Question sur l' « oblation qui ne peut être souillée »

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chartreux
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Question sur l' « oblation qui ne peut être souillée »

#1 Message par chartreux » mer. 01 janv. 2020 10:14

M. Alfred Denoyelle, Docteur en Histoire avec distinction de la Faculté de Philosophie et Lettres du Louvain, écrit que c'est hérésie de soutenir que l'una cum rend la messe mauvaise :
(...)à les en croire, en citant au Canon de la Messe un évêque ou un pape libéral et indigne, hostile ou trop peu favorable à la Tradition catholique, le prêtre célébrant adopterait une attitude "hérético-schismatique" (la mention faite étant équipollée à embrasser par la même occasion les erreurs dénoncées). Quant aux assisants (fidèles ou autres), ils en deviendraient complices par le fait même (...)

Ici également, on est amené à constater de l'arrogance pédante chez des ecclésiastiques, en l'occurrence non seulement en matière historique, mais encore en matière théologique et même proprement dogmatique, puisque selon l'enseignement constant de l'Église catholique, la sainte Messe est le renouvellement (non-sanglant, mais sacramentel) du Sacrifice du Calvaire « et cette oblation pure est assurément celle qui ne peut être souillée par aucune indignité ou malice de ceux qui offrent » ainsi que l'a précisé le concile oecuménique de Trente (concilium Tridentinum, sessio XXII, 17. septembri 1562, Enchir. Denz.-Sch. N°1742 (939), Doctrina de sacrosancto Missae sacrificio, cap. 1 : « Et haec quidem illa munda oblatio est quae nulla indignitate aut malitia offerentium inquinari potest »). --- Au lieu de faire la leçon aux autres avec un air inspiré, ces prêtres renifleurs d'hérésie feraient bien de balayer devant leur porte !
Que penser de ces affirmations ? Ne devrait-on pas dire que dans le cas d'une messe una cum, l'"indignité ou la malice" porte sur le rite lui-même plutôt que le célébrant, si bien que l'argument invoqué ici ne s'applique pas ?

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Abbé Zins
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Re: Question sur l' « oblation qui ne peut être souillée »

#2 Message par Abbé Zins » jeu. 02 janv. 2020 10:03

chartreux a écrit :
mer. 01 janv. 2020 10:14
M. Alfred Denoyelle, Docteur en Histoire avec distinction de la Faculté de Philosophie et Lettres du Louvain, écrit que c'est hérésie de soutenir que l'una cum rend la messe mauvaise :
(...)à les en croire, en citant au Canon de la Messe un évêque ou un pape libéral et indigne, hostile ou trop peu favorable à la Tradition catholique, le prêtre célébrant adopterait une attitude "hérético-schismatique" (la mention faite étant équipollée à embrasser par la même occasion les erreurs dénoncées). Quant aux assisants (fidèles ou autres), ils en deviendraient complices par le fait même (...)

Ici également, on est amené à constater de l'arrogance pédante chez des ecclésiastiques, en l'occurrence non seulement en matière historique, mais encore en matière théologique et même proprement dogmatique, puisque selon l'enseignement constant de l'Église catholique, la sainte Messe est le renouvellement (non-sanglant, mais sacramentel) du Sacrifice du Calvaire « et cette oblation pure est assurément celle qui ne peut être souillée par aucune indignité ou malice de ceux qui offrent » ainsi que l'a précisé le concile oecuménique de Trente (concilium Tridentinum, sessio XXII, 17. septembri 1562, Enchir. Denz.-Sch. N°1742 (939), Doctrina de sacrosancto Missae sacrificio, cap. 1 : « Et haec quidem illa munda oblatio est quae nulla indignitate aut malitia offerentium inquinari potest »). --- Au lieu de faire la leçon aux autres avec un air inspiré, ces prêtres renifleurs d'hérésie feraient bien de balayer devant leur porte !

Que penser de ces affirmations ? Ne devrait-on pas dire que dans le cas d'une messe una cum, l'"indignité ou la malice" porte sur le rite lui-même plutôt que le célébrant, si bien que l'argument invoqué ici ne s'applique pas ?


Là encore, Alfred a plus que mis de l’eau dans son vin ; il l’y a noyé.

Car il réduit là, après les avoir dénoncés comme non Catholiques, les modernistes au cas d’un évêque ou un pape libéral et indigne, hostile ou trop peu favorable à la Tradition catholique.

Ses arguties en reviennent ici à s’opposer à, rejeter, voire mettre en contradiction l'enseignement constant de l'Église Catholique qui a toujours condamné la communicatio in sacris cum acatholicis (canon 1258 ; 2316 ; 2338,2), ou à tenir désormais les modernistes pour des Catholiques.

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