Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 15 - 18 (Avril - Octobre 1989)
3. Actualité doctrinale
Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?
RÉPONSES AUX OBJECTIONS : (*)
19/ 253. Comme cela nous apparaîtra mieux plus loin (n° 306s), les vertus de crainte et d'espérance ne sont que des tremplins et des paliers orientés vers la plénitude de la loi évangélique qu'est la pratique de la vertu de charité, conformément à ces paroles révélées :
« la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse » (Ps. 110,10 ; Prov. 1,7 ; 9,10 ; Eccli. 1,16,25). Or
« la dilection de Dieu est la sagesse digne d'être honorée » (Eccli. 1,14), c'est pourquoi :
« la crainte de Dieu est le commencement de sa dilection » (Eccli. 25,16 ; cf. 540s).
Paroles que l'on peut illustrer comme suit, à travers les sept dons du Saint-Esprit.
Le pécheur découvre Dieu, sa Toute-Puissance, et pressent la richesse de son Amour, ce qui provoque en lui la salutaire crainte du Seigneur.
Celle-ci entraîne d'une part la crainte d'offenser Dieu et d'en être châtié, et par là, le détournement du péché, la haine du mal et de ses suppôts, la fuite des mauvaises compagnies et des occasions dangereuses ; d'autre part, le respect de Dieu le porte à la vertu, lui fait aimer le bien et ses agents, rechercher les bons exemples et les bonnes compagnies.
Toutes choses qui le portent à la piété, à la vénération et l'amour de Dieu et de ses Saints, aux désirs des biens spirituels et célestes, et à la bonté envers le prochain.
Cette affection le pousse à désirer mieux connaître l'Auteur de tous les biens et à s'appliquer à l'étude de la science des vérités divines, à l'approfondissement des enseignements révélés, à l'amour de la Vérité et la haine de l'erreur et du mensonge ; il apprend par là à tout envisager et faire en référence à Dieu et aux fins dernières.
Ces connaissances lui donnent de fortes et fermes convictions qui le poussent à la lutte contre la chair, le monde et le démon, l'aident à la persévérance dans les épreuves, à concilier tous ses actes avec la foi par l'ardeur à s'appliquer à l'observance de tous les préceptes divins.
Il devient homme de bon conseil et sachant aller chercher la lumière là où elle se trouve, et découvre dans les circonstances de la vie ce qui convient le mieux à la Gloire de Dieu et au salut des âmes.
Dieu lui accorde alors une plus grande intelligence de la foi et des divins mystères en lui en faisant voir la coordination et la beauté.
Ce qui le conduit à la contemplation de Dieu et de ses oeuvres, à la sage considération de toutes choses en référence à leur cause première et finale qu'est Dieu, à tout aimer, comprendre et juger selon Dieu, à l'amour de Dieu plus que tout, en lui-même et pour Lui-même, et à travers tous et tout.
(*) Pour relire l'objection avant la réponse, il suffit de cliquer sur le lien mis au n° 1/ ou suivant qui y renvoie ; puis, pour revenir lire la réponse, il faut cliquer sur la flèche en haut tout à gauche afin de revenir en arrière.