Jérusalem non juive jusqu'à la fin des temps des nations ?

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Abbé Zins
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Re: Jérusalem non juive jusqu'à la fin des temps des nations

#31 Message par Abbé Zins » ven. 08 déc. 2006 18:02

Si vis pacem a écrit :Afin de ne pas rester des siècles sur ces questions ... voici ma contribution aux questions posées par l'abbé Zins :
Abbé Zins a écrit :Y a-t-il eu des Nations Catholiques ?
Tout le monde peut répondre par l'affirmative à cette question.
En reste-t-il une seule dont le Catholicisme soit la Religion d'Etat ?
Réellement il en reste quatre. Toutes plus petites les unes que les autres. Les voici :

Liechtenstein : (160 km², 34 734 habitants). En vertu de la Constitution, la religion catholique romaine est religion d'État (article 37-2 de la constitution du 5 octobre 1921 révisée le 15 septembre 2003)
http://www.liechtenstein.li/fr/pdf-fl-staat-verfassung-sept2003.pdf a écrit :Art. 37-2) Die römisch-katholische Kirche ist die Landeskirche ...
Malte : (316 km², 394 583 habitants). En vertu de la Constitution, la religion catholique romaine est religion d'État (article 2-1 de la constitution du 21 septembre 1964 )
http://docs.justice.gov.mt/lom/legislation/english/leg/vol_1/chapt0.pdf a écrit :2. (1) The religion of Malta is the Roman Catholic Apostolic Religion.
Monaco : (1,95 km², 31 842 habitants). En vertu de la Constitution, la religion catholique romaine est religion d'État (article 9 de la constitution du 17 décembre 1962 révisée par la loi du 2 mars 2002)
http://mjp.univ-perp.fr/constit/mon1962.htm a écrit :Art. 9. - La religion catholique, apostolique et romaine est religion d'Etat.
Saint Marin : (61 km², 28 753 habitants). Leges Statutae Republicae Sancti Marini du 8 octobre 1600
Qui a fait apostasier les dernières Nations étatiquement Catholiques ? Quand ? et comment ?
[i]Constitution conciliaire Gaudium et spes[/i], du 7 décembre 1965, dans son n.76 § 3 a écrit :La communauté politique et l’Eglise sont indépendantes l’une de l’autre et autonomes. Mais, toutes deux, quoiqu’à des titres divers, sont au service de la vocation personnelle et sociale des mêmes hommes. Elles exerceront d’autant plus efficacement ce service pour le bien de tous qu’elles rechercheront entre elles une saine coopération, en tenant également compte des circonstances de temps et de lieu.
Ces réponses de Si vis pacem sont très appropriées et fort intéressantes. Ces minimes et rares exceptions, toute relatives qu’elles soient sont néanmoins de soi admirables. Toutefois, outre ce caractère très exceptionnel qui ne fait que confirmer la tragique généralisation de l’apostasie des anciennes Nations Catholiques, cette exception est en fait plus apparente que réelle.

En effet, ces Constitutions portent depuis peu en elles une manifeste contradiction qui est d’autant plus intéressante qu’elle est exemplaire de la manière dont les autres ultimes Nations Catholiques, notamment celles du monde hispanique, ont été conduites à l’apostasie par un clergé lui-même apostat.

La citation du passage de V 2 faite par Si vis pacem est en cela déjà fort éloquente.


Pourtant, l’erreur et l’hérésie étant à présent répandues parmi les baptisés au point d’être méconnues comme telles et d’être prises pour la juste doctrine actuellement commune, il convient d’abord de rappeler comment l’apostasie peut être inscrite dans la législation.

Contentons-nous ici d’une brève citation des plus claires à ce sujet :
« A plusieurs reprises déjà, dans des documents officiels adressés au Monde Catholique, Nous avons démontré combien est erronée la doctrine de ceux, qui sous le nom séducteur de liberté du culte, proclament l'apostasie légale de la société, la détournant ainsi de son Auteur divin.» (Léon XIII, L. È giunto, 19/7/1889, à l'Empereur du Brésil)
Ainsi donc insérer la “liberté du culte” dans le texte même de la Constitution d’un Etat n’est rien moins qu’y proclamer l'apostasie légale de la société !

Or qu’est-il fait dans la nouvelle Constitution de Monaco ?

A l’article 9 la Religion Catholique est toujours proclamée, comme précédemment, la Religion de l’Etat monégasque. Ce qui montre l’excellente disposition et intention conservée par ses Princes à ce sujet.

A l’article 23, est contradictoirement proclamée la publique “liberté des cultes”, et par là en pratique, l'apostasie légale de la société !

Or d’où vient cette contradiction ? Qui a incité ces Princes à l’introduire en contradiction avec l’excellente disposition et intention manifestée ou conservée plus haut de l’ancienne Constitution ?

Répondre avec précision à cette demande en revient à répondre très clairement à la question essentielle posée plus haut : Qui a fait apostasier les dernières Nations étatiquement Catholiques ? Quand ? et comment ?

La révision de la Constitution Espagnole le démontre de manière explicite !

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Re: Jérusalem non juive jusqu'à la fin des temps des nations

#32 Message par Abbé Zins » sam. 09 déc. 2006 13:12

Si vis pacem a écrit :
Abbé Zins a écrit :... Pourtant, l’erreur et l’hérésie étant à présent répandues parmi les baptisés au point d’être méconnues comme telles et d’être prises pour la juste doctrine actuellement commune, il convient d’abord de rappeler comment l’apostasie peut être inscrite dans la législation.

Contentons-nous ici d’une brève citation des plus claires à ce sujet :
« A plusieurs reprises déjà, dans des documents officiels adressés au Monde Catholique, Nous avons démontré combien est erronée la doctrine de ceux, qui sous le nom séducteur de liberté du culte, proclament l'apostasie légale de la société, la détournant ainsi de son Auteur divin.» (Léon XIII, L. È giunto, 19/7/1889, à l'Empereur du Brésil)
Ainsi donc insérer la “liberté du culte” dans le texte même de la Constitution d’un Etat n’est rien moins qu’y proclamer l'apostasie légale de la société !

Or qu’est-il fait dans la nouvelle Constitution de Monaco ?

A l’article 9 la Religion Catholique est toujours proclamée, comme précédemment, la Religion de l’Etat monégasque. Ce qui montre l’excellente disposition et intention conservée par ses Princes à ce sujet.

A l’article 23, est contradictoirement proclamée la publique “liberté des cultes”, et par là en pratique, l'apostasie légale de la société ! ...
Je me permets de rappeler ici que, dans la sphère politique, 157 Etats (dont le Liechtenstein, Malte et Monaco) ont ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ( http://www.unhchr.ch/french/html/menu3/b/a_ccpr_fr.htm ) qui notamment en son article 18 alinéa 1 stipule :
[i]Pacte international relatif aux droits civils et politiques[/i] a écrit :Article 18

1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté d'avoir ou d'adopter une religion ou une conviction de son choix, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu'en privé, par le culte et l'accomplissement des rites, les pratiques et l'enseignement.
Il nous faut remarquer de plus qu'aucune réserve ni déclaration interprétative n'a été faite par un seul des Etats signataires concernant cet article. ( http://www.unhchr.ch/tbs/doc.nsf/(Symbo ... endocument )
Ces indications données par Si vis pacem sur le plan politique international sont très significatives.

Elles font encore plus toucher explicitement du doigt la généralisation politiquement organisée et concrètement réalisée de “l’apostasie légale” de toutes les anciennes Nations Catholiques.

Reste à mieux faire constater comment des clercs apostats ont été déterminants pour la faire avaler par les dernières Nations étatiquement Catholiques.

Ce qui va être montré à nouveau à la suite.

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Re: Jérusalem non juive jusqu'à la fin des temps des nations

#33 Message par Abbé Zins » lun. 11 déc. 2006 15:31

Il est bon de donner une réponse plus précise à la question :

Qui a fait apostasier les dernières Nations étatiquement Catholiques ? Quand ? et comment ?

Après les explications déjà apportées précédemment, il suffit pour cela de citer la très claire démonstration en la matière du Professeur Georges Salet, sous le pseudonyme de Michel Martin en sa revue “De Rome et d’ailleurs” :
« L'exemple de l'Espagne : Au demeurant, il ne s'agit pas là d'une question purement théorique car c'est au nom de la Déclaration conciliaire que le Général Franco a modifié, en 1967, la législation espagnole sur les cultes.

Le 27/8/1953, (ce n'est pas si vieux), le Saint-Siège et l'Espagne signaient un Concordat dont l'article ler commençait ainsi (c'est moi qui souligne) : « La religion catholique, apostolique et romaine continue d'être la seule de la Nation Espagnole ».

Ce Concordat entérinait implicitement la "Fuero de los Espagnoles" (Charte des Espagnols) du 13 Juillet 1945 dont voici l'article 6 : « La profession et la pratique de la religion catholique, qui est celle de l'Etat espagnol, jouiront de la protection officielle. Personne ne sera inquiété pour ses croyances religieuses ni pour l'exercice privé de son culte. On n'autorisera pas d'autres cérémonies ni d'autres manifestations extérieures que celles de la religion catholique.» (D.C. n̊ 948 p. 691).

Voilà qui était exactement conforme à la doctrine traditionnelle mise en pratique en Europe pendant quinze siècles.

Voici maintenant la loi nouvelle du 28/6/1967 : « La profession et la pratique, tant publique que privée, de toute religion seront garanties par l'Etat, sans autres limitations que celles établies à l'article 2 de cette loi ». (D.C. n̊ 1508 p. 45s).

La contradiction avec l'ancien article 6 de la Charte des Espagnols est donc flagrante. Mais elle ne fait que traduire la contradiction entre la doctrine traditionnelle et celle de V 2 comme le montre le préambule de cette nouvelle loi du 28/6/1967 dans lequel le législateur espagnol a tenu à rejeter la responsabilité du changement intervenu sur le Concile V 2 (c'est toujours moi qui souligne) :
« La loi de caractère fondamental du 17/5/1958, en vertu de laquelle la législation espagnole doit s'inspirer de la doctrine de l'Eglise catholique, constitue le fondement de la présente loi.
Or, comme on le sait, le deuxième Concile du Vatican a approuvé le 7/12/1965 la "Déclaration sur la liberté religieuse", disant dans son § 2, : "le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité même de la personne humaine ... Dans l'ordre juridique de la Société, il doit être reconnu de telle manière qu'il constitue un droit civil".

Après cette Déclaration du Concile, la nécessité est apparue de modifier l'article 6 de la Charte des Espagnols, en vertu du principe fondamental susdit de l'Etat espagnol.».


Et, comme s'il voulait dégager encore mieux la responsabilité de l'Espagne, le rédacteur déclare que « Cette nouvelle rédaction, et cela doit être noté expressément, avait auparavant été approuvée par le Saint-Siège ».

Les traditionalistes ont donc interprété la Déclaration sur la liberté religieuse de la même manière que "l'Eglise conciliaire", le Saint-Père et le gouvernement espagnol....

Mais ce n'est un secret pour personne qu'après le Concile le St Siège exerça des pressions sur le gouvernement espagnol pour qu'il modifie sa législation. Ce gouvernement céda en 1967 en accordant, sous certaines réserves cependant, l'entière liberté à tous les cultes.

La contradiction entre les 2 législations est donc flagrante mais elle ne fait que traduire la contradiction entre la doctrine traditionnelle de Pie IX et celle de V 2...
Il ne saurait donc y avoir le moindre doute : Le Concile V 2 a changé une doctrine que l'Eglise avait enseignée et approuvée pendant 15 siècles : Celle concernant le rôle des autorités civiles en matière religieuse..» (Michel Martin, N̊ Spécial -Janvier 1986 - sur la déclaration D.H. de V 2, p. 5, 59, 6)

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Re: Jérusalem non juive jusqu'à la fin des temps des nations

#34 Message par Abbé Zins » mar. 12 déc. 2006 12:19

"Ratzi" y voit plus clair en cela que la plupart des lecteurs du LFC !
« Il faut défendre le Concile Vatican II contre Mgr Lefebvre, comme un devoir qui oblige vis-à-vis de l'Eglise et comme une nécessité permanente...

Maintenant, laissant de côté la question liturgique, le point central du conflit se situe dans l'attaque contre la liberté religieuse et contre le prétendu esprit d'Assise...» (Discours de Ratzinger aux "évêques" du Chili, retranscrit par la revue Concilium en 1988)
Lui sait que le sujet abordé en ce dossier est un des fils directeurs de tout le reste !

La Frat. ne vaut-elle point une Messe ?

Une autre question s'impose, à la suite de la réponse donnée à la précédente :

Qui a fait tomber dans l'apostasie l'ensemble du clergé avant d'entraîner les dernières Nations Catholiques en leur chute ? Et comment ?

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Re: Jérusalem non juive jusqu'à la fin des temps des nations

#35 Message par Abbé Zins » mer. 13 déc. 2006 15:37

Si vis pacem a écrit :
Abbé Zins a écrit :Qui a fait tomber dans l'apostasie l'ensemble du clergé avant d'entraîner les dernières Nations Catholiques en leur chute ? Et comment ?
Nous pouvons répondre à cela : La doctrine officielle de la secte conciliaire par un enseignement constant depuis Dignitatis humanae jusqu'à Josef !

Commençons par poser les prémisses. La Déclaration Dignitatis Humanae sur la liberté religieuse nous dit :
http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decl_19651207_dignitatis-humanae%20(1)_fr.html a écrit :Le Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse.
Pour rapidement survoler ne serait-ce que les vingt dernières années en ne glanant que trois exemples, tant ils abondent : C'est Gepeto qui nous enseigne le vendredi 1er janvier 1988 lors de son message pour la célébration de la XXIème journée mondiale de la paix que :
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/messages/peace/documents/hf_jp-ii_mes_19871208_xxi-world-day-for-peace_fr.html a écrit :... la liberté religieuse, qui est une exigence inaliénable de la dignité de tout homme, est une pierre angulaire dans l'édifice des droits humains; elle est par conséquent un facteur indispensable pour le bien des personnes et de toute la société, comme aussi pour l'épanouissement personnel de chacun. Il en résulte que, pour les individus et les communautés, la liberté de professer et de pratiquer sa religion est un élément essentiel de la convivialité pacifique des hommes. La paix, qui se construit et se consolide à tous les niveaux de la convivialité, s'appuie fondamentalement sur la liberté et l'ouverture des consciences à la vérité...
C'est le même qui nous gratifie, lors de son discours d'adieu au Mexique le mardi 26 janvier 1999, de cette envolée lyrique
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/travels/1999/documents/hf_jp-ii_spe_19990126_mexico-departure_fr.html a écrit :Dieu te bénisse, Mexique, pour la liberté religieuse que tu reconnaîs à ceux qui adorent Dieu à l'intérieur de tes frontières. Cette liberté, garantie d'une stabilité, donne une pleine signification aux autres libertés et aux droits fondamentaux.
C'est Josef, à sa suite, qui le vendredi 23 septembre 2005 lors de son discours au nouvel ambassadeur du Mexique près le Saint-Siège renchérit :
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2005/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20050923_ambassador-mexico_fr.html a écrit :En ce sens, comme vous l'avez souligné, c'est l'Etat démocratique laïc qui protège la pratique religieuse de vos citoyens, sans préférence ni exclusions. D'autre part, l'Eglise considère que dans les sociétés modernes et démocratiques, il peut et il doit exister une pleine liberté religieuse. Dans un Etat laïc, ce sont les citoyens qui, dans l'exercice de leur liberté, donnent un sens religieux déterminé à la vie sociale. De plus, un Etat moderne doit servir et protéger la liberté des citoyens et également la pratique religieuse qu'ils choisissent, sans aucun type de restriction ou d'obligation, comme cela a été exprimé dans de nombreux documents du magistère ecclésiastique et, récemment, dans un communiqué de l'épiscopat mexicain: "Pour une authentique liberté religieuse au Mexique". "Il ne s'agit pas - est-il expliqué - d'un droit de l'Eglise en tant qu'Institution, il s'agit d'un droit humain de chaque personne, de chaque peuple et de chaque nation" (10 août 2005).

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Re: Jérusalem non juive jusqu'à la fin des temps des nations

#36 Message par Abbé Zins » jeu. 14 déc. 2006 15:26

Fortes in Fide a écrit :
« la liberté religieuse ... est une pierre angulaire dans l'édifice des droits humain »
JE SUIS D'ACCORD. Fif soucrit entièrement à cette phrase.

La liberté religieuse est en effet la pierre angulaire de l'humanité maçonnique, du temple babélien du diable, opposé à l'Eglise catholique du Christ dont la foi Pierre est la pierre angulaire.

FiF.

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Re: Jérusalem non juive jusqu'à la fin des temps des nations

#37 Message par Abbé Zins » ven. 15 déc. 2006 12:45

En l'honneur des premières Vêpres

de Notre Dame des Sept Douleurs,

et du 160e anniversaire de l'apparition à La Salette le 19 septembre 1846

de Notre Dame en pleurs,

saisissante figure de l'Eglise Militante en sa Passion actuelle.



Notre Dame des Sept Douleurs priez pour Notre Mère éprouvée

la Sainte Eglise Romaine Militante !

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Re: Jérusalem non juive jusqu'à la fin des temps des nations

#38 Message par Abbé Zins » lun. 18 déc. 2006 15:10

Pour répondre à cette question posée plus haut :

Qui a fait tomber dans l'apostasie l'ensemble du clergé avant d'entraîner les dernières Nations Catholiques en leur chute ? Et comment ?

citons comme témoin, ici plus agréé que d’autres, Mgr Lefebvre :
« De même dans la déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, dont le dernier schéma était repoussé par de nombreux Pères, P 6 lui-même fit ajouter un paragraphe disant en substance : "cette déclaration ne contient rien de contraire à la tradition" (DH n.1 in fine). Mais tout ce qui est dedans est contraire à la tradition ! Alors quelqu'un dira : mais lisez ! c'est écrit... Mais il n'empêche que tout est contraire à la tradition !

Et cette phrase-là a été ajoutée à la dernière minute par le pape pour forcer la main à ceux... qui étaient opposés à ce schéma.

Et en effet, malheureusement, la manoeuvre a réussi...» (Mgr Lefebvre, Ils L’ont découronné, p. 168)
C’est donc le maranne Montini-P 6

(cf http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewto ... umcat#2631 :

" Montini : Rameau de la famille de Brescia ... qui reconnaît ... comme son fondateur Bartolomé de Benedictis, d'origine hébraïque." - Livre d'Or de la Noblesse Italienne, édition 1962-1964, p. 994 -)

qui, par l’apparence d’une autorité usurpée à l’insu de tous, a forcé la main à ceux qui résistaient à cette hérésie, laquelle a été le fondement de “l’apostasie légale” des Nations.


Et c’est par un autre maranne, le Cardinal Agosto Béa, que Montini-P 6 a été quasi ouvertement chercher les ordres des talmudistes de la Haute-Loge réservée aux leurs :
« Le triple pacte : Il faut disait-on, que nous fassions la paix avec les francs-maçons..., les communistes..., les protestants. Il faut donc qu'on en finisse avec ces guerres perpétuelles, cette hostilité permanente !... donc, plus de condamnations, plus d'anathèmes Qu'on s'entende une bonne fois. - « Francs-maçons, que voulez-vous ? que demandez-vous de nous ? ».

Telle est la question que le cal Bea est allée poser aux B'nai B'rith avant le commencement du Concile, l'entrevue a été annoncée par tous les journaux de New York où elle eut lieu.

Et les francs-maçons répondirent ce qu'ils voulaient : « la liberté religieuse ! » c.à.d. toutes les religions mises sur le même pied. Il ne faut plus que l'Eglise soit dite la seule vraie religion, la seule voie de salut, la seule admise par l'Etat.

Finissons-en avec ces privilèges inadmissibles, et donc, déclarez la liberté religieuse. - Eh bien, ils l'ont eue : ce fut Dignitatis humanae.» (Mgr Lefebvre, Ils L’ont découronné, p 114)

Voilà ceux qui ont mis “la peau de banane” pour faire chuter le clergé par un des leurs infiltré et apparemment hissé au poste suprême, puis les dernières Nations Catholiques comme cela a été démontré plus haut !

Et ces responsables de la chute générale dans la Grande Apostasie annoncée par Saint Paul sont prétendus catholiques et autorités légitimes !?

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Re: Jérusalem non juive jusqu'à la fin des temps des nations

#39 Message par Abbé Zins » mar. 19 déc. 2006 17:58

Si vis pacem a écrit :Monsieur l'abbé votre dernier message nous montre que la chute des Nations dans l'apostasie a été provoquée par les Juifs.

Puis-je me permettre de réitérer les questions que je posai, lundi dernier, en ce message : http://www.phpbbserver.com/lelibreforum ... umcat#7640 notamment la seconde :
1̊ - ) Qu'appelle, Saint Grégoire, "le temps de la Sainte Eglise" ?

2̊ - ) Si le temps de la Sainte Eglise est écoulé ... quid de Notre Seigneur et de sa nouvelle vêture du Peuple Juif ?
Questions auxquelles personne n'a encore répondu.
Pour éclaircir ces explications de Saints Grégoire et Jérôme, il importe de se remettre à l’esprit la prédiction de Notre divin Maître :
« Jérusalem sera foulée aux pieds par les Nations jusqu'à la fin des temps des Nations.» (Evangile selon Saint Luc 21,24)
Comme l’a bien exposé FiF en rappelant le contexte du début de ce verset évangélique :
sens littéral. Notre-Seigneur désigne la ville sainte de Jérusalem.

Il prophétise l'invasion de Titus, la dispersion du peuple israélite, la domination de la Terre Sainte par différents peuples.

Ensuite, il annonce que ce "foulement aux pieds des nations" aura une fin, que "le temps des nations" passera.

On peut en déduire que Jérusalem redeviendra israélite
.

Et comme l’a justement souligné EA, en faisant allusion au retour contemporain du peuple juif et de la fondation d’un nouveau Etat Juif :
C'est simple, ça veut dire que depuis 1948, nous sommes entrés dans la "fin des temps des nations".
Ceci en notant le juste bémol de FiF :
1) du point de vue du droit étatique :
-Jérusalem est partagé entre deux états (ou quasi-états) principaux.
-Il faut aussi compter des territoires hiérosolymitains qui relèvent d'une autre souveraineté : par ex. la France.
2) de point de vue religieux : c'est un bazar indescriptible !

Toutefois, il est clair que les Juifs sont à nouveau, après 2000 ans de dispersion ou diaspora, de nouveau réunis en Israël et reconstitués en peuple souverain.

D’où la juste conclusion à tirer avec EA au sujet de la réalisation contemporaine de cette annonce de Notre divin Maître :

C'est simple, ça veut dire que depuis 1948, nous sommes entrés dans la "fin des temps des nations".

Ni plus ! Ni moins !

Alors que faut-il entendre par cette "fin des temps des nations" ?



A quoi cela correspond-il par rapport à la réalité que nous avons sous les yeux ?

1) Sur le plan religieux : A l’apostasie générale des anciennes Nations Catholiques, et notamment des dernières d’entre elles au moment même du retour en Israël des Juifs en tant que peuple réuni !

Cette Grande Apostasie a été prédite par Saint Paul comme devant précéder le règne mondialiste polico-religieux de l’Antéchrist ! Et elle est rappelée par le Catéchisme du Concile de Trente comme étant le second des grands signes de la période de la fin dumonde, le 3e étant le règne de l’Antéchrist et de son anti-Christianisme.

2) Sur le plan politique : Les anciennes Nations souveraines et indépendantes sont quasi toutes fédérées en des grands tout tendant vers un seul grand tout : les Etats-Unis du monde, tout qui grignote de plus en plus la part de souveraineté et d’indépendance qu’ils leur restent encore.

Toutes ces démonstrations précédentes et ces précisions ultimes devraient à présent vous permettre de répondre à ces deux questions de Si vis pacem !

Qui s’y “risque” ? Pas un seul, mais deux, trois, plus !

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Re: Jérusalem non juive jusqu'à la fin des temps des nations

#40 Message par Abbé Zins » mer. 20 déc. 2006 20:23

Fortes in Fide a écrit :Une fois consommée l'apostasie des Nations ci-devant catholiques, l'Eglise sera comme retirée au Cénacle, presqu'invisible. Les quelques fidèles seront :
-des "anciens catholiques" n'ayant pas apostasié.
-des "nouveaux chrétiens", pas forcément catholiques au début, du genre des "Juifs pour Jésus" ou des Kabyles qui se convertissent au Christ dans une secte protestante.

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