écrite, soit transmise par la Tradition, et qui sont proposées par l'Eglise, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel, à croire en tant que divinement révélées, comme le Pape Léon XIII nous l'a rappelé, toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine révélée :

Quote:
« cette doctrine de la liberté a ses racines dans la Révélation divine, ce qui, pour les chrétiens, est un titre de plus à lui être saintement fidèles. Et tout d'abord, la liberté religieuse dans la société... (DH 9) L'Église, donc, fidèle à la vérité de l'Évangile, suit la voie qu'ont suivie le Christ et les apôtres lorsqu'elle reconnaît le principe de la liberté religieuse comme conforme... à la révélation divine, et qu'elle encourage une telle liberté. Cette doctrine, reçue du Christ et des apôtres, elle l'a, au cours des temps, gardée et transmise... (DH 12)

jouit pleinement, grâce à l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Eglise fût pourvue quand elle définit une doctrine touchant la foi ou les moeurs.

C'est la prose même de l'abbé Zins.


Je vois encore mal la portée cosmique de la différence de traduction, entendu que la vérité est unique et que si une doctrine est définie infailliblement pas l'Église, cette doctrine devra donc être par conséquent unique.

Effectivement, PGM, ce n’était là que la première moitié de la démonstration, voici la seconde :

Or le Pape Pie IX a solennellement et infailliblement condamné comme contraires à la doctrine de l'Ecriture, de l'Eglise et des Saints Pères, les propositions exposées dans Dignitatis Humanae, comme suit :
« 5. .. De plus, contrairement à la doctrine de l'Ecriture, de l'Eglise et des Saints Pères, ils ne craignent pas d'affirmer que " le meilleur gouvernement est celui où l'on ne reconnaît pas au pouvoir l'obligation de réprimer, par la sanction des peines, les violateurs de la Religion Catholique, si ce n'est lorsque la tranquillité publique le demande ".

En conséquence de cette idée absolument fausse du gouvernement social, ils n'hésitent pas à favoriser cette opinion erronée, on ne peut plus fatale à l'Eglise catholique et au salut des âmes, et que notre prédécesseur d'heureuse mémoire, Grégoire XVI, appelait un délire, savoir que " la liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme qu'il doit être proclamé et assuré dans tout Etat bien constitué ; et que les citoyens ont droit à la pleine liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions, quelles qu'elles soient, par la parole, par l'impression ou autrement, sans que l'autorité ecclésiastique ou civile puisse le limiter ".

Or, en soutenant ces affirmations téméraires, ils ne pensent pas, ils ne considèrent pas qu'ils prêchent une liberté de perdition, et que, "s'il est toujours permis aux opinions humaines d'entrer en conflit, il ne manquera jamais d'hommes qui oseront résister à la vérité et mettre leur confiance dans le verbiage de la sagesse humaine, vanité extrêmement nuisible que la foi et la sagesse chrétiennes doivent soigneusement éviter, conformément à l'enseignement de Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même."..
14. Au milieu donc d'une telle perversité d'opinions corrompues, Nous souvenant de Notre Charge Apostolique, dans Notre plus vive sollicitude pour notre très Sainte Religion, pour la saine doctrine, et pour le salut des âmes à Nous confiées par Dieu, ainsi que pour le bien de la société humaine elle-même, Nous avons jugé bon d'élever à nouveau Notre Voix Apostolique.

En conséquence, toutes et chacune des opinions déréglées et des doctrines rappelées en détail dans ces Lettres, Nous les réprouvons, proscrivons et condamnons de Notre Autorité Apostolique ; et Nous voulons et ordonnons que tous les fils de l'Eglise Catholique les tiennent pour absolument réprouvées, proscrites et condamnées..» (Pie IX, Enc. Quanta Cura, 8/12/1864)
Comme il n'est point possible que Dieu permette qu'un Pape légitime enseigne comme révélé ce qui ne l'est point, la foi en l'infaillibilité, tant de l'Eglise en matière de foi et de moeurs que du Pontife Romain parlant ex Cathedra, nous oblige impérativement à conclure que, en dépit des apparences contraires, J.B. Montini n'était pas un Pontife Romain légitime au moment de cette promulgation d'une hérésie déjà solennellement condamnée comme telle et, par voie de conséquence, que V 2 n'a point été un Concile Oecuménique légitimement convoqué et approuvé. D'où les anomalies, irrégularités, ambiguïtés, erreurs, hérésies et effets apocalyptiques qui en ont découlé.

(Notons que tout ce qui a été cité de D.H. s'y trouve bien, dans le texte même et dans la finale solennelle qui l'achève.)

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#27 Message par Abbé Zins » mar. 01 sept. 2015 16:10

EA a écrit : Je ne dénie rien du tout. Je conteste votre interprétation. Et surtout, j'ai encore la prétention de savoir lire. Or Satis Cognitum, fait bien référence au Magistère de l'Eglise et non au Magistère pontifical, dont nous savons bien qu'il n'est pas toujours infaillible. ...
1-Croyez vous que le magistère pontifical soit toujours infaillible ?
2-Croyez vous que le magistère pontifical se confonde avec le magistère de l'Eglise ?
EA employant ici une fois de plus la méthode sophistique relevée aussi plus haut chez PGM, il suffit de citer la réponse faite à celui-ci pour répondre à celui-là :
Selon un classique procédé sophistique vous en ajoutez à ce qui est expliqué pour mieux paraître, en repoussant votre ajout, pouvoir "raisonnablement" repousser tout le reste.

Donc, adhérez-vous ou pas à cet enseignement de l'Eglise, non pas que tout ce qu'un pape dit en matière de foi et de morale est infaillible, mais ceci :

Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine révélée !?
En outre, EA prétend savoir lire ! ?

Comment se fait-il alors qu’il ressorte la même affirmation fausse que juste avant que lui soit cité le final de la définition de l'infaillibilité pontificale qui déclare précisément ce que EA continue à nier, à savoir que le Pape
« jouit pleinement, grâce à l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Eglise fût pourvue quand elle définit une doctrine touchant la foi ou les moeurs »
!?


EA continue donc à jouer gravement et dangereusement sur les mots concernant l’explication du Pape Léon XIII, en fera-t-il autant avec la précision donnée à ce sujet par le Secrétaire Général du Saint Concile du Vatican (I), Mgr Fessler ? ( Sans doute que oui, tant sa mauvaise foi semble invétérée !)

« L'avis des théologiens catholiques est que 2 marques sont à la fois requises : l'objet de la décision doit être une doctrine relative à la foi ou aux moeurs, et le Pape doit exprimer l'intention de déclarer, de proclamer, en vertu de sa suprême autorité doctrinale, cette doctrine de foi ou de moeurs, comme faisant partie intégrante de la doctrine révélée par Dieu qui doit être crue par l'Eglise Catholique tout entière....

Le Pape n'exprime, en effet, dans ses décisions, que ce que, avec l'assistance particulière de Dieu, il trouve comme existant déjà dans la vérité révélée de Dieu, et déposée au sein de l'Eglise Catholique (dans le divin depositum fidei).

Cette divine assistance qui le maintient à l'abri de l'erreur dans ces décisions, l'empêche également de proclamer comme doctrine de foi ou de moeurs, révélée de Dieu et déposée dans l'Eglise, ce que Dieu n'a ni révélé ni déposé dans son Eglise

(Mgr. Fessler, Evêque de Saint Hyppolyte, secrétaire général du Concile du Vatican, La vraie et la fausse infaillibilité pontificale, livre honoré d'un Bref laudatif du Pape Pie IX, p. p. 76, 78)
Or P 6 a-t-il, oui ou non, proclamé en s’adressant à toute l’Eglise en un conciliabule général et prétendu promulguer dans l’Esprit-Saint, que “la liberté religieuse” serait “conforme à la Révélation” !?

Il a donc fait ce que le Saint-Esprit n’aurait pas permis de faire à un Pontife légitime et s’est montré par le fait même (ipso facto), comme l’enseigne le Saint Docteur de l’Eglise Alphonse de Liguori, “un hérétique déclaré” puisque ayant “défini publiquement une doctrine opposée à la loi divine” !

Telle est la triste réalité dont nous sommes les malheureux contemporains.

Nier cette réalité, refuser de la regarder en face, ne la rend pas moins terriblement réelle !

Deus, salva nos, perimus !

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