Cela sert aussi à prétendre que le Ciel comme l’Enfer ne sont pas des lieux, des réalités en soi, mais de simples états d’âme intérieurs de “communion avec” ou de “rejet de” Dieu !
D’où :
KW a écrit :
« Le ciel devient ainsi la figure de la vie en Dieu. Dans ce sens, Jésus parle de « récompense dans les cieux » (Mt 5, 12) et exhorte à « amasser des trésors dans le ciel » (ibid., 6, 20; cf. 19, 21). » (Audience générale du Mercredi 21 juillet 1999, n°2)
« Plus qu'un lieu, l'enfer indique la situation dans laquelle se trouve celui qui s'éloigne librement et définitivement de Dieu, source de vie et de joie.» (Audience générale du Mercredi 28 juillet 1999, n°3)
« Le purgatoire, qui n'est pas un lieu, est donc une condition de vie..» (Audience générale du Mercredi 4 août 1999, mot final en français)
Ce qui s’oppose frontalement à tout l’enseignement de l’Eglise :
Saint Thomas a écrit :
3570.a. « En ce qui concerne le lieu du Purgatoire, on ne trouve rien d'expressément déterminé dans les Ecritures, et l'on ne peut rien en déduire de certain. Il est cependant probable, comme plus conforme aux dires des Saints et aux nombreuses révélations faites, que le lieu du Purgatoire est double : l'un, selon la loi commune, qui est un lieu inférieur (de la terre) et proche de l'Enfer, au point que ce soit le même feu qui torture les damnés en Enfer et qui purifie les justes en Purgatoire, bien que les damnés étant plus coupables se trouvent dans un lieu plus profond ; l'autre lieu du Purgatoire, selon des cas particuliers, se trouve en divers lieux (de la terre) où certains purgent leur peine, soit pour l'instruction des vivants, soit pour le soulagement des défunts, afin que les vivants les sachant dans la souffrance la mitige par les suffrages de l'Eglise. Saint Grégoire (Dialog. 4,40) rapporte l'exemple de Paschase, Evêque de Capoue, expiant sa peine en un lieu de sa ville (cf. a. S. Aug. Cité de Dieu 1,8).» (Saint Thomas, Suppl., Appendix 1,2 et obj. 1; extrait du Livre VII de Consummatum Est en préparation)
Catéchisme de Saint Pie X a écrit :
3570.b. « On entend ici (5e article du Symbole des Apôtres ou Credo) par enfers les Limbes, c.à.d. le lieu où étaient les âmes des justes en attendant la rédemption de Jésus-Christ. Les âmes des justes ne furent pas introduites dans le Paradis avant la mort de Jésus-Christ, parce que le Paradis avait été fermé par le péché d’Adam et qu’il convenait que Jésus-Christ, dont la mort le rouvrait, fut le premier à y entrer.» (Catéchisme de Saint Pie X, 5e article du Credo)
Catéchisme du Saint Concile de Trente a écrit :
3570.c. « Ce mot : les Enfers, désigne donc ici ces lieux, ces demeures cachées où sont retenues prisonnières les âmes qui n’ont pas encore obtenu la béatitude céleste. C’est dans ce sens que l’Ecriture l’emploie en beaucoup d’endroits (Phil. 2,10 ; Act. 2,24)....
Mais ces lieux ne sont pas tous semblables. L’un est une prison affreuse et obscure, où les âmes des damnés sont tourmentées avec les esprits immondes par un feu perpétuel et qui ne s’éteint jamais. Ce lieu porte le nom de géhenne, d’abîme : c’est l’Enfer proprement dit. Il y a un autre Enfer où est le feu du Purgatoire. C’est là que les âmes des justes se purifient dans des souffrances qui durent un temps déterminé, en attendant qu’elles soient dignes d’entrer dans la Patrie éternelle (Apoc. 21,26) car rien de souillé ne peut y pénétrer.
Cette vérité s’appuie sur le témoignage des Ecritures et sur la Tradition Apostolique en même temps qu’elle est confirmée par les décrets des Saints Conciles (Trid. Sess. 25).
Les Pasteurs auront soin de la prêcher souvent et de l’établir sur les raisons les plus solides. Car nous sommes en un temps où les humains ne veulent plus supporter la saine doctrine (Tit. 2,3s).
Un troisième Enfer est celui où étaient reçues les Ames des Saints avant la venue de Notre Seigneur Jésus-Christ, et où elles jouissaient d’un séjour tranquille, exemptes de douleur, et soutenues par l’heureuse espérance de leur rédemption.
Or, ce sont précisément ces âmes saintes qui attendaient leur Libérateur dans le sein d’Abraham, que Jésus-Christ délivra lorsqu’Il descendit aux Enfers.
Et il ne faut pas s’imaginer que Notre Seigneur descendit aux Enfers uniquement par sa Puissance et sa Vertu, et que son âme n’y pénétra pas réellement. Nous devons croire au contraire, et de la manière la plus formelle, qu’elle y descendit véritablement et qu’elle y fut présente substantiellement. C’est le témoignage positif de David : « Vous ne laisserez pas mon âme dans l’Enfer » (Ps. 15,10).» (Catéchisme du Saint Concile de Trente, 5e article du Credo)