Différence entre le jour du pardon et Paques dans l'ancien T
Différence entre le jour du pardon et Paques dans l'ancien T
On voit dans l’Écriture Sainte ,je crois dans le Lévitique chapitre XVII OU XVIII qu'il y a un jour spécial pour la rémissions des fautes (aujourd'hui "Kippour") distinct de Pâques, quel est le sens théologique propre à chacune de ces fêtes qui semblent à première vu humaine n'ayant du n'en faire qu'une ?
Re: Différence entre le jour du pardon et Paques dans l'anci
Il me faut me contenter de réponses brèves et de premiers jets, sans vérifications préalables. D'autres pourront peut-être en faire de plus approfondies.JCL a écrit :On voit dans l’Écriture Sainte, je crois dans le Lévitique chapitre XVII OU XVIII qu'il y a un jour spécial pour la rémissions des fautes (aujourd'hui "Kippour") distinct de Pâques, quel est le sens théologique propre à chacune de ces fêtes qui semblent à première vu humaine n'ayant du n'en faire qu'une ?
La fête de la Pâque ancienne, du passage, selon le sens hébraïque de ce mot, rappelait annuellement la délivrance de l'asservissement en Egypte par le passage miraculeux de la Mer Rouge. Celle-ci n'était qu'une préfiguration de Pâques, passage de l'exil et du temps d'épreuve d'ici-bas, vers la Patrie Céleste. Il se fait, entre autres, par le passage d'abord de notre Tête, Notre Seigneur Jésus-Christ, puis de Son Corps Mystique qu'est l'Eglise, par la mer rouge de Son Sang Rédempteur versé jusqu'à Sa dernière goutte sur la Croix, et à nous appliqué par le Saint Baptême. Tout ceci, n'étant qu'une conséquence de notre état de pécheurs dont il nous faut sortir, avec l'aide de la grâce de Dieu et de l'application des mérites infinis de notre Tête, pour atteindre notre fin dernière particulière : le Ciel, et l'union définitive à Dieu.
La fête ancienne de l'expiation (Lev. ch. 16) portait elle, également de façon préfigurative, sur la cause de notre état et de notre condition d'exilés, à savoir le péché. Outre les victimes offertes alors en rite d'expiation, comme l'était l'agneau pascal servant aussi de nourriture pour la traversée du désert, un bouc émissaire était chargé d'un rouleau où avaient été inscrits les principaux et plus communs péchés de l'ensemble du peuple, puis était chassé au désert pour signifier, comme la traversée du désert menant par la Mer Rouge à la terre promise, la nécessaire pénitence qu'il nous faut pratiquer en ce temps d'épreuve et de mérites d'ici-bas.
Rite qu'a mystérieusement accompli d'une façon nouvelle, liant ces diverses préfigurations, Notre Divin Rédempteur quand, ayant pris sur Lui symboliquement, dans les eaux du même Jourdain (représentant la mort) donnant l'entrée en la terre promise, tous nos péchés, Il a alors été chassé dans le désert par l'Esprit-Saint (Luc et Math. 4,1 ; Mc. 1,12), d'abord descendu sur Lui sous la forme d'une colombe ; désert où Il voulut Se soumettre à un jeûne de 40 jours sans rien manger, afin de nous donner l'exemple en tout, y compris dans la pénitence.
Ces deux préfigurations de Notre Rédemption, comme les multiples autres se trouvant dans l'Ancien Testament, étaient fort utiles pour mieux préparer la réalisation et la compréhension de ce grand Mystère en lequel le Dieu Tout-Puissant et Immaculé, comme anéanti par une volontaire Incarnation en vue de Se mettre à notre portée, a voulu S'offrir à notre place pour expier une offense que nous ne pouvions réparer par nous-mêmes, et nous servir de grand modèle, de Frère aîné nous entraînant dans l'amour du Père éternel et l'union à la Très Sainte et Auguste Trinité.
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