Re: La souveraineté du peuple est une hérésie
Publié : dim. 09 nov. 2025 17:18
3° L'Égalité.
A côté du mot liberté, il y en a un autre que la Révolution a placé dans le premier article de son credo, en tête de la Déclaration des Droits : Egalité.
« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. »
Après avoir proclamé la souveraine indépendance de l’homme, la Révolution, pendant le siècle qui s’achève, a épelé sur les pages sanglantes de notre histoire, le mot Liberté; elle se prépare à nous apprendre, pendant le siècle qui vient, ce que signifie l’Égalité.
De même qu’il y a une liberté vraie, il y a aussi une égalité véritable entre les hommes, soit au point de vue de la nature, soit au point de vue de la grâce.
Tous les hommes sont égaux par nature, cela veut dire seulement que tous les hommes sont hommes. Ils ont tous une âme immortelle et un corps mortel, ils ont tous la faculté de raisonner et de vouloir, il y a entre eux cette égalité qui nécessairement existe entre les individus d’une même espèce.
Il y a, de plus, entre les hommes, une égalité surnaturelle. Tous sont rachetés par Jésus-Christ; pour chacun de nous, Il a versé son sang. Ici, encore, l’égalité est entière. Tout homme vaut le sang du Fils unique de Dieu.
Si la Révolution n’avait pas dit autre chose, elle fût restée dans la vérité, elle n’eût pas été la Révolution.
Mais l’égalité est, à ses yeux, une conséquence nécessaire de l’autonomie et de la souveraine indépendance de l’homme.
Elle a donc proclamé, en 1789, l’égalité absolue des droits.
Ces droits, égaux pour tous, c’est la liberté, c’est la souveraineté de l’homme sur lui-même, en vertu desquelles il ne reconnaît d’autre loi que sa volonté, d’autre devoir que celui de ne se soumettre à personne et de ne faire rien à autrui, bien ou mal, que par persuasion.
Voilà le droit nouveau. Il est le même chez tous, égal pour tous, souverain en tous, parce que ce n’est pas seulement un droit humain, mais divin.
C’est peine perdue de réfuter la théorie révolutionnaire par des arguments tirés de l’inégalité nécessaire des hommes et des conditions; la Révolution n’a pas
nié cela, mais elle a affirmé que l’homme est sans maître et elle a fait l’égalité de tous en proclamant leur souveraineté.
Il y a un homme auquel l’Église reconnaît ce droit souverain, un seul, c’est l’Homme-Dieu, Notre-Seigneur Jésus-Christ, parce que sa raison et sa volonté humaines, personnellement unies à la nature divine, sont vraiment la raison et la volonté d’un Dieu.
Il y a un homme, un seul, auquel la Révolution ne reconnaît pas ces droits souverains, c’est le Dieu-Homme, parce que son humanité vivante n’étant plus visible à nos yeux, il a perdu le droit d’être compté pour une parcelle du peuple. Comme Dieu, il n’est rien.
O terrible guerre de l’homme révolté !
Imperet illi Deus!
(à suivre...)
A côté du mot liberté, il y en a un autre que la Révolution a placé dans le premier article de son credo, en tête de la Déclaration des Droits : Egalité.
« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. »
Après avoir proclamé la souveraine indépendance de l’homme, la Révolution, pendant le siècle qui s’achève, a épelé sur les pages sanglantes de notre histoire, le mot Liberté; elle se prépare à nous apprendre, pendant le siècle qui vient, ce que signifie l’Égalité.
De même qu’il y a une liberté vraie, il y a aussi une égalité véritable entre les hommes, soit au point de vue de la nature, soit au point de vue de la grâce.
Tous les hommes sont égaux par nature, cela veut dire seulement que tous les hommes sont hommes. Ils ont tous une âme immortelle et un corps mortel, ils ont tous la faculté de raisonner et de vouloir, il y a entre eux cette égalité qui nécessairement existe entre les individus d’une même espèce.
Il y a, de plus, entre les hommes, une égalité surnaturelle. Tous sont rachetés par Jésus-Christ; pour chacun de nous, Il a versé son sang. Ici, encore, l’égalité est entière. Tout homme vaut le sang du Fils unique de Dieu.
Si la Révolution n’avait pas dit autre chose, elle fût restée dans la vérité, elle n’eût pas été la Révolution.
Mais l’égalité est, à ses yeux, une conséquence nécessaire de l’autonomie et de la souveraine indépendance de l’homme.
Elle a donc proclamé, en 1789, l’égalité absolue des droits.
Ces droits, égaux pour tous, c’est la liberté, c’est la souveraineté de l’homme sur lui-même, en vertu desquelles il ne reconnaît d’autre loi que sa volonté, d’autre devoir que celui de ne se soumettre à personne et de ne faire rien à autrui, bien ou mal, que par persuasion.
Voilà le droit nouveau. Il est le même chez tous, égal pour tous, souverain en tous, parce que ce n’est pas seulement un droit humain, mais divin.
C’est peine perdue de réfuter la théorie révolutionnaire par des arguments tirés de l’inégalité nécessaire des hommes et des conditions; la Révolution n’a pas
nié cela, mais elle a affirmé que l’homme est sans maître et elle a fait l’égalité de tous en proclamant leur souveraineté.
Il y a un homme auquel l’Église reconnaît ce droit souverain, un seul, c’est l’Homme-Dieu, Notre-Seigneur Jésus-Christ, parce que sa raison et sa volonté humaines, personnellement unies à la nature divine, sont vraiment la raison et la volonté d’un Dieu.
Il y a un homme, un seul, auquel la Révolution ne reconnaît pas ces droits souverains, c’est le Dieu-Homme, parce que son humanité vivante n’étant plus visible à nos yeux, il a perdu le droit d’être compté pour une parcelle du peuple. Comme Dieu, il n’est rien.
O terrible guerre de l’homme révolté !
Imperet illi Deus!
(à suivre...)