Trois hérésies du p. Guérard des Lauriers

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Abbé Zins
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Trois hérésies du p. Guérard des Lauriers

#1 Message par Abbé Zins » mer. 08 nov. 2017 18:14



Trois hérésies du p. Guérard des Lauriers


1. Quelqu'un peut être réellement pape sans avoir la juridiction souveraine sur l'Eglise universelle :


Telle est l'hérésie fondamentale sur laquelle repose toute sa thèse :

Quelqu'un peut-être "réellement pape", selon "une réalité de droit" qui fait qu' "il jouit du charisme, s'il exerce celui-ci dans les conditions requises", ce qui était le cas de Paul VI est maintenant celui de J.P.II qui est "encore pape", ce qui implique "le devoir de prier pour lui, pas seulement comme pour tout autre, mais en tant qu'il est notre Pontife" (cf. Cahiers de Cassiciacum n° I p. 7, 11, 36 et note 21, 79 ; II p. 85 ; III-IV p. 51, 63s. : voir Sub Tuum Praesidium n°5 -n°spécial de réfutation de la thèse guérardienne- p. 8 et 31) ; tout en n'étant "pas l'Autorité", "plus l'Autorité", ayant "cessé d'être Pape", parce que "privé de ce qui constitue formellement le Pape", "n'ayant plus ce qu'il devrait avoir pour régir l'Eglise militante" : "la forme du Pontificat, l'Autorité du Pape... diversifiée en 3 pouvoirs (sanctification, Magistère, juridiction", "aucun fidèle n'ayant donc plus à être soumis" puisque "les actes posés par lui sont, de soi, invalides" (cf. Cah. Cass. I p. 8, 16, 17, 21, 37, 39 ; II p. 85).


Hérésie qui s'oppose expressément à la doctrine clairement définie par l'Eglise :


« Le pontife romain légitimement élu, aussitôt après l'acceptation de l'élection, obtient, de droit divin, le pouvoir de juridiction suprême.» (Canon 219).

« Le consentement donné... l'élu est immédiatement vrai pape et acquiert par le fait même une pleine et absolue juridiction sur l'univers entier.» (Pie XII, Const. "Vacante Apost. Sedis")

« C'est pourquoi, quiconque succède à Pierre en cette Chaire, obtient, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur l'Eglise universelle.» (Conc. Vat. I Const. Pastor Aeternus, ch.3 ; Dz. 1824)

« Dès lors, Nous déclarons, disons, définissons et prononçons qu'il est absolument nécessaire au salut pour toute créature humaine d'être soumise au Pontife Romain.» (Boniface VIII, Bulle Unam, Sanctam)


Hérésie ainsi anathématisée :


« Si quelqu'un dit qu'un Pontife Romain n'a pas le plein et suprême pouvoir de juridiction sur l'Eglise universelle... qu'il soit anathème.» (Conc. Vat. I Const. Pastor Aeternus, Can. du ch. 3 ; Dz. 1827)


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Abbé Zins
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Re: Trois hérésies du p. Guérard des Lauriers

#2 Message par Abbé Zins » jeu. 09 nov. 2017 18:52



2. La mission évangélisatrice a été conférée aux Apôtres à égalité avec saint Pierre :


"Tout ce qui concerne la Missio a été conférée également aux Douze (ou Dix) autres Apôtres, en même temps qu'à Pierre, et en stricte parité avec Pierre." (Etude sur les sacres, paru dans le 3e. Supplément de la revue "Sous la Bannière" p. 2) Parité veut dire : égalité parfaite.


Hérésie s'opposant explicitement à la doctrine définie par l'Eglise :


"C'est au seul Simon Pierre que Jésus, après sa Résurrection, conféra la juridiction de souverain pasteur et de chef sur tout son troupeau... (Jn. 21,15).

Cette doctrine si claire des Saintes Ecritures se voit opposer ouvertement l'opinion fausse de ceux qui, pervertissant la forme de gouvernement instituée par le Christ notre Seigneur, nient que Pierre seul se soit vu doté par le Christ d'une primauté de juridiction véritable et proprement dite, de préférence aux autres Apôtres, pris soit isolément soit tous ensemble."



(Conc. Vat.I, Const. de Eccl. Christi Primatus "Pastor Aeternus" ch. I ; Dz. 1822).


Hérésie ainsi anathématisée :


"Si quelqu'un donc dit que le bienheureux Pierre n'a pas été établi par le Christ notre Seigneur chef de tous les Apôtres et tête de toute l'Eglise militante... qu'il soit anathème."


(Conc. Vat.I, Const. de Eccl. Christi Primatus "Pastor Aeternus" ch. I, Can. ; Dz. 1823 ; cf. Sub Tuum Praesidium n° 5 p. 41).


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Abbé Zins
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Re: Trois hérésies du p. Guérard des Lauriers

#3 Message par Abbé Zins » ven. 10 nov. 2017 16:00


3. C'est l'Esprit-Saint, ET NON l'Evêque de Rome qui établit les Evêques :


"L'Evêque est établi sur le troupeau par le Saint—Esprit ET NON par l'Evêque de Rome" (Etude sur les sacres, paru dans le 3e. Supplément de la revue "Sous la Bannière", p. 2 et p.3 ; les majuscules de ET NON se trouvant dans le texte du P.Guérard ; cf. Sub Tuum n° 5 p. 4+2).


C'est dans ce : ET NON, que se situe cette hérésie :


Car s'il est vrai que l'Esprit-Saint intervient dans l'établissement d'un Evêque (Act. 20,28), c'est au même titre qu'il intervient dans les Conciles Oecuméniques à travers et par la Hiérarchie de l'Eglise militante (Act. 15,28). C'est ce que rappelait explicitement Pie XII :

"Le pouvoir de juridiction, qui est conféré directement au Souverain Pontife par le droit divin, les évêques le reçoivent du même droit mais seulement à travers le Successeur de saint Pierre, vis-à-vis duquel non seulement les fidèles mais les évêques sont tenus à l'obéissance respectueuse et au lien de l'unité." (Encyclique "Ad Sinarum Gentem" du 7/10/1954 ; cf. aussi can. 109).


Cette affirmation du P.Guérard s'oppose aussi explici-tement à la définition de cette vérité par le canon 953 :

"La consécration épiscopale est réservée au Pontife Romain, de telle sorte qu'il ne soit permis à nul Evêque de consacrer quiconque Evêque, avant que le mandat du Pontife ait été reconnu établi." (cf. Sub Tuum n° 4 p. 21-24, où sont citées toutes les peines encourues pour qui passerait outre).

Dans l'Encyclique "Ad Apostolorum principis" du 29/6/ 1958, Pie XII précisait à ce sujet : "discipline qui vaut pour toute l'Eglise ; discipline qui a été sanctionnée en vertu du pouvoir suprême et universel de gouvernement qui fut conféré par Notre Seigneur aux successeurs de l'Apôtre Pierre. On connaît en effet la définition solennelle du Concile du Vatican (Session IV, ch.3)" etc.


Hérésie ainsi anathématisée : (par le canon de ce même ch.3)


"Si quelqu'un dit que le pouvoir qui appartient au Pontife Romain n'est pas ordinaire et immédiat soit sur toutes les églises soit sur tous les pasteurs et sur tous les fidèles et sur chacun d'eux : qu'il soit anathème."( Dz. 1827).


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Re: Trois hérésies du p. Guérard des Lauriers

#4 Message par Abbé Zins » sam. 11 nov. 2017 16:58



Conséquences de ces hérésies :


Par ces affirmations publiques, jamais rétractées, explicitement opposées aux textes d'autorité des plus clairs que nous lui avons rappelés en son temps, le P. Guérard des Lauriers a été ipso facto frappé d'anathème, "autrement dit séparé, rejeté du troupeau, exclu" de l'Eglise (Saint Vincent de Lérins, "Commonitorium" ch. 8), a sombré dans l'hérésie en s'opposant de façon consciente à la doctrine définie de l'Eglise, ceci pour justifier le sacre illégitime et schismatique qu'il avait reçu auparavant (cf. "Sub Tuum Praesidium" n°4 p.24-25 ; n°7 p.27-28, 32).


Les évêques illégitimement consacrés par lui, et ceux qui les soutiennent et suivent, ne sont donc pas catholiques, mais forment une secte hérético-schismatique dont le P. Guérard des Lauriers aura été le malheureux fondateur ou hérésiarque.


En la fête de saint Pie V, 5 mai 1988. Abbé V.M. Zins


Depuis ce bref résumé est paru : Le mini Catalogue (2005) résume les erreurs des “guérardiens” en 44 points, comporte 262 pages en format ordinaire (A 5).


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Re: Trois hérésies du p. Guérard des Lauriers

#5 Message par Ultima Ratio » sam. 05 janv. 2019 9:42

Abbé Zins a écrit :
ven. 10 nov. 2017 16:00

3. C'est l'Esprit-Saint, ET NON l'Evêque de Rome qui établit les Evêques :


"L'Evêque est établi sur le troupeau par le Saint—Esprit ET NON par l'Evêque de Rome" (Etude sur les sacres, paru dans le 3e. Supplément de la revue "Sous la Bannière", p. 2 et p.3 ; les majuscules de ET NON se trouvant dans le texte du P.Guérard ; cf. Sub Tuum n° 5 p. 4+2).


C'est dans ce : ET NON, que se situe cette hérésie :


Car s'il est vrai que l'Esprit-Saint intervient dans l'établissement d'un Evêque (Act. 20,28), c'est au même titre qu'il intervient dans les Conciles Oecuméniques à travers et par la Hiérarchie de l'Eglise militante (Act. 15,28). C'est ce que rappelait explicitement Pie XII :

"Le pouvoir de juridiction, qui est conféré directement au Souverain Pontife par le droit divin, les évêques le reçoivent du même droit mais seulement à travers le Successeur de saint Pierre, vis-à-vis duquel non seulement les fidèles mais les évêques sont tenus à l'obéissance respectueuse et au lien de l'unité." (Encyclique "Ad Sinarum Gentem" du 7/10/1954 ; cf. aussi can. 109).


Cette affirmation du P.Guérard s'oppose aussi explici-tement à la définition de cette vérité par le canon 953 :

"La consécration épiscopale est réservée au Pontife Romain, de telle sorte qu'il ne soit permis à nul Evêque de consacrer quiconque Evêque, avant que le mandat du Pontife ait été reconnu établi." (cf. Sub Tuum n° 4 p. 21-24, où sont citées toutes les peines encourues pour qui passerait outre).

Dans l'Encyclique "Ad Apostolorum principis" du 29/6/ 1958, Pie XII précisait à ce sujet : "discipline qui vaut pour toute l'Eglise ; discipline qui a été sanctionnée en vertu du pouvoir suprême et universel de gouvernement qui fut conféré par Notre Seigneur aux successeurs de l'Apôtre Pierre. On connaît en effet la définition solennelle du Concile du Vatican (Session IV, ch.3)" etc.


Hérésie ainsi anathématisée : (par le canon de ce même ch.3)


"Si quelqu'un dit que le pouvoir qui appartient au Pontife Romain n'est pas ordinaire et immédiat soit sur toutes les églises soit sur tous les pasteurs et sur tous les fidèles et sur chacun d'eux : qu'il soit anathème."( Dz. 1827).
Le Père Guérard des Lauriers avait son propre brigandage de la constitution divine de l'Eglise a justifier d'évidence pour galvauder l'interprétation catholique des paroles de St Paul a ce point !..

Bis repetita :

Les Évêques sont les successeurs des Apôtres,non pas en ce sens qu’ils aient hérité de tous les privilèges accordés par Jésus-Christ aux Apôtres, ils n’ont pas,comme eux,le don des langues et des miracles,ni le don de l’infaillibilité,ni le pouvoir de prêcher et de fonder des Église dans le monde entier,mais,en ce sens qu’ils sont revêtu du même caractère et qu’ils exercent la même autorité dans leurs diocèses respectifs,ils sont les chefs et les pasteurs des fidèles soumis à leur juridiction,et ils le sont de droit divin,c’est-à-dire que c’est Dieu lui-même qui a voulu qu’il y eût des évêques pour aider et seconder le pape dans le gouvernement de l’église universelle. Tel est le sens de ces paroles de Saint-Paul : le Saint-Esprit a établi les Évêques pour gouverner l’Église de Dieu.

En conséquence, l'institution des Évêques en général rentre dans le constitution de l'Eglise et la puissance des Évêques tient essentiellement à la constitution de l'Église, or la constitution de l'Église tient essentiellement à la juridiction du Saint Siège, sans laquelle il n'y aurait plus d'unité. Donc la puissance des Évêques , tient essentiellement à la juridiction des Papes. Donc , en attaquant la juridiction du Pape, on tend à détruire la puissance des Évêques. L'épiscopat tire sa force de l'unité ; car au moyen de cette unité, l'Évêque agit par le ministère des prêtres qui lui sont subordonnés,et se trouve soutenu lui-même avec ses ministres par la force de tout le corps épiscopal,dans la personne du chef de L'Église auquel il est uni. Que les ministres inférieurs sortent de la subordination où ils doivent être, ils perdent dès lors l'autorité qui résulte du concours de l'Évêque avec ses coopérateurs de même, que l'Évêque se soustraie à la juridiction du Pape d'une façon ou d'une autre, il n'est plus alors qu'un "pasteur" isolé , et ayant perdu la force qu'il avait,de son unité avec le corps épiscopal,son autorité cesse,et cette ombre de puissance qui lui reste encore, sera bientôt anéantie.

106. Par un droit inhérent à sa primauté, le Pape seul a le pouvoir de nommer et d’instituer les Évêques. En effet, le choix et l’institution canonique des premiers pasteurs dans les diocèses intéressent essentiellement le bon gouvernement de la société chrétienne, et rentrent conséquemment dans le domaine de la juridiction universelle dévolue par Jésus-Christ au chef suprême de l’Église.

[...]

Le pouvoir que possède le Pape d’instituer les Évêques comprend aussi le droit d’établir de nouveaux sièges épiscopaux, d’en supprimer d’autres, de restreindre ou d’étendre la circonscription des diocèses.

COURS COMPLET D'INSTRUCTION CHRÉTIENNE – Par L-P MAROTTE, Vicaire-Général du Diocèse de VERDUN – Approbation : Louis, évêque de Verdun, André, évêque de Strasbourg – ( 3ème édition, 1864 ) – J-B LAURENT, IMPRIMEUR-LIBRAIRIE. Chap IV. Section III. Du Chef de l’Église.p.75


Alors, si Pierre seul a été mis en possession de la plénitude du pouvoir, in plenitudinem potestatis, et si tous les autres membres de la hiérarchie ne sont appelés qu'en partage de sa sollicitude, in par tem sollicitudinis; si telle est la parole de Dieu, telle étant la foi de tous les siècles chrétiens, nous avons eu raison de poser comme suprême fondement de la Constitution catholique que l'aristocratie ecclésiastique toute entière ne peut ni absorber, ni diviser, ni partager la Primauté de gouvernement ou de juridiction du Siège de Rome. Et plus explicitement : Donc, sans le Pape, les évêques dispersés ne sont pas l'Eglise; et assemblés, ils ne sont ni l'Eglise ni le Concile. Et pour employer la formule impropre, mais communément reçue : Donc le Pape est supérieur au Concile. C'est une conséquence logique déjà démontrée en droit. C'est-à-dire , les clefs ont été données à Pierre seul, pour qu'il les communiquât aux autres, et que par lui toute l'Eglise en jouît. Ces paroles sont parfaitement vraies, entendues de l'usage des clefs, lesquelles, sans une mission et juridiction déterminée, ne trouveraient ni où, ni comment s'appliquer pardi !..

Car,le Souverain Pontife en donnant des pasteurs aux églises. Il ne fait donc que remplir une des fonctions attachées à sa dignité , ex muneris sui officio comme le rappel le Concile de Trente ( sse. 24 cap. I Réfor ). S'il n'en était pas ainsi , si le droit de confier à chaque évêque un troupeau particulier , ne lui appartenait pas essentiellement , comment Jésus-Christ pourrait-il lui demander compte de la mauvaise administration des pasteurs négligents ? On fait de droit divin tout ce qu'on fait en vertu d'un titre que l'on possède de droit divin pardi !..

D'ou la conclusion du Concile de Trente dans le sacrement d'Ordre ( sse. 23 can. VIII ) : Si quelqu’un dit que les évêques qui sont choisis par l’autorité du Pontife romain ne sont pas de vraie et légitimes évêques, mais que c’est une invention humaine, qu’il soit anathème.

C’est qu’en effet la juridiction papale affirme et exerce sa primauté dans le choix des Évêques et dans la détermination de leur compétence et de leur juridiction, qu’elle peut augmenter, diminuer et même enlever. Les Évêques n’ont pas reçu ce qui fut absolument personnel aux Apôtres comme, par exemple, la puissance d’exercer, dans sa plénitude et par toute la terre, le pouvoir des clés, le pouvoir doctrinal et la juridiction sacrée.

L’ÉGLISE, CONSTITUTION, DROIT PUBLIC – Par l’Abbé J.- Louis DEMEURAN, Docteur en Droit Canonique – Approbation : Chanoine R. Bassibey 1913, Imprimatur. Cardinal GASPARRI, Dal Vaticano, 24 Février 1915 - Cardinal ANDRIEU Arch. de Bordeaux - Cardinal L. Billot S.J 1915 - Mgr RICARD, Arch. d’Auch 1915 - Mgr ARNAL DU CUREL, Évêque de MONACO 1915 - Mgr Métreau, Évêque de TULLE 1915 – Gabriel BEAUCHESNE ÉDITION – 2ème partie –Le pouvoir de l’Église – Titre troisième – Hiérarchie de l’Église – Chap.II – DIVISION DE LA HIÉRARCHIE – pp.88,89

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Re: Trois hérésies du p. Guérard des Lauriers

#6 Message par Ultima Ratio » jeu. 17 janv. 2019 10:29

MILITES VIRGINIS MARIÆ a écrit :

Le samedi 12 janvier 2019, le Père Merardo Loya, de la Fondation Saint Vincent Ferrier (FSVF), a été "sacré évêque" par "S.E. Mgr Juan Jose Squetino", à Guadalajara, Etat de Jalisco, au Mexique.

https://militesvirginismariae.wordpress ... loya-fsvf/

ils sont forcément conclavistes s'ils balancent la notion de juridiction. D'ailleurs je ne comprend toujours pas pourquoi leurs faux "évêques" n'ont pas encore simulé un conclave !?
ils assimilent le moindre individu ayant obtenu frauduleusement le sacre épiscopal ( dans l'hypothèse de sa validité d'ailleurs ?.. :roll: ), pour l'équivalent d'un évêque résidentiel. Les évêques résidentiels font partie de la hiérarchie de juridiction ... de par leur JURIDICTION et sont les successeurs des Apôtres légitimes voulu par NSJC.

il y a longtemps que j'ai remarqué des similitudes entre gallicanisme et La doctrine de Fébronius a ces gens là !..

Can. 1509

Ne sont pas susceptibles de prescription:

1° Les choses qui sont de droit divin, soit naturel, soit positif.


Et l'institution canonique d'un pasteur légitime ne fait que reprendre le droit divin positif.

Car, c’est un dogme de foi défini par le saint Concile de Trente ( sess. XXXIII, Can .VI),que l’ordre des évêques est institué de droit divin.
Corrélativement, L’épiscopat, est d’institution divine. (Conc. de Trente, Sess.23, c. 2). D’ailleurs, il n’est pas besoin sans doute de dire que, dans L’antiquité , le mot sacerdos signifiait l’évêque, et le mot sacerdotium l’épiscopat.
[ Épiscopat = bénéfice consistorial ]

Ainsi, Le Pape et l’Église, c’est tout un (St François de Sale). On peut les broyer ensemble, on ne peut pas les séparer.

Conséquemment la question que le simple fidèle doit se poser actuellement , est donc celle-ci : Le Pape est-il seul et de droit divin en possession d’instituer des évêques ? Question de la plus haute gravité, on le comprend, qui depuis les premières manifestations du schisme Grec,jusqu’à notre constitution civile du clergé, a passionné, en sens divers, les amis et les ennemis de l’Église. Jansénistes,gallicans et fébroniens, se sont et forcés à qui mieux mieux de prouver que le droit d’instituer les évêques n’appartient pas exclusivement au Pape.

Mais, pour reprendre les écrits d'un bon canoniste de S.S.Pie IX : LES PRINCIPES DU DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE, par R.P Camille TARQUINI,Cardinal-prêtre :

"2° Il faut remarquer encore : que le droit d’élire les magistrats,à moins que la constitution de la société n’en dispose autrement,est,de sa nature,un droit réservé au pouvoir souverain.car nul ne peut obliger le peuple à obéir à quelqu’un,si ce n’est celui auquel le peuple lui-même est soumis.Il suit de là: que l’élection des Évêques,à moins qu’il ne soit démontré que Jésus-Christ en a ordonné différemment,appartient au souverain Pontife,ce qui n’empêche pourtant pas que le droit d’élire les Évêques n’ait pu être déféré à d’autre,soit par une loi émanée du Pape,soit en vertu de son approbation ou de son consentement. Car ce qui se fait en vertu d’une loi ou du consentement de quelqu’un émane évidement de l’autorité de celui-ci."

- Saints Eusèbe de Verceil - Eusèbe de Samosate :

Sans examiner donc ici quelle est la mesure du pouvoir que les évêques résidentiels légitimes ont exercé dans les premiers siècles et dans certains pays ; il suffira de leur dire : La discipline qui règle ce pouvoir , ayant varié , ce n'est plus la discipline ancienne, mais la discipline actuelle qui en détermine la mesure. Cette discipline appartenant au gouvernement général de l'église universelle , il ne peut être en la puissance d'aucun évêque ni d'aucune église nationale de la changer, et il ne sauraient s'écarter de ce principe, sans introduire la confusion de l'anarchie dans L’église. Car entreprennent de s'affranchir de li discipline actuelle, pour faire revivre les lois et les usages de l'ancienne discipline. Où faudra-t-il donc prendre ces lois ? à quelle époque faudra-il remonter ? car la discipline n'a pas toujours été uniforme dans les premiers siècles, ni toujours constante dans les mêmes pays. Faudra-t-il , pour faire revivre l'élection des évêques, qui dans un temps était déférée légitimement au peuple, dans d'autres à tout le clergé, abroger le droit de nomination des princes ou des chapitres aux évêchés ? La juridiction, dit-on , que les Papes ont exercée dans tout le monde chrétien, doit son origine aux siècle !?.. Mais encore, il faut bien saisir et bien comprendre que l’institution des évêques rentre dans les CAUSES MAJEURS et Comme le système des causæ majores est en dépendance étroite du dogme de la primauté Pontificale,il a été vivement combattu par les gallicans.
Dernière modification par Ultima Ratio le lun. 11 mars 2019 16:01, modifié 1 fois.


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