Doumé a écrit : sam. 06 mai 2023 9:13
Abbé Zins a écrit : mer. 07 sept. 2022 15:00
Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 135 (Septembre 2018)
4. L I A I S O N D E S L E C T E U R S
Le douloureux exemple d’un Evêque espagnol
pris au piège des apparences trompeuses de V 2
Objections faites par un abonné, et réponses :
Pour son entourage, si celui-ci est entraîné par là à adhérer à ce ministère illicite.
En la crise présente, cela n'est nullement une hypothèse chimérique : plusieurs tristes exemples de défaillance d'individus, d'entourage ou d'une famille entière, suite à un tel recours, me sont connus.
Concession, tolérance, ou permission, dont a accepté d'user, comme il le pouvait, le chevalier de Charette, qui s'est longuement confessé à un prêtre juroux avant son exécution ;
qu'a refusé la reine Marie-Antoinette avant la sienne, ayant préféré donner à tout son peuple l'exemple de la confession de la Foi sans la moindre ambiguïté, que de faire passer avant son éventuel propre avantage personnel.
De même, le Pape Pie VI, prisonnier des révolutionnaires à Valence en France, a préféré, comme il le devait, être enterré civilement, que l'être par des prêtres juroux (cf. STP n° 59-60).
Ce qui veut donc dire, monsieur l'abbé, que, s'il n'y a plus de prêtres valides et licites, nous devrons en conscience :
- Demander un simple enterrement civil,
- " Nous passer " de l'extrême onction et de la confession, dans la mesure où nous nous sommes bien préparés par une contrition parfaite et une communion spirituelle.
- Et, faute de messes, compter sur les prières de nos frères et soeurs en Christ.
Vous m’avez dit ceci en un message privé :
Doumé a écrit :“Il est possible que vous n'ayez pas répondu à ce fil de Mi ca El car vous ne l'avez pas vu. Pourrez-vous y répondre à l'occasion ? Merci d'avance.”
Il aurait pu se faire en effet, comme cela est déjà arrivé, comme ceci m’ait échappé.
En fait, la citation que vous avez faite juste avant, m’a porté à prendre votre intervention subséquente davantage comme une réflexion personnelle exprimée publiquement que comme une question à proprement dite. D’où mon abstention.
Car la réponse que vous dites attendre se trouve dans la citation même que vous avez faite. Concernant les derniers sacrements, deux attitudes y sont indiquées :
la première, visant un bien propre, expressément tolérée à certaines conditions et permise en ce cas par la Sainte Eglise ;
la seconde, visant le bien commun, celui de l’entourage plus que le sien propre, plus élevée, meilleure et, en soi quoi qu’il puisse en paraître extérieurement autrement, plus sûre.
Le 3e exemple, cette fois en matière de soi non permise, correspond en acte aux rappels et prescriptions publiés par ce même Pape Pie VI, auxquels Si vis pacem vient de vous renvoyer ici :
Sollicitudo omnium ecclesiarum.
Dès lors, me demander plus, en reviendrait à me demander de quasi me substituer à vous pour prendre votre décision. Ce qui ne conviendrait pas.