Saint Joseph intime
Re: Saint Joseph intime
[quote="Charles Sauvé, "Saint Joseph intime""]SEIZIÈME ÉLÉVATION
Les divines Grandeurs de saint Joseph (les grandeurs de son rôle envers Jésus).
Ainsi, parce que saint Joseph, vrai Époux de Marie, Mère virginale de Jésus, reçoit d'elle un Dieu comme son fils, parce qu'il est ainsi le Chef de la Sainte Famille, il est chargé, en union avec elle, par Dieu le Père, de le protéger et de le défendre. Aux mêmes titres, il est chargé de le nourrir, - de le diriger, - de le consoler par une amitié paternelle.
Tout cela est divinement doux à contempler; mais tout cela est aussi d'une ineffable grandeur : au nom de Dieu, nourrir un Dieu, commander à un Dieu, être l'Ami unique d'un Dieu, et j'ajoute : en union avec la Mère de Dieu !
Ces fonctions apparaissent, en effet, plus sublimes encore parce que saint Joseph les exerce en union intime avec Marie. On peut dire qu'il les partage avec elle. C'est parce qu'il est son Époux, recevant d'elle miraculeusement Jésus, qu'il va le nourrir comme son fils, le diriger comme son fils, et qu'avec lui il aura comme avec un fils toutes les communications d'une divine amitié.[/quote]
à suivre
Les divines Grandeurs de saint Joseph (les grandeurs de son rôle envers Jésus).
Ainsi, parce que saint Joseph, vrai Époux de Marie, Mère virginale de Jésus, reçoit d'elle un Dieu comme son fils, parce qu'il est ainsi le Chef de la Sainte Famille, il est chargé, en union avec elle, par Dieu le Père, de le protéger et de le défendre. Aux mêmes titres, il est chargé de le nourrir, - de le diriger, - de le consoler par une amitié paternelle.
Tout cela est divinement doux à contempler; mais tout cela est aussi d'une ineffable grandeur : au nom de Dieu, nourrir un Dieu, commander à un Dieu, être l'Ami unique d'un Dieu, et j'ajoute : en union avec la Mère de Dieu !
Ces fonctions apparaissent, en effet, plus sublimes encore parce que saint Joseph les exerce en union intime avec Marie. On peut dire qu'il les partage avec elle. C'est parce qu'il est son Époux, recevant d'elle miraculeusement Jésus, qu'il va le nourrir comme son fils, le diriger comme son fils, et qu'avec lui il aura comme avec un fils toutes les communications d'une divine amitié.[/quote]
à suivre
Re: Saint Joseph intime
[quote="Charles Sauvé, "Saint Joseph intime""]III - GRANDEURS DE SAINT JOSEPH : DE NOURRIR UN DIEU COMME SON FILS. (Cf. J. Miechov. : Disc. 118 Sum. Joseph., nn. 2560 et s.)
Le divin Enfant que saint Joseph protégeait et défendait comme son fils; il devait au même titre le nourrir : d'abord en nourrissant Marie, et puis, quand il eut un peu grandi, en lui gagnant son pain.
Il me semble que je n'ai jamais bien songé quel honneur il y avait là pour saint Joseph ? Personne n'est digne de nourrir un Dieu, et surtout de le nourrir comme un père nourrit son enfant. Dieu le Père, seul digne de nourrir un tel fils, confie ce rôle à Marie et à Joseph.
Saint Joseph nourrira Celui qui nourrit le monde entier, et qui, en même temps, comme le chante l'Église, apaise la faim du petit oiseau.
Ce mystère pourra nous suggérer bien des pensées édifiantes : et, par exemple, saint Joseph nourrit, et il le sait bien, le Rédempteur du monde. Ainsi est-il le Coadjuteur de Jésus.
Mais je ne retiens ici que l'idée de grandeur incomparable pour lui dans ce rôle de nourrir Celui qui le nourrit et qui nourrit l'univers.
Pour entrevoir la grandeur de ce mystère, il faut toujours en regarder, en même temps que la nature, les origines et le but.
Dieu le Père envoie son Fils bien-aimé pour qu'il vive parmi nous. Et c'est par saint Joseph, en même temps que par Marie, qu'il pourra vivre. Ainsi saint Joseph le nourrit au nom du Père. Est-ce qu'il ne le nourrit pas aussi au nom de la Création ?...
Si profondément clairvoyant, saint Joseph sait bien la portée de ce rôle de père nourricier, il a pleine conscience d'alimenter l'Agneau de Dieu qui va sauver le monde dans son sang; ainsi travaille-t-il à préparer la Victime et le Prêtre divin pour le suprême sacrifice entrevu dans l'avenir. Son âme si grande s'étend à tout ce que Dieu veut, même sans le connaître. Et il se trouve qu'en nourrissant le divin Enfant, il nourrit Celui qui, après avoir sauvé le monde, le nourrira : de cette chair et de ce sang, chaque jour jadis alimentés par son Père nourricier.
O grand Saint, en remplissant ce ministère de votre paternité, que vous êtes aimant ! Et en même temps que vous me paraissez grand, digne des bénédictions les plus particulières du Père, et de la reconnaissance du monde ![/quote]
à suivre
Le divin Enfant que saint Joseph protégeait et défendait comme son fils; il devait au même titre le nourrir : d'abord en nourrissant Marie, et puis, quand il eut un peu grandi, en lui gagnant son pain.
Il me semble que je n'ai jamais bien songé quel honneur il y avait là pour saint Joseph ? Personne n'est digne de nourrir un Dieu, et surtout de le nourrir comme un père nourrit son enfant. Dieu le Père, seul digne de nourrir un tel fils, confie ce rôle à Marie et à Joseph.
Saint Joseph nourrira Celui qui nourrit le monde entier, et qui, en même temps, comme le chante l'Église, apaise la faim du petit oiseau.
Ce mystère pourra nous suggérer bien des pensées édifiantes : et, par exemple, saint Joseph nourrit, et il le sait bien, le Rédempteur du monde. Ainsi est-il le Coadjuteur de Jésus.
Mais je ne retiens ici que l'idée de grandeur incomparable pour lui dans ce rôle de nourrir Celui qui le nourrit et qui nourrit l'univers.
Pour entrevoir la grandeur de ce mystère, il faut toujours en regarder, en même temps que la nature, les origines et le but.
Dieu le Père envoie son Fils bien-aimé pour qu'il vive parmi nous. Et c'est par saint Joseph, en même temps que par Marie, qu'il pourra vivre. Ainsi saint Joseph le nourrit au nom du Père. Est-ce qu'il ne le nourrit pas aussi au nom de la Création ?...
Si profondément clairvoyant, saint Joseph sait bien la portée de ce rôle de père nourricier, il a pleine conscience d'alimenter l'Agneau de Dieu qui va sauver le monde dans son sang; ainsi travaille-t-il à préparer la Victime et le Prêtre divin pour le suprême sacrifice entrevu dans l'avenir. Son âme si grande s'étend à tout ce que Dieu veut, même sans le connaître. Et il se trouve qu'en nourrissant le divin Enfant, il nourrit Celui qui, après avoir sauvé le monde, le nourrira : de cette chair et de ce sang, chaque jour jadis alimentés par son Père nourricier.
O grand Saint, en remplissant ce ministère de votre paternité, que vous êtes aimant ! Et en même temps que vous me paraissez grand, digne des bénédictions les plus particulières du Père, et de la reconnaissance du monde ![/quote]
à suivre
Re: Saint Joseph intime
[quote="Charles Sauvé, "Saint Joseph intime""]IV - GRANDEURS DE SAINT JOSEPH : D'EXERCER UNE AUTORITÉ PATERNELLE SUR UN DIEU. (Cf. Mariani, Postulatum, th.3, pp.51 et 52. Miechov., Sum. Joseph., nn. 2543. Joan. a Carthag., nn. 743 et s.)
Dieu le Père seul a autorité sur son Fils incarné. Et cette autorité, il l'a déléguée à saint Joseph en même temps qu'à Marie. Comment ? A Marie par sa divine maternité, à Joseph par les droits paternels que lui donnait son mariage avec la Mère de Dieu. Ainsi l'autorité qu'il a communiquée à saint Joseph n'est point une autorité quelconque, c'est l'autorité paternelle.
Toute autorité assurément vient de Dieu; mais il en est une dont la source en Dieu est bien plus spéciale, c'est l'autorité paternelle sur le Fils de Dieu dont ont joui Marie et Joseph.
Par une humilité inconcevable, le Fils de Dieu, « bien qu'il soit à raison de sa divinité exempt de toute sujétion (1) », veut être soumis à un homme comme à son père !
Que le soleil obéisse à une créature, la gloire sera grande pour cette créature. Que les anges et tous les hommes soient soumis à un homme :quel honneur pour cet homme ! Mais le Fils de Dieu lui-même veut être soumis à saint Joseph !
Et cette soumission est telle qu'on peut l'attendre d'un tel fils : c'est un culte, le culte le plus religieux, le plus tendre et le plus respectueux, qui honore en saint Joseph l'ombre vénérée et bien-aimée de Dieu le Père. Jésus, donnez-nous part à votre culte filial envers saint Joseph ![/quote]
à suivre
Dieu le Père seul a autorité sur son Fils incarné. Et cette autorité, il l'a déléguée à saint Joseph en même temps qu'à Marie. Comment ? A Marie par sa divine maternité, à Joseph par les droits paternels que lui donnait son mariage avec la Mère de Dieu. Ainsi l'autorité qu'il a communiquée à saint Joseph n'est point une autorité quelconque, c'est l'autorité paternelle.
Toute autorité assurément vient de Dieu; mais il en est une dont la source en Dieu est bien plus spéciale, c'est l'autorité paternelle sur le Fils de Dieu dont ont joui Marie et Joseph.
Par une humilité inconcevable, le Fils de Dieu, « bien qu'il soit à raison de sa divinité exempt de toute sujétion (1) », veut être soumis à un homme comme à son père !
Que le soleil obéisse à une créature, la gloire sera grande pour cette créature. Que les anges et tous les hommes soient soumis à un homme :quel honneur pour cet homme ! Mais le Fils de Dieu lui-même veut être soumis à saint Joseph !
Et cette soumission est telle qu'on peut l'attendre d'un tel fils : c'est un culte, le culte le plus religieux, le plus tendre et le plus respectueux, qui honore en saint Joseph l'ombre vénérée et bien-aimée de Dieu le Père. Jésus, donnez-nous part à votre culte filial envers saint Joseph ![/quote]
à suivre
Re: Saint Joseph intime
[quote="Charles Sauvé, "Saint Joseph intime""]V - GRANDEURS DE SAINT JOSEPH : D'ÊTRE LIÉ AVEC UN DIEU D'UNE AMITIÉ PATERNELLE ET FILIALE. (Cf. Mariani, Postulatum, th.6, pp.62 et s.)
Un ange seul pourrait balbutier ce que cette amitié a de délicieux, de sanctifiant. Arrêtons-nous seulement à ce qu'elle a de glorieux.
L'amitié avec Dieu est une chose honorable pour nous au-dessus de toutes nos ambitions les plus légitimes, de tous nos soupçons. Mais entre saint Joseph et Jésus, comme entre Marie et Jésus, elle prend un caractère à part, elle forme un ordre unique dans l'ordre surnaturel. C'est une amitié paternelle du côté de saint Joseph et filiale du côté de Jésus.
Pour former cette amitié, nous avons entendu Bossuet nous dire que Dieu le Père communique à saint Joseph quelque chose de son amour paternel. Il est le Père par excellence, il est le Père unique, tant sa paternité est parfaite, il est la Paternité même : d'être Père, c'est sa personnalité. Et seul il peut aimer son Fils d'un amour digne de lui. Et pour que Joseph à son tour l'aime en père, il faut qu'il participe d'une manière à part à cet amour sublime. (Cf. Lépicier, Op. cit., p. 119, et Bossuet, cité ibid., p. 119, note)
Et Jésus est le Fils de Dieu. Il est, en Dieu, la Filiation substantielle, il est la Filiation en personne : d'être Fils c'est sa personnalité même. Et cet amour de Fils qu'il a pour son Père, il le répand sur Marie sa mère et sur saint Joseph qui lui représente ici-bas son Père. Et répondant à l'amour paternel de Joseph, l'amour de sa sainte Âme digne de son amour incréé, - je tiens bien à ce qu'on le remarque, - prend vraiment un caractère de culte (Cf. Sum. Theol., II, q. 101, a. I, 4) filial.
Sublime amitié, communication prodigieuse : d'un côté, un homme qui aime un Dieu comme son fils, qui adore ce fils et en même temps le chérit d'un amour paternel « tel que, partagé entre tous les pères du monde, il les rendrait plus heureux qu'ils ne sauraient le croire »,... « d'un amour qui surpasse en grandeur et en sainteté tout ce qu'il y a jamais eu d'amour paternel »; « d'un amour si prodigieux, si étendu, si varié, que toutes les paternités de la terre pourraient emprunter à la sienne sans l'épuiser (P. Faber, Beth., t.II, p. 119) ».
De l'autre côté, un Dieu qui aime cet homme comme son père, qui l'honore du culte le plus religieux, le plus filialement vrai.
Tout cela est ineffable de grandeur pour saint Joseph, autant que d'amour.
Ainsi saint Joseph vit-il dans une sphère supérieure à toutes les sphères des anges et des saints.
Il est dans la sphère de la Sainte Famille. Il a vécu et il vit à jamais là : de par son mariage avec la Très Sainte Vierge, Mère de Dieu, ― de par la sublime paternité, non charnelle, mais véritable à l'égard de Jésus, que ce mariage entraîne, ― de par les communications d'honneur, de dignité, d'autorité, d'amour, que lui fait Dieu le Père ; ― il est là de par Jésus qui veut, en fait, lui devoir par Marie, son Épouse virginale, l'existence humaine, et lui devoir aussi comme à un père la continuation de cette existence humaine : qu'assurent sa vigilance, son courage, qu'entretiennent ses soins et ses travaux.
Tels sont les titres sublimes qui l'ont établi à jamais dans une région dont les anges et les saints n'approchent que par l'extérieur. Les saints et les anges même les plus grands ne font que servir la Sainte Famille, et, par là même, saint Joseph, puisqu'il en est membre, puisqu'il y est le chef. Et ils entendent Jésus lui dire : « Mon père », ils entendent Marie, ― nous devons méditer à part cette grandeur encore, ― l'appeler son époux.[/quote]
à suivre
Un ange seul pourrait balbutier ce que cette amitié a de délicieux, de sanctifiant. Arrêtons-nous seulement à ce qu'elle a de glorieux.
L'amitié avec Dieu est une chose honorable pour nous au-dessus de toutes nos ambitions les plus légitimes, de tous nos soupçons. Mais entre saint Joseph et Jésus, comme entre Marie et Jésus, elle prend un caractère à part, elle forme un ordre unique dans l'ordre surnaturel. C'est une amitié paternelle du côté de saint Joseph et filiale du côté de Jésus.
Pour former cette amitié, nous avons entendu Bossuet nous dire que Dieu le Père communique à saint Joseph quelque chose de son amour paternel. Il est le Père par excellence, il est le Père unique, tant sa paternité est parfaite, il est la Paternité même : d'être Père, c'est sa personnalité. Et seul il peut aimer son Fils d'un amour digne de lui. Et pour que Joseph à son tour l'aime en père, il faut qu'il participe d'une manière à part à cet amour sublime. (Cf. Lépicier, Op. cit., p. 119, et Bossuet, cité ibid., p. 119, note)
Et Jésus est le Fils de Dieu. Il est, en Dieu, la Filiation substantielle, il est la Filiation en personne : d'être Fils c'est sa personnalité même. Et cet amour de Fils qu'il a pour son Père, il le répand sur Marie sa mère et sur saint Joseph qui lui représente ici-bas son Père. Et répondant à l'amour paternel de Joseph, l'amour de sa sainte Âme digne de son amour incréé, - je tiens bien à ce qu'on le remarque, - prend vraiment un caractère de culte (Cf. Sum. Theol., II, q. 101, a. I, 4) filial.
Sublime amitié, communication prodigieuse : d'un côté, un homme qui aime un Dieu comme son fils, qui adore ce fils et en même temps le chérit d'un amour paternel « tel que, partagé entre tous les pères du monde, il les rendrait plus heureux qu'ils ne sauraient le croire »,... « d'un amour qui surpasse en grandeur et en sainteté tout ce qu'il y a jamais eu d'amour paternel »; « d'un amour si prodigieux, si étendu, si varié, que toutes les paternités de la terre pourraient emprunter à la sienne sans l'épuiser (P. Faber, Beth., t.II, p. 119) ».
De l'autre côté, un Dieu qui aime cet homme comme son père, qui l'honore du culte le plus religieux, le plus filialement vrai.
Tout cela est ineffable de grandeur pour saint Joseph, autant que d'amour.
Ainsi saint Joseph vit-il dans une sphère supérieure à toutes les sphères des anges et des saints.
Il est dans la sphère de la Sainte Famille. Il a vécu et il vit à jamais là : de par son mariage avec la Très Sainte Vierge, Mère de Dieu, ― de par la sublime paternité, non charnelle, mais véritable à l'égard de Jésus, que ce mariage entraîne, ― de par les communications d'honneur, de dignité, d'autorité, d'amour, que lui fait Dieu le Père ; ― il est là de par Jésus qui veut, en fait, lui devoir par Marie, son Épouse virginale, l'existence humaine, et lui devoir aussi comme à un père la continuation de cette existence humaine : qu'assurent sa vigilance, son courage, qu'entretiennent ses soins et ses travaux.
Tels sont les titres sublimes qui l'ont établi à jamais dans une région dont les anges et les saints n'approchent que par l'extérieur. Les saints et les anges même les plus grands ne font que servir la Sainte Famille, et, par là même, saint Joseph, puisqu'il en est membre, puisqu'il y est le chef. Et ils entendent Jésus lui dire : « Mon père », ils entendent Marie, ― nous devons méditer à part cette grandeur encore, ― l'appeler son époux.[/quote]
à suivre
Re: Saint Joseph intime
[quote="Charles Sauvé, "Saint Joseph intime""]DIX-SEPTIÈME ÉLÉVATION
Les divines Grandeurs de saint Joseph (les grandeurs de son rôle envers Marie).
« Comme Joseph, dit Léon XIII, a été uni à la bienheureuse Vierge par le lien conjugal, il n'est pas douteux qu'il n'ait approché comme personne de la dignité suréminente par laquelle la Mère de Dieu surpasse de si haut toutes les natures créées (Enc. Quanquam pluries). »
Nous venons de le voir dans les relations si intimes, si profondes, avec le Verbe Incarné ! C'est qu'il est dans des relations uniques avec sa divine Mère.
Sans doute, ce qui fait surtout la grandeur à part de saint Joseph, ce sont d'abord ses relations à part avec la personne du Fils de Dieu. Mais les relations à part avec la personne du Fils de Dieu lui viennent de relations uniques avec la personne de Marie : il n'a pas seulement des relations directes avec ce qui touche Marie, mais avec sa personne couronnée de tant de grandeurs et si sainte. Et de ce chef encore, nous allons voir que ses grandeurs sont sans pareilles : pas un saint, pas un ange n'a jamais eu des relations avec Marie qui approchent de celles de saint Joseph.
Et nous verrons enfin que ces grandeurs ne sont pas de celles qui, après avoir duré trente ans, s'éclipsent et s'évanouissent; que, dans l'ordre surnaturel, plus les relations entre deux êtres s'élèvent au-dessus de la matière, plus elles sont sûres de se retrouver dans l'éternité.[/quote]
à suivre
Les divines Grandeurs de saint Joseph (les grandeurs de son rôle envers Marie).
« Comme Joseph, dit Léon XIII, a été uni à la bienheureuse Vierge par le lien conjugal, il n'est pas douteux qu'il n'ait approché comme personne de la dignité suréminente par laquelle la Mère de Dieu surpasse de si haut toutes les natures créées (Enc. Quanquam pluries). »
Nous venons de le voir dans les relations si intimes, si profondes, avec le Verbe Incarné ! C'est qu'il est dans des relations uniques avec sa divine Mère.
Sans doute, ce qui fait surtout la grandeur à part de saint Joseph, ce sont d'abord ses relations à part avec la personne du Fils de Dieu. Mais les relations à part avec la personne du Fils de Dieu lui viennent de relations uniques avec la personne de Marie : il n'a pas seulement des relations directes avec ce qui touche Marie, mais avec sa personne couronnée de tant de grandeurs et si sainte. Et de ce chef encore, nous allons voir que ses grandeurs sont sans pareilles : pas un saint, pas un ange n'a jamais eu des relations avec Marie qui approchent de celles de saint Joseph.
Et nous verrons enfin que ces grandeurs ne sont pas de celles qui, après avoir duré trente ans, s'éclipsent et s'évanouissent; que, dans l'ordre surnaturel, plus les relations entre deux êtres s'élèvent au-dessus de la matière, plus elles sont sûres de se retrouver dans l'éternité.[/quote]
à suivre
Re: Saint Joseph intime
[quote="Charles Sauvé, "Saint Joseph intime""]I - GRANDEURS DE SAINT JOSEPH : D'ÊTRE LE VÉRITABLE ÉPOUX DE MARIE.
C'est l'enseignement certain de la Tradition que saint Joseph est véritablement l'Époux de Marie. Il ne passait pas seulement pour tel aux yeux des hommes, il l'était réellement.
Et qui dit un véritable Époux choisi et préparé par Dieu lui-même pour la Très Sainte Vierge, dit aussi entre lui et Marie une véritable égalité de proportion : les théologiens entendent par là, comme nous l'avons médité, que Joseph a été parfaitement assorti, par la Providence la plus spéciale, avec Marie : il est semblable au-delà de nos conceptions à une aussi merveilleuse créature; et toutes les communications possibles dans ce mariage virginal, il faut les admirer de Marie à Joseph. Je ne veux, dans cette Élévation, appuyer que sur les communications de la dignité, de la grandeur.
Cette communication de grandeur, Marie vous la fit d'abord, ô bienheureux Saint, en vous donnant ce titre et cette réalité d'époux. Vous ne l'avez pas seulement épousée comme femme, comme vierge, mais, dans les vues de Dieu, comme la Mère du Verbe Incarné, du Créateur, du Rédempteur, comme la Reine des anges, la Reine des prophètes, la Reine des vierges, la Reine de tous les saints.
Et jamais, avec un pareil titre, une épouse n'a pu rêver de donner à son époux un bien comme celui qu'elle vous a donné en se donnant à vous : elle vous a donné Jésus ! Est-ce que j'ai réfléchi à cette sublime association de dignité, de grandeur, de gloire, de biens sublimes, entre vous et Marie ? Si j'y réfléchissais, je ne vous séparerais jamais de Marie dans ma profonde vénération, dans ma joie de tant de grandeur. Mais avec cette communication du titre et de la réalité d'époux, quelles autres communications glorieuses je vois rayonner d'elle à vous ![/quote]
à suivre
C'est l'enseignement certain de la Tradition que saint Joseph est véritablement l'Époux de Marie. Il ne passait pas seulement pour tel aux yeux des hommes, il l'était réellement.
Et qui dit un véritable Époux choisi et préparé par Dieu lui-même pour la Très Sainte Vierge, dit aussi entre lui et Marie une véritable égalité de proportion : les théologiens entendent par là, comme nous l'avons médité, que Joseph a été parfaitement assorti, par la Providence la plus spéciale, avec Marie : il est semblable au-delà de nos conceptions à une aussi merveilleuse créature; et toutes les communications possibles dans ce mariage virginal, il faut les admirer de Marie à Joseph. Je ne veux, dans cette Élévation, appuyer que sur les communications de la dignité, de la grandeur.
Cette communication de grandeur, Marie vous la fit d'abord, ô bienheureux Saint, en vous donnant ce titre et cette réalité d'époux. Vous ne l'avez pas seulement épousée comme femme, comme vierge, mais, dans les vues de Dieu, comme la Mère du Verbe Incarné, du Créateur, du Rédempteur, comme la Reine des anges, la Reine des prophètes, la Reine des vierges, la Reine de tous les saints.
Et jamais, avec un pareil titre, une épouse n'a pu rêver de donner à son époux un bien comme celui qu'elle vous a donné en se donnant à vous : elle vous a donné Jésus ! Est-ce que j'ai réfléchi à cette sublime association de dignité, de grandeur, de gloire, de biens sublimes, entre vous et Marie ? Si j'y réfléchissais, je ne vous séparerais jamais de Marie dans ma profonde vénération, dans ma joie de tant de grandeur. Mais avec cette communication du titre et de la réalité d'époux, quelles autres communications glorieuses je vois rayonner d'elle à vous ![/quote]
à suivre
Re: Saint Joseph intime
[quote="Charles Sauvé, "Saint Joseph intime""]II - GRANDEURS DE SAINT JOSEPH : D'ÊTRE LE CHEF DE MARIE.
Dans le mariage en général, l'homme est le chef de la femme : Vir caput mulieris (Eph. V, 23).
Dans le mariage idéal, dont tous les autres mariages ne peuvent être que des ombres, cette doctrine a été réalisée, vécue, dans la perfection.
Sans doute, Marie, Reine du monde par le seul fait qu'elle était Mère de Dieu, Mère d'un Dieu Rédempteur, ne devait pas naturellement être soumise à une créature (Cf. S. Thomas : Sum. Theol., III, q. 30, a. 2, ad. 2). Et pourtant jamais épouse ne sera plus parfaitement obéissante.
Ne pourrait-on pas, au regard de saint Joseph, résumer la vie de Marie dans le mot de l'Évangile un peu modifié : « Elle lui était soumise ? » « Allons à Bethléem nous faire inscrire sous l'ordre d'Auguste, lui dit Joseph; ― Partons pour l'exil; ― Revenons en Judée et demeurons à Nazareth.... » saint Joseph n'a qu'un désir à exprimer, sur ces grandes démarches et sur les plus petits détails de la vie, et, sans retard, sans réserve, sans regret, elle obéit.
Comme nous l'avons remarqué, le Docteur Angélique, en parlant de la piété, ne craint pas de prononcer le mot de « culte filial », de culte familial. Évidemment, il eût dit tout aussi bien « culte conjugal ». Oui, lorsque les époux sont très chrétiens, leur amour et leur respect peuvent s'appeler un culte. Mais que ce mot convient mieux encore de Marie à Joseph ! Quelle tendresse et en même temps quel religieux respect dans le cœur de Marie envers celui qu'elle aimait sans doute d'appeler son Seigneur ! Après le culte filial de Jésus, combien le culte conjugal de Marie l'honore !
[/quote]
à suivre
Dans le mariage en général, l'homme est le chef de la femme : Vir caput mulieris (Eph. V, 23).
Dans le mariage idéal, dont tous les autres mariages ne peuvent être que des ombres, cette doctrine a été réalisée, vécue, dans la perfection.
Sans doute, Marie, Reine du monde par le seul fait qu'elle était Mère de Dieu, Mère d'un Dieu Rédempteur, ne devait pas naturellement être soumise à une créature (Cf. S. Thomas : Sum. Theol., III, q. 30, a. 2, ad. 2). Et pourtant jamais épouse ne sera plus parfaitement obéissante.
Ne pourrait-on pas, au regard de saint Joseph, résumer la vie de Marie dans le mot de l'Évangile un peu modifié : « Elle lui était soumise ? » « Allons à Bethléem nous faire inscrire sous l'ordre d'Auguste, lui dit Joseph; ― Partons pour l'exil; ― Revenons en Judée et demeurons à Nazareth.... » saint Joseph n'a qu'un désir à exprimer, sur ces grandes démarches et sur les plus petits détails de la vie, et, sans retard, sans réserve, sans regret, elle obéit.
Comme nous l'avons remarqué, le Docteur Angélique, en parlant de la piété, ne craint pas de prononcer le mot de « culte filial », de culte familial. Évidemment, il eût dit tout aussi bien « culte conjugal ». Oui, lorsque les époux sont très chrétiens, leur amour et leur respect peuvent s'appeler un culte. Mais que ce mot convient mieux encore de Marie à Joseph ! Quelle tendresse et en même temps quel religieux respect dans le cœur de Marie envers celui qu'elle aimait sans doute d'appeler son Seigneur ! Après le culte filial de Jésus, combien le culte conjugal de Marie l'honore !
[/quote]
à suivre
Re: Saint Joseph intime
à suivreIII - GRANDEURS DE SAINT JOSEPH : D'ÊTRE L'AMI UNIQUE DE MARIE.
Toujours en vertu de leur très saint mariage, saint Joseph était l'Ami à part, l'Ami unique de Marie. Il n'y avait point, il ne pouvait y avoir de créature qu'elle aimât aussi intimement, aussi profondément que Joseph (Cf. Joan a Carthag. : Sum. Jos., nn. 664 et s.).
Si le mariage unit l'homme et la femme jusque-là qu'ils ne font plus qu'un devant Dieu, il suivit dans la perfection cette loi entre Marie et Joseph. En même temps que leur virginité inviolable formait comme une virginité unique, leur céleste amitié faisait de leur esprit un seul esprit, de leurs pensées les mêmes pensées, de leurs âmes une même âme, de leurs cœurs un seul cœur.
Sous ces idées, j'entrevois des merveilles de tendresse, de dévouement, de sainte joie. Mais je ne veux pour le moment songer qu'à la dignité prodigieuse dont cette amitié vous honore, ô saint Époux de Marie.
Quoi, être uni, et pour jamais, à la Vierge des vierges d'une amitié sans pareille, que nul ange, ni aucun saint ne peut partager, d'une amitié qui, sur la terre, loin de se démentir un instant, devint toujours plus intime, et maintenant dans le ciel l'est plus parfaitement encore, que cela est grand, et par quels honneurs, quelles louanges, quelle vénération devons-nous reconnaître cette dignité surangélique !
Re: Saint Joseph intime
[quote="Charles Sauvé, "Saint Joseph intime""]IV - GRANDEURS DE SAINT JOSEPH : D'ÊTRE LE COOPÉRATEUR VIRGINAL DE MARIE POUR LE MYSTÈRE DE L'INCARNATION (Cf. Mariani : Postulatum, th. 22, pp. 176...)
A quel but vont cette amitié, ce mariage ? Le but reste voilé quelque temps aux yeux de Marie et de Joseph. Mais, sans le connaître encore, ils veulent à fond ce que Dieu veut. Dans les vues de l'éternel Amour, ils sont mariés seulement pour que, à l'ombre de leur mariage virginal, sous l'action du Saint-Esprit, soit conçu et naisse de Marie le Fils de Dieu incarné. Telle est la gloire que Dieu veut pour saint Joseph : grâce à la pureté virginale de son Époux, Marie doit être la virginale Mère de Dieu.
Je sais, ô grand Saint, comme vous entrez dans ces vues sublimes de. la Providence. Votre amour pour Dieu, pour Marie, pour son Fils, pour le monde, est à la hauteur d'un tel rôle. Et que ce rôle est grand au regard de Dieu que le mystère de l'Incarnation va honorer souverainement, de Marie que ce mystère relève au-dessus de tous les chœurs des anges, du monde qu'il va sauver !
[/quote]
à suivre
A quel but vont cette amitié, ce mariage ? Le but reste voilé quelque temps aux yeux de Marie et de Joseph. Mais, sans le connaître encore, ils veulent à fond ce que Dieu veut. Dans les vues de l'éternel Amour, ils sont mariés seulement pour que, à l'ombre de leur mariage virginal, sous l'action du Saint-Esprit, soit conçu et naisse de Marie le Fils de Dieu incarné. Telle est la gloire que Dieu veut pour saint Joseph : grâce à la pureté virginale de son Époux, Marie doit être la virginale Mère de Dieu.
Je sais, ô grand Saint, comme vous entrez dans ces vues sublimes de. la Providence. Votre amour pour Dieu, pour Marie, pour son Fils, pour le monde, est à la hauteur d'un tel rôle. Et que ce rôle est grand au regard de Dieu que le mystère de l'Incarnation va honorer souverainement, de Marie que ce mystère relève au-dessus de tous les chœurs des anges, du monde qu'il va sauver !
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à suivre
Re: Saint Joseph intime
[quote="Charles Sauvé, "Saint Joseph intime""]V - GRANDEURS DE SAINT JOSEPH : D'ÊTRE LE COOPÉRATEUR DE MARIE POUR LE MYSTÈRE DE LA RÉDEMPTION. (Miechov : loc. cit., n. 3503)
Ce n'était pas seulement, en effet, un Dieu incarné qui dans le mariage de Marie et de Joseph devait naître de la virginité inviolable de Marie; mais un Dieu venant, par la douleur,le sacrifice, sauver le monde du péché et lui rendre le ciel. Ainsi l'union angélique de Marie et de Joseph vise notre Rédemption. Grâce à saint Joseph, va naître virginalement de Marie Celui qui nous donnera la vie éternelle.
A cette œuvre immense du salut du monde par un Dieu Rédempteur, vous avez, après Marie, ô grand Saint, coopéré comme aucun ange, comme aucun saint. Le monde n'a point vu cette coopération; maintenant il la voit, il l'admire, et il vous rend de plus grands honneurs qu'aux anges et aux saints : il leur doit bien moins qu'à vous : puisque sans vous, ― Dieu le voulait ainsi, ― nous n'aurions pas un Dieu Sauveur.
En Jésus, on l'a compris, l'union personnelle de l'Humanité avec le Verbe réclame pour elle le culte de latrie qui n'est dû qu'à Dieu seul.
L'union maternelle de Marie avec la personne du Verbe Incarné place Marie à part, et au-dessus de toutes les créatures, et réclame un culte d'hyperdulie.
Et l'union unique de Joseph avec la personne de Marie, et par Marie, avec la personne du Verbe, élève Joseph aux côtés de son Épouse, par-dessus tous les saints et tous les anges, et réclame un culte de dulie suprême, supérieur au culte que nous leur rendons.
Il n'est point, même parmi les anges, de relations à la fois aussi pures, aussi intimes et aussi sublimes que les relations de Joseph avec Marie. Il n'est point de relations dont l'Esprit-Saint soit plus profondément le lien et l'âme. Ainsi saint Joseph est-il près de Marie dans le ciel, et doit-il être près d'elle dans nos cœurs, dans notre vie, dans notre culte (1), à jamais.
A jamais ! Quand le fait qui fonde ce culte ne serait que du passé, saint Joseph le mériterait toujours. Mais ce fait demeure éternellement. L'union de Joseph avec Marie est, en effet, au premier chef surnaturelle; elle est l’œuvre de la Providence la plus spéciale de Dieu, de la Providence sur l'ordre hypostatique, sur la Sainte Famille, sur la Trinité créée.
Et, à la différence des autres unions qui visent des conditions terrestres et passagères, l'union de Marie et de Joseph vise directement l'éternité, elle vise le Fils de Dieu pour jamais incarné, pour jamais Rédempteur et Roi de tous les mondes et de tous les siècles.
Ainsi le ciel ne fait que consacrer et glorifier les titres de saint Joseph; et ces titres réclament éternellement de nous le culte de la vénération la plus profonde, en même temps de l'amour le plus tendre.
(1) - Pour ce culte, essentiellement différent du culte d'hyperdulie, des auteurs, avec neuf cents évêques, dont quarante Pères du Vatican, ont proposé le nom de culte de protodulie. Cf. Mariani : Op. cit., pp. 179 et ,s. Cf. infr. Élév. XXXI.[/quote]
à suivre
Ce n'était pas seulement, en effet, un Dieu incarné qui dans le mariage de Marie et de Joseph devait naître de la virginité inviolable de Marie; mais un Dieu venant, par la douleur,le sacrifice, sauver le monde du péché et lui rendre le ciel. Ainsi l'union angélique de Marie et de Joseph vise notre Rédemption. Grâce à saint Joseph, va naître virginalement de Marie Celui qui nous donnera la vie éternelle.
A cette œuvre immense du salut du monde par un Dieu Rédempteur, vous avez, après Marie, ô grand Saint, coopéré comme aucun ange, comme aucun saint. Le monde n'a point vu cette coopération; maintenant il la voit, il l'admire, et il vous rend de plus grands honneurs qu'aux anges et aux saints : il leur doit bien moins qu'à vous : puisque sans vous, ― Dieu le voulait ainsi, ― nous n'aurions pas un Dieu Sauveur.
En Jésus, on l'a compris, l'union personnelle de l'Humanité avec le Verbe réclame pour elle le culte de latrie qui n'est dû qu'à Dieu seul.
L'union maternelle de Marie avec la personne du Verbe Incarné place Marie à part, et au-dessus de toutes les créatures, et réclame un culte d'hyperdulie.
Et l'union unique de Joseph avec la personne de Marie, et par Marie, avec la personne du Verbe, élève Joseph aux côtés de son Épouse, par-dessus tous les saints et tous les anges, et réclame un culte de dulie suprême, supérieur au culte que nous leur rendons.
Il n'est point, même parmi les anges, de relations à la fois aussi pures, aussi intimes et aussi sublimes que les relations de Joseph avec Marie. Il n'est point de relations dont l'Esprit-Saint soit plus profondément le lien et l'âme. Ainsi saint Joseph est-il près de Marie dans le ciel, et doit-il être près d'elle dans nos cœurs, dans notre vie, dans notre culte (1), à jamais.
A jamais ! Quand le fait qui fonde ce culte ne serait que du passé, saint Joseph le mériterait toujours. Mais ce fait demeure éternellement. L'union de Joseph avec Marie est, en effet, au premier chef surnaturelle; elle est l’œuvre de la Providence la plus spéciale de Dieu, de la Providence sur l'ordre hypostatique, sur la Sainte Famille, sur la Trinité créée.
Et, à la différence des autres unions qui visent des conditions terrestres et passagères, l'union de Marie et de Joseph vise directement l'éternité, elle vise le Fils de Dieu pour jamais incarné, pour jamais Rédempteur et Roi de tous les mondes et de tous les siècles.
Ainsi le ciel ne fait que consacrer et glorifier les titres de saint Joseph; et ces titres réclament éternellement de nous le culte de la vénération la plus profonde, en même temps de l'amour le plus tendre.
(1) - Pour ce culte, essentiellement différent du culte d'hyperdulie, des auteurs, avec neuf cents évêques, dont quarante Pères du Vatican, ont proposé le nom de culte de protodulie. Cf. Mariani : Op. cit., pp. 179 et ,s. Cf. infr. Élév. XXXI.[/quote]
à suivre
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