Re: Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?
Publié : ven. 13 sept. 2019 19:59
Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 15 - 18 (Avril - Octobre 1989)
3. Actualité doctrinale
Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?
RÉPONSES AUX OBJECTIONS : (*)
12/ 229. « Il faut dire que cette argumentation serait juste si Dieu et le prochain étaient les objets de la charité à égalité (ex aequo). Or cela n'est point vrai, car Dieu est l'objet principal de la charité, tandis que le prochain est aimé par (ex) charité pour Dieu.» (Saint Thomas, 2.2. 23,5 ad 1)
« Il faut dire que comme l'Apôtre le déclare : « La fin du précepte est la charité » (I Tim. 1,5) : toute la loi, en effet, tend à constituer une amitié soit des hommes entre eux, soit de l'homme envers Dieu.
Par conséquent, toute la loi est accomplie par cet unique commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Rom. 13,9),comme étant une certaine fin (sicut in quodam fine) de tous les commandements.
Cela, parce que dans la dilection du prochain est aussi inclue la dilection de Dieu, quand le prochain est aimé pour Dieu.
L'Apôtre indique donc cet unique précepte pour signifier les deux qui concernent la dilection de Dieu et du prochain, dont le Seigneur a dit en Mt.22,40 :
« En ces deux commandements tiennent toute la loi et les prophètes ».» (Saint Thomas, 1. 2. 99,1 ad 2)
« Il dit : "tiennent", ce qui veut dire qu'en eux s'en trouve la fin.» (Saint Augustin, de Quest. Ev. 1,33)
(*) Pour relire l'objection avant la réponse, il suffit de cliquer sur le lien mis au n° 1/ ou suivant qui y renvoie ; puis, pour revenir lire la réponse, il faut cliquer sur la flèche en haut tout à gauche afin de revenir en arrière.