La fin suprême de tout est Dieu seul :
La fin suprême de tout est Dieu, qui EST L’ÊTRE de toute éternité, qui est par essence sa propre fin, et qui ne peut par essence qu’avoir tout créé pour Lui, en tant qu’Il est le Souverain Bien par essence.
Toutes les créatures, particulièrement les intelligentes tant angéliques qu’humaines, et chaque créature a pour fin ultime première et générale Dieu en Lui-même, aimé pour Lui-même, parce qu’infiniment Bon et infiniment aimable (acte de Charité).
La fin ultime seconde et particulière de chaque créature intelligente est en soi l’union à Dieu, et en fait, selon qu’elle sera sauvée ou non, l’union à Dieu ou le rejet et la séparation d’avec Dieu.
Dieu n’abandonnant jamais s’Il n’est le premier abandonné, ce qui a été dogmatiquement défini au Concile du Vatican (I), l’âme damnée n’est rejetée définitivement pour l’éternité qu’après s’être elle-même détournée de Dieu soit ouvertement, soit intérieurement en Lui ayant préféré soi-même, quelque créature ou quelque bien créé.
Comme Dieu reste toujours en soi la fin de chaque créature intelligente, l’âme damnée, une fois détachée par la mort de toutes les créatures et de tous les biens créés saisit aussitôt son malheur incommensurable d’être séparée du Souverain Bien, de la Bonté même, pour toujours !
Elle commence alors à en éprouver un horrible déchirement au plus profond de son être qui ne cessera jamais, et qui la tourmentera beaucoup plus que toutes les peines sensibles et morales pourtant atrocement pénibles de l’Enfer.
La peine du dam les dépasse toutes, malgré tout !
Mon livre VII sur les Prophéties, dont la première partie traite de l’Enfer, avance, et les larmes me montent souvent aux yeux en pensant aux terribles vérités en lesquelles cet éprouvant labeur me plonge, et maintenant à nouveau en rédigeant ces lignes.
Prétendre que le salut est la loi ou la fin suprême est une grave, très grave inversion des fins, c'est placer la fin ultime seconde particulière avant la fin suprême ou fin ultime première générale qu'est Dieu seul.
C’est faire passer le bien particulier d’une petite créature avant le Souverain Bien !
Contre cela, il faut crier avec notre Archange Saint Michel :
MI CA EL !?
Qui est comme Dieu !?
La fin suprême de tout est Dieu seul
Re: La fin suprême de tout est Dieu seul
Il n'y a évidemment pas de contradiction entre la fin ultime première générale et la fin ultime particulière seconde, mais très importante subordination de la seconde à la première.
Afin de mieux le faire saisir, poursuivons.
La porte même du salut est de soi la Charité.
Pour vous mieux faire percevoir l'importance cruciale et la gravité supérieure de ce point capital,
veuillez lire attentivement et méditer profondément ces sentences du Saint Docteur de l'Eglise Alphonse-Marie de Liguori en sa Théologie Morale :
N'est-ce pas ?
Afin de mieux le faire saisir, poursuivons.
La porte même du salut est de soi la Charité.
Pour vous mieux faire percevoir l'importance cruciale et la gravité supérieure de ce point capital,
veuillez lire attentivement et méditer profondément ces sentences du Saint Docteur de l'Eglise Alphonse-Marie de Liguori en sa Théologie Morale :
Impressionnant !Saint Alphonse-Marie de Liguori a écrit : « Le précepte de la charité envers Dieu commande que Dieu soit aimé par-dessus tout, comme le montre l'Ecriture.
La raison en est que la fin ultime doit être plus aimée que tous les moyens qui s'y réfèrent.
Cela, non quant à l'intensité (intensive) - car si cela convient hautement, ce n'est pas dans le précepte - , mais quant à l'appréciation (appretiative), en sorte que l'on n'estime aucune créature plus que Dieu..» (l. 3 ch. 2 tract. 3 23,1)
« L'omission de la dilection de Dieu en ce que ce précepte a d'obligatoire est un péché mortel.
Pècherait aussi mortellement celui qui, par l'amour d'appréciation ou d'estime (amore appretiative seu aestimative), aimerait Dieu moins que telles créatures.» (l. 3 ch. 2 tract. 3 24,1,2)
« Pècherait également mortellement contre la charité due à Dieu, celui qui n'aimerait pas Dieu principalement pour Lui-même, comme fin ultime de tous les êtres (omnium rerum),
mais seulement pour autre chose, par exemple pour la vie éternelle ou pour éviter l'enfer : ce qui serait un péché mortel, enseignent Sylvestr. et Navar.,
parce que Dieu ne serait pas alors aimé appréciativement au-dessus de tout si l'on aimait autre chose que Lui comme fin principale.
Je précise, principale, car (comme le dit justement Tonet 4,9) Dieu peut être aimé en vue de (propter) la récompense de la vie éternelle, mais d'une façon non principale (minus principaliter), en sorte que la vie éternelle et les autres biens de Dieu demeurent seulement la cause qui met en mouvement afin d'aimer plus facilement, plus alertement, et avec plus de ferveur.» (l. 3 ch. 2 tract. 3 24,3)
N'est-ce pas ?
Re: La fin suprême de tout est Dieu seul
ben oui !!!
cela nous montre qu'il ne faut pas s'arrêter à la vie purgative...
et qu'il faut aller plus haut : "amice: ascende superius !"
cela nous montre qu'il ne faut pas s'arrêter à la vie purgative...
et qu'il faut aller plus haut : "amice: ascende superius !"
Re: La fin suprême de tout est Dieu seul
Cette très juste remarque de Chaussis :
1. Purgative ou ascétique, par laquelle l’âme qui commence à se tourner vers la piété et la vie intérieure est amenée à se purger de ses défauts, mauvaises tendances, vices ou mauvaises habitudes en vue de se purifier de ses péchés et d’éviter d’y retomber, en invoquant la force et les secours du Saint-Esprit.
2. Illuminative ou mystique, en laquelle l’âme se rendant compte de son ignorance concernant la vraie vie de l’âme, les biens surnaturels, la nature divine s’applique à l’étude des sources de la Révélation et des maîtres de l’ascétique et mystique chrétienne, à la méditation en invoquant les lumières du Saint-Esprit.
3. Unitive ou contemplative, en laquelle l’âme cherche et tend vers l’union à Dieu à travers la Sainte Liturgie, les Sacrements, la contemplation (notamment des mystères du Rosaire), les bonnes et saintes lectures, le bien fait au prochain pour l’amour de Dieu.
Ces trois voies peuvent être parcourues concomitamment et s’interpénétrer, par exemple suite à un relâchement ayant fait revenir en arrière ou redescendre dans la dissipation et nécessitant une reprise d’une ascèse plus rigoureuse.
Ceci n’étant qu’une très brève évocation d’un vaste sujet, de tout un monde !
m’invite à rappeler que les maîtres de la vie spirituelle distinguent en effet dans l’ascension spirituelle de l’âme trois degrés principaux nommés communément des voies :cela nous montre qu'il ne faut pas s'arrêter à la vie purgative... et qu'il faut aller plus haut : "amice: ascende superius !"
1. Purgative ou ascétique, par laquelle l’âme qui commence à se tourner vers la piété et la vie intérieure est amenée à se purger de ses défauts, mauvaises tendances, vices ou mauvaises habitudes en vue de se purifier de ses péchés et d’éviter d’y retomber, en invoquant la force et les secours du Saint-Esprit.
2. Illuminative ou mystique, en laquelle l’âme se rendant compte de son ignorance concernant la vraie vie de l’âme, les biens surnaturels, la nature divine s’applique à l’étude des sources de la Révélation et des maîtres de l’ascétique et mystique chrétienne, à la méditation en invoquant les lumières du Saint-Esprit.
3. Unitive ou contemplative, en laquelle l’âme cherche et tend vers l’union à Dieu à travers la Sainte Liturgie, les Sacrements, la contemplation (notamment des mystères du Rosaire), les bonnes et saintes lectures, le bien fait au prochain pour l’amour de Dieu.
Ces trois voies peuvent être parcourues concomitamment et s’interpénétrer, par exemple suite à un relâchement ayant fait revenir en arrière ou redescendre dans la dissipation et nécessitant une reprise d’une ascèse plus rigoureuse.
Ceci n’étant qu’une très brève évocation d’un vaste sujet, de tout un monde !
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Re: La fin suprême de tout est Dieu seul
R.P. Janvier O.P. : Exposition de la morale catholique - Morale spéciale - La Charité. Carême 1914. Tome IV . pp 15-17 a écrit : Toute amitié renferme d'abord une affection pour la personne qui en est l'objet. Être et s'affirmer l'ami de quelqu'un, c'est évidemment lui accorder et lui manifester de l'affection. Que, d'autre part, la charité implique de l'amour, soit essentiellement un amour, son nom l'indique assez : « Toute dilection et toute charité, dit saint Thomas, est amour, bien que tout amour ne soit pas dilection et charité.» (1) Non seulement la charité est un amour, mais c'est un amour plus parfait, car elle ajoute à l'idée générale que nous avons de ce sentiment, celle de l'estime que nous éprouvons pour un être de grande valeur et de grand prix. « Charitas addit supra amorem perfectionem quamdam amoris, in quantum id quod amatur magni pretii aestimatur,ut ipsum nomen designat.» (2) Dieu étant la réalité la plus idéale, la plus auguste, la plus digne de considération, nous avons adopté, à l'exemple des auteurs inspirés, ce terme de charité pour désigner le noble amour qui lui est dû.
Ainsi quiconque a la charité aime Dieu. Il aime Dieu, j'entends que, sortant de l'hostilité, de l'indifférence, de l'oubli où il était plongé, il donne à Dieu une place dans son coeur après lui en avoir donné une dans son esprit. J'entends que du dedans, une ardeur secrète, une force impérieuse, une puissance souveraine l'incline et l'emporte vers Dieu, comme leur poids emporte les corps vers le lieu de leur naturel repos. J'entends qu'il s'attache non point à Dieu considéré d'une manière générale et comme bien universel, car alors il n'éprouverait qu'un sentiment instinctif auquel aucun homme ne peut se soustraire, non point à Dieu considéré seulement comme auteur de la nature et de l'ordre qui, se déroulant sous les yeux de notre intelligence, nous révèle son principe, mais je veux dire qu'il s'éprend de Dieu considéré en lui-même, dans sa nature, dans ses personnes, dans ses attributs, dans tous les éléments de son intégrale Bonté. Je veux dire qu'en vertu et sous la poussée de la charité il aime ce que les bienheureux voient et possèdent dans les extases et les clartés des jours éternels, qu'il pénètre au sanctuaire le plus intime du Très-Haut et non plus seulement dans le vestibule du Saint des Saints, qu'il se réchauffe au foyer même de la Divinité et non plus uniquement aux rayons émanés de la suprême Beauté.
C'est pourquoi saint Thomas répète à satiété que la vision des élus et la charité ont le même objet. Vous comprenez dès lors combien la charité, qui s'élève directement vers la Réalité la plus positive, la plus vivante, diffère de l'enthousiasme factice et stérile du dilettantisme pour les abstractions vagues, mal définies, que l'on appelle la Science, l'Art, la Beauté, abstractions qui ne sont rien en dehors de notre esprit. Vous comprenez même combien elle l'emporte sur l'amour que les sages ont pu vouer à Dieu. Platon se plaisait à enseigner à ses disciples que le coeur n'a point de repos avant d'avoir gravi les degrés qui le conduisent de la beauté des corps à la beauté des esprits, de la beauté des esprits bornés à la souveraine Beauté qui se déploie dans l'Esprit suprême. Aristote a célébré l'Être bon et parfait qui attire secrètement la sympathie de toutes les créatures capables de vibrer sous l'action de l'amour. Ce culte, si noble qu'il soit, ne dépasse pas l'Auteur de la nature, il ne nous introduit pas dans les profondeurs intimes de la Divinité, il porte sur ce qui en Dieu paraît aimable à la raison, non sur tout ce qui est aimable en lui. Cette distinction est importante, car autre chose est d'admirer l'artiste en tant que tel, autre chose de se lier et avec l'artiste et avec l'homme caché derrière l'artiste. Tel qui vénère l'auteur d'un chef-d'oeuvre, peintre ou poète, se désintéresse de l'homme. On peut s'éprendre du premier, se montrer indifférent ou même hostile au second. Le propre de la charité c'est d'atteindre en Dieu tout ce qui est aimable et non seulement tout ce que Dieu révèle d'aimable par ses oeuvres, et comme Dieu est aimable en tout ce qu'il est, celui qui a la charité aime tout de Dieu, et comme enfin il n'y a rien d'aimable qui ne se trouve en Dieu, celui qui a la charité aime en Dieu la Bonté totale, parfaite, en dehors et au-dessus de laquelle il n'y a rien qui soit capable de flatter un coeur. Les êtres, qui au-dessous de Dieu charmeront la charité, la charmeront parce qu'ils lui offriront un reflet du souverain Bien où en réalité elle place tout son objet. La charité n'est donc pas seulement un amour, c'est le plus vaste de tous les amours puisqu'elle n'oublie rien de ce qui mérite d'être aimé, rien de ce qui peut l'être.
(1) Ia IIae, quest. XXVI, art.III
(2) Ibid.
Re: La fin suprême de tout est Dieu seul
Déformation et subversion de la fin suprême de la vie, de la création et de tout :
Voici comment cette fin suprême est déformée et subvertie de manière malheureusement courante par les actuels prédicateurs des Exercices Spirituels de Saint Ignace de Loyola.
Une erreur de traduction, même minime en soi, peut conduire à de graves déformations, surtout quand elle a lieu en un texte particulièrement capital et fondamental comme l'est celui, précisément, du principe et fondement de Saint Ignace.
Se fondant donc sur une traduction légèrement erronée, les présents prédicateurs de retraites argumentent ainsi : L'homme a été créé pour louer, honorer et servir Dieu, et PAR CE MOYEN, sauver son âme.
PAR CE MOYEN ! "Donc" louer, honorer et servir Dieu est le MOYEN d'atteindre le but essentiel et principal qu'est sauver son âme !
Et voici la fin suprême déformée et subvertie en un tour de main, ni vu ni connu !
Un minimum de réflexion suffit pourtant pour entrevoir et comprendre cette erreur capitale et fondamentale !
D'abord, comment l'énoncé premier de la FIN capitale et fondamentale : L'homme a été créé pour louer, honorer et servir Dieu, qui correspond non seulement à la Vérité de la doctrine Catholique mais aussi logiquement à la devise essentielle de Saint Ignace : ad majorem Dei gloriam, pourrait-il être réduit sans évidente contradiction dans le second membre de phrase en un simple MOYEN ! ?
Ensuite, par quel étrange aveuglement transforme-t-on la fin énoncée ici même comme seconde, et conséquente de la première, en fin principale et réduit-on la première fin supérieure en servante de l'inférieure !?
Enfin, comment ne se rendent-ils pas compte que cette déformation et subversion de la FIN capitale et fondamentale, pire de l'inversion des fins, de la mise de la seconde à la place de la première entraîne toute une série de semblables inversions et le dévoiement en matière grave de toute la vie spirituelle !?
En effet, elle implique la mise au premier rang au lieu du second, de l'amour d'Espérance à la place de l'amour de Charité, de la créature à la place du Créateur, d'une âme individuelle à la place de Dieu !
La traduction exacte de l'espagnol : y mediante esto salvar su anima est : MOYENNANT CELA !
C'est le salaire, la récompense de la correspondance au plan divin et à la divine Volonté qui est le Souverain Bien et par essence la FIN capitale et fondamentale, Première et Dernière, l'Alpha et l'Omega de tout !
Il y aurait tant à dire et écrire en ce sujet essentiel !
Voici comment cette fin suprême est déformée et subvertie de manière malheureusement courante par les actuels prédicateurs des Exercices Spirituels de Saint Ignace de Loyola.
Une erreur de traduction, même minime en soi, peut conduire à de graves déformations, surtout quand elle a lieu en un texte particulièrement capital et fondamental comme l'est celui, précisément, du principe et fondement de Saint Ignace.
Se fondant donc sur une traduction légèrement erronée, les présents prédicateurs de retraites argumentent ainsi : L'homme a été créé pour louer, honorer et servir Dieu, et PAR CE MOYEN, sauver son âme.
PAR CE MOYEN ! "Donc" louer, honorer et servir Dieu est le MOYEN d'atteindre le but essentiel et principal qu'est sauver son âme !
Et voici la fin suprême déformée et subvertie en un tour de main, ni vu ni connu !
Un minimum de réflexion suffit pourtant pour entrevoir et comprendre cette erreur capitale et fondamentale !
D'abord, comment l'énoncé premier de la FIN capitale et fondamentale : L'homme a été créé pour louer, honorer et servir Dieu, qui correspond non seulement à la Vérité de la doctrine Catholique mais aussi logiquement à la devise essentielle de Saint Ignace : ad majorem Dei gloriam, pourrait-il être réduit sans évidente contradiction dans le second membre de phrase en un simple MOYEN ! ?
Ensuite, par quel étrange aveuglement transforme-t-on la fin énoncée ici même comme seconde, et conséquente de la première, en fin principale et réduit-on la première fin supérieure en servante de l'inférieure !?
Enfin, comment ne se rendent-ils pas compte que cette déformation et subversion de la FIN capitale et fondamentale, pire de l'inversion des fins, de la mise de la seconde à la place de la première entraîne toute une série de semblables inversions et le dévoiement en matière grave de toute la vie spirituelle !?
En effet, elle implique la mise au premier rang au lieu du second, de l'amour d'Espérance à la place de l'amour de Charité, de la créature à la place du Créateur, d'une âme individuelle à la place de Dieu !
La traduction exacte de l'espagnol : y mediante esto salvar su anima est : MOYENNANT CELA !
C'est le salaire, la récompense de la correspondance au plan divin et à la divine Volonté qui est le Souverain Bien et par essence la FIN capitale et fondamentale, Première et Dernière, l'Alpha et l'Omega de tout !
Il y aurait tant à dire et écrire en ce sujet essentiel !
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