L’ “autonomie” de la “politique” :
A la doctrine catholique de la souveraineté temporelle de l’Etat répond la thèse “conciliaire” de son
“autonomie” reprise par l’usurpateur.
Mais “autonomie” par rapport à qui et à quoi ?
Par rapport “seulement” à l’Eglise ? Ou bien par rapport à tout ce qui n’est pas lui ?
Par rapport à : 1. Dieu, 2. la Révélation 3. la Religion, 4. l’Eglise, 5. les Commandements de Dieu, 6. l’ordre et le droit naturel, 7. la Morale !?
Ou par rapport aux “dieux” ou “idoles”, “religions” ou “sagesses”, “Eglises” ou “sectes”, à tout ce qui n’est pas voulu ou ratifié par “la majorité” manipulée par le bourrage de crane du matraquage médiatique !?
Ecoutez-en d’abord l’énoncé ratzingérien, avec l’établissement d’une nouvelle équivalence : “distinction” = “autonomie” :
“La distinction entre ce qui est à César et ce qui est à Dieu.., à savoir la distinction entre Etat ou Eglise ou, comme le dit le Concile V 2, l’autonomie des réalités terrestres (GS n̊ 36), appartient à la structure fondamentale du christianisme.” (n̊ 28) !
Ecoutez ensuite la définition bézésienne de “l’essence” de cette “autonomie”, définition qui ne vient qu’après tout un développement visant à la faire passer à demi-inaperçue et ainsi facilement avaler :
“On a vu que la formation de structures justes... appartient à la sphère du politique, c.à.d. au domaine de la raison responsable d’elle-même.” (n̊ 29)
!
Cette “autonomie” du “politique” ainsi définie subrepticement est donc bien “l’indépendance” proclamée de façon impie des cinq réalités les plus élevées signalées plus haut !
Voici donc dévoilée une autre énormité “conciliaire”,
celle de la pseudo “autonomie” ou “indépendance” du “politique” par rapport à :
1. Dieu, 2. la Révélation 3. la Religion, 4. l’Eglise, 5. les Commandements de Dieu !
Celle du “domaine où la raison serait seule responsable d’elle-même” !
Avec explicitation de certaines conséquences directes de cette révolution doctrinale et constitutionnelle :
“C’est là que se place la doctrine sociale catholique : elle ne veut pas conférer à l’Eglise un pouvoir sur l’Etat.” (n̊ 28)
: pas même en matières mixtes, ni morales (ex.: empêchements de mariage) ni religieuses !?
“L’Etat ne peut imposer la religion, mais il doit en garantir la liberté, ainsi que la paix entre les fidèles des différentes religions.” (n̊ 28).
Que de sophismes en cette seule phrase !
D’abord l’individu est le seul point de vue pris ici en compte.
Ensuite et dès lors l’Etat ne semble point exister en tant que communauté sociale et politique !
On ne rappelle point son devoir de connaître et reconnaître le seul vrai Dieu, de professer l’unique vraie Religion, de contribuer à établir et maintenir ici-bas le Règne social du Christ-Roi, du Roi des rois ! On l’en juge incapable ! ?
Qui plus est : qu’est-ce que Dieu !? Pour le moderniste, simplement
l’idéal que l’Homme se fait de lui-même !
Dès lors qu’est-ce que l’unique vraie Religion, sinon l’unique “religiosité” commune à tous, prenant simplement différents modes d’expression adaptés à la mentalité de chaque groupe !
Aussi, en cette optique totalement dévoyée, l’Etat n’a-t-il pour rôle que de
“garantir la liberté” de chaque groupe, de chaque individu,
“ainsi que la paix entre les fidèles des différentes religions”.