Virgo Mater Dolorosa

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Laetitia
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Virgo Mater Dolorosa

#1 Message par Laetitia » ven. 23 mars 2018 11:20

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Stabant iuxta Crucem Iesu Mater eius, et soror Matris eius, María Cléophæ, et María Magdaléne. Cum vidísset ergo Iesus Matrem, et discípulum stantem, quem diligébat, dicit Matri suæ : Múlier, ecce fílius tuus. Deinde dicit discípulo : Ecce Mater tua. Et ex illa hora accépit eam discípulus in sua.


Saint Jean Eudes, tome VII, p.138 a écrit : O mon très cher Jésus, combien sommes-nous obligés à votre infinie bonté de nous avoir donné votre divine Mère pour être notre Mère, et de lui avoir donné un Cœur de Mère tout plein d'amour et de tendresse au regard de ses très indignes enfants? Faites aussi, mon Sauveur, que nous ayons un cœur de véritables enfants au regard d'une si bonne Mère, et que le cœur des enfants porte en soi l'image et la ressemblance de l'amour, de la charité, de l'humilité et des autres vertus qui règnent dans le Cœur de leur très aimable Mère.

Fasciculus myrrhae Dilectus meuns, inter ubera mea commorabitur : « Mon Bien-aimé m'est un bouquet de myrrhe, qui demeurera toujours entre mes mamelles ».

Ces divines paroles sont tirées du chapitre premier du livre qui est appelé le Cantique des Cantiques, livre que plusieurs graves et illustres auteurs appliquent tout à la bienheureuse Vierge.
A raison de quoi l'on peut dire que c'est le livre du Cœur virginal et des célestes amours de la Mère de belle dilection. C'est un livre tout plein de divins oracles, qui nous annoncent que ce Cœur incomparable est tout embrasé d'amour vers Dieu et tout plein de charité vers nous. De tous ces oracles, j'en choisirai neuf seulement, qui, avec les trois précédents, fourniront les douze que je dois mettre ici. Voici le premier.

Fasciculus myrrhae Dilectus meus mihi inter ubera mea commorabitur : « Mon Bien-aimé m'est un bouquet de myrrhe que je porterai toujours entre mes mamelles et dans mon Coeur ».

Qui est-ce qui parle ici ? C'est la très sainte Vierge. Quel est ce Bien-aimé dont elle parle ?C'est son Fils unique et uniquement aimé. Pourquoi l'appelle-t-elle un bouquet de myrrhe ? Parce qu'elle le regarde comme crucifié et comme plongé dans un océan de mépris, d'injures, d'ignominies, d'angoisses, d'amertumes et de supplices très atroces.

Ce qui remplit aussi son Cœur maternel de tant d'amertumes, de douleurs et de souffrances, que l'on peut dire véritablement que ce Cœur désolé est une mer d'angoisses et de tribulations, selon ces paroles, qui s'appliquent à Jésus et à Marie : Magna est velut mare contritio tua : « Vos souffrances, ô Jésus, sont immenses, sans bornes et sans fond comme la mer » ; vos douleurs, ô Mère de Jésus, sont si excessives que, comme toutes les eaux des fontaines et des rivières ne sont qu'une goutte d'eau en comparaison de celles de la mer, ainsi toutes les afflictions et désolations qui ont été et seront jamais souffertes en ce monde, ne sont comme rien si on les compare aux vôtres.
(à suivre)

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Re: Virgo Mater Dolorosa

#2 Message par Laetitia » ven. 23 mars 2018 11:22

Pour bien connaître cette vérité, il faudrait comprendre l'immensité de l'amour très ardent dont ce Cœur ineffable de la Mère du Sauveur était embrasé au regard de son Fils. Car, autant il y a d'amour dans le cœur d'une mère au regard de son enfant, autant il y a de douleur quand elle le voit dans la souffrance.

Or l'amour de la Mère de notre Rédempteur était infini en quelque façon. Car le Père éternel l'ayant choisie pour l'associer avec lui dans sa divine paternité,
et pour la rendre Mère du même Fils dont il est le Père, il lui a communiqué aussi l'amour inconcevable qu'il a pour ce même Fils, et un amour conforme à la dignité infinie de sa divine maternité.

Oh ! quel doit être l'amour d'une telle Mère au regard d'un tel Fils ! C'est une Mère qui tient lieu de père et de mère au regard de son Fils, et qui par conséquent porte dans son Cœur l'amour de père et de mère au regard de lui.

C'est une Mère qui aime tant son Fils, que quand l'amour de tous les pères et de toutes les mères qui ont été, sont et seront, se trouverait ramassé dans le cœur d'une seule mère, à peine serait-ce une étincelle de la très ardente fournaise d'amour qui brûle dans le Cœur de la Mère du Sauveur pour son très cher Fils.

Car c'est un Fils unique et très uniquement aimé de sa Mère. C'est un Fils infiniment aimable, infiniment aimant, et en quelque manière infiniment aimé. C'est un Fils qui contient en soi tout ce qu'il y a de plus beau, de plus riche, de plus désirable, de plus admirable et de plus aimable, dans le temps et dans l'éternité.

C'est un Fils qui est tout à sa Mère: car c'est son Fils, c'est son frère, c'est son père, c'est son époux, c'est son trésor, c'est sa gloire, son amour, ses délices, sa joie, son âme, son cœur, sa vie, son Dieu, son Créateur, son Rédempteur et son tout.

Jugez de là quel est l'amour d'une telle Mère au regard d'un tel Fils, et par conséquent quel est le martyre très sanglant et très douloureux de son Cœur maternel, lorsqu'elle le voit tout baigné dans son sang, tout couvert de plaies, depuis les pieds jusqu'à la tête, et si rempli de douleurs en son corps et en son âme, que le Saint-Esprit, parlant par la bouche d'un Prophète, l'appelle Virum dolorum, « l'Homme de douleur », l'Homme tout transformé en douleurs.

(à suivre)

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Re: Virgo Mater Dolorosa

#3 Message par Laetitia » ven. 23 mars 2018 19:52


Après cela ne vous étonnez pas de ces paroles de saint Anselme, qu'il adresse à la Mère de douleur : Quidquid crudelitatis inflictum est corporibus Martyrum, leve fuit, aut potius nihil comparatione tuae passionis, o Virgo, quae nimirum sua immensitate transfixit cuncta penetralia tua, tuique benignissimi Cordis intima : « Tous les tourments des Martyrs ne sont comme rien, ô bienheureuse Vierge en comparaison de vos souffrances, dont l'immensité a transpercé toutes vos entrailles et le plus intime de votre Cœur très bénin ».

« O très doux Cœur de Marie, s'écrie saint Bonaventure, Cœur tout transformé en amour, comment est-ce que vous êtes changé en un Cœur de douleurs, tout enivré de fiel, de myrrhe et d'absinthe »

« O chose admirable, dit encore le même Saint, ô prodige étonnant ! vous êtes toute plongée d'esprit et de cœur, ô Vierge sainte, dans les plaies de votre Fils Jésus, et votre Jésus crucifié est résidant et vivant dans le plus intime de votre Cœur. »

Saint Bernardin passe encore plus outre. Car il ne craint point de dire que les douleurs extrêmes que la Mère du Sauveur a souffertes en son Cœur au temps de sa passion, ont été si excessives, que si elles avaient été partagées entre toutes les créatures capables de souffrir, elles en seraient toutes mortes en un instant.

C'est pourquoi on ne doit pas être surpris de ce qui a été révélé à sainte Brigitte, que la bienheureuse Vierge serait morte de douleur en la passion de son Fils, si elle n'avait été conservée par miracle. Je le dis hardiment, dit la même Vierge parlant à sainte Brigitte, que la douleur de mon Fils était ma douleur, parce que son Cœur était mon Cœur.

O ma Reine, dit saint Bonaventure, vous n'êtes pas seulement proche de la croix de votre Fils, juxta crucem ; mais vous souffrez avec lui dans la croix: In cruce cum Filio cruciaris. Il a souffert en son corps, et vous avez souffert en votre Cœur : Ipse in corpore, tu vero in Corde es passa; et toutes les plaies qu'il a portées dans les diverses parties de son corps ont été réunies dans votre Cœur.

Enfin comme l'amour du Cœur maternel de la divine Marie au regard de son Fils Jésus, est au-delà de toute imagination, le martyre très douloureux de cet aimable Cœur ne peut être exprimé par aucune parole, ni conçu par aucune pensée.

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Re: Virgo Mater Dolorosa

#4 Message par Laetitia » ven. 23 mars 2018 19:59

Nullus dolor crudelior,
Nam nulla proles charior.
Non est amor suavior,
Non moeror est amarior.

C'est cet amour ineffable qui a transpercé ce Cœur incomparable de sept glaives de douleur très aigus et très pénétrants. A raison de quoi on peint ordinairement cette Mère désolée avec sept glaives plantés au milieu de sa poitrine. Quels sont ces sept glaives ? Les voici.

Le premier glaive de douleur qui navre son Cœur, c'est lorsque son Fils bien-aimé lui dit le dernier et douloureux adieu, étant prêt d'aller à la croix et à la mort. Oh ! le triste et lamentable adieu d'un tel Fils à une telle Mère ! Il n'en fut et n'en sera jamais un semblable.

Le second glaive de douleur est lorsqu'on apporte à cette Mère désolée les tristes nouvelles du commencement de la passion de son cher Enfant, et qu'on lui dit : Pauvre Marie, votre Fils est entre les mains des Juifs pleins de fureur contre lui. L'un de ses disciples l'a renié, l'autre l'a vendu, trahi et livré à ses ennemis; tous les autres l'ont abandonné à leur rage et ont pris la fuite. Oh ! quelle douleur pour la Mère du Sauveur !

Le troisième glaive de douleur est lorsque cette douloureuse Mère étant présente à la très cruelle flagellation de son Fils, ainsi qu'elle l'a révélé à sainte Brigitte , elle le vit environné de plusieurs bourreaux, qui déchargèrent une grêle de coups de fouet sur son saint corps, avec tant de fureur, qu'il demeura tout baigné dans son sang et tout couvert de plaies depuis les pieds jusqu'à la tête : plaies qui sont plus sensibles au Cœur de la Mère qu'au corps du Fils.

Le quatrième glaive de douleur est lorsque cette Mère affligée voit son Fils bien-aimé revêtu d'une vieille robe de pourpre, par moquerie ; ayant un roseau en la main, au lieu de sceptre, par dérision ; et portant une cruelle couronne d'épines qui lui percent la tête de tous côtés ; son précieux sang ruisselant de toutes parts, par les yeux, par les oreilles, par la bouche ; et qu'elle voit Pilate, qui le montrant au peuple en ce pitoyable état, lui dit: Ecce homo ; et qu'elle entend une infinité de voix d'une multitude innombrable de Juifs, qui crient comme des enragés : Tolle, tolle, crucifige, crucifige eum ! voix exécrables, qui sont autant de coups de poignard dans le Cœur maternel de la Mère de Jésus.

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Re: Virgo Mater Dolorosa

#5 Message par Laetitia » ven. 23 mars 2018 20:08


Le cinquième glaive de douleur est lorsque cette lamentable Mère, rencontrant son cher Fils chargé d'une longue et pesante croix et allant au Calvaire, elle est saisie d'une douleur si pénétrante et si violente, qu'elle tombe pâmée et presque morte en la place. En mémoire de quoi on y bâtit depuis une chapelle qu'on nomma la chapelle du Pâme de la Vierge, dont on voit encore aujourd'hui les vestiges. O désolation inconcevable !

Le sixième glaive de douleur
est lorsque la Reine du ciel voit son Fils bien-aimé, Roi du ciel et de la terre, attaché à la croix, ayant les pieds et les mains transpercés de gros clous, qui font sortir de son corps des ruisseaux de sang, et des torrents de larmes des yeux de sa douloureuse Mère : Deduc quasi torrentem lacrymas ; et qu'elle le voit souffrant, languissant, agonisant et mourant, sans lui pouvoir donner aucun soulagement. O la désolation des désolations !

Le septième glaive de douleur est lorsqu'à la descente de la croix, elle le reçoit entre ses bras, et qu'elle voit de ses yeux et touche de ses mains les plaies de son Jésus encore toutes sanglantes. O Reine des Martyrs, comment n'êtes-vous pas morte mille fois de douleur !

Oh ! Que vous pouvez bien dire au Père éternel : Vide, Domine, quoniam tribulor; subversum est Cor meumin memetipsa, quoniam amaritudine plena sum : « Voyez, Seigneur, l'extrémité de ma tribulation; voyez le trouble et les angoisses de mes entrailles; voyez les souffrances très amères et très violentes qui renversent et qui affligent tellement mon Cœur désolé, qu'il est devenu une mer de fiel et d'absinthe ».

Foris interficit gladius, et domi mors similis est : Si je regarde hors de moi, je ne vois que des cordes, des fouets, des épines, des clous, des lances, des croix, des gibets, dont mon Fils unique, que j'aime plus infiniment que moi-même, est lié, flagellé, garrotté, déchiré, percé, transpercé, crucifié avec les plus horribles cruautés du monde, qui sont autant de glaives de douleur qui transpercent mon âme. Si je tourne mes yeux sur ce qui se passe au dedans de moi, je sens mon Cœur navré de mille et mille plaies mortelles, dont la moindre est suffisante de me donner la mort.

O vos omnes. qui transitis per viam, attendite, et videte si est dolor sicut dolor meus.

Voilà les sept glaives de douleur dont l'aimable Coeur de la Mère de Jésus a été transpercé au temps de sa passion.

Eia Mater, fons amoris,
Me sentire vim doloris
Fac, ut tecum lugeam.


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Re: Virgo Mater Dolorosa

#6 Message par Laetitia » sam. 24 mars 2018 15:32


Je ne parle point d'une infinité d'autres afflictions que cette divine Mère a portées durant tout le cours de sa vie.

Mettez-vous devant les yeux : La douloureuse circoncision de son adorable Enfant ;
La triste et surprenante prophétie du saint vieillard Siméon, qui lui prédit que son Fils bien-aimé sera le but et le blanc des traits envenimés que la malice et les persécutions du monde et de l'enfer décocheront contre lui; et que, pour elle, son âme sera transpercée du glaive de douleur;

La cruelle persécution du détestable Hérode, qui cherche le Sauveur des hommes pour le perdre et pour le massacrer, et qui, pour accomplir cet exécrable dessein, fait égorger plusieurs milliers de petits innocents. Ce qui oblige la Mère de Jésus de s'enfuir en Égypte, pour garantir son cher Enfant de la fureur de ce tyran;

L'affliction indicible qu'elle souffre, ayant égaré son Jésus, durant les trois jours qu'il resta dans le temple de Jérusalem, au milieu des Docteurs,pendant lesquels elle le cherchait partout avec beaucoup de douleur : Dolentes quaerebamus te ;

La privation qu'elle porte de sa très douce conversation, durant les quarante jours de sa vie solitaire et pénitente dans le désert ;

Les détresses de son Cœur au sujet des injures atroces que son Fils souffre de la part des Juifs, durant le temps de sa vie conversante avec les hommes, dont en voici quelques-unes : Quand il commence à prêcher, ils viennent à lui pour le lier, disant qu'il est devenu insensé et furieux : Exierunt tenere eum; dicebant enim quoniam in furorem versus est. Quel outrage à celui qui est la Sagesse éternelle !

Un jour, comme il prêchait contre les vices qui régnaient parmi eux, ils prennent des pierres pour le lapider; et un autre jour, ils en font encore autant. O impiété abominable !

Une autre fois, les habitants de Nazareth, qu'il avait honorés du mystère ineffable de son Incarnation, pleins de rage à cause des vérités qu'il leur prêchait, le prennent et le mènent sur le haut de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, pour le précipiter en bas et pour l'écraser, comme s'il eût été le plus criminel de tous les scélérats. O détestable cruauté !

S' il fait des miracles, ils les attribuent au prince des démons. S'il leur annonce, dans ses divines prédications, la doctrine céleste qu'il avait puisée dans le sein de son Père, ils ne l'écoutent que pour le surprendre en ses paroles et pour trouver lieu de le calomnier comme rebelle à César, et comme infracteur des lois de Moïse.

Enfin ils trouvent à redire et à censurer en toutes ses actions. Et l'on ne peut dire ni penser les douleurs très cuisantes que le Cœur maternel de sa bienheureuse Mère souffre à raison de tous ces outrages que ces impies font endurer à son très cher Fils.

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Re: Virgo Mater Dolorosa

#7 Message par Laetitia » sam. 24 mars 2018 15:36


Je ne fais point mention de toutes les souffrances qu'elle a portées en ce monde, depuis la Résurrection et Ascension de son Fils jusqu'à sa glorieuse Assomption.

Quelle douleur pour son Cœur très bénin, lorsqu'elle voit que les perfides Juifs s'efforcent d'étouffer entièrement la croyance de la résurrection, afin d'empêcher les fruits qui en devaient procéder pour la gloire de Dieu et pour le salut des âmes !

Quelle douleur en la vue des persécutions et tribulations de l'Église naissante !

Quel martyre pour ce Cœur tout embrasé de charité au regard des âmes rachetées du précieux sang de son Fils, d'en voir un nombre innombrable descendre en enfer, lors même qu'elle est encore en la terre, et qui, par leur aveuglement et dureté, rendent les travaux, la mort et les supplices de leur Sauveur vains et inutiles au regard d'elles !

Voilà le bouquet de myrrhe que cette Vierge Mère a porté durant toute sa vie dans son divin Coeur et entre ses mamelles virginales, qui sont l'amour et la charité. Car c'était son amour incomparable vers Son Fils, et sa charité très ardente vers nous, qui lui ont placé ce bouquet de myrrhe, c'est-à-dire son Jésus, crucifié en toutes les manières susdites, au milieu de son Cœur maternel et de ses saintes mamelles, et qui ont transformé ce Cœur très aimable en une mer de fiel, d'absinthe et de douleurs inénarrables.

C'est nous qui sommes la cause de toutes les souffrances de cette Mère affligée : c'est à nous aussi de chercher les moyens de réparer les maux que nous lui avons causés.
En voici quatre principaux :

Le premier est d'embrasser de bon cœur toutes les afflictions qu'il plaira à Dieu de nous envoyer, et de les offrir à Notre-Seigneur et à sa sainte Mère, en l'honneur et actions de grâces de leurs souffrances.

Le second est de consoler et assister le Fils et la Mère dans les misères et afflictions qu'ils souffrent en leurs enfants.

Le troisième, de haïr et d'abhorrer celui qui a tué Jésus, le Fils unique de Marie, c'est-à-dire le péché ; de le faire mourir entièrement dans nos âmes ; et de ressusciter ce même Jésus, autant qu'il nous sera possible, dans les âmes dans lesquelles il est mort.

Le quatrième moyen est de dire tous les jours sept Ave Maria en l'honneur des sept principales douleurs de la bienheureuse Vierge, dont nous avons parlé ci-dessus ; et, en les disant, entrer dans une sensible compassion de ces mêmes douleurs : ce qui est très agréable au Fils de Dieu et à sa très sainte Mère...


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Re: Virgo Mater Dolorosa

#8 Message par Laetitia » jeu. 11 avr. 2019 23:00

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