Laetitia a écrit :
Abbé Zins a écrit :d'eux oeuvrant pour nous
Qui représente eux ? D'après ce que je comprends, c'est
la Sainte Vierge et
Notre Seigneur.
Oui, c'est bien cela, c'est une introduction pour l'application d'une double explication pour les 4) et 5).
Laetitia a écrit :Monsieur l'abbé, j'avoue que je n'ai pas très bien compris cette dernière symbolique de la clé.
S'agit-il bien de la clé de l'église ?
Dans ce cas, je comprends les § 1) et 2), mais la suite me semble obscure ; Pour l'âme en état de grâce, notre verbe est la clé pour se sauver ? Mais nos actions aussi !
L'âme en état de grâce est, comme l'expose Saint Paul, un temple de Dieu (I Cor. 3,16s ; II Cor. 6,16), un siège de la Très Sainte Trinité qui prend plaisir à y habiter (I Cor. 6,19 ; Jn. 14,23).
Pour chaque point, 1) à 5), il ne s'agit plus de l'église en elle-même, mais de chacune de ces 5 réalités qui est, chacune à sa manière, un Temple de Dieu.
Pour le 3), il ne s'agit donc pas de
la clé de l'église, mais de la clé de l'âme (en état de grâce).
Par conséquent, ce qui lui permet de rester avec sécurité en son intérieur (d'où la garde de ses pensées et affections), ou de sortir à l'extérieur d'elle-même, de son château intérieur (en exprimant à l'extérieur son intérieur).
En tant que les actions parlent, il est vrai, autant sinon plus que les paroles et écrits, il convient en effet de les y ajouter comme expression de notre intérieur. Ce que je vais donc faire plus haut.
Cette conception de
la clé de l'âme, fait suite à la précédente concernant sa
porte : 3) considérée comme entrée : yeux et oreilles ; considérée comme sortie : bouche qui parle et main qui écrit, faisant connaître la pensée.
Quant à ce qui se rapporte au maintien de l'âme en état de grâce, non seulement en vue de son salut mais plus encore pour conserver en elle-même l'union à Dieu et la divine Présence, cela a été évoqué plus haut en ce qui concerne les habitudes de faire le bien et les actes méritoires :
Mur : 3) l'ensemble des vertus.
Mais vous faites bien de me demander des explicitations de ces notes trop courtes (rédigées il y a 20 ans pour me servir de canevas pour un cours de Liturgie donné à des enfants de 6e année du Catéchisme) et pas toujours si simples à saisir a priori sans explications plus détaillées.
N'hésitez donc pas à le faire à nouveau pour les points suivants. En plus, cela pourra enrichir ou préciser les évocations faites, comme cela a été ici le cas pour les actions.