De "Rome a parlé" au "sédévacantisme"
De "Rome a parlé" au "sédévacantisme"
Je cherche à comprendre comment ,en bonne philosophie, théologie et doctrine orthodoxe, on passe d'une définition de la foi comme obéissance et soumission pure et simple à l'Eglise à une fidélité aux vérités de foi et à Dieu obligeant à rejeter les autorités officielles leurs enseignements principaux, fruits et oeuvres, ?
Re: De "Rome a parlé" au "sédévacantisme"
C'est très embrouillé, ce que vous nous dites là ...
D'abord, la foi ne se définit pas du tout comme obéissance .
La foi est une vertu surnaturelle, un don de Dieu qui nous permet de croire (et de
comprendre partiellement) des choses qui sans elle ne seraient pas croyables.
En soi, la foi n'implique aucune obéissance.
S Thomas explique que les démons ont la foi mais une volonté irrémédiablement fixée dans
le mal.
C'est une chose de connaître la théorie pour aller au ciel, et une autre d'avoir la volonté
de mettre cette théorie en pratique.
La foi est morte sans les oeuvres, n'en déplaise à Luther.
D'abord, la foi ne se définit pas du tout comme obéissance .
La foi est une vertu surnaturelle, un don de Dieu qui nous permet de croire (et de
comprendre partiellement) des choses qui sans elle ne seraient pas croyables.
En soi, la foi n'implique aucune obéissance.
S Thomas explique que les démons ont la foi mais une volonté irrémédiablement fixée dans
le mal.
C'est une chose de connaître la théorie pour aller au ciel, et une autre d'avoir la volonté
de mettre cette théorie en pratique.
La foi est morte sans les oeuvres, n'en déplaise à Luther.
Re: De "Rome a parlé" au "sédévacantisme"
" Par la foi, Abraham obéit à l’appel de partir vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait " (He 11,8 ; cf. Gn 12, 1-4). Par la foi, il a vécu en étranger et en pèlerin dans la Terre promise (cf. Gn 23, 4). Par la foi, Sara reçut de concevoir lm fils de la promesse. Par la foi enfin, Abraham offrit son fils unique en sacrifice (cf. He 11,17).
Epitre aux RoMains I 5
1 Paul, serviteur du Christ-Jésus, apôtre par son appel, mis à part pour annoncer l'Evangile de Dieu,
2 Evangile que Dieu avait promis auparavant par ses prophètes dans les saintes Ecritures,
3 touchant son Fils (né de la postérité de David selon la chair,
4 et déclaré Fils de Dieu miraculeusement, selon l'Esprit de sainteté, par une résurrection d'entre les morts), Jésus-Christ Notre-Seigneur,
5 par qui nous avons reçu la grâce et l'apostolat, pour amener en son nom à l'obéissance de la foi tous les Gentils,
ACTE DE FOI
Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélées et que Vous enseignez par Votre Sainte Église, parce que vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper.
Il y a sans doute plusieurs aspects de la foi comme don, appel, attirance, réponse de l'homme, persévérance, cohérence logique, et aussi adhésion et soumission de l'intelligence et assentiment intérieure aux vérités révélées dont a pas au départ la conviction compréhension ou révélation personnelles conformes à ce que déclare de foi l'Autorité.
La foi et la fermeté dans la foi est aussi exigée par Dieu et notre Seigneur ou les Apotres, il y donc bien un commandement de croire et une possibilité de résistance incrédule intérieure.
Il y a bien en l'homme, du moins à certains moments ou étape une tentation de doute qui ne se résoud pas par la vue ,y compris intellectuelle et qui suppose une forme d'obéissance et de confiance en la Parole de Dieu connue...quand Dieu dit à Adam de ne pas manger du fruit d'un arbre pourtant placé dans le jardin il y a bien pour lui un acte de foi concret par lequel il obéis ou désobéit et ce n'est pas avec une pleine connaissance de cause, il me semble ,sinon, comme pour les démons il n'y aurait pas de plan de salut.
Également, plus généralement, la tentation s'accompagne généralement de la mise en doute ,comme en Eden encore ,de la Parole de Dieu et donc d'un choix à faire non évident pour l'homme de l’obéissance directe de la foi ou de la rébellion, et pas seulement de la mise en pratique plus profonde ,générale, animée de charité, et je dirais encore qu'à moins d'une volonté très perfide digne du péché contre le St Esprit les hommes pèchent plutot en mettant ou doute tout ou partie des vérités révélées, qui ,croyant vraiment que tel avion va s’écraser monterait dedans? à moins qu'il ne doute de la véracité d'un tel avertissement?
Une foi froide et endurcie dans le refus de servir pleinement conscient me semble plutôt exceptionnel.
Les même passages qui parle de la foi d'Abraham et de quelques autres chez St Paul parlent d'actes concrets en découlant, donc la "foi" pure sans œuvres n'est pas la foi ou bien est en passe d’être reniée.
Mais ce n'était pas le sujet de mon message:
donc j'essaie d'y revenir : comment passe t on de
: " je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélées et que Vous enseignez par Votre Sainte Église" au rejet pur et simple de ce qui semble l'Autorité sans faire intervenir un autre "terme" au rejet du concile v2 et de l'enseignement des "Papes" correspondant ,ce que je ne conteste pas, mais dont je cherche l'explication qui a pour moi une importance particulière.
J'ai bien vu dans un fil au sujet de l’indéfectibilité et infaillibilité de l''Eglise ce qui semble un début d'explication ,dans un numéro (23) de Sub Tuum Paesidium, mais hélas il n'y a que le début de l'article, je pense commander le numéro, mais en attendant si quelqu'un avait l'article entier en pdf ,merci de m'en faire profiter.
Je m'exprime peut-être mal mais le ,problème dont je parle me semble assez évident tout de même c'est quasiment le problème centrale de notre temps, il me semble.
Epitre aux RoMains I 5
1 Paul, serviteur du Christ-Jésus, apôtre par son appel, mis à part pour annoncer l'Evangile de Dieu,
2 Evangile que Dieu avait promis auparavant par ses prophètes dans les saintes Ecritures,
3 touchant son Fils (né de la postérité de David selon la chair,
4 et déclaré Fils de Dieu miraculeusement, selon l'Esprit de sainteté, par une résurrection d'entre les morts), Jésus-Christ Notre-Seigneur,
5 par qui nous avons reçu la grâce et l'apostolat, pour amener en son nom à l'obéissance de la foi tous les Gentils,
ACTE DE FOI
Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélées et que Vous enseignez par Votre Sainte Église, parce que vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper.
Il y a sans doute plusieurs aspects de la foi comme don, appel, attirance, réponse de l'homme, persévérance, cohérence logique, et aussi adhésion et soumission de l'intelligence et assentiment intérieure aux vérités révélées dont a pas au départ la conviction compréhension ou révélation personnelles conformes à ce que déclare de foi l'Autorité.
La foi et la fermeté dans la foi est aussi exigée par Dieu et notre Seigneur ou les Apotres, il y donc bien un commandement de croire et une possibilité de résistance incrédule intérieure.
Il y a bien en l'homme, du moins à certains moments ou étape une tentation de doute qui ne se résoud pas par la vue ,y compris intellectuelle et qui suppose une forme d'obéissance et de confiance en la Parole de Dieu connue...quand Dieu dit à Adam de ne pas manger du fruit d'un arbre pourtant placé dans le jardin il y a bien pour lui un acte de foi concret par lequel il obéis ou désobéit et ce n'est pas avec une pleine connaissance de cause, il me semble ,sinon, comme pour les démons il n'y aurait pas de plan de salut.
Également, plus généralement, la tentation s'accompagne généralement de la mise en doute ,comme en Eden encore ,de la Parole de Dieu et donc d'un choix à faire non évident pour l'homme de l’obéissance directe de la foi ou de la rébellion, et pas seulement de la mise en pratique plus profonde ,générale, animée de charité, et je dirais encore qu'à moins d'une volonté très perfide digne du péché contre le St Esprit les hommes pèchent plutot en mettant ou doute tout ou partie des vérités révélées, qui ,croyant vraiment que tel avion va s’écraser monterait dedans? à moins qu'il ne doute de la véracité d'un tel avertissement?
Une foi froide et endurcie dans le refus de servir pleinement conscient me semble plutôt exceptionnel.
Les même passages qui parle de la foi d'Abraham et de quelques autres chez St Paul parlent d'actes concrets en découlant, donc la "foi" pure sans œuvres n'est pas la foi ou bien est en passe d’être reniée.
Mais ce n'était pas le sujet de mon message:
donc j'essaie d'y revenir : comment passe t on de
: " je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélées et que Vous enseignez par Votre Sainte Église" au rejet pur et simple de ce qui semble l'Autorité sans faire intervenir un autre "terme" au rejet du concile v2 et de l'enseignement des "Papes" correspondant ,ce que je ne conteste pas, mais dont je cherche l'explication qui a pour moi une importance particulière.
J'ai bien vu dans un fil au sujet de l’indéfectibilité et infaillibilité de l''Eglise ce qui semble un début d'explication ,dans un numéro (23) de Sub Tuum Paesidium, mais hélas il n'y a que le début de l'article, je pense commander le numéro, mais en attendant si quelqu'un avait l'article entier en pdf ,merci de m'en faire profiter.
Je m'exprime peut-être mal mais le ,problème dont je parle me semble assez évident tout de même c'est quasiment le problème centrale de notre temps, il me semble.
Re: De "Rome a parlé" au "sédévacantisme"
Comme d'autres articles, il est en train d'être remis progressivement par l'abbé sur ce forum, avec en gros un petit bout de plus par jour. L'avantage de cette façon de faire (à notre époque où comme vous dites c'est difficile de consacrer du temps à la lecture), c'est qu'on peut suivre cela comme un feuilleton, cela demande juste un tout petit effort quotidien de lecture attentive.JCL a écrit : ven. 20 oct. 2017 19:05 J'ai bien vu dans un fil au sujet de l’indéfectibilité et infaillibilité de l''Eglise ce qui semble un début d'explication ,dans un numéro (23) de Sub Tuum Paesidium, mais hélas il n'y a que le début de l'article
Re: De "Rome a parlé" au "sédévacantisme"
Il y a aussi et surtout la foi tiède (Apoc 3.16 : Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.). Et les personnes qui ont ce problème, pour compenser en quelque sorte, tiennent souvent beaucoup aux apparences.JCL a écrit : ven. 20 oct. 2017 19:05
Une foi froide et endurcie dans le refus de servir pleinement conscient me semble plutôt exceptionnel.
S Paul parle de la charité qui se refroidira.
Re: De "Rome a parlé" au "sédévacantisme"
JCL a écrit : ven. 20 oct. 2017 13:27
Je cherche à comprendre comment ,en bonne philosophie, théologie et doctrine orthodoxe, on passe d'une définition de la foi comme obéissance et soumission pure et simple à l'Eglise à une fidélité aux vérités de foi et à Dieu obligeant à rejeter les autorités officielles leurs enseignements principaux, fruits et oeuvres ?
Saint Alphonse de Liguori, Docteur de l'Eglise a écrit :
« Si jamais le Pape, comme personne privée tombait dans l'hérésie, il serait à l'instant déchu du Pontificat ; car comme il serait alors hors de l'Eglise, l'Eglise devrait non pas le déposer, puisque personne n'a autorité sur le Pape, mais le déclarer déchu du Pontificat.
Nous avons dit : si le Pape, comme personne privée tombait dans l'hérésie ; car le Pape, en tant que Pape, c.à.d. donnant ses enseignements ex Cathedra à l'Eglise universelle, ne peut enseigner aucune erreur contre la foi, attendu que la promesse de Jésus-Christ ne peut manquer de se réaliser, à savoir, que les portes de l'enfer ne prévaudraient jamais contre l'Eglise. Et c'est ici le lieu de rappeler cette célèbre sentence d'Orgène ( in Mt. 16,18, et apud Bellarm. De Rom. Pont. 4,9) : « Il est évident que si les portes de l'enfer prévalaient contre la Pierre sur laquelle l'Eglise est bâtie, elles prévaudraient aussi contre l'Eglise elle-même : Manifestum est quod si praevalerent adversus petram in qua Ecclesia fundata erat, contre Ecclesiam etiam praevalerent. ...
Il est hors de doute que si un Pape était hérétique déclaré (manifeste), comme le serait celui qui définirait publiquement une doctrine opposée à la loi divine, il pourrait, non pas être déposé par un Concile, mais être déclaré [déjà] déchu du Pontificat en sa qualité d'hérétique.»
(Saint Alphonse de Liguori, Oeuvres complètes t.9 p. 232, 262)
Voyez ce message, appliquant ce qui précède à P 6 et V 2 :
http://larchange.org/viewtopic.php? ... t=20#p1064
aboutissant à ceci :
et cela :
P 6 a proclamé en s’adressant à toute l’Eglise en un conciliabule général et prétendu promulguer dans l’Esprit-Saint, que “la liberté religieuse” serait “conforme à la Révélation” !?
Il a donc fait ce que le Saint-Esprit n’aurait pas permis de faire à un Pontife légitime et s’est montré par le fait même (ipso facto), comme l’enseigne le Saint Docteur de l’Eglise Alphonse de Liguori, “un hérétique déclaré” puisque ayant “défini publiquement une doctrine opposée à la loi divine” !
Comme il n'est point possible que Dieu permette qu'un Pape légitime enseigne comme révélé ce qui ne l'est point, la foi en l'infaillibilité, tant de l'Eglise en matière de foi et de moeurs que du Pontife Romain parlant ex Cathedra, nous oblige impérativement à conclure que, en dépit des apparences contraires, J.B. Montini n'était pas un Pontife Romain légitime au moment de cette promulgation d'une hérésie déjà solennellement condamnée comme telle et, par voie de conséquence, que V 2 n'a point été un Concile Oecuménique légitimement convoqué et approuvé. D'où les anomalies, irrégularités, ambiguïtés, erreurs, hérésies et effets apocalyptiques qui en ont découlé.
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 4 invités